Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

14 Juin 2026 à 21:07:06
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Snöflinga

Auteur Sujet: Snöflinga  (Lu 3065 fois)

Hors ligne ernya

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Snöflinga
« le: 12 Mai 2011 à 12:54:16 »

J'en profite avant que ce soit la grande avalanche. :huhu:

 Pour ce texte, j’ai en effet délibérément imité Rain. Parce que Lo’ m’avait défié d’écrire un de mes défis à la manière de Rain. Ce texte est donc censé répondre à deux défis, à celui de Lo’ et à celui de Rain qui était d’écrire un texte à partir de cette musique.

Si l’imitation de Rain semble avoir plus ou moins fonctionné, même si ça fait "trop" Rain pour que ce soit crédible, je suis pas sûre d’avoir réussi le défi « musique » d’ailleurs lisez pas en même temps que la musique parce que je suis pas le rythme.

J’ai aussi choisi pour le BT de pas mettre de titre pour éviter de me faire d’emblée repérer (Rain a souvent posté pour le BT des textes sans titres et comme « la fille de neige » et « Snöflinga » ça faisait un peu trop ce que moi, je pourrais mettre comme titre, j’ai dit à Krap de laisser sans titre.) Tout était mûrement réfléchi, mouhahaha.

Pour le conte, mes cours sur les fabliaux du Moyen-Age m’ont inspirée, quant au choix du prénom, je suis allée voir comment on traduirait « flocon de neige » en suédois (toujours pour imiter Rain) et ça m’a donné Snöflinga, j’ai trouvé ça joli donc j’ai gardé.

Il va sans dire que ce n'est pas le texte du siècle et qu'il n'a rien de très original. ::)

Voilà vous savez tout, c’est à vous. Ah et désolée, Rain, tu réussis mieux les contes que moi. :-[




Snöflinga



       Loin dans le nord, dans un petit village, vivait un marchand. C’était un homme sec et cassant comme une vieille branche, avare en amour. Les villageois disaient même qu’il n’avait jamais touché sa femme de peur qu’elle ne mette au monde d’autres bouches à nourrir.
       Un jour de fin d’automne, cet homme partit vendre ses étoffes à l’étranger, laissant sa femme seule pour s’occuper de la maisonnée. L’hiver était froid et les sous s’effeuillaient comme les arbres. Cloîtrée chez elle, la marchande tenta d’économiser et la soupe et sa solitude. C’était une belle femme, les cheveux lui descendaient jusqu’aux hanches. Bien des hommes auraient été heureux d’être son mari, le palefrenier le premier. Cela faisait longtemps qu’il attendait que la couche soit vide. Avec le froid, la gêne, le manque de chaleur humaine, il pensait que la pauvre femme ne résisterait que deux semaines. Elle tint bon.
      Mais un soir, en manque de bûches et d’air, elle osa sortir de chez elle pour aller ramasser quelques fagots. Il neigeait, le ciel était perlé de points blancs. Elle avait toujours aimé la neige. C’est alors qu’une idée étrange, qui semblait venir de loin, la saisit tout à coup. Elle ouvrit la bouche et avala un flocon. Il était étonnement sucré.
      Quelques semaines plus tard, le ventre de la marchande s’arrondit. Et lorsque son mari rentra, personne ne voulut croire en un Saint Flocon. La malheureuse supplia, argua la faiblesse de son état, mais le marchand fut intransigeant. Il flanqua à la porte celle que tout le village, le palefrenier le premier, appelait putain.Elle partit donc et traîna son gros ventre de portes closes en portes closes. Elle atterrit finalement dans un autre village, qui était plus peuplé et plus conciliant que le sien. L’épicier du village accepta ses services et lui donna un logis au nom de la charité chrétienne. Quelques mois plus tard, elle accoucha d’une petite fille et lui donna le nom de Snöflinga.
      La petite fille grandit bien à l’abri dans la masure. Elle ne sortait que rarement et jamais bien loin parce qu’elle était de constitution fragile. Sa peau, blanche comme la neige, ne supportait pas les grosses chaleurs, elle s’étiolait. La mère, qui savait combien sa fille s’ennuyait toute seule, se désespérait de ne pouvoir lui trouver un compagnon de jeux.
      C'est alors qu'un garçon d’une douzaine d’années se présenta au village. On pouvait voir la fatigue et la faim dans ses yeux. Ce fut le curé du village qui s’occupa de lui les premiers jours. Sa mine et sa gentillesse plurent à la marchande. Elle lui proposa de l’adopter. Le garçon accepta dès qu’il sut qu’elle avait une petite fille malade.
       Les deux enfants se plurent très vite. Comme le temps était hivernal, ils pouvaient aller jouer dehors sans risques pour Snöflinga. Le garçon veillait à ce que sa nouvelle sœur ait toujours le sourire. Les larmes peuvent tuer, parfois. Il avait beaucoup d’idées pour la faire rire, et ensemble, ils jouaient de nombreux tours aux autres villageois. Mais comme ce n’étaient que de pauvres enfants, on ne les grondait pas.
       Un matin, Snöflinga voulut faire un cadeau à son nouveau frère. Elle savait qu’il aimait les bonnes grosses miches de pain toutes chaudes. Elle partit donc, seule, chez le boulanger. L’odeur était alléchante, la petite fille s’approcha un peu trop près du fournil. A peine eut-elle effleuré la croûte de la miche, qu’elle se sentit glisser peu à peu dans le sol, comme si ses pieds, ses jambes, son corps et le sol ne faisaient plus qu’un. L’odeur était si agréable… Lorsque le boulanger la découvrit, elle n’était plus qu’un corps tout flasque auprès d’une miche de pain. Il rapporta, consterné, le cadavre à la mère. Inconsolable, celle-ci reprit sa route, tirant sa fille sur un charriot. Le garçon suivait le cortège funèbre, il n’avait pas dit un seul mot ni versé une seule larme. Ils l’enterrèrent dans les régions du nord, là où il ne fait jamais chaud. Ils restèrent dans les environs, ne sachant où aller, ni comment combler leur peine. La mère ne survécut que quelques semaines à sa fille, elle mourut lors d’une grande chute de neige. Telle semble être l’histoire de Snöflinga, la fille flocon de neige.
        Certains murmurent toutefois, et j’ai bien envie de les croire, que Snöflinga n’est pas réellement morte et qu’elle est sortie de la glace peu de temps après son enterrement. On dit même qu’on peut apercevoir sa silhouette blanche jouer avec un petit garçon quand les sapins floconnent.


« Modifié: 14 Mai 2011 à 23:31:19 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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nasnas29

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Re : Snöflinga
« Réponse #1 le: 12 Mai 2011 à 13:55:50 »
Oui! Avec ce texte, je suis tombé dans le panneau. Le thème du conte, l'idée de la neige, pour le titre sans titre, j'ignorais que c'était récurrent à Rain.
Cependant je pense avoir proposé au moins une fois ton nom pour ce texte. En fait, c'est  plus par le style que mon choix c'est fait.
exemples:
Citer
La mère, qui savait combien
ou un peu plus loin
Citer
Elle savait qu’il aimait les bonnes grosses miches
je pense que tu es assez familère de ce verbe " savoir " pour déjà l'écrire dans d'autres textes. Et, personnellement, je trouve qu'il heurte la tonalité de la phrase. bref, j'aime pas trop quoi !...
 
Citer
Sa mine et sa gentillesse plurent
et plus loin
Citer
Les deux enfants se plurent très vite.
 le passé simple de verbe plaire percute et le replacer un peu plus loin ne convient pas, je trouve. Peut-être changer le premier par le verbe conquérir?...
J'ai aimé le début et certaines allégories avec " les sous qui s'éffeuillent... " ou l'idée d'avaler un flocon qui engrosse la fille au " joli prénom ". Ensuite,  je reste perplexe sur la chute du texte et la voir fondre, non comme neige au soleil mais comme " le petit bonhomme de pain d'épice " en s'approchant trop du fournil ? En fait, l'idée est bien mais le texte manque alors de nous surprendre. ll faudrait accentuer la fragilité de la fille et rendre le dénouement sans formuler l'explication...
Enfin, c'est toujours plus facile à dire. ;)
« Modifié: 12 Mai 2011 à 13:57:59 par nasnas29 »

Hors ligne Milora

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Re : Snöflinga
« Réponse #2 le: 12 Mai 2011 à 14:02:18 »
Ben même si ça faisait très (trop) Rain, je trouvais que ça faisait très Ernya, aussi, ce texte.

Genre ce passage, je le trouve très ernyasien...
Citer
Quelques semaines plus tard, le ventre de la marchande s’arrondit. Et lorsque son mari rentra, personne ne voulut croire en un Saint Flocon. La malheureuse supplia, argua la faiblesse de son état, mais le marchand fut intransigeant. Il flanqua à la porte celle que tout le village, le palefrenier le premier, appelait putain.   Elle partit donc et traîna son gros ventre de portes closes en portes closes. Elle atterrit finalement dans un autre village, qui était plus peuplé et plus conciliant que le sien. L’épicier du village accepta ses services et lui donna un logis au nom de la charité chrétienne. Quelques mois plus tard, elle accoucha d’une petite fille et lui donna le nom de Snöflinga.

Sinon, pour le défi, je trouve que l'ambiance de la musique colle bien au texte.


Je n'ai rien à relever sur la forme, ça se lit bien. J'aime bien la phrase du Saint-Flocon ^^
Mais bon, après, j'avoue que j'ai pas accroché plus que ça, j'ai trouvé le conte un peu convenu. Mais ça se laisse bien lire.
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Kathya

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Re : Snöflinga
« Réponse #3 le: 12 Mai 2011 à 17:38:25 »
Je me suis bien fait avoir. Pourtant, je me souviens qu'à la lecture, ça me faisait penser à Pituite. J'aurais dû écouter la petite voix dans ma cervelle embrouillée.

Citer
putain.   Elle
un espace sauvage

Citer
les sapins floconnent.
J'ai trouvé ça mignon comme image.  :D

Sinon j'avais bien aimé, même si la fin me semblait un peu rapide. En fait, ça serait plus percutant si on saisissait vraiment le danger de la chaleur avant. Enfin dans ce genre de conte, on s'attend à quelque chose d'inéluctable davantage qu'à une surprise.  ::)

En tout cas tu m'avais bien bluffée, je pense que tu relèves ton défi. Et pour la musique ça ne me choque pas non plus. ^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Menthe

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Re : Snöflinga
« Réponse #4 le: 12 Mai 2011 à 21:57:54 »
 :noange: Oh, moi j'l'ai trouvé tout mignon ! Dès la première phrase, c'est bien le ton du conte (d'ailleurs, je trouve que ça va bien avec la musique), et même si la chute est un peu convenue, moi ça ne me choque pas, c'est un peu ce à quoi on s'attend justement avec ce type de petites histoires :)
Et puis mine de rien, c'est origine et... bien frais  ::) Héhé
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne ernya

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Re : Snöflinga
« Réponse #5 le: 13 Mai 2011 à 21:31:13 »
Nasnas :

Citer
je pense que tu es assez familère de ce verbe " savoir " pour déjà l'écrire dans d'autres textes. Et, personnellement, je trouve qu'il heurte la tonalité de la phrase. bref, j'aime pas trop quoi
« savoir » est un verbe courant, ceci explique peut-être cela. Ceci dit, je vais essayer de faire gaffe si vraiment il revient très souvent.
Là, j’avoue ne pas trop comprendre ce que tu lui reproches, en contexte, à ce verbe !
 
Citer
Citation
Sa mine et sa gentillesse plurent
et plus loin
Citation
Les deux enfants se plurent très vite.
 le passé simple de verbe plaire percute et le replacer un peu plus loin ne convient pas, je trouve. Peut-être changer le premier par le verbe conquérir?...
ouais la répétition, j’arrivais pas à l’enlever. « Conquérir » c’est trop fort. Faut que j’y réfléchisse !

Citer
ll faudrait accentuer la fragilité de la fille et rendre le dénouement sans formuler l'explication...
hm, j’ai du mal à voir comment je pourrais faire sans changer toute la fin du texte. Même si je suis d'acc sur le fait que la fin soit pourrie.


Mil :

Citer
Sinon, pour le défi, je trouve que l'ambiance de la musique colle bien au texte.
Cool !

Citer
Mais bon, après, j'avoue que j'ai pas accroché plus que ça, j'ai trouvé le conte un peu convenu.
Ouais, il est carrément convenu. A vrai dire, c’est vraiment histoire de répondre au défi. J’aime pas le texte plus que ça (et je le trouve vraiment bofbof pour ma part). Mais j’aime jamais ce que je ponds en défi donc bon.


Kathya :


Citer
Sinon j'avais bien aimé, même si la fin me semblait un peu rapide. En fait, ça serait plus percutant si on saisissait vraiment le danger de la chaleur avant. Enfin dans ce genre de conte, on s'attend à quelque chose d'inéluctable davantage qu'à une surprise.
T’as raison. La fin va pas. C’est une fin de facilité, oui. Si j’en trouve l’envie, j’essayerai de refaire cette fin. Mais je pense que ça restera en l’état. Le conte n’a rien d’original de toute façon.
Citer
En tout cas tu m'avais bien bluffée, je pense que tu relèves ton défi. Et pour la musique ça ne me choque pas non plus.
Huhu, c’est le principal !

Menthe :

Citer
Oh, moi j'l'ai trouvé tout mignon ! Dès la première phrase, c'est bien le ton du conte (d'ailleurs, je trouve que ça va bien avec la musique), et même si la chute est un peu convenue, moi ça ne me choque pas, c'est un peu ce à quoi on s'attend justement avec ce type de petites histoires 
merci de défendre ce texte ! Et c’est cool s’il t’a plu !


Merci à tous d’avoir répondu !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Verasoie

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Re : Snöflinga
« Réponse #6 le: 14 Mai 2011 à 00:00:00 »
Pour la musique, elle me fait bien penser à de la neige, à du froid, et elle a un côté inquiétant x)

Bon sinon le marchant est antipathique dès la deuxième ligne, j'adore. XD

Citer
L’hiver était froid et les sous s’effeuillaient comme les arbres.

J'adore !

Citer
C’était une bien belle femme, les cheveux lui descendaient jusqu’aux hanches. Bien des hommes

"bien", deux fois

Citer
Et lorsque son mari rentra, personne ne voulut croire en un Saint Flocon.

Rho, j'me demande pourquoi. MDR

Citer
mais le marchand fut intransigeant.

Mh bof le terme

Citer
Il flanqua à la porte celle que tout le village, le palefrenier le premier, appelait putain.   Elle

Tous des sal***s. Trop d'espaces avant la deuxième phrase.

Citer
Elle partit donc et traîna son gros ventre

IL VIENT RÉCUPÉRER SON VENTRE

Citer
Elle savait qu’il aimait les bonnes grosses miches de pain toutes chaudes.

Noon fais pas ça !

Ne laissant que sa pipe, au milieu d'une flaque d'eau, ne laissant que sa pipe, et puis son vieux chapeau hihihi

Bon, c'était trop Rain pour être vrai pendant un BT mais effectivement, on y pensait tout de suite. J'adore le détail du prénom de la petite LOL. Et sinon je trouve le conte mignon, même si la fin est prévisible (comme dit Menthe ça pose pas de souci), l'histoire est sympa, assez originale aussi. Et j'aime bien l'idée du flocon fécond :mrgreen:

Hors ligne Rain

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Re : Snöflinga
« Réponse #7 le: 14 Mai 2011 à 16:45:07 »
Bon, je tenais à commenter ce texte parce qu'il y avait deux ou trois détails (du pinaillage, hein) qui m'avaient un peu marqués à la premier lecture. C'est vraiment du détail, hein, j'avais bien aimé le texte.

Le premier souci, c'est la répétition :
Citer
Un jour de fin d’automne
Citer
Mais un jour, en manque de bûches et d’air
Citer
Mais un jour, un garçon d’une douzaine d’années
Je suis le seul à l'avoir noté, donc c'est pas très gênant. Mais dans un texte aussi court, il vaut peut-être mieux varier les formules, parce qu'elles se succèdent vraiment.

Ah, et aussi :
Citer
Un matin, Snöflinga voulut faire un cadeau à son nouveau frère. Elle savait qu’il aimait les bonnes grosses miches de pain toutes chaudes. Alors un matin, elle partit seule chez le boulanger.
Deux fois "un matin".


L'autre truc qui m'a gêné, c'est :
Citer
Les larmes peuvent tuer, parfois.
Par contre, je saurai pas trop te dire pourquoi. Enfin, je la trouve un peu parachutée. (Et de manière plus personnelle, j'ai eu l'impression que tu cherchais à imiter le petit garçon qui soignait les pleurs, ça me touche, mais ça fait un peu "quelle phrase fait bien bien Rain ? ah, ça, c'est cool", donc ouais, c'est ça, je la trouve en trop).

Hum, en fait c'est tout. Au delà de ça, j'aime bien aussi, même si c'est pas mon préféré de toi. Comme Mil, je trouvais que le début faisait très Ernya, et comme Kathya, j'ai bien aimé les sapins qui floconnent.

Heu, voilà. A la relecture, je me trouve un ton pédagogue-pédant, c'est pas du tout ce dont je veux avoir l'air  :-[
Perdu

Hors ligne ernya

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Re : Snöflinga
« Réponse #8 le: 14 Mai 2011 à 23:27:50 »
Vera  :


Citer
Citer
C’était une bien belle femme, les cheveux lui descendaient jusqu’aux hanches. Bien des hommes

"bien", deux fois
corrigé !


Citer
Citer
mais le marchand fut intransigeant.

Mh bof le terme
pas faux. Rain, une proposition ?^^


Citer
Bon, c'était trop Rain pour être vrai pendant un BT mais effectivement, on y pensait tout de suite. J'adore le détail du prénom de la petite LOL. Et sinon je trouve le conte mignon, même si la fin est prévisible (comme dit Menthe ça pose pas de souci), l'histoire est sympa, assez originale aussi. Et j'aime bien l'idée du flocon fécond
merci !

Rain :

Citer
Le premier souci, c'est la répétition :
Citer
Un jour de fin d’automne
Citer
Mais un jour, en manque de bûches et d’air
Citer
Mais un jour, un garçon d’une douzaine d’années
Je suis le seul à l'avoir noté, donc c'est pas très gênant. Mais dans un texte aussi court, il vaut peut-être mieux varier les formules, parce qu'elles se succèdent vraiment.
pas faux. Je vais voir comme arranger ça^^


Citer
Ah, et aussi :
Citer
Un matin, Snöflinga voulut faire un cadeau à son nouveau frère. Elle savait qu’il aimait les bonnes grosses miches de pain toutes chaudes. Alors un matin, elle partit seule chez le boulanger.
Deux fois "un matin".
idem


Citer
L'autre truc qui m'a gêné, c'est :
Citer
Les larmes peuvent tuer, parfois.
Par contre, je saurai pas trop te dire pourquoi. Enfin, je la trouve un peu parachutée. (Et de manière plus personnelle, j'ai eu l'impression que tu cherchais à imiter le petit garçon qui soignait les pleurs, ça me touche, mais ça fait un peu "quelle phrase fait bien bien Rain ? ah, ça, c'est cool", donc ouais, c'est ça, je la trouve en trop).
je me souviens plus trop de mon état d'esprit à l'écriture. Mais effectivement, j'ai dû essayer de faire une référence. Qui n'a pas marché apparemment. Je peux l'enlever si tu peux pas l'encadrer^^

Citer
Hum, en fait c'est tout. Au delà de ça, j'aime bien aussi, même si c'est pas mon préféré de toi. Comme Mil, je trouvais que le début faisait très Ernya, et comme Kathya, j'ai bien aimé les sapins qui floconnent.
Oki. C'est mieux que tu l'aimes pas plus que ça, vu que moi non plus. Et les conditions font aussi que. :huhu:
Ne me demandez plus jamais de faire un pastiche.

J'espère ne pas t'avoir blessé quoi qu'il en soit, tu n'écris pas comme ça, tu écris beaucoup mieux que ce truc, surtout que à part les sapins et le Saint Flocon, j'aime rien (ou presque) de ce texte, XD.

Juste, défi relevé pour ta part ou pas ? :noange:
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Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Zephyr

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Re : Snöflinga
« Réponse #9 le: 16 Mai 2011 à 23:46:47 »
Oh, un petit contounet sans prétention (enfin, surtout un défi). Non, il est bien, convenu, classique, sans surprise, mais ça se laisse lire !
Par contre, pour la musique, ben, je trouve que ça colle pas trop (mais en fait, c'est surtout parce que j'ai joué à ce jeu, et qu'elle a pour moi un ambiance bien particulière !).

Petits trucs au fil du texte :

Les villageois disaient même qu’il n’avait jamais touché sa femme de peur qu’elle ne mette au monde d’autres bouches à nourrir.
A la première partie de la phrase, j'ai pas pu m'empêcher de penser à Guenièvre...

       Un jour de fin d’automne, cet homme partit vendre ses étoffes à l’étranger, laissant sa femme seule pour s’occuper de la maisonnée. L’hiver était froid et les sous s’effeuillaient comme les arbres. Cloîtrée chez elle, la marchande tenta d’économiser et la soupe et sa solitude. C’était une belle femme, les cheveux lui descendaient jusqu’aux hanches. Bien des hommes auraient été heureux d’être son mari, le palefrenier le premier. Cela faisait longtemps qu’il attendait que la couche soit vide. Avec le froid, la gêne, le manque de chaleur humaine, il pensait que la pauvre femme ne résisterait que deux semaines. Elle tint bon.
Je sais pas pourquoi, j'aime bien ce paragraphe.

Et lorsque son mari rentra, personne ne voulut croire en un Saint Flocon.
Je me souvient avoir explosé de rire ! La moderne et les conflit sur le Saint Esprit, ça monte à la tête !

Il flanqua à la porte celle que tout le village, le palefrenier le premier, appelait putain.
J'adore la répétition sur palefrenier...


      C'est alors qu'un garçon d’une douzaine d’années se présenta au village. On pouvait voir la fatigue et la faim dans ses yeux. Ce fut le curé du village qui s’occupa de lui les premiers jours. Sa mine et sa gentillesse plurent à la marchande. Elle lui proposa de l’adopter. Le garçon accepta dès qu’il sut qu’elle avait une petite fille malade.
Ce paragraphe me plait moins. Je le trouve trop artificiel, trop "oh, il me faut un garçon, le voila".

Sur la fin pas de vrai remarque, c'est classique. Et pour conclure, j'adore le nom de la fille !
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne E112 / Trompette sournoise

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Re : Snöflinga
« Réponse #10 le: 18 Mai 2011 à 11:46:57 »
J'ai cru comprendre qu'il s'agissait d'un exercice de style. Aussi mes remarques ne vaudront peut être pas grand chose. Néanmoins, je te les confie :

Je trouve le style un brin convenu. Quelques tournures rabattues, notamment ; une à propos des arbres qui s'effeuillent, et une autre que j'ai déjà oublié.
L'idée de la jeune fille engrossée (quel joli mot) par un flocon de neige est bonne, dans le contexte. Mais son traitement, encore une fois, ne révèle aucune surprise (tiens, elle ne supporte pas la chaleur...).

Enfin : "La marchande tenta d'économiser et la soupe et sa solitude", cette phrase fait un peu mal aux oreilles ( mais je suis sensible). On dirait une formule journalistique.

Pour le reste, j'aime assez le ton et l'ambiance. Il ne faudrait pas grand chose pour que le texte soit tout à fait réjouissant. Simplement sortir des sentiers battus.



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Re : Snöflinga
« Réponse #11 le: 18 Mai 2011 à 12:34:50 »

Zeph :

Citer
Non, il est bien, convenu, classique, sans surprise, mais ça se laisse lire !
Huhu, j’ai du mal à associer « convenu » et « bien » dans la même phrase pour ma part.^^

Citer
Par contre, pour la musique, ben, je trouve que ça colle pas trop (mais en fait, c'est surtout parce que j'ai joué à ce jeu, et qu'elle a pour moi un ambiance bien particulière !).
Arf, j’attends l’autorité de Rain pour savoir. Moi je n’y ai jamais joué.


Citer
Citation de: ernya le 12 Mai 2011 à 12:54:16
      C'est alors qu'un garçon d’une douzaine d’années se présenta au village. On pouvait voir la fatigue et la faim dans ses yeux. Ce fut le curé du village qui s’occupa de lui les premiers jours. Sa mine et sa gentillesse plurent à la marchande. Elle lui proposa de l’adopter. Le garçon accepta dès qu’il sut qu’elle avait une petite fille malade.
Ce paragraphe me plait moins. Je le trouve trop artificiel, trop "oh, il me faut un garçon, le voila".
XD, carrément. Mais c’est comme ça dans les contes, nan ? Tout est tombe à pic, huhu.

Citer
Et pour conclure, j'adore le nom de la fille !
Cool !

E112 :

Déjà, c’est vachement cool de voir un nouveau commenter avant de poster. Continue !


Citer
Je trouve le style un brin convenu.
Oui.

Citer
Quelques tournures rabattues, notamment ; une à propos des arbres qui s'effeuillent, et une autre que j'ai déjà oublié.
Ça, par contre, je suis pas d’accord. La phrase avec les feuilles, je l’aime bien. Et je ne la trouve pas convenue, c’est pas les arbres qui s’effeuillent qui est important, c’est la comparaison avec les sous.
Je relève parce que si je veux bien admettre des tas de choses convenues dans ce texte, cette phrase-là me semblait déjà plus originale.

Citer
L'idée de la jeune fille engrossée (quel joli mot) par un flocon de neige est bonne, dans le contexte. Mais son traitement, encore une fois, ne révèle aucune surprise (tiens, elle ne supporte pas la chaleur...).
Oui c’est très attendu. Et si la fille se transformait en flocon  (le soir à la tombée de la nuit, haha). Ca serait déjà plus original, non ?

Citer
Enfin : "La marchande tenta d'économiser et la soupe et sa solitude", cette phrase fait un peu mal aux oreilles ( mais je suis sensible). On dirait une formule journalistique.
Outch. Me dire que j’écris comme dans les journaux, je le prends mal. Qu’est-ce qui fait journalistique ?

Citer
Pour le reste, j'aime assez le ton et l'ambiance. Il ne faudrait pas grand chose pour que le texte soit tout à fait réjouissant. Simplement sortir des sentiers battus.
Ouais faudrait. Je peux essayer de le réécrire en mode « la fille se transforme la nuit en flocon » si vous voulez, pas sûre que ce soit tellement mieux. A moins que vous n’ayez d’autre idées ? Sinon, c’est pas grave. Je veux dire, autant faire un autre texte. Qui me plaira, lui.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

 


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