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Auteur Sujet: Delphine et le vampire...  (Lu 1409 fois)

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Delphine et le vampire...
« le: 27 Avril 2011 à 18:20:01 »
Bonjour à ceux qui se souviennent de moi, enchantée pour ceux que je ne connais pas, je suis plus ou moins de retours ! (on verra combien de temps hein ^^). Voici un texte particulièrement débile et sans intérêt (normal), qui n'a absolument aucune prétention hormis celle d'emmerdouiller une copine.  :noange:


Delphine finissait de se préparer, à la bourre comme d’habitude. Non pas qu’elle soit systématiquement en retard. Non. Elle arrivait toujours à l’heure. Stressée, mais à l’heure. Mais avec un énorme coup de chaud parce qu’elle avait toujours un truc à faire juste avant de s’en aller. Là par exemple, il s’agissait de s’habiller. Etre une fille dans une équipe de mecs n’était pas chose facile et se pointer à moitié nue n’était pas une bonne idée.

Delphine travaillait comme freelance dans le spectacle. Elle montait et démontait des installations lumineuses et sonores, parfois elle maquillait des comédiens, bref elle était un genre de couteau suisse humain dans son domaine. Capable de tout faire ou presque. A à peine 19 ans elle menait une vie de dingue mais en était ravie. Certes c’était difficile, l’argent ne lui tombait pas précisément dans les mains de manière enchanteresse. Mais elle aimait ce qu’elle faisait. Et honnêtement c’était déjà énorme de pouvoir vivre/survivre en faisant un métier qu’elle appréciait. Travailler la nuit a plusieurs avantages. Quelques inconvénients aussi mais mieux ne valait pas s’attarder sur ces points si l’on voulait perdurer dans sa branche. Partir travailler quand la majorité des gens finissent leurs boulots n’est pas facile. Surtout quand ses amis ne sont pas tous des oiseaux de nuit. Et puis ça complique un peu les choses quand on veut avoir une vie sociale.

Elle secoua la tête, attrapa son sac à main, descendit en vitesse jusque devant chez elle, remonta en constatant qu’elle avait oublié son téléphone, redescendit et rejoignit le collègue qui devait les amener, elle et d’autres collègues, sur leur lieu de travail. Le trajet en voiture ne durait pas plus d’une demi-heure, mais pour Delphine il lui sembla interminable. Ses collègues étaient tous en mode « blague graveleuse ultra on » et même si elle-même n’était pas la dernière pour la déconnade, parfois c’était difficile de se mettre dans l’ambiance. On peut porter des fringues de mecs, faire un boulot considéré comme un boulot de mec et être une Lady à l’intérieur. Ce soir là, la Lady intérieure de Delphine était de sortie. Quand ils arrivèrent enfin sur les lieux des festivités, ils déchargèrent leur matériel et jetèrent enfin un coup d’œil autour d’eux.

-          Ah ouais, quand même, souffla Delphine.

-          Ben y en a qui s’emmerde pas moi je dis, rajouta Greg, un collègue.

Ils se trouvaient devant ce qu’il fallait bien appeler un château. Mais un vrai château. Illuminé par des flambeaux accroché à la façade de part et d’autre de la grande porte d’entrée et délicatement réhaussé par des projecteurs planqués ça et là dans les alentours. Le résultat était plus que bluffant. Rapidement sortis de leur torpeur admirative par leur boss qui leur hurlait de se magner le cul un chouïa, toute l’équipe se mit au travail. Ils suivirent leur boss à travers les dédales de corridors et de salles qui composaient le premier étage de la demeure et finirent par se retrouver dans la salle des fêtes. Et quelle salle. Une pièce immense, avec un plafond en voûte situé plusieurs mètres au dessus du sol, un chef d’œuvre d’art gothique. Ou roman. Bref, un chef d’œuvre vieux, d’après leur boss toujours. Il avait précisé ce point pour leur faire comprendre de pas installer leur matériel comme des bourrins. Précision inutile, chacun de ses employés éphémères était une pointure dans son domaine respectif. Mais à quoi sert un chef si ce n’est à énoncer des évidences ?

Ils consultèrent le plan admirablement esquissé par le maître des lieux à leur intention. Il avait une idée très précise de ce qu’il voulait et ne voulait pas. Il était momentanément absent mais serait de retours peu après la nuit. La fête commencerait vers 23h00, ils avaient environ 5 heures pour tout mettre en place. Il ne fallait pas perdre une minute. Rapidement chacun se chargea de ce qu’il avait à faire et 4 heures plus tard ils vérifiaient que tout était tel que le châtelain l’avait demandé. Ce dernier était venu les saluer à son arrivée, une heure auparavant, et avait semblé impressionné par leur rapidité et par leur sens du détail. Il avait paru surpris de voir Delphine et avait été particulièrement aimable envers elle. Ce qui n’avait pas manqué de faire cancanner ses collègues. Il est vrai qu’elle n’était pas laide et qu’elle avait du essuyer plusieurs techniques de dragues plus ou moins efficace depuis qu’elle travaillait. Cela allait de la drague lourde de buveur de bière à la subtile approche de certains comédiens. Sans parler de la camaraderie parfois envahissante de ses collègues. Mais rien ne l’avait préparée à ce que le châtelain lui avait dit. Il lui trouvait une fraîcheur apaisante et un fort charmant minois mettant en valeur des yeux lui rappelant la teinte de l’ambre rouge (http://www.allardi.eu/images_objets/objet_19457_84.jpg histoire que tu saches à quoi je fais référence). Un peu étonnée, elle n’avait pas su quoi répondre hormis un timide merci. Puis elle avait feint d’entendre son boss l’appeler et s’était précipitée de l’autre côté de la pièce. Alors que le boss en question était précisément à l’opposé. Le châtelain avait eu la grâce de ne rien dire et s’était retiré pour les laisser terminer. Il était revenu quand le boss l’avait appelé pour contrôler si tout était tel qu’il l’espérait. Il avait traversé la pièce, lentement, regardant chaque détail, constatant que tout était parfaitement placé et était revenu avec un immense sourire.

-          Voilà un travail professionnel ! Tout est exactement où je le souhaitais, tant les haut-parleurs que les lampes. Et bien testons tout cela ! Mademoiselle, si vous voulez me faire l’honneur de lancer la procédure…

Delphine, qui avait pourtant tout fait pour se fondre dans le décor avança vers les commandes principales et actionna les divers éléments. Une brume se forma sur le sol, éclairée par des spots imitant la couleur blanc-bleutée de la lune alors qu’une musique ancienne s’élevait de partout à la fois. Le résultat lui semblait un peu kitch, semblable à un plateau de cinéma de film d’horreur, mais si c’était ce que le châtelain désirait, il devait être aux anges. Et en effet, il était ravi. Il battit des mains comme un enfant et entraina Delphine pour quelques pas de danse. Gênée mais consciente que cet être fantasque allait lui verser de quoi payer son loyer et sa nourriture, elle contint son mouvement de recul et tenta de faire bonne figure. Tout en étant consciente que le chemin du retour allait être probablement encore plus pénible qu’à l’aller et que ses collègues n’allaient pas la rater. Rendez-vous fut pris pour le lendemain soir pour le démontage de leur installation et ils se dirigèrent vers la camionnette. Delphine en profita pour allumer une cigarette et passa nerveusement sa main dans ses cheveux blonds décolorés. Un juron suivit rapidement d’une quantité d’autres lui fit tourner la tête vers la camionnette.

-          Boss, c’est la merde, notre camionnette refuse de démarrer, je voulais l’approcher un peu plus près pour récupérer nos outils mais ya pas moyen.

-          Manquait plus que ça. Appelle une dépaneuse.

-          Je crains mes chers amis, que personne ne viennent à cette heure fort tardive.

Le châtelain se tenait juste derrière Delphine, qui ne l’avait pas vu ni entendu arrivé.

-          Le château est grand et mes invités ne vont pas utiliser toutes les chambres. Je vous offre l’hospitalité pour la nuit ainsi demain vous pourrez faire venir un garagiste de ma connaissance, il travaille vite et bien et pour ainsi dire presque gratuitement.

-          Tu es assuré au TCS, demanda Delphine au conducteur de la camionnette.

-          Ben nan.

-          Hé bien voilà qui est réglé, vous serez mes hôtes pour la nuit ! Ma cuisinière vous préparera de quoi vous restaurer, elle en sera ravie !

-          Punaise, c’est louche tout ça, murmura Delphine.

-          Plait-il ? s’enquit le châtelain

-          Je veux dire c’est tout de même étonnant que cette camionnette qui fonctionnait parfaitement tombe en panne mystérieusement maintenant.

-          Je vous le concède. Mais peut-être ai-je volontairement saboter votre moteur pour vous garder auprès de moi gente dame !

Le châtelain partit dans un grand éclat de rire qui ne pouvait signifier que sa dérision envers les soupçons de Delphine. Toute l’équipe rentra dans le château et firent la connaissance de la cuisinière du châtelain, Madame Wildhaber, qui se montra effectivement ravie de leur concocter un bon repas. Delphine lui proposa de l’aider dans l’espoir d’en savoir plus sur le châtelain. Comme son nom par exemple. Ionas Basarab, mais préférant la forme anglaise de son prénom, John. La cuisinière pourtant une volubile petite femme tant que cela concernait sa cuisine, se fermait dès qu’il s’agissait de donner des informations sur son patron. Ce que Delphine comprenait tout à fait. Mais comme son boss ne lui avait pas dit pour qui ils allaient travailler et que le châtelain, Ionas-John, ne s’était pas présenté, il lui semblait normal de se renseigner.

Après un repas délicieux préparé à une vitesse hallucinante, Delphine et ses collègues furent emmenés dans leurs chambres. Madame Wildhaber leur souhaita une douce nuit et leur promit un petit déjeuner à l’anglaise pour le lendemain matin. Il était près d’une heure du matin et bien que l’heure puisse passer pour tardive pour le commun des mortels, pour Delphine et ses collègues c’était autre chose. Habitués des années durant à se lever à 15 heures ou plus, ils ne pouvaient tout simplement pas dormir à ce qui était pour eux le milieu de la journée. Après plusieurs sms envoyés de chambre en chambre, ils se retrouvèrent dans le hall d’entrée. Ils entendaient des bruits de voix venant de la salle des fêtes et bien que sachant qu’ils n’étaient pas convié à la fête, ils avaient tous envie de savoir comment tout se déroulait. En réalité ils étaient surtout intéressés par les invités du sieur Basarab. L’homme étant assez particuliers, ils brûlaient de savoir comment étaient ses amis. De riches excentriques, ils en étaient persuadés. Mais ils se voyaient mal débarquer au milieu des invités. Comme le châtelain avait montré un certain intérêt envers Delphine, ses collègues décidèrent qu’elle était la plus à même d’aller voir ce qu’il se passait.

-          Si on t’attrape, il sera ravi de te voir de toute façon. Tu pourras toujours prétendre que tu souhaitais t’excuser pour tes soupçons ou je ne sais quoi, lui dit son boss.

-          Merci mais non merci. Il me file la pétoche ce mec. Répondit Delphine.

-          Bah on sera pas loin derrière de toute façon.

Et c’est ainsi que Delphine se retrouva derrière une fenêtre de la salle des fêtes, à observer ce qui se déroulait. Elle ne fut pas déçue. Les invités n’étaient pas très nombreux, une dizaine peut-être. Ils dansaient de façon étrange, comme dans films historiques. Les hommes comme les femmes étaient déguisés, magnifiquement habillés de dentelles, de broquart, de soie et d’autres matières luxueuses. Tout dans leurs vêtements rappelait le 19ème siècle. Et au moment où la musique s’arrêtait et que le silence envahissait la pièce, il fallut que son téléphone sonne. Travaillant souvent dans le bruit, Delphine avait choisi une musique qui n’avait rien de discrète. Ce n’était pas la danse des canards, mais on n’en était pas loin. Tous les invités se tournèrent immédiatement vers la source de ce son peu harmonieux, pendant que Delphine tentait désespérément de couper la sonnerie. Elle jeta un coup d’œil au nom de l’appelant et jura entre ses dents. Floriane. Evidemment. Elle répondit machinalement et entendit la voix de Floriane qui hullulait quelque chose comme « saaaaaaaalut nooooooooounou ! ». Elle soupira et chuchota que ce n’était pas le moment. Mais évidemment c’était un peu tard. Le châtelain était déjà à ses côtés alors qu’elle remettait son téléphone dans son sac. Elle se dit qu’il était drôlement rapide tout de même mais très vite elle ne pensa plus rien. Elle venait de croiser le regard de Basarab et ce qu’elle y voyait était tellement impossible que son cerveau s’était subitement mis sur pause. Une paire d’yeux rouge la fixait sans aménité. Le sourire enjoleur du début de soirée s’était transformé en rictus carnassier. Et puis les canines démesurément longues qui pointaient entre ses lèvres pâles lui envoyaient un message clair. Cours, fuis, bouge, fais quelque chose. Mais elle était pétrifiée. Elle eut tout de même le temps de se dire que ses collègues pourraient se montrer histoire de lui venir en aide. Elle essaya de sortir de sa torpeur et de balbutier quelques mots d’excuses.

-          Jeune fille, vous voilà en bien mauvaise posture. J’avais promis à mes invités une soirée tranquille et à l’abri des regards et voilà que vous nous espionnez et que vous interrompez de façon fort disgracieuse ce qui était le clou de notre fête. Les Basarab ont une réputation à tenir !

Sa voix n’avait plus rien du timbre charmeur de leur première discussion. Elle était rauque, basse et un peu menaçante.

-          Je suis navrée, je voulais… je…

-          Oh je sais. Vos amis voulaient des détails. Je crois qu’ils voulaient rencontrer mes invités. Je peux vous garantir que c’est chose faite. Ils ne devaient pas s’attendre à ça par contre. Et maintenant, que vais-je bien pouvoir faire de vous ?

-          Me payer et me laisser rentrer en taxi ?

-          Vous êtes délicieuse ma chère, mais cela ne sera pas possible.

Basarab avait à nouveau repris son ton doux et légèrement moqueur. Il lui prit le bras, fermement et l’accompagna jusqu’à l’entrée du château. Elle avançait comme dans un brouillard. Son cerveau tentait de lui faire parvenir les informations qu’il avait pu glaner sur le chemin, mais quelque chose refusait obstinément de comprendre. Ce quelque chose devait s’appeler l’instinct de survie mental. Devant les grilles de l’entrée, Basarab lui lâcha le bras, immédiatement la sensation de brume cérébrale s’arrêta.

-          Vous savez ma chère, il est temps que nous fassions plus ample connaissance. Je vous ai tout de suite trouvée très intéressante. Une frêle jeune femme travaillant dans un monde d’homme sans perdre pour autant sa féminité, j’avoue j’ai trouvé cela charmant. Et puis votre candeur face à mes avances, tellement, comment dirais-je, touchante… Quelle dommage que cela n’ai pas duré. Quelle dommage que vos amis n’aient pu s’empêcher de se montrer curieux. Et quelle dommage que vous n’ayez su résister à l’appel de leur curiosité…

-          Ou sont-ils ? mes collègues ?

-          Un peu partout dan le jardin. Nonobstant l’odeur ils feront un excellent engrais pour mes plantes nocturnes.

Les images que son cerveau avaient refusé de traiter sortirent de là où elles étaient cachées, allumèrent son écran cinéma intérieur, se projetèrent en 3D et commandèrent un paquet de pop-corn pour mater la séance de souvenir. Delphine se mit à trembler, reconnaissant ça et là des morceaux de ses collègues. Une tête horrifiée par ci, un bras arraché par là… Mais c’est l’absence de sang qui lui fit comprendre à qui elle avait affaire. Son téléphone sonna à nouveau. Encore une fois, de façon complètement machinale, elle le sortit de son sac et répondit.

-          Hey Delphine, ça va ou bien ? T’es où ?

-          Floriane, je suis… je ne sais même pas où je suis. Je…

TBasarab lui arracha le téléphone des mains et le mit à son oreille.

-          Veuillez excusez votre amie, elle est un peu fatiguée.

-          A deux heures du matin alors qu’elle est habituée à travailler de nuit ? A d’autres ! Qui êtes-vous !

-          John Basarab, son patron.

-          Basarab… Vous auriez pas de la parenté en Roumanie par hasard ?

-          Brillante ! Delphine, ma chère, votre amie est brillante ! Dit Basarab en se tournant vers la jeune femme.

-          Oh ça va hein, lui lancez pas de fleurs, elle va plus décoller du plafond après…

-          Je suppose que cela veut dire oui ?

-          Vous supposez bien. Mademoiselle…

-          Floriane. Juste Floriane. Il se passe quoi là exactement ?

-          Votre amie est devenue un peu trop curieuse pour sa propre sécurité.

-          … et…

-          Et disons qu’il n’est pas bon pour moi qu’elle parle de moi et mes invités.

-          Peut-on négocier ?

-          Venez et nous verrons.

-          Ok… Je n’ai pas le permis de conduire, je ne sais pas où vous êtes et je doute d’en sortir vivante. Je viens aussi vite que possible.

-          Bien, voici l’adresse. Et venez seule.

-          Je viendrai avec un taxi. Je ne peux pas me téléporter.

Basarab lança le téléphone à Delphine, qui commençait à trembler de froid et de peur. Elle avait vaguement suivi la conversation et se demandait ce que Floriane comptait faire. Hormis mourir dans d’atroces souffrances. Basarab lui reprit le bras et très vite elle retomba dans un brouillard mental étrangement bienvenu. Trois quart d’heure plus tard, un taxi déposait Floriane devant l’entrée du château. Madame Wildhaber vint lui ouvrir la grille et la fit entrer. Elle lui indiqua une pièce dans laquelle attendre, ce qu’elle fit. Avait-elle un autre choix ?

Lorsque près d’une heure auparavant elle avait voulu appeler Delphine, elle avait entendu en partie ce qui se passait. Du moins avait-elle entendu le nom du mec qui grondait de rage. Basarab. Ce nom lui était familier, puisqu’elle était une grande fan des histoires de vampires. Vlad III Basarab, plus connu sous le nom de Vlad Tepes, l’empaleur, le fils du dragon. Dracula. Une rapide recherche internet lui permit de découvrir que Ionas Basarab, alias John Basarab était un lointain descendant du Comte aux longues canines. Et qu’une multitude de rumeurs plus étranges les unes que les autres foisonnaient à son sujet. On lui prêtait les mêmes caractéristiques que son aïeule, et il ne s’agissait pas uniquement de leur amour commun pour les jeunes femmes, blondes si possible. Comprenant que la nouvelle blondeur de Delphine avait du plaire à Barabas 2.0 (c’est ainsi qu’elle l’avait surnommé immédiatement) et combinant ça à ce qu’elle avait entendu, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre que a) les vampires existent probablement b) s’ils n’existent pas ce Barabas là est un fou c) il faut sauver le soldat Delphine. Elle avait vu sur internet un lien vers un site de gens persuadés que Barabas 2.0 était un fou meurtrier, peut-être même qu’en fait il était Barabas 1.0 et qu’il fallait absolument le tuer. Elle décida d’appeler Delphine. Elle eut la confirmation que Barabas 2.0 était complètement flingué et après avoir eu les renseignements qu’elle désirait, avait envoyé un mail sur le site, leur décrivant rapidement les faits qu’elle connaissait et appela un taxi.

Assise sur un confortable fauteuil Louis XV, elle patientait dans une petite pièce du château. Elle était verte de peur, se demandant ce qu’elle faisait là, finalement. Elle se traita mentalement d’idiote, de cinglée, d’irresponsable, de ravagée du bulbe et de tout un tas d’épithètes quant à ses capacités de réflexion. Elle fut interrompue par l’ouverture de la porte. Un homme, relativement grand, entra dans la pièce, immédiatement suivi par une Delphine visiblement terrorisée.

-          Enchanté mademoiselle.

-          J’aurais voulu vous dire que je suis enchantée également mais l’état de mon amie ici présente m’en empêche.

-          Voilà qui est bien triste.

-          Je ne vous le fais pas dire. Delphine, comment te sens-tu ?

-          Je veux rentrer chez moi, murmura t’elle d’une voix brisée.

-          Oui je m’en doute. Je ne sais pas comment je vais t’aider, mais je vais t’aider. Maintenant, monsieur Barabas, dites-moi tout. Dites-moi que vous attendez de nous.

-          Hé bien je n’attends plus grand-chose de votre amie à l’heure actuelle. Elle a un peu perdu de son mordant. Ah ah ah.

-          Laissez-lui une demi-heure et une séance de François Pérusse et vous allez voir si elle a perdu de son mordant.

-          De quoi ?

-          Oh rien, laissez cela de côté. Delphine, ma bichette des bois, ce monsieur est un aristocrate roumain. Il est le descendant d’un homme que l’on connaît mieux par son surnom, Dracula. En fait ce n’était pas un vampire, mais un chef de guerre très… décidé. Il empalait ses ennemis et même des gens de son peuple. Un marrant quoi. Malgré cela il est considéré comme un héros national. Il a sauvé son pays des invasions turques.

-          Et érudite avec ça !

-          Même pas, je suis une fan de wikipedia. Alors, monsieur, que voulez-vous ?

-          Rectifier deux trois choses. Par exemple je ne suis pas le descendant de Dracula, comme vous dites. Je suis Dracula.

-          Je ne voudrais pas avoir l’air de douter de vous, mais tout de même ça vous ferait quelque chose comme… euh… 580 ans !

-          En effet. Je les fêterai à la fin de l’année.

-          Bien sur. Tout à fait.

-          Vous ne me croyez pas n’est-ce pas ? On ne me croit jamais. Et puis quand on me croit enfin, c’est trop tard.

-          Bien, donc vous êtes Dracula. Je suis assez ouverte d’esprit comme fille, donc si vous le dites, pourquoi pas. Mais cela ne me dit pas ce que vous voulez, pourquoi vous retenez Delphine et surtout où sont ses collègues.

-          Ses collègues sont morts. Si je retiens votre amie, c’est parce que je comptais la garder pour moi. Une si jolie jeune femme, il eut été dommage qu’elle se fasse massacrer. Quant à ce que je veux… Je ne voulais qu’organiser une petite fête entre amis, une petite réunion de famille si vous préférez. Il n’était pas prévu que quiconque meurt cette nuit. Je ne suis pas aussi cruel et démoniaque que les légendes le disent.

Un discret coup sur la porte se fit entendre et Madame Wildhaber fit son apparition. Elle ne parut pas autrement étonnée de voir Delphine à genoux, la tête entre ses mains et se balançant d’avant en arrière.

-          Monsieur Barabas, vos invités vous font savoir qu’ils doivent rentrer. Ils ont nettoyé le jardin et vous remercie pour votre hospitalité. Voulez-vous les rejoindre devant l’entrée ?

-          Oui Wildhaber, je vais les rejoindre. Pouvez-vous conduire cette jeune femme dans sa chambre ? dit-il en montrant Delphine de la main.

-          Bien sur monsieur, je m’y rends immédiatement. Et l’autre jeune femme, monsieur ?

-          L’autre jeune femme a un nom et elle est capable de se rendre où elle veut toute seule, merci. Et en l’occurrence je vais rester avec Delphine.

-          Je ne pense pas non. Vous allez sagement m’attendre ici.

Barabas-Dracula tint la porte ouverte le temps que madame Wildhaber sorte en trainant Delphine derrière elle. Puis il la ferma à clef. Floriane se retrouva à nouveau seule. Elle en profita pour sortit son téléphone portable.

-          Je savais que ce gadget allait m’être utile… murmura t’elle en dévérouillant son smartphone.

Elle lança le navigateur internet et se rendit sur le site qu’elle avait visité avant de partir de chez elle. Elle leur envoya un nouvel e-mail et tenta d’appeler la police. Elle n’eut pas le temps de composer le numéro que Barabas-Dracula était de retours.

-          Laissez cet objet en paix. Il ne vous sera d’aucune utilité.

Ne jamais contrarier un fou, elle ne savait plus d’où lui venait cette phrase mais elle estimait qu’elle était parfaitement adéquate dans sa situation. Elle reposa son téléphone et leva les yeux vers le fou.

-          Donc vous êtes Dracula. « alors là, c’est de l’entrée en matière » se dit-elle.

-          Oui.

-          Et vous êtes… quoi, immortel ?

-          En quelque sorte oui.

-          Comment ça en quelque sorte ?

-          Et bien je ne suis pas encore mort, alors que je le devrais. J’ai reçu de nombreuses blessures qui auraient du causer mon trépas, mais je suis toujours là. J’en conclus que je suis immortel, jusqu’à preuve du contraire.

-          Il ne peut en rester qu’un.

-          Plait-il ?

-          Non rien, je… Confrontée à une situation stressante j’ai tendance à me réfugier dans l’humour. Et en général il n’est pas de très bon goût. Tout comme moi d’ailleurs, si vous avez l’intention de me dévorer ou de me sucer le sang ou je ne sais quoi à base d’ingestion de ma personne.

-          Vous êtes étonnante.

-          Oui, on peut voir ça comme ça aussi. Mais plus sérieusement, expliquez-moi un peu qui vous êtes.

-          Je suis Vlad Tepes, fils de Vlad Dracul, voïvode déchu, immortel. Et vous ?

-          Je suis Floriane, fille de personne et de rien, actuellement sans occupation, et très mortelle.

Un grand cri féminin retentit dans le château à cet instant. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que ce cri provenait de la chambre de Delphine. Vlad se précipita dans l’escalier conduisant à la chambre de la jeune femme. Floriane le suivit tant bien que mal et arriva juste au moment où un homme était projeté avec force à travers la porte de la chambre. Il se releva tant bien que mal et fut immédiatement plaqué au sol par Vlad. Floriane n’attendit pas de voir ce qu’il advenait des deux combattants et entra dans la chambre. Très vite elle remarqua les meubles brisés, le lit retourné. Mais elle ne voyait pas Delphine. Elle entendit un gémissement qui provenait de derrière elle. Elle se retourna et vit son amie roulée en boule sur le sol. Elle vit surtout le sang qui commençait à envahir le tapis. Elle hurla d’abord, jusqu’à ce qu’elle n’aie plus de souffle. Puis elle se rendit compte que non, les hurlements n’empêchent pas le sang de couler et chercha de quoi faire un garrot avant de constater que ce faisant elle stopperait l’hémorragie mais qu’elle étranglerait aussi Delphine. Asphyxie, exsanguination, Charybde ou Scylla ?

-          Vlaaaaaad, quand vous aurez fini de botter le derrière de votre invité, faudrait venir voir Delphine, elle est… le mot correct est mourante je crois.

-          Justement j’avais fini. Montrez-moi ça.

Il se pencha sur Delphine, constata que cette dernière n’en avait plus pour longtemps et jeta un coup d’œil à Floriane.

-          Bien, j’avoue tout, les histoires de vampires, c’est vrai. J’en suis un et je me nourris de sang. Et oui je peux transformer des humains en vampires. Voulez-vous que je sauve votre amie ?

-          Demandez-lui ce qu’elle veut !

-          Elle veut vivre. Ils veulent tous vivre. Et ensuite ils vous rabachent les oreilles pendant des siècles sur le choix qu’ils n’ont soi disant jamais eu, sur le fait qu’ils voulaient vivre mais pas devenir des monstres etc…

-          Est-elle consciente de ce que cela implique ?

-          Elle a actuellement la conscience d’un petit pois. Elle ne se rend pas compte de ce que cela veut dire, de devenir comme moi. Mais il ne faut pas trop attendre avant de vous décider. Il arrive que si l’étincelle de vie s’obscurcit trop, la transformation peut devenir difficile. Et l’effet désiré par la transformation devenir très aléatoire.

-          Bon et bien allez-y. Faites-le.

Vlad prit Delphine dans ses bras, se pencha sur son coup et un effroyable bruit de succion emplit la pièce. Il ne dura guère longtemps, le corps de Delphine ne contenait plus que quelques gouttes de sang. Vlad se mordit le bras et fit couler son sang dans les blessures de Delphine avant de le lui poser sur la bouche. Le bruit de succion reprit, cette fois produit par la jeune femme. Au bout de quelques secondes, Vlad lui retira son bras de la bouche et lécha sa plaie. Celle-ci se referma immédiatement. Floriane, bien qu’un peu dégoutée, se dit que ça lui serait bien utile. En tant que diabétique elle cicatrisait assez mal… La respiration étouffée de Delphine la ramena à la réalité.

-          Delphine, est-ce que ça va ?

-          Inutile de lui poser des questions. Elle n’est pas en état. Il lui faut se nourrir un peu. Madame Wildhaber, puisque vous écoutez aux portes, allez donc derrière celle de la cuisine pour lui préparer quelque chose qu’elle supportera.

-          Bien monsieur.

-          Voyez Floriane, votre amie est en train de mourir. C’est normal. Il faut attendre un peu avant de savoir comment elle s’en sortira.

Vlad prit Delphine dans ses bras et la transporta jusqu’à la cuisine. Là il retrouva Madame Wildhaber et lui dit de faire attention à Delphine. Il remonta dans la chambre pour s’assurer de l’état de Floriane. Elle était restée là ou il l’avait laissée. Elle leva les yeux sur lui et soupira.

-          Bon. Et maintenant ? On fait quoi ? On lui trouve un cercueil ?

-          Mais pourquoi donc ?

-          Ben… Satané films de série z… Les vampires ne dorment pas dans des cercueils c’est ça ?

-          Et bien quelques-uns, mais c’est parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’acheter un lit. Et puis leur cercueil c’est le dernier cadeau que leur famille leur a fait donc c’est plus sentimental que nécessaire.

-          Comment va Delphine ?

-          Nous allons descendre et voir par nous même. Elle ne devrait pas tarder à se réveiller.

Ils se rendirent dans la cuisine où ils virent une madame Wildhaber plutôt agacée.

-          Monsieur, vous savez que j’ai pour vous une grande estime et que je me plais infiniment à votre service, mais il ne saurait être question que je m’occupe de cette… créature !

-          C'est-à-dire ?

-          Quand elle s’est éveillée elle m’a regardé comme si j’étais un bœuf stroganoff ! Il a fallu que je l’assomme, avec ma plus belle casserole en cuivre ! regardez l’état !

En effet la casserole présentait un creux conséquent sur son contour. Vlad secoua la tête, prit la casserole et la remit en état.

-          Est-ce qu’elle a dit quelque chose avant que vous ne la frappiez ?

-          Je ne suis pas sûre, non, je ne crois pas. Je ne sais pas. Mais je n’allais tout de même pas me faire dévorer par elle alors que j’étais en train de lui préparer à manger ! Cela ne se fait pas !

-          Oh ben oui, quelle manque de savoir vivre… il ne vous est pas venu à l’esprit qu’elle était peut-être un peu désorientée ? je vous signale qu’elle s’est fait attaquer par un vampire ! et qu’elle en est probablement devenu un aussi.

-          De mon temps, les nouveaux nés savaient se tenir.

-          De votre temps peut-être vieille bique, mais ils devaient être au courant de ce qui les attendait. Pas elle.

-          Vieille bique !

-          Parfaitement !

-          Mesdames, mesdames, veuillez garder votre calme je vous prie, notre jeune transformée s’éveille. Vous réglerez ça plus tard.

En effet Delphine ouvrait les yeux. Dès qu’elle vit Vlad elle se prosterna à ses pieds, ce qui ne sembla pas le déranger outre mesure.

-          Lève-toi mon enfant. Et voyons si tu reconnais cette personne. Dit-il en désignant Floriane.

-          Coucou Delphine !

-          Sgrompf.

-          Euh… Vlad, elle n’a peut-être jamais eu le prix goncourt, mais elle a tout de même plus de vocabulaire que ça !

-          Oh ne vous inquiétez pas il est possible que… en fait non, en effet il y a un problème.

Alors qu’il répondait à la question de Floriane, Delphine s’était approchée de la cuisinière. Elle la reniflait comme l’aurait fait un chien. Littéralement. Vlad fronça ses sourcils et appela Delphine.

-          Delphine, au pied !

-          Non mais je vous en prie, ce n’est pas un chien !

-          Non en effet. Elle n’en a pas l’apparence, mais le comportement.

-          Pardon ?

-          Je vous l’ai dit, parfois les transformations ne se font pas bien. Regardez derrière madame Wildhaber. Vous comprendrez.

Et derrière la vieille cuisinière un calendrier datant d’une trentaine d’année affichait un magnifique lévrier. L’image, bien que légèrement altérée par le temps, ne faisait aucun doute. Lentement les pièces du puzzle s’imbriquèrent dans l’esprit de Floriane.

-          Vous êtes en train de dire qu’à son réveil, elle s’est identifiée à un chien ?

-          Son cerveau n’a pas eu le temps de traiter l’information. Entre le fait qu’elle était quasi morte quand je l’ai transformée et le coup reçu à la tête, son cerveau est resté bloqué sur la dernière image et impression qu’elle a eue. Alors oui, elle est persuadée d’être un chien. Et il lui faudra des années pour que sa conscience ne reprenne le dessus.

-          Mais… c’est impossible, je veux dire, qu’est-ce qu’elle va devenir ?

-          Hé bien j’ai toujours eu des animaux familiers de mon vivant et cela me manquait. Je vais la garder auprès de moi, je tenterai de l’aider à redevenir elle-même.

-          On est mal, on est mal… Et maintenant ? je peux rentrer chez moi ?

-          Et bien… non.

-          Pourquoi ?

-          Parce que vous n’êtes pas idiote, que je m’ennuie et que mes précédents enfants avaient été choisis sur leur physique et non sur leur intellect.

-          Super. Voilà que les vampires font dans la discrimination positive maintenant. Donc vous voulez faire de moi votre enfant politiquement correct ?

-          C’est cela.

-          Youpie, dansons la carioca.

-          Je ne connais pas cette danse.

-          Moi non plus. C’est une expression. Delphine, ma vieille, dès que tu auras récupéré ton cerveau, tu vas m’entendre.

-          Cela signifie que vous acceptez ?

-          Est-ce que j’ai le choix ?

-          Oui. Vivre ou mourir.

-          Super. Vous parlez d’une option. Bon et bien je choisis de mon plein gré de me transformer en vampire. Ça vous va ?

-          Parfait !

Elle n’eut pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait. A peine eut-elle la sensation de tomber dans un nuage de coton noir. Lorsqu’elle revint à elle, elle n’était pas dans la cuisine, mais dans le petit salon du début. Sur la table basse un plateau contenant de la nourriture la fit saliver. Immédiatement elle eut mal aux lèvres.

-          Quand les crocs sortent, ouvrez la bouche.

-          Et moi qui voulais des piercings…

-          Pardon ?

-          Rien, je vous l’ai dit quand je suis stressée je… Hé mais attendez ! Je suis un vampire ? La transformation s’est bien passée ?

-          A première vue je dirais que oui. Allez-y, mangez. Vous devez prendre des forces nous allons avoir de la compagnie.

-          Quelle genre de compagnie ?

-          Le genre que vous avez contacté avant de venir ici. Ce sont mes ennemis. Nos ennemis. Ils ne sont pas très nombreux, mais nous serons prudents. Vous resterez derrière moi et vous… disons que vous pourrez vous servir en sang. La nourriture normale ne nous est pas interdite mais nous avons besoin de sang. Surtout au début.

-          Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr waaaaaouf

-          Je crois que Delphine se sent prête pour la chasse.

Et c’est ainsi qu’au cœur d’une nuit interminable, Delphine sema le chaos auprès des humains venus terrasser son maître et sa maîtresse. A la voir bondir et gronder, nul n’aurait pu penser qu’il s’agissait de la douce et gentille jeune femme qu’elle était encore le jour d’avant. Vlad et Floriane l’emmenèrent avec eux à travers le monde, lui apprirent quelques tours simples et lui prodiguèrent soins et attention. Et antipuce.

"D'après une théorie, le jour où quelqu'un découvrira exactement à quoi sert l'Univers et pourquoi
il est là, il disparaîtra sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chose de considérablement plus inexplicable et bizarre. D'après une autre théorie, la chose est déjà arrivée."  Douglas Adams

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Re : Delphine et le vampire...
« Réponse #1 le: 29 Avril 2011 à 11:41:08 »
Génial !

Tiens, d'ailleurs, ça m'a fait penser à cette chanson (la première de l'album "je suis au paradis") de Fersen. Oui donc, à part que voir des vampires m'avait un peu attristée au début étant donné que c'est ce qui marche en ce moment, ce texte est chouette (même si l'histoire n'est pas dans sa globalité très originale il y a des... des... choses qui font qu'elle est pas banale non plus et je sais plus m'exprimer c'est génial.) ! J'ai souri, ri. (attention ces citations comportent des spoils :mrgreen: )

Citer
Delphine en profita pour allumer une cigarette et passa nerveusement sa main dans ses cheveux blonds décolorés.
Décolorés ? Dommage.

Citer
- Merci mais non merci. Il me file la pétoche ce mec. Répondit Delphine.
...ce mec, répondit Delphine.

Citer
- Ou sont-ils ? mes collègues ?

- Un peu partout dan le jardin. Nonobstant l’odeur ils feront un excellent engrais pour mes plantes nocturnes.
Génial !

Citer
Quelle dommage que cela n’ai pas duré. Quelle dommage que vos amis n’aient pu s’empêcher de se montrer curieux. Et quelle dommage que vous n’ayez su résister à l’appel de leur curiosité…
Quel dommage

Citer
- Et érudite avec ça !

- Même pas, je suis une fan de wikipedia.
^^

Citer
Elle hurla d’abord, jusqu’à ce qu’elle n’aie plus de souffle. Puis elle se rendit compte que non, les hurlements n’empêchent pas le sang de couler et chercha de quoi faire un garrot avant de constater que ce faisant elle stopperait l’hémorragie mais qu’elle étranglerait aussi Delphine.
Cool !

Citer
Et bien quelques-uns, mais c’est parce qu’ils n’ont pas les moyens de s’acheter un lit. Et puis leur cercueil c’est le dernier cadeau que leur famille leur a fait donc c’est plus sentimental que nécessaire.
Génial !

Citer
Oh ben oui, quelle manque de savoir vivre…
Quel manque

Citer
Quelle genre de compagnie ?
Quel genre

Citer
Vlad et Floriane l’emmenèrent avec eux à travers le monde, lui apprirent quelques tours simples et lui prodiguèrent soins et attention. Et antipuce.
Ou comment se débarrasser en beauté du personnage principal et le rendre complètement secondaire :mrgreen:

Vouala ^^
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
Répond l'jeune pour finir

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Re : Delphine et le vampire...
« Réponse #2 le: 29 Avril 2011 à 12:12:51 »
Contente de voir que tu vas bien et que tu continues à écrire !

Citer
Et honnêtement c’était déjà énorme de pouvoir vivre/survivre en faisant un métier qu’elle appréciait.
Le slash est un peu facile et un peu bof ?

Citer
Elle secoua la tête, attrapa son sac à main, descendit en vitesse jusque devant chez elle,
Je bloque sur le « jusque devant »

Citer
Ce soir là, la Lady intérieure de Delphine était de sortie.
Soir-là

Citer
avec un plafond en voûte situé plusieurs mètres au dessus du sol,
Au-dessus

Citer
Il était momentanément absent mais serait de retours peu après la nuit.
Retour

Citer
La fête commencerait vers 23h00, ils avaient environ 5 heures pour tout mettre en place.
Cinq

Citer
Rapidement chacun se chargea de ce qu’il avait à faire et 4 heures plus tard ils vérifiaient que tout était tel que le châtelain l’avait demandé.
Quatre

Citer
Il est vrai qu’elle n’était pas laide et qu’elle avait du essuyer plusieurs techniques de dragues plus ou moins efficace depuis qu’elle travaillait.


Citer
(http://www.allardi.eu/images_objets/objet_19457_84.jpg histoire que tu saches à quoi je fais référence).
XD, je kiffe la parenthèse

Citer
Gênée mais consciente que cet être fantasque allait lui verser de quoi payer son loyer et sa nourriture, elle contint son mouvement de recul et tenta de faire bonne figure. Tout en étant consciente que le chemin du retour allait être probablement encore plus pénible qu’à l’aller et que ses collègues n’allaient pas la rater.
Répet de « consciente »

Citer
-          Manquait plus que ça. Appelle une dépaneuse
.
Dépanneuse

Citer
Le châtelain se tenait juste derrière Delphine, qui ne l’avait pas vu ni entendu arrivé.
Arriver

Citer
-          Tu es assuré au TCS, demanda Delphine au conducteur de la camionnette.
Manque un point d’interrogation

Citer

-          Je vous le concède. Mais peut-être ai-je volontairement saboter votre moteur pour vous garder auprès de moi gente dame !
Saboté

Citer
Le châtelain partit dans un grand éclat de rire qui ne pouvait signifier que sa dérision envers les soupçons de Delphine.
Euh oui, je crois que le lecteur a compris^^
Citer
Ils entendaient des bruits de voix venant de la salle des fêtes et bien que sachant qu’ils n’étaient pas convié à la fête,
Conviés

Citer
L’homme étant assez particuliers, ils brûlaient de savoir comment étaient ses amis.
Particulier

Citer
Le sourire enjoleur du début de soirée s’était transformé en rictus carnassier.
Enjôleur

Citer
Quelle dommage que cela n’ai pas duré.
Ait

Citer
Quelle dommage que vos amis n’aient pu s’empêcher de se montrer curieux.
Quel (x2)
 
Citer
-          Ou sont-ils ? mes collègues ?


Citer
-          Un peu partout dan le jardin.
Dans

Les images que son cerveau avaient refusé de traiter sortirent de là où elles étaient cachées, allumèrent son écran cinéma intérieur, se projetèrent en 3D et commandèrent un paquet de pop-corn pour mater la séance de souvenir.
Mdr !

Citer

-          Veuillez excusez votre amie, elle est un peu fatiguée.
Excuser

Citer
On lui prêtait les mêmes caractéristiques que son aïeule
,
Aïeul
Comprenant que la nouvelle blondeur de Delphine avait du plaire à Barabas 2.0
Dû (pas mal le 2.0)
Citer
-          Bien sur. Tout à fait.
Sûr

Citer
-          Bien sur monsieur, je m’y rends immédiatement. Et l’autre jeune femme, monsieur ?
Sûr


Citer
-          Je savais que ce gadget allait m’être utile… murmura t’elle en dévérouillant son smartphone.
Déverrouillant

Citer
Elle n’eut pas le temps de composer le numéro que Barabas-Dracula était de retours.
Retour
(elle a un ordre des priorités incroyable, XD)

Citer
J’ai reçu de nombreuses blessures qui auraient du causer mon trépas,


Citer
Elle hurla d’abord, jusqu’à ce qu’elle n’aie plus de souffle.
Ait

Citer
Puis elle se rendit compte que non, les hurlements n’empêchent pas le sang de couler
MDR

Citer
Et ensuite ils vous rabachent les oreilles pendant des siècles sur le choix qu’ils n’ont soi disant jamais eu, sur le fait qu’ils voulaient vivre mais pas devenir des monstres etc…
Soi-disant et rabâchent

Citer
Elle était restée là ou il l’avait laissée.
Citer

-          Nous allons descendre et voir par nous même.
Nous-même

Citer
-          Oh ben oui, quelle manque de savoir vivre…
Quel / savoir-vivre

Citer
et qu’elle en est probablement devenu un aussi.
devenue


Citer
-          Youpie, dansons la carioca.
Youpi

Citer
-          Quelle genre de compagnie ?
quel



Eh bien c’est… c’est du n’importe quoi, XD. Bon, je suis pas fana de ce genre d’histoires mais j’aime bien ton humour et la fin est inattendue, donc même si c’est long, c’était une lecture agréable !
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Delphine et le vampire...
« Réponse #3 le: 25 Juin 2011 à 21:59:34 »
Dommage le texte anéantit le peu de suspens qu'il aurait pu y avoir. x')

C'est assez convenu et du coup ça en devient long à la lecture. Y a que la toute fin que j'ai bien aimé où ça commence à devenir n'importe quoi, mais ça suffit pas pour compenser avec le reste du texte.
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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