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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Un extrait d'au tranchant du miroir

Auteur Sujet: Un extrait d'au tranchant du miroir  (Lu 1799 fois)

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  • Tabellion
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Un extrait d'au tranchant du miroir
« le: 06 Avril 2011 à 20:16:45 »
Ceci est un extrait de mon roman. Il est peut être un peu long, mais je ne savais pas trop comment le couper...

Bourg de Péage
Lundi 02 aout

Il est trois heures dix du matin quand la sonnerie stridente de son réveil arrache  Océane à son sommeil. Entre deux mondes, par réflexe, elle l’empoigne, s’apprête à le jeter contre le mur pour le faire taire, se rappelle qu’elle doit prendre son poste dans un peu moins de trois quarts d’heure, le repose sagement sur la table de nuit.

Le cerveau encombré, elle se lève, allume sa radio, s’avale un café, prend une douche pour ôter définitivement toute tentation à se recoucher, s’habille, sort en prenant soin de ne pas faire claquer la porte. 
Presque jalousement, elle jette un regard sur la façade noir de son HLM. La machine à perdu son rouage intérieur, trois semaines de vacances  déverrouillent les habitudes, alors, elle a sommeil et rêve un court instant de vivre comme ses voisins, des nuits entières sans la violence d’un réveil assassin.
En règle générale, elle ne se pose pas la question de savoir si c’est dur ou pas. Il y a la réalité de son job à l’usine et le reste n’est que philosophie dont elle n’a pas envie de s’encombrer. Mais ce matin, elle a envie de liberté,  d’avoir le temps de paresser devant un bol fumant… Océane a envie de lui comme s’il ne pouvait que disparaître dans la reprise de sa vie normale. Et la simple idée qu’il disparaisse la rend malade.
Il fait tiède, l’air est chargé des ondes électriques d’un orage à venir qui marbrent par moment la noirceur du ciel. Elle monte dans sa voiture, démarre, roule, l’autoradio lui injecte Rihanna dans les tympans, mais rien ne la percute vraiment.
Un jour, dans pas longtemps, elle partira dans les îles. C’est son truc, son rêve à elle. Mettre de l’argent de côté et filer glisser ses pieds dans le sable blanc des lagunes des Seychelles. Un rêve… Il faut avoir un rêve pour alimenter la locomotive…
Dans les vestiaires,  c’est l’effusion des retrouvailles, l’oubli de l’heure indécente, les premières blagues qui à quatre heures moins le quart sont un peu glauques. Les bises sur les joues claquent, les exclamations diverses et sonores, les rires. Tout claque quand on n’a pas le cœur à être quelque part.
Toute de blanc vêtue, sabots aux pieds, Océane emprisonne  sa chevelure courte sous une charlotte. Le parfait uniforme à l’enlaidissement… Halloween tous les jours de l’année !  Ils ont l’habitude, cela ne les fait même plus sourire.
- Comment c’était les vacances ? Hein ?
Elle répond d’un sourire énigmatique à la femme plantureuse qui roule de gros yeux sombres. Célestine, c’est la bonhomie à l’état pur.  Océane l’adore. Outre le fait qu’elle ait un sens  de l’humour indéniable, sa simplicité est généralement source de grands moments. Elle a toujours quelque chose à raconter.  Même un simple dîner avec son mari et ses enfants  devient une aventure rocambolesque,  capable de déclencher un torrent de rire sur la ligne. Son accent directement importé de Madagascar rajoute encore du comique à ses divagations. 
-  Te raconterai plus tard… Céline n’est pas encore arrivée ?
Océane n’entend pas la réponse, s’égare à savoir ce qu’elle va bien pouvoir dire. Il lui semble impossible de parler de lui et pourtant impossible de ne pas en parler. Elle en a envie mais ne sait tout simplement pas avec quels mots.
Pour faire les choses bien, il faudrait savoir lui dire qu’un soir, le13 juillet, Joakin avait emporté quelque chose d’elle alors qu’elle n’avait aucune envie de perdre quoi que ce soit. 
Qu’il lui avait suffit d’un regard pour l’arracher à sa vie, pour lui laisser une impression de vide après, quand elle avait suivi ses copines en boîte et qu’il était resté accoudé au comptoir.
Il faudrait savoir lui dire que chaque jour, elle était retournée au Central pour y boire un café, une bière, pour y noircir des grilles de mots croisés, lire un roman débile qu’elle n’arrive toujours pas à aimer, qu’elle faisait tout ça le cœur ailleurs, dans l’espoir de le revoir. Qu’elle n’y croyait plus vraiment, mais persistait  encore et encore, dans une attente  qui la dépassait.
Il faudrait savoir lui dire que lorsqu’il s’était assis à sa table une semaine plus tard, elle avait senti son corps dans la bousculade.  L’air lui revenir, comme si, depuis qu’il l’avait dévisagée sans pudeur avant de la laisser partir, elle n’avait su qu’étouffer.
Il faudrait trouver des mots simples là où rien ne l’était.
Elle saurait lui décrire son visage sombre, grave, avec parfois l’éclat lumineux d’un sourire comme une trouée dans la nuit. Elle saurait lui dire combien il était beau, mais cela n’était pas suffisant.
Il était un tout. Un univers à lui seul. Sa voix, ses gestes, ses absences, ses violences et ses tendresses… Un univers en suspend dans la folie de ses rêves…
Elle, restait sur les bords acérés de ses falaises, la peur au ventre de demeurer là à jamais, mais incapable d’en partir, parce que dans sa déraison, il lui donnait un sens.
A l’image d’une hirondelle qui bâtit hardiment son nid dans un recoin abrupt et inhospitalier,  elle voulait colmater le trou immense qui le faisait souffrir tout en sachant qu’il ne lui laisserait le temps de rien, surtout pas de bâtir.
Il faudrait savoir lui dire que des deux, c’était elle la naufragée. Une naufragée qui s’était jetée dans ses bras, s’était offerte avec une indécence qui lui mettait le rouge aux joues. 
Qu’au risque de se perdre, elle avait eu un besoin impérieux de nouer quelque chose d’elle à lui, comme un germe crève l’écorce de la terre pour chercher l’éclat vital du jour afin de pouvoir grandir.
Il faudrait savoir lui dire qu’il lui faisait l’amour comme un soldat usé part pour sa dernière bataille, la rage de vivre au bout des yeux. Qu’elle s’accrochait à lui, plantait ses ongles avec l’envie de pleurer,  de crier, tant son corps devenait source à l’abreuver pour qu’il reste debout.
Il faudrait savoir lui dire qu’elle prenait conscience d’avoir été  aveugle sous le guide de ses mots, de ses mains.
Qu’il la mettait au monde et que le monde était beau.
Il faudrait savoir dire ce qui n’est pas racontable, alors Océane se tait, attend que tout se désembrouille dans sa tête.
Les premiers pâtons glissent sur la ligne. Sans réfléchir, elle s’en saisit d’un,  le roule de ses mains pour l’étirer sur trente centimètres, le soude en forme de couronne, avant de le poser au centre du tapis qui se déroule inlassablement. La machine dégueule sa pâte sans états d’âme,  les mains expertes des ouvrières s’agitent avec dextérité et un rien de grâce.  Les couronnes s’empilent.
Le mot s’impose à elle.
Fascination… Joakin la fascine…
Elle jette un regard sur Célestine qui sourit sans raison apparente, renonce. L’amour fait rêver, pas la fascination. Il y a quelque chose de malsain dans cet état qui dérange. Océane ravale ses mots, continue à travailler sans regarder les aiguilles de l’horloge mise au mur. Sans écouter les haut-parleurs qui crachent des tubes qui n’ont plus rien de nostalgiques tant ils sont vieux.
Radio relique bourdonne au loin, dans sa tête, c’est Vivaldi et son hiver qui joue à lui planter des larmes dans la gorge.
 Joakin marche sous un autre soleil. Il n’a pas réellement de place sous les néons blafards de l’usine. Il ne se partage pas avec Célestine, ni avec les autres. Il est hors du temps. Il est ancré en elle.

Hors ligne ernya

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Re : Un extrait d'au tranchant du miroir
« Réponse #1 le: 06 Avril 2011 à 23:15:01 »
Citer
Il est trois heures dix du matin quand la sonnerie stridente de son réveil arrache  Océane à son sommeil.
La phrase est un peu longue, tu pourrais déjà supprimer un possessif ?

Citer
La machine à perdu son rouage intérieur, trois semaines de vacances  déverrouillent les habitudes,

A perdu
 sinon j’ai pas pigé la transition entre la phrase qui précède et celle-là

Citer
Océane a envie de lui comme s’il ne pouvait que disparaître dans la reprise de sa vie normale. Et la simple idée qu’il disparaisse la rend malade.
C’est qui « lui » ? le bol fumant ? :huhu:
les transitions, c'est tout un art...

Citer
Il fait tiède, l’air est chargé des ondes électriques d’un orage à venir qui marbrent par moment la noirceur du ciel.
Un peu longuet comme phrase encore. Surtout que le phrase claquerait mieux si tu t’arrêtais à « venir ».

Citer
Qu’il lui avait suffit d’un regard pour l’arracher à sa vie, pour lui laisser une impression de vide après, quand elle avait suivi ses copines en boîte et qu’il était resté accoudé au comptoir.
Suffi


Citer
Il faudrait savoir lui dire que lorsqu’il s’était assis à sa table une semaine plus tard, elle avait senti son corps dans la bousculade. 
Euh, un peu space la fin de ta phrase, je pense qu’il faudrait que tu trouves une autre formulation.

Citer
Un univers en suspend dans la folie de ses rêves…
Suspens

Citer
Il faudrait savoir lui dire qu’il lui faisait l’amour comme un soldat usé part pour sa dernière bataille,
Par

Citer
tant son corps devenait source à l’abreuver pour qu’il reste debout.
Encore une fois, un peu bizarre comme formulation

Citer
Il faudrait savoir lui dire qu’elle prenait conscience d’avoir été  aveugle sous le guide de ses mots, de ses mains.
Pas pigé l’idée

J’imagine qu’il y a une suite si tu parles de roman. D’ailleurs, vaudrait mieux poster dans la section roman-feuilleton si tu comptes faire plusieurs envois (je m’en charge, si tu veux^^).
Y’a quelques petites formulations que tu pourrais revoir pour que ça soit plus fluide. En règle générale, je trouve qu’on se perd un peu dans tes pronoms, on sait plus très bien à quoi ils renvoient, c’est un peu gênant.
Sinon, bon, thème classique, y’a des choses un peu déjà-vu, mais tu as quand même trouvé des expressions sympa, je trouve comme « l’accent directement importé de Madagascar » ou « radio relique ».
Ah et si autre chose. Je trouve ça dommage que tu coupes sans cesse le récit en mettant « Océane blablabla ». Enfin, c’est sûrement personnel, mais je trouve qu’un  récit nous touche toujours plus quand on a le pronom personnel de troisième personne et pas le prénom. Parce que quand tu dis « Océane blablabla », tu te coupes un peu d’elle, tu crées une distance, je trouve, un peu comme si tu la jugeais. Et puis ça doit être aussi parce que j’aime pas du tout ce prénom (j’espère que c’est pas le tien…), mais bon, ça tu t’en fous. Enfin je sais pas si tu vois ce que je veux dire ?

Et le début est un peu long avec la description de tout son traintrain, tu pourrais couper un peu, je pense, parce que c'est long et pas spécialement "bien écrit", enfin t'as pas de petites formules comme t'en mets après pour égayer donc c'est un peu lassant à lire, je trouve. 

Voilà^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Un extrait d'au tranchant du miroir
« Réponse #2 le: 07 Avril 2011 à 13:16:04 »
Merci d'avoir pris le temps de lire et de commenter  :)
"Lui" le bol fumant ???  :o, jamais eu de désir pour un bol, ni fumant, ni tiède dailleurs...  :-¬?
Pour le "par", je justifie, il s'agit du verbe partir...
J'aime beaucoup avoir ton avis, il est interrogatif et me pousse à me pencher davantage sur mon écrit.
Quant à le mettre dans la rubrique "roman", je te remercie, mais j'ai vraiment envoyé un extrait pris en plein milieu, (lui..étant Joakin...) et je ne pense pas mettre mon roman en entier. J'ai voulu participer et me mettre à jour tout simplement. Je chercherais des textes un peu plus courts et qui ne seront pas envoyés hors contexte  ;D
Pour Océane, ce n'est pas mon prénom... donc... de toute façon cela n'a pas d'importance, je ne suis pas fan non plus !!!

Hors ligne ernya

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Re : Un extrait d'au tranchant du miroir
« Réponse #3 le: 07 Avril 2011 à 14:32:17 »
Oula, oui, bien sûr, le verbe "partir" ! j'ai dû fatiguer, XD.

sinon pour le bol fumant :
Citer
Mais ce matin, elle a envie de liberté,  d’avoir le temps de paresser devant un bol fumant… Océane a envie de lui comme s’il ne pouvait que disparaître dans la reprise de sa vie normale. Et la simple idée qu’il disparaisse la rend malade.
en toute logique, le référent d'un pronom se trouve pas loin devant. Donc dans ce contexte, oui "lui" semble référer à un bol fumant, ce qui est assez drôle. Surtout que du coup, pour nous qui ne connaissons pas le début, on ne sait pas du tout qui est ce "il". C'est le problème dont je te parlais quant à tes pronoms^^
Là faudrait mettre le prénom, je pense, ou alors séparer le bol fumant du reste en allant à la ligne, les points de suspension suffisent pas. ^^
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Verasoie

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Re : Un extrait d'au tranchant du miroir
« Réponse #4 le: 07 Avril 2011 à 14:56:29 »
Citer
prend une douche pour ôter définitivement toute tentation à se recoucher

pas “tentation de“ ?

Citer
Presque jalousement, elle jette un regard sur la façade noir de son HLM.

noire

Citer
Son accent directement importé de Madagascar rajoute encore du comique à ses divagations. 

Bof pour “divagations“, elle est pas folle non plus ^ ^

Citer
Qu’il la mettait au monde et que le monde était beau.

Sympa ^ ^

Sinon moi aussi j’ai cru qu’elle avait envie du bol XD


J’aime bien, le style est fluide ^ ^ C’est difficile de juger l’histoire avec un tout petit bout comme ça, surtout pris au milieu, mais c’est intrigant !

Hors ligne Kathya

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Re : Un extrait d'au tranchant du miroir
« Réponse #5 le: 08 Juin 2011 à 21:25:19 »
J'ai pas non plus apprécié la transition "la machine a perdu son rouage"... Sur le coup j'ai cru que c'était le réveil qu'était déréglé...

Citer
le reste n’est que philosophie dont elle n’a pas envie de s’encombrer. Mais ce matin, elle a envie de liberté, d’avoir le temps de paresser devant un bol fumant… Océane a envie de lui
je n'aime pas la répétition...

Le dialogue est pas clair, je me suis embrouillé sur qui parlait.

Sinon ça se lit bien, même si ça s'arrête un peu abruptement, même pour un extrait !  :mrgreen:
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Menthe

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Re : Un extrait d'au tranchant du miroir
« Réponse #6 le: 08 Juin 2011 à 22:30:46 »
Citer
Le cerveau encombré, elle se lève, allume sa radio, s’avale un café, prend une douche pour ôter définitivement toute tentation à se recoucher, s’habille, sort en prenant soin de ne pas faire claquer la porte. 
ça fait très liste, ce type de narration. Soit y'a des détails en trop, soit il faut espacer un peu plus et mettre des trucs entre. Non ?
Citer
la façade noir
noire
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La machine à perdu son rouage intérieur, trois semaines de vacances  déverrouillent les habitudes, alors, elle a sommeil et rêve un court instant de vivre comme ses voisins
franchement, comme ça, à sec, on comprend pas grand chose xD
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d’avoir le temps de paresser devant un bol fumant… Océane a envie de lui comme s’il ne pouvait que disparaître dans la reprise de sa vie normale.
envie de lui, un mec ou son bol ? Parce que si c'est un mec, c'est pas clair, et si c'est un bol, c'est pas forcément la meilleure manière de le dire... lol
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Elle monte dans sa voiture, démarre, roule, l’autoradio lui injecte Rihanna dans les tympans, mais rien ne la percute vraiment.
Pareil, encore un peu de la narration en mode "liste"
Citer
Il faut avoir un rêve pour alimenter la locomotive…
Je trouve ça assez moche, comme c'est dit...
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Les bises sur les joues claquent, les exclamations diverses et sonores, les rires. Tout claque quand
Oui, ça claque, mais le répéter deux fois en deux phrases collées, c'est moyen.
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emprisonne  sa chevelure courte
J'aime pas trop la notion d'emprisonner une chevelure courte. Je veux dire, si elle est longue, ok. Mais puisqu'elle est courte, ça lui change pas tant que ça d'être dans une charlotte... Enfin, tout ça pour dire que la formulation me parait encore une fois un peu bof. M'enfin...
Citer
Le parfait uniforme à l’enlaidissement
je dirais "de l'enlaidissement", même si encore une fois, j'adhère pas des masses à toute la phrase
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qui roule de gros yeux sombres.
euh, je visualise mal en fait.
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Il faudrait trouver des mots simples là où rien ne l’était.
ça, j'ai bien aimé
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avec parfois l’éclat lumineux d’un sourire comme une trouée dans la nuit
ça aussi j'aime bien
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Elle saurait lui dire combien il était beau, mais cela n’était pas suffisant.
ça, ça fait moins bien par rapport au reste ^^
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Il était un tout. Un univers à lui seul.
Ben on dirait que cette phrase, tu l'as piquée ailleurs... Tellement elle fait "déjà-vu"
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Elle, restait sur les bords acérés de ses falaises
Pas sûre d'avoir bien compris l'idée
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A l’image d’une hirondelle qui bâtit hardiment son nid dans un recoin abrupt et inhospitalier,  elle voulait colmater le trou immense qui le faisait souffrir tout en sachant qu’il ne lui laisserait le temps de rien, surtout pas de bâtir.
En fait, là on dirait qu'il a plus besoin d'un maçon que d'une hirondelle lol
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Qu’au risque de se perdre, elle avait eu un besoin impérieux de nouer quelque chose d’elle à lui, comme un germe crève l’écorce de la terre pour chercher l’éclat vital du jour afin de pouvoir grandir.
huu, c'est mignon !
Citer
Qu’il la mettait au monde et que le monde était beau.
je trouve ça cool, aussi
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des tubes qui n’ont plus rien de nostalgiques tant ils sont vieux.
ça aussi j'aime bien
Citer
Radio relique
:mrgreen:
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c’est Vivaldi et son hiver qui joue à lui planter des larmes dans la gorge.
:coeur:

Ben en fait, là je suis partagée. Y'a des trucs que j'ai trouvé vraiment trop cool, et c'est en général toutes les descriptions autour des sentiments d'Océane pour Joakin (berk j'aime pas son prénom xD), et ce qu'ils ont vécu, mais dès qu'on s'ancre dans le présent, c'est comme plus maladroit, moins bien, comme si c'était qu'un décors pour y coller l'essentiel de ce qui veut être dit, et un décors assez bof pour un truc cool.
Je sais pas tellement ce que le reste pourrait donner. C'est presque si ce texte il se suffit à lui tout seul. Je veux dire : l'histoire avec Joakin, tout ça, elle est suggérée mais suffisante... Et comme on dirait que c'est que de ça que tu veux parler, tout au fond, je m'interroge sur ce que l'ensemble du roman donne.
:) Voilà pour moi !
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

 


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