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09 Octobre 2026 à 15:17:50
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » C'est la vie mon ange

Auteur Sujet: C'est la vie mon ange  (Lu 3440 fois)

Hors ligne titib33

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C'est la vie mon ange
« le: 03 Avril 2011 à 12:14:22 »
Première fic ici qui est très noir (contraire à mon habitude). J'en posterai une autre (plus classique disons)  quand j'aurais fini de la remanier. Je précise que pour avoir un texte confore à ma vision, les phrases prononcées par Tool seront en gras. Bonne lecture


Tool: picolle et baise
- Encore un, Goma.


- Dis, tu crois pas qu’arrêter de picoler serait une bonne idée Tool, ça fait deux heures maintenant.


Cet abruti de barman ferait mieux de faire son boulot plutôt qu’ouvrir sa gueule.


- Je picole pas, je m’hydrate !Et magne ta nageoire !

Humains et animaux vivent ensemble dans un sacré bordel. Vaches, piaf, lapin marchent et parlent comme nous depuis une date que même les vieux débris ne se rappellent plus, c’est dire. Moi je suis humain. Enfin Polterien. Le gouvernement préfère nous appeler comme ça plutôt que d’avoir l’air con en citant toute la liste des espèces essayant de survivre dans le trou à rat qu’est Poltera. Ah merde, faut plus dire trou à rats sinon on va encore avoir droit à la manif des ratons qui vont nous insulter de racistes. Trop tard, c’est dit. Pourtant je m’étais dit que je serais un peu plus poli qu’à l’ordinaire mais et puis merde, j’y arriverais pas, je me connais. Pour l’instant, je me bourre la gueule en essayant d’oublier que ma vie de merde consiste à photographier des gens et faire des articles sur leur sale gueule souriante d’hypocrite. Sauf que censure oblige, le texte que j’envoie, c’est pas celui qu’est publié. Non, c’est vrai, faudrait pas désespérer les gens en disant la vérité. Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, ils préfèrent savoir qu’on a sauvé deux cent vies après un tremblement de terre plutôt qu’entendre que les secoureurs sont morts à cause du tsunami qu’a suivi. C’est tellement plus simple, non pas que je sois différent de tous ces faux culs mais moi je la vois, la vérité et, honnêtement, je préférais voir les gens crever en holo plutôt que sous mes yeux. Comme ce mec à qui on a du amputer les jambes parce qu’il était coincé sous des débris. Pas d’anesthésie. Pas de bol non plus, le mec est mort une heure plus tard à cause d’un choc crânien. Drôle.

Là, je bois mon neuvième verre de Votla et ça me prend littéralement le ventre comme si on me mettait un coup de pied dans les burnes. Ventre, burne, pas de rapport, tant pis. Je pense continuer à boire jus de pied jusqu’à m’endormir sur le comptoir qui semble avoir été nettoyé avec du papier cul déjà utilisé.

Je m’emmerde.

Et puis j’ai dit n’importe quoi, c’est pas si mal journaliste, enfin je crois, j’ai jamais été journaliste, je suis un ex taulard qui avait comme rêve de devenir journaliste et qui se console en disant que c’est sûrement un boulot de fiotte. Journaliste. Ça me stresse quand je dis que trois fois journaliste dans la même tirade.

J’ai pas vu le truc arriver. Non pas que j’ai une tête complètement à gerber hein, mais j’ai pas été fait dans le meilleur moule. Surtout aujourd’hui avec mon nez cassé que je dois à un connard de porc. Je suis aussi plutôt costaud, en fait, complètement baraqué. Je bois mon dixième verre, le barman ferme sa gueule maintenant.

J’ai pas vu le truc arriver. Elle, elle est là, me regarde avec ses yeux, assise sur le siège d’à côté. Elle est humaine, a le visage d’un ange. Elle s’approche et me parle. Putain, pourquoi j’ai pas vu le truc arriver. C’était évident pourtant. Je suis con à ce point ? Lla bonne nouvelle c’est que je vais me la faire, la mauvaise c’est que c’est moi qui me suis fait baisé.

- Dis ma grande, c’est pas que j’aime pas les menottes mais j’aime bien avoir les mains libres, tu vois ?


- Ah ouais, sauf que moi, c’est ça qui m’excite le plus « mon petit », dit-elle en baissant sa tête sur mon manche qui commence à relever le museau.


- Ouais, je comprends mai… oh putain, t’es douée !


Je vous passe les détails, je raconterais pas bien. Non, c’est vrai, c’est comme quand on est en train de regarder le cul en holo, il y a pas à dire, c’est mieux quand t’as quelqu’un à côté de toi qui t’astique donc là, je vous le raconte pas. Et puis c’est déjà fini, je viens de faire pleurer le colosse, comme quoi je suis vraiment une bille au lit. Je m’endors.

Je me réveille. Je sens une putain de sensation de vent qui m’ébouriffe les cheveux d’en haut et d’en bas. Ça tire dans les bras. Putain, la gueule de bois que je me trimballe. Ça y est, j’ouvre mes mirettes.


- WOW !


Bon là j’avoue, j’ai eu un moment de panique quand je me suis vu accroché à la gouttière de l’hôtel par un morceau de drap, complètement à poil. Vous savez, c’est un de ces moment où on sait qu’on est mort et qu’une plus grosse merde vous arrive encore dans la gueule. Beh moi, c’est ça, sauf qu’il y en a deux, j’aperçois les flics en bas qui me regardent et je me rends compte que je me parle tout seul depuis tout à l’heure. Putain de vie de merde.
« Modifié: 03 Avril 2011 à 19:09:56 par titib33 »
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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #1 le: 03 Avril 2011 à 12:48:46 »
Salut,

J'ai déplacé ton texte parce que tu l'avais mis dans la section des livres publiés. C'est donc ici la bonne section. Par ailleurs, ton post dans "sommaire" n'allait pas non plus donc je l'ai effacé. Il te suffit de répertorier ton texte dans l'index de cette section.
Voilà ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #2 le: 03 Avril 2011 à 12:54:25 »
Ah d'accord désolé. Merci
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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #3 le: 03 Avril 2011 à 14:00:12 »
Tool: gueule de bois et coup de boule


 - Putain Tool, tu fais chier !

Je peux pas blairer les flics, sérieusement. Dés que j’en vois un, j’ai ma main qui me chatouille. C’est physique. Et là en plus, c’est des ripoux. Et qu’il est en train de me sortir tout son baratin pour m’impressionner. Je fais deux fois ta taille du con. Et puis fais chier, ils auraient pu me donner des vêtement. Le cul sur une chaise, ça colle.

-Tu m’écoutes, connard !

Ok, il vient de me frapper. Pas riposter, rester zen. Oh putain, il vient de m’en remettre une, le suicidaire.

-Salut Zack, je viens te prêter main forte.

-Merci, il est un peu réticent le grand garçon.

-Putain les mecs, vous me faîtes forte impression, par contre, je suis pas totalement convaincu que deux trous du cul soient plus efficaces qu’un seul.

Et bam, une troisième. Bon, celle là je l’avais peut être cherché remarque.

-Je crois que tu te rends pas compte de tes problèmes, mon vieux.

-Si, je me fais interroger par deux cons en uniformes, j’ai une gueule de bois que je ne souhaiterai qu’à vous et vous me frappez tellement que je commence à bander.

-Et le corps qu’on a retrouvé dans ta chambre. Mort.

Alors là, je l’avais pas vu venir. Pourtant c’est classique, un mec se faisant chauffer par une femme, la baise et se fait arrêter par la police après s’être réveillé. J’ai au moins eu l’originalité de finir suspendu à la gouttière de l’hôtel à poil. Les flics me montrent une photo du mec. Un kolaïs. Un coq qui faisait à peu près la même taille que moi et qu’était pas gringalet. On l’avait massacré. Bon j’avais déjà fait pire lors de mon dix-huitième meurtre mais le mec y était quand même allé fort.

-Rassurez-moi, vous avez pas du ramasser toutes les plumes ?Parce que ça a du être du boulot. C’est pour ça que j’ai passé une heure à attendre à l’arrière du véhicule ?


-Tu m’emmerdes Tool. Écoutes, tu me fais tes aveux et on ira pas plus loin, ça t’éviterait qu’on découvre d’autres corps que t’aurais pu laisser derrière toi.

-Tu veux vite rentrer à la maison c’est ça ?Ca passe à quelle heure le cul à l’holo ?

-T’as tant envie que ça de passer le reste de tes jours en taule ?Réfléchis. T’en prends pour dix ou vingt ans et après t’es libre.

Je réfléchis et regarde la tête du mec. Cherche dans ta mém... Oh putain, la gueule de bois. J'ai deux piafs qui crapahutent dans mes oreilles.

-Je le connais pas ton gus qu’est mort.

-Qu’est ce que tu foutais dans cette chambre alors ?

-J’étais avec une femme.

-Une pute?

-Je sais pas. On a fait ce qu'on avait à faire et quand je me suis réveillé, j'étais accroché devant l'hôtel, la bite à l'air. D'ailleurs en parlant de ça, tu pourrais me trouver une veste.

Non, c’est vrai, j’aime pas rester torse nu. Le bas, je m’en cogne mais faut que le haut soit couvert sinon je me sens mal à l’aise.

-Quand t’auras dit la vérité. On a pas retrouvé de fille. Vivante ou morte.

-Écoutes, j’en sais pas plus que toi. Je sais juste son prénom.

-J’écoute.

-Salma.

Il écrit sur sa feuille.

-Et ?

-Et quoi ?

-Son nom ?

-Tu demandes le nom de ton plan cul quand tu trompes ta femme toi ?

Il me lance un regard méchant. J’ai visé juste, il est marié le con. Peut être des enfants. Jamais eu ça moi. Peut être mieux comme ça. Je les aurais nourri à la votla et au khoulov.C'est un humain. Je me demande s'il est marié à une humaine. Ca serait étrange un humain avec autre chose, sauf si c'est une conne là, ça passe mieux, ça serait deux cons.

-Elle est comment ?

-Brune, yeux marrons, grande, fine, putain de beaux seins et elle suce comme une reine.


Il écrit tout ce que je dis.

-Donc, tu rencontres une femme.

-J’étais bourré aussi.

-Complètement torché, tu dors avec elle, tu te réveilles suspendu avec les miches à l’air.

Il pousse un soupir. Ça me gratte les burnes.

-Tu me prends pour une pute ?

-Ma foi, je crois pas.

-Alors pourquoi t’essayes de m’enculer ?Je vais aller te chercher un truc pour t’habiller, mais quand je reviendrais, je veux des aveux ou sinon mon pote et moi, on t’attache à cette chaise et on marave ce qui te sers de gueule. Capici?

Il sort.

 

    Oh putain, le claquement de la porte me fait mal à la tête. Je regarde son pote qui sourit. Je crois qu’il mate mon cul. Je peux maintenant réfléchir un peu. C’était trop beau qu’une femme comme elle vienne me voir, qu’elle se soit intéressée à moi. J’aurais du prévoir. Pourquoi elle m’aurait fait ça et pourquoi elle m’aurait attaché devant l’hôtel ?Non, ça peut pas être elle, elle aurait même pas eu la force de me soulever. Et ce coq. On a voulu m’accuser croyant qu’on mettrait directement au trou un ex taulard sans famille. Le mec a été tué au couteau, précisément, donc tranquillement. Faut que je retrouve la fille. Je vais pas me laisser avoir comme ça, c’est hors de question. Ah, faut que je remette de l’ordre dans ma tête. Le mec qui a fait ça est pas un débutant et on a l’air de s’être donné pas mal de mal pour me faire accuser. Pas mal de mal? Je suis plutôt fier de moi, pour une fois que je trouve un jeux de mot aussi pourri soit-il. Faut que que je sorte.

-Dis, l’incorruptible, combien pour me laisser partir ?

Il me regarde avec un air de cinglé. Un vieux, cheveux gris, moustache, dégueu, qui doit sûrement payer le prix fort pour se faire sucer par les putes. Il se met devant moi.

-Ok, je le refais en articulant : Combien ?


-Sans les dents sinon t’es mort.

Il ouvre sa braguette. Oh l’enfoiré. Son pote tarde à revenir. Si ça se trouve ce fils de pute attends derrière la vitre et regarde en se branlant. Moi j’ai pas trop le choix pour sortir de ce merdier. Je le regarde dans les yeux. Son flingue est calé dans sa ceinture. Il sort son engin. Il contourne la table d’interrogatoire et se met devant moi. Je hoche la tête. Il prend ma tête dans ses mains. Je m’approche. Mes menottes me serrent les mains. Je sue comme un porc. Oh merde, faut vraiment que je perde cette habitude des expressions avec les animaux.

 

    Je crois que j’ai bien visé. Coup de boule dans la queue. Ils ont tellement l’habitude qu’on leur obéisse qu’il s’y attendait pas. Coup de genou dans le ventre. Je cherche la clef des menottes et… eh merde, c’est l’autre qui doit les avoir. Je cours vers la porte et l’ouvre, prends le manteau accroché sur le porte manteau à côté. Je marche, l’air de rien vers la sortie, dans le couloir qui est vide. Une porte s'ouvre. Eh merde on a vu mes menottes. Faut que je réfléchisse. Putain. Le mec de tout à l’heure court vers moi, il va pointer son flingue. Pas d’idée. Fais chier !

 
    J'avais oublié à quel point c'est dur le sol. J’ai l’impression de m’être pris un trente trois tonne dans la gueule mais bon, cette idée de sauter par la fenêtre était peut être pas si mauvaise. La caisse sur laquelle j’ai atterrie s’est ouverte avec le choc. J’ai fait une jolie trace. J’ouvre la portière, ren…Aïe, fait chier, je me suis pris le toit de la bagnole. Je m’assoie. J’entends du grabuge. Sûrement les flics qui se ramènent .Les clefs sont sur le moteur. Bien sûr, faut que je tombe sur une voiture recherchée qu’un connard a du abandonner, à côté du commissariat. Je cumule aujourd’hui. J’accélère. Renverse un flic. Je vais sur la route. Ils me suivent. Plus. C’est fini.
« Modifié: 03 Avril 2011 à 19:14:08 par titib33 »
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Verasoie

  • Invité
Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #4 le: 03 Avril 2011 à 18:44:23 »
Je suis pas très convaincue par le style “grossier“ du début... Non pas que le langage me choque, mais je le trouve vraiment commun. J’ai l’impression qu’en mettant de la vulgarité dedans tu essaies de retranscrire une certaine violence, et l’effet est un peu cassé par le fait que ce soient des mots très ordinaires, au final (merde, con, putain, et répétés plusieurs fois en plus). Du coup ça me déçoit un peu dès le départ, tu pourrais essayer de le faire plus recherché ? (Oui oui, des jurons recherchés ça existe xD Et ça claque ^ ^)

Sinon j’aime bien l’idée de la société où tous les animaux causent, enfin ça m’intrigue xD

Citer
Je pense continuer à boire cette merde jusqu’à m’endormir sur le comptoir qui semble avoir été nettoyé avec du papier merde déjà utilisé.

Je m’emmerde.

Et puis j’ai dit n’importe quoi, c’est pas si mal journaliste, enfin je crois, j’ai jamais été journaliste, je suis un ex taulard qui avait comme rêve de devenir journaliste et qui se console en disant que c’est sûrement un boulot de merde.

Genre ici, bonjour les répétitions de “merde“...

Citer
Journaliste. Ça me stresse quand je dis que trois fois journaliste dans la même tirade.

Alors que ça déjà c’est chouette !


Citer
Je vous passe les détails, je raconterais pas bien. Non, c’est vrai, c’est comme quand on regarde le cul en holo, il y a pas à dire, c’est mieux quand t’as quelqu’un à côté de toi qui t’astique donc là, je vous le raconte pas. Et puis c’est déjà fini, je viens de faire pleurer le colosse, comme quoi je suis vraiment une bille au lit. Je m’endors.

Le présent fait bizarre parce que j’ai pas bien vu quand est-ce qu’on est passés du bar au lit. Sinon le paragraphe est sympa, c’est ce que j’entendais par “vulgarité plus recherchée“ donc je relève ^ ^

Citer
Bon, celle là je l’avais peut être cherhcé remarque

P’tite inattention

Citer
Un coq qui faisait à peu près la même taille que moi et qu’était pas gringalé

Gringalet

Citer
vous me frappez tellement que je commence à bander.

XD Trop bien

Citer
Pas mal de mal? Je suis plutôt fier de moi, pour une fois que je trouve un jeux de mot aussi pourri soit-il.

Pour moi ça compte pas comme un gros mot... Désolée XD

Citer
J’hoche la tête.

Je hoche



Tu pourrais préciser combien de parties il y a dans le texte, combien tu comptes en poster etc ? ^ ^ Qu’on ait juste une idée de la longueur.

Sinon j’aime bien, ça s’annonce sympathique même si le souci de style au début m’embête pas mal, perso, C’est dommage parce que je pense que le reste vaut le coup. Voilà !

Hors ligne titib33

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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #5 le: 03 Avril 2011 à 19:05:42 »
Merci de ton commentaire.

En fait, par exemple la répétition de "merde" que tu m'as cité est fait exprès, c'est pour montrer le côté désordonnée de son esprit, sa "folie" et tout. C'est comme par exemple quand il est au calme, les phrases sont longues, stressé, les phrases sont rapides. J'essaye de retranscrire son esprit, de faire lourd à des fois, car il l'est et je comprends que ça puisse être perturbant, je vais peut être donc diminuer cet effet. Merci pour avoir relevé les fautes, je vais arranger ça si je peux modifier mon texte.

Sans en dévoiler trop, Tool n'est pas le seul personnage principal. Quand à la longueur, c'est pas une histoire exceptionnellement longue mais disons que même quand cette histoire sera finie, on retrouvera Tool autre part.

Merci pour ton commentaire et à bientôt
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Walter Bishop

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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #6 le: 03 Avril 2011 à 19:22:28 »
Tool: Herbe et oublie

    Il fait froid. La neige et la pluie me font l’effet d’une bombe qu’on m’envoie dans la mouille. Ça me réveille et m’excite en même temps. Deux minutes que j’ai sonné et que j’attends dans la pisse de chat en subissant le regard des clodos. J’espère qu’il est rentré au moins. Me faire chopper par les flics, c'est plus avoir de couilles. Je suis même plus certain d’en avoir avec ce froid. Trois minutes. J’ai envie de pisser. Mon cul est posé sur des escaliers. Oh et puis merde, il y a déjà la pisse de chat, je peux bien rajouter la mienne. Soulagement. Des gens me regardent. Je les emmerde du regard parce que je peux pas leur faire un doigt. Mes mains sont prises. Cinq minutes. Je sonne encore. Des putes passent mais me disent rien, elles ont flairé un taureau en costard. Six minutes. Bon là, c’est bizarre. D’habitude, il a trois minutes de retard, grand max. Je vais entrer. En plus, cette porte a pas bien l’air résistante. Du gâteau. Eh merde, j’ai la dalle maintenant. Je me lance. La porte a cédé. Je reprends mes esprits, regarde autour. Il y a quelque chose de pas normal.

-         Eh merde !

C’est pas le bon bâtiment.

 

Rebelote, bon, cette fois c’est le bon normalement. Mon doigt appuie sur le bouton de l'interphone

-         Oui ?

-         Lony, c’est Tool.

-         Tool, bordel, il est quatre heures du mat, tu fais chier.

-         Je sais, je sais. Laisse moi entrer. Je me les gèle.

Il m’ouvre. Je monte des escaliers miteux. Le silence. J’arrive au troisième étage, marche vers la porte entrebâillée, rentre dans l’appart. Il est là, sur son canapé rouge, le regard fatigué et les cheveux coiffés par sa couette. Je lui montre mes menottes.

 

-         Qu’est-ce t’as encore fait bordel ?

-         Rien.

-         Rien ?T’as chopé ces menottes dans un paquet de céréales ?.

-         On a essayé de m’avoir, je me suis pas laissé fai…Oh putain, ma gueule de bois. Il m’en faut Lony. J'en ai besoin.


Sa tête de chien fouille dans son armoire à pharmacie où toutes les étagères se sont barrées. Il prend un truc.

-         Je suis pas sûr que ce soit une bonne idée.  Et racontes moi d'abord!

Je lui raconte et lui prends des mains le sachet, prend un papier dans ma poche, enroule le tout. Il me l’allume. Ahhhhhhhh. Ça fait du bien de tirer un coup. Enfin.

-         Elle est bizarre ton histoire ? T’étais clean quand ça s’est passé ?

-         J’ai rien inventé.

-         J’ai jamais dit le contraire.

Silence. Ma tête se repose.

-         Écoutes je t’aime bien, mais la seule raison pour laquelle t’es libre, c’est que je file de l’herbe à ton juge et aux flics. Je vais pas pouvoir continuer comme ça. Je risque mon job moi.

-         Contrôleur judiciaire. Quel job ?

-         Marrant sauf quand tu te retrouveras au trou, encore. T’as plongé que pour un meurtre. Les autres, t’as récolté de l’intérêt général. Les prisons sont pleines, ils font plus de quartiers en ce moment, surtout pour les ex taulards. T’as oublié ce que c’est là-bas ?

-         Cinq ans là-bas, comment je pourrais oublier ?


Il souffle. Il en a marre de moi. Je peux pas lui reprocher, j’attire les emmerdes. S’il croit que j’aurais pas aimé être tranquille. Merde, à qui je mens là, j’adore ma vie.

-         C’est pas de ma faute. Je vais retrouver les personnes qui ont essayé de me baiser et je vais tellement faire leur fête qu’ils auront même plus la force de hurler. Ni toi, ni personne me fera changer d'avis sur ce coup-là.


J’espère quand même qu'ils crieront. J’adore quand ils crient. C’est plus festif.

-         Écoutes, je suis juste venu pour un service.


Je lui montre mes menottes.

 

On est arrivé. Un réparateur de voltures. Ça fait longtemps que j’ai pas conduit. Pas plus mal, les amendes se rajoutaient aux meurtres dans mon casier judiciaire.

-         On aurait pas pu faire ça chez toi sérieux ?


-         J’ai pas le matos chez moi. Sik !

Un mec, parfait sosie d’une allumette, tourne la tête et nous regarde. Pas méchamment. Dommage. Une petite baston m’aurait fait plaisir. Il s’avance et nous fait un signe de tête.

-         Les menottes du monsieur contre…

Il lui montre un sachet d’herbe. Il a toujours cultivé de l’herbe, depuis que je le connais. Et m’en donne si je me tiens à carreau. J’y ai pris goût mais je suis pas drogué. Je suis juste dépendant de cette daube. Je respecte même les discours écologiques en revenant vers la nature. Je la fume et elle, elle me nique la vie. On est quitte. Le mec nous dit de le suivre. On fait. Le garage est mal éclairé et ça pue la merde. J’ai envie de gerber. Le mec prend sa hache et s’avance vers moi. Un peu trop souriant.

-         T’es sûr de ton coup avec ce mec?

-         Mais oui, t’inquiètes, il m’a jamais entubé.

-         C’est pas l’entubage qui me fait peur, c’est le découpage.

Il regarde mes mains en serrant les siennes sur ce qui me délivrer de ces saloperies de menottes.

-         Attends cinq secondes et tu verras, tu me remercieras.

-         Et ses mains qui tremblent, c'est normal?

-         Pfff, il a du fumer un coup avant.

Il lève la hache.

-         Si je perds un doigt, je te fais bouffer ta hache du con. Tu réponds pas?


-         Il parle pas, il est muet. Un client lui a coupé la langue quand il s’est foiré pour le même boulot qu’il a à faire avec toi.

Il va frapper. Je chie dans mon froc. Il a frappé. Il m’a pas loupé le chanceux et me regarde en souriant. Je fous mon poing dans la gueule du garagiste, fallait que je me défoule. Je sors sous la pluie. Bizarre. Je me sens triste. Peut être la pluie, la neige, le vent, toute cette merde désordonnée qui m’arrive dans la gueule. Cette ville, noire, sombre, violente, sans espoir. Je me perds. Sûrement l’herbe. Mais tout ça me paraît lucide. Trop lucide. Trop de souvenirs. Mon passé me revient en même temps que je foule le sol trempé et crasseux. Sol usé par le proxénétisme, la pédophilie, la corruption, le meurtre. Ça me revient. Merde. Ça me revient.

 

Je lui avais demandé si je pouvais lui parler.

Je viens d’entrer dans la voiture qui démarre.

Elle m’avait répondu qu’elle voyait pas l’utilité, qu’un client l’attendait.

Je regarde la vitre en en ayant déjà marre.

Je lui répondais que moi je le voyais.

Le décor bouge.

Je lui disais que je l’aimais.

Les bâtiments bougent.

Elle me riait au nez.

Pas de circulation ce soir.

Ça m'insupportait.

J’ai…envie d’oublier mais c’est trop tard.

Mes mains autour de son cou.

Je prends ma tête dans mes mains.

Je serrais trop son cou.

Je me sens pas bien.

Morte. Elle était morte.

J’suis pas bien.

Pourquoi elle était morte ?

Je regarde mes mains.

J’avais hurlé.

J’hurlerais pas.

J’avais pleuré.

Je pleurerais pas.

J’avais regretté.

Je regretterais pas.

J’avais oublié.

J’oublierais.

 

-         Ça va Tool ?

-         Non, non Lony, ça va pas mais c'est très bien comme ça.
« Modifié: 09 Avril 2011 à 14:59:54 par titib33 »
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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #7 le: 03 Avril 2011 à 21:19:52 »
un peu trop appuyé le côté "je jure" ; "je bois" ; "j'emmerde le monde qui pu"... "je fume..." "j'suis un dépravé"
même si je n'ai rien d'un  :noange:
Tu as de bonnes idées, il manque juste un petit coup de gomme sur les angles pour arrondir tout ça... et le résultat pourrait être trés bon !

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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #8 le: 09 Avril 2011 à 17:24:08 »
Tool : Aveu et incendie.


    Je pousse la porte crasseuse. Lony me suit de quelques pas à peine. Il a pas l’habitude de venir dans ce genre de coin paumé. Le funky Ricky. Quel nom à chier ! Tellement que je pourrais le dire quand je suis sur le trône pour m’aider à pousser. Le bar dans le quel j’étais le soir où j’ai rencontré Salma. Déjà réouvert. Normal, ici les investigations des flics consistent à prendre le corps, la coke et la thune puis à se casser. Ensuite le patron peut reprendre le taff comme si de rien ne s’était passé. La routine. Je me faufile un passage entre les mecs qui essayent de s’approcher des strip-teaseuses et les alcoolos notoires dont, pour une fois, je ne fais pas partie. Lony me suit toujours. Salma. Je la vois pas. Trop de gens ce soir. Où est cet enfoiré de patron ?Il fait le barman normalement. Ça y est. Il est là Goma.
-   Tool, tu te souviens quand je t’ai dit que ton idée puait la merde ?Beh tu sais quoi, ça va te surprendre mais j’ai pas changé d’avis.
-   Moi non plus Lony. Mais ce con est forcément au courant de quelque chose.    
Mes bras jartent tout le monde. Il sert un verre à un vieux clochard. Un enfoiré m’insulte. Coup de pied dans les burnes et il parle plus. J’accélère le pas. A mon avis il sera pas content de me voir. Lony arrive à peu près à me suivre. Je pousse un putois puis suis devant le comptoir. Goma vient de me remarquer. Il me lâche pas des yeux. Putain j’aime pas quand on me relooke. Il se casse !Mes jambes au dessus du bar. Atterrissage niquel. Qu’est ce que je m’aime à des fois Je le poursuis. Il court vite ce con. J’ai toujours trouvé étrange que tous les animaux aient tous des jambes. Goma, c’est un requin, il devrait pas en avoir. Bon, stop avec les questions existentiels, il court vite ce con. On sort du bar et on arrive dans une rue. Pfouuuu !Il tient la distance, je m’essouffle. Un requin qui bat un humain à la course !Qu’est-ce que je m’aime pas à des fois ! Lony est presque à ma distance. Goma tourne sur une autre rue à gauche. Je le voie plus !Je le voie plus !Je le voie plus !Je le voie !Il rentre dans sa caisse. Il la démarre. Les phares m’aveuglent. Elle commence à foncer vers moi. Grave erreur !
-   Ahhhhhhh !!!!
-   Non Tool !
Paf.

-   Oh merde.
-   T’étais obligé de foncer comme un dératé dans la bagnole putain ! Fais chier ! Est-ce que tu connais au moins le mot discrétion ?!
-   Ouais…Mais je l’ai jamais compris.
Mal de crâne. Encore. Je regarde la caisse qui brûle. J’ai été expansif sur ce coup. Un de mes nombreux défauts, je contrôle pas ma force. Et Dieu de la bière seul sait que j’ai une putain de force. Merde. Goma.
-   Le requin ?Il…
-   A côté de toi, je l’ai sorti quand ça commençait à fumer.
Hahaha, poisson fumé !Encore une blague pourrie que je garderai que pour moi. Bien. Je vais pouvoir vérifier si j’ai pas perdu la main. Il se réveille en plus. Qu’est ce que j’aime ça quand j’ai un peu de chance.
-   Hooo, qu’est ce qui s’est pas…Tool…Tool !
-   Ça va mon pote ?Alors on s’enfuit quand on voit son client préféré ?
Et une marave dans sa gueule pour commencer la discut.
-   C’est que…T’es un peu…un meurtrier, je veux dire…encore. Dans une mes chambres. Et te voir te ruer sur moi, ça m’a pas plus emballé que ça.
-   Ouais je vois.
Je prends dans mes mains ce fils de pute et le mate dans les yeux. Je prends mon regard de pervers social…ou meurtrier en puissance…ou schizophrène sadique compulsivement sadique, au choix.
-   Tu vas me déballer tout ce que tu sais sur le soir du meurtre!Et dans les dix prochaines secondes si tu veux pas finir en bouillie !
-   Je sais rien moi. J’ai juste vu la fille. Vous avez parlé et êtes parti ensemble. Fin de l’histoire.
-   Et le coq ?!
-   Mais il y a pas eu de kolaïs ce soir là, je l’ai vu quand les flics l’ont embarqués je le connaissais pas.
-   Il dit peut être la vérité Tool, pourquoi tu crois qu’il sait quelque chose ?
-   Parce qu’il accepte que les putes viennent dans son bar que s’il connaît qui les embauche. Or Salma était pas une nonne à première vue ni à la deuxième d’ailleurs !
La colère monte, elle bouillit dans mes veines, elle veut sortir !
-   Salma ? La fille ? Mais c’était pas une pute !
-   Du con, tu demandes à toutes les filles qui entre chez toi qui est leur patron parce que toutes les filles qui entrent chez toi, ce sont des putes !Arrêtes de me prendre pour un con !Où est-elle ?
-   Je te le jure, j’en sais rien !
Je le jette par terre. Lui fous mon pied dans la gueule.
-   C’est vrai c’en était une !Écoute, ils m’ont payé un gros paquet le matin et m’ont dit qu’elle serait là jusqu’à qu’un client spécial vienne, ils ont rien voulu me dire d’autre. Ces mecs là me tueraient si je disais quoi que ce soit.
-   Ils te tueraient si tu disais quoi ?!
-   Beh…Pitié Tool, c’était super biz…
Je lui en mets une dans la tronche. Et une deuxième. Et une troisième. Et une quatrième. Le sang coule. Il pue la poisson pas frais.
-   Tool, arrête, ça sert à rien là ce que tu fais.
-   Si, ça me défoule.
Une cinquième.
-   Mais fu comfremps fas. Fa fe dépasse, fa nous défasse tfous les deux. Fe connard fi a fayé, f’est fûrement un lafbin fais il fortait un filius.
-   Un filius ?
-   Mais il y a que les élite qui les porte. Les mecs qui protègent Dubram.
-   Dubram ?Le président ?Le président ?!
-   Héhéhéhé, f’es mort Fool, f’es mort !Héhéhé. Fes mecs là font te refrouver et font te buter.
-   Je viens de lui faire bouffer ses dents et il trouve le moyen de se foutre de ma gueule. T’es maso ou t’es con ?
Je prends mon couteau. Lony me dit non, que c’est pas la peine. En effet, c’est pas la peine mais pourquoi il ne faudrait alors pas le faire ? Rien à battre. Je le plante, lacère, charcutte. Il hurle. Tant mieux. Je le laisse en vie pour qu’il regrette chaque seconde de vie qu’il lui reste.
-   F’étais four fien dans fette hiftoire, f’ai feulement affefté du fognon. F’ai feulement affefté du p…p…pognon !
-   Et moi, j’ai seulement baisé. Tu vois où ça m’a mené.
Il  crève en pleurant. Je réfléchis pendant que Lony me fait la morale. Les gardes du corps du président m’ont dans le collimateur ou même le président lui-même ?Pas normal. Pourquoi se donner autant de mal pour me faire enfermer, pourquoi pas me faire buter directement ?Et Salma ?C'est quoi son putain de rôle?

    Je traîne son corps jusque dans son trou à rats, je le fous dans le placard à balais qu’est assez loin du bar où personne ne vient. Personne ne semble m’avoir vu. Lony me cache de toute façon. Il a toujours pas digéré la mort de Goma. On rentre dans le bar. Les gens sont toujours là. L’explosion de la bagnole les a même pas alerté. Ils continuent leur discussion comme si de rien n’était. Comme une habitude.
-   T’es bonne chérie, tu viens faire un tour ?
-   Bon tu suis ou tu te couches bordel ?
-   Allez deux gros billets et je te fais voir Jésus.
-   Deux martini pour la table du fond où il y a du vomi !
-   Mate son cul à celle là !On pourrait rentrer tous les deux !
-   Les menottes c’est des vraies ?Et le fouet ?
-   Va te faire sucer par un porc !Ho, désolé Pey’j.
-   Je me barre moi. A demain les filles. Vous me rendrez mon god demain.
-   Eh merde, pas réussi à me retenir. Ça a éclaboussé en plus. Eh, ça mousse !
-   Et…Ma femme va me quitter…Elle va emmener les gosses…Les meubles…le chéquier !
-   Alors t’aimes ça ?Comment ça si j’ai une sœur ?
-   Je prends 60 dins la nuit et ça varie selon ce que tu me demandes. Quoi ?Combien je prends pour le mois ?
-   Où est le patron ?
Je me retourne.
-   Je sais pas, il est parti comme une pucelle tout à l’heure.
Je regarde les mecs qui discutent.
-   C’est fâcheux ça. Et il compte revenir quand ?
Je dis à Lony de revenir à la voiture.
-   Je sais pas, il m’a rien dit !
Je me faufile dans l’arrière cuisine.
-   Essayez de l’appeler.
Je mets de l’alcool un peu partout sauf sur la bouteille de gaz histoire que ça explose pas tout de suite.
-   Il répond pas j’ai déjà essayé.
J’allume.
-   Alors on va l’attendre ici.
Je marche vers la sortie. Je regarde toutes les personnes. Je me force à admettre des remords. Je franchis la porte. Je crois qu’un des mecs qui discutaient m’a reconnu, à ma stature sûrement, je le vois courir vers moi dans le miroir. Il porte un filius sur sa veste bien repassée. Je m’arrête sur le trottoir à quelques mètres de la porte du bar, je sors une clope, je l’allume. Il court comme un dératé. Je rentre dans la volture. Il est presque sorti. Presque. Pas de chance. BOUM.
-   Tool, dis moi que c’est pas toi.
-   Non Lony c’est pas moi.
    
    Il me regarde, me hait, en peut plus, jette les clefs, ouvre la portière, sort. Il me dit adieu. Je l’ai poussé à bout. Même pas d’explications où il m’aurait dit que ce que j’ai fait est digne du plus grand salopard de la terre, et où je lui aurai rétorqué qu’on est 8 milliard de bipède sur la terre alors une trentaine en moins, qu’importe. Mais cette discussion n’aura pas lieu. Je jette ma cigarette par la fenêtre, regarde le bar qui brûle. Je prends la place du conducteur. Bonne chance Lony. J’aurais aimé que tu comprennes. Quelques fois, pour faire passer un message, il faut savoir faire des sacrifices et ce soir, sous la pleine lune qui éclaire plus la rue que l’incendie, je lance un message. A tous. Aux larbins, aux hauts dignitaires, à Dieu. Vous voulez jouer à tuer des gens, à tirer partout, à faire couler le sang ?Attendez, J’arrive.


                                                                                                                                                    
« Modifié: 09 Avril 2011 à 17:36:19 par titib33 »
"Rend-toi compte, on m'a privé de 17 ans de ma vie! On m'a pris ma femme, on m'a pris mon fils, on m'a pris mon passé...  et encore aujourd'hui je me sens incomplet..."

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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #9 le: 09 Avril 2011 à 17:27:12 »
Si vous voulez en même temps écouter la musique que j'écoute moi-même quand j'écris, je vous passe les liens:

http://www.youtube.com/watch?v=2dMm-Uvw3OA

http://www.youtube.com/watch?v=cF2hqXiRIuU

ça met dans l'ambiance.
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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #10 le: 09 Juin 2011 à 14:05:21 »
C'était plutôt pas mal, y a de bonnes idées mais j'ai aussi buté sur la vulgarité gratuite du texte. Pas que le style me choque mais ça nuit à la qualité du récit à la longue. Je ne sais pas si la fin est la "vraie fin" mais en l'état, elle aurait mérité d'être un peu plus accentuée ou plus clair parce que là ça fait un peu inachevé.  ::)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

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Re : C'est la vie mon ange
« Réponse #11 le: 23 Juillet 2011 à 22:42:37 »
Non ce n'est pas le dernier chapitre, le prochain est en cours d'écriture. J'ignore quand je le publierai mais certainement pas tout de suite. Cependant, les aventures de Tool vont bientôt se conclure
"Rend-toi compte, on m'a privé de 17 ans de ma vie! On m'a pris ma femme, on m'a pris mon fils, on m'a pris mon passé...  et encore aujourd'hui je me sens incomplet..."

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