Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

28 Avril 2026 à 23:54:11
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Auteur Sujet: Téléscope  (Lu 2466 fois)

Hors ligne Zacharielle

  • Comète Versifiante
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    • au bord du littéral
Téléscope
« le: 01 Avril 2011 à 00:58:13 »
C'est n'importe quoi, ça ne fait pas 5000 mots, c'est n'importe quoi.  J'ai fini d'écrire à 22h30 le 31 mars et je suis trop fatiguée pour faire la mise en forme de la deuxième partie, ce sera pour plus tard. Je ne compte pas la retravailler donc si vous lisez la pièce, que ce soit par curiosité et non par envie d'aiguiser vos ciseaux à critiques, merci x)


Grand’place

L’étudiante, outrée. – Vous !

Le maire. – Oui, oui, moi.

Il continue de marcher sans ralentir.

L’étudiante. – Arrêtez-vous.

On entend une cloche qui sonne midi. Le maire s’arrête pour refaire son lacet, l’étudiante le rejoint.

L’étudiante. – Ce n’est une attitude, ça.

Le maire se relève.

L’étudiante. – J’exige qu’on m’explique, maintenant et de vive voix.

Le maire n’esquisse pas de réponse.

L’étudiante. – Sans délai.

Il regarde sa montre.

L’étudiante. – Ce qui veut dire tout de suite.

Il regarde autour.

L’étudiante. – Ou immédiatement. (Une pause) Sur-le-champ. Séance tenante. Là !

L’ex-maire, au sommet du confort. – Aaah !

Il s’étire comme sorti d’une sieste.

L’ex-maire. – Qu’il fait bon ! Quelle délicieuse journée ! Ah ! Que je suis réjoui ! Oh ! Bonjour, Ophélie. Il la salue cordialement. Comment allez-vous ? Il sourit. Et votre frère ?

L’étudiante. – Monsieur le maire, c’est justement de ça dont je voulais vous parler. Mon frère ne va pas très bien depuis que vous l’avez tué.

L’ex-maire. – J’en suis sincèrement navré. Je peux faire quelque chose peut-être ? Mais vous savez, je n’ai plus beaucoup d’influence maintenant que je ne suis plus maire.

L’étudiante. – Oh, le fourbassier !

L’ex-maire. – Allons, de la retenue. Que vous apprend-t-on à l’Université ?

L’étudiante. – Vous ne seriez plus maire ! Et expliquez-moi par quel moyen on s’échappe si facilement de ses responsabilités ?

L’ex-maire. – … Le bureau de vote.

On entend une multitude de petit tchic et de « A voté ! ». Puis, le brouhaha disparaît.

L’étudiante. – C’est bien ma veine. Il n’est pourtant que midi. Et qui est l’heureux élu ?

(Une amie de l’étudiante entre. Elle aperçoit Ophélie.)

L’ex-maire. – Je n’en ai aucune idée, mais (il s’éclaircit la gorge) il a plus de voix que moi.

L’amie, de loin. – Oh, Ophélie ! Youhou !

L’étudiante. – C’est une amie.

L’ex-maire. – Je vois ça.

L’étudiante. – Dis-donc. Vous ne vous en sortirez pas aussi facilement.

L’ex-maire. – Il n’y a pas à vous en faire, j’ai encore beaucoup de papiers à signer.

L’étudiante. – Je veux dire, à propos du meurtre de mon frère.

L’amie, s’approche. – Tu glandes koâ ?

L’étudiante. – Allons, oustez de là.

L’ex-maire. – Prestement, prestement.

(L’ex-maire sort.)

L’amie. – C’était pas le maire ?

L’étudiante. – Si fait. Enfin, non. Il ne l’est plus.

L’amie. – Ah, c’est gênant pour tes affaires. Comment ça il ne l’est plus ?

L’étudiante. – Il y avait des élections.

L’amie. – Ah oui, c’est vrai. D’ailleurs, je n’ai pas voté pour lui. C’est à cause du devoir de mémoire sur Auguste.

L’étudiante. – Merci de ton soutien.

L’amie. – Sortir avec zéro voix, je trouve que c’est une bonne punition. Mais ça, c’est la sanction populaire. Toi, comment vas-tu le venger ?

L’étudiante. – Je ne sais pas encore. Il faudrait que je demande conseil. Je n’ai pas l’habitude de venger les morts.

L’amie. – Es-tu sûre, au moins, que c’est bien lui le coupable ? L’as-tu lu dans les journaux ? Le fantôme d’Auguste est-il venu te parler ? D’ailleurs, quand le met-on en terre ?

L’étudiante, hausse les épaules. – Tu es fatiguante avec tes questions ! Ce que j’en sais...

(Deux pompiers passent au fond, portant le corps inanimé d’Auguste. Ils posent le frère à terre. L’un des pompiers vient, un papier à la main. L’autre se promène en chassant les mouches.)

Le pompier avec le papier. – J’ai besoin de votre signature.

L’amie, désignant Auguste. – C’est le nouveau calendrier ?

Le pompier avec le papier. – Non, c’est un colis.

L’étudiante. – Oh ! Le sournoiseau, il me l’envoie en recommandé !

Le pompier qui chasse les mouches, du fond de la scène. – Ah ! C’est donc comme ça qu’on s’exprime de nos jours ! Aucun respect, vraiment !

Le pompier avec le papier. – S’il vous plaît, ne perdons pas de temps. Signez, et gardez le colis, il est midi nous devons allons manger.

Le pompier qui chasse les mouches. – Manger manger manger.

L’amie. – Refuse, on ne sait jamais ce que contient un colis suspect.

L’étudiante. – Ce n’est pas un suspect, c’est la victime. Elle signe. Voilà.

Les pompiers s’en vont chercher un sandwich en coulisse. Ils s’assoient au fond et babillent. On entend la fanfare municipale qui s’approche.


L’amie, avec une photo d’Auguste à la main, comparant. – Oh la la, mais on dirait vraiment Auguste. Que lui est-il arrivé ?

L’ex-maire. – Non, vraiment !

L’étudiante, faisant le tour du corps. – Je ne sais pas, il n’y a pas de sang. En fait, on dirait qu’il dort. Je vais demander à la commère Caméra, elle aura sûrement enregistré ce qui s’est passé.

L’ex-maire. – Où avez-vous eu ces sandwiches ?

L’amie, désignant l’ex-maire. – Tiens, revoilà le tueur en série.

Le pompier au papier. – Dans les coulisses.

Le pompier à la mouche. – Une petite Kro pour moi S.V.P.

L’étudiante. – Hon, le tartruffion !

La fanfare arrive. Les majorettes exécutent une danse sur la place. Ophélie reste dubitative tandis que son amie, les pompiers et l’ex-maire ne peuvent retenir leur fan-attitude, ils se mettent à clapoter.

L’étudiante. – Halte !

Un grand silence retombe, avec une vitesse surprenante.

Le nouveau maire, qui est une mairesse. – Allons Ophélie, n’êtes-vous pas comme les autres remplie de joie ? Youpi et tout le tralala ? La ville a un nouveau maire ! Ah ah, c’est moi.

La foule en délire approuve le résultat des élections.


L’étudiante. – Madame la nouvelle mairesse, j’aimerais mieux que la fanfare n’écrabouille pas le corps d’Auguste.

La mairesse, aussitôt. – Ah ! Seigneur ! N’écrabouillez point ! N’écrabouillez point ! Allons, il ne faut point écrabouiller ! Décrabouillez, crapules grouillantes, décrabouillez, par la sainte Niquedouille plus vite, plus vite !

La foule s’écarte mais le corps d’Auguste n’est plus là.

La mairesse. – Ouf donc, voilà qui simplifie les choses. Ainsi va la vie.

L’étudiante, s’étranglant. – Mais il est mort !

L’ex-maire. – Oui, je suis tout à fait d’accord, ainsi va la vie, les jours s’en vont, je démords.

Une majorette. – Auguste est parti !

Une autre. – Trilililili.

Une majorette. – Auguste n’est plus là !

Une autre. – Tralalalala.

Une majorette. – Ne me donnez pas le A !

Une autre. – On te le donne pas !

Une majorette. – A-A-A-A. Ah non.

La fanfare se remet à jouer et s’éloigne avec la nouvelle mairesse. Les pompiers applaudissent à tout rompre. Un calme relatif revient sur scène.


L’ex-maire, se penche, ramasse quelque chose par terre. – Oh, un crâne.

Le pompier aux mouches s’évanouit dans les bras de celui au papier. Ce dernier brasse l’air autour de l’inanimé pour lui faire reprendre ses esprits.

Le pompier au papier. – Je peux difficilement vous féliciter. Voyez son état, bravo ! Du feu, des poutres, des chats kamikazes, mais des crânes ! Nous n’en avons pas l’habitude.

L’étudiante. – Faites voir ? OH MAIS C’EST CELUI D’AUGUSTE.

L’ex-maire, gêné. – Peu probable.

L’étudiante. – Si si.

L’amie. – Ophélie, ce n’est pas le crâne de ton frère, il n’y a pas eu assez de temps...pour qu’il... perde... enfin, un peu de logique ! Par contre on dirait celui de Matthieu, il n’a qu’un cheveu.

On entend le douinc ! des dessins-animés lorsqu’on arrache un cheveu.

L’étudiante. –  Maintenant qu’il n’en a plus, ça pourrait très bien être Auguste. Elle prend une inspiration solennelle. Monsieur l’ex-maire.

Elle jette une moufle.

L’étudiante. –  Je souhaite venger par le sang le meurtre d’Auguste. Devant ce crâne qui est le sien, témoin de mon juste courroux.

L’ex-maire, constatant. –  Que d’agitation.

L’étudiante. – En garde !

Ophélie se met à le poursuivre en battant furieusement des poings.

L’ex-maire, courant, essayant d’échapper à son destin. – Présomption d’innocence ! Présomption d’innocence !

Les pompiers se lèvent pour intervenir. L’un retient Ophélie, l’autre rassure l’ex-maire. L’amie tient le crâne d’Auguste, penaude.

Le pompier à la mouche. – La vengeance, ce n’est pas bon pour les nerfs. Il faut éviter de tuer des gens.

Le pompier au papier. –  C’est sûr, la vengeance, c’est 90% de chance de finir dans un hôpital.

L’étudiante, se débattant. – Traîtrise ! Laissez-moi lui régler son compte !

Le crâne. – Euuuuh.

Tout le monde se fige, sauf l’amie qui rejette vivement le crâne, lequel s’en va rouler dans les coulisses. Ophélie lui court après (elle sort.)

L’amie. – Je ne suis pas ventriloque, je ne suis pas ventriloque !

L’ex-maire. –  Par l’enfer, d’où venait cette voix ?

Le pompier au papier. –  Vos mains, mademoiselle.

Il les examine à la loupe.


Le pompier au papier. – Je ne vois aucune corde vocale qui dépasse, vous pouvez passer.

Elle avance d’un pas.

Le pompier à la mouche. –  Houp là, on ne passe pas.

L’amie. –  Mais votre collègue...

Le pompier à la mouche. –  C’est un distrait.

Il vérifie très soigneusement les mains de l’amie. Y appose un tampon.

Le pompier à la mouche. –  C’est bon, circulez.

L’amie fait un pas.

L’ex-maire. –  Je m’effondre.

Il s’effondre.

L’amie, le soutenant. – Pourquoi ?

Les pompiers retournent à leurs sandwiches.

L’ex-maire. – C’est l’idée qu’on puisse me croire coupable qui m’accable.

L’amie. – Pauvre créature. C’est parce que vous n’avez pas tué Auguste ?

L’ex-maire. – Hélas, non ! Et maintenant, il est trop tard pour le faire.

L’amie. – Je suis un peu perdue.

L’ex-maire. – Comprenez : j’ai menti pendant tout mon mandat, j’ai nié des crimes dont j’étais indéniablement l’auteur, et maintenant que l’occasion m’est donnée d’être franc, honnête, fidèle à ma parole enfin, je suis incapable d’être le coupable de la comédie d’Ophélie ! Ah ! Criante injustice ! Me voilà effondré, je m’effondre donc, vos bras sont confortables.

L’amie. – C’est bien tragique et vous êtes un peu lourd. Il se redresse. Elle réfléchit.Après un silence.  Peut-être que si l’on trouve un autre Auguste... ?

Le pompier à la mouche. – J’en connais un, oui oui.

Le pompier au papier. –  Moi ! Moi ! Je m’appelle Auguste. A l’autre pompier : Merci d’avoir cassé tout le suspense !

L’ex-maire. –  Ah bon ? C’est vrai ? Alors peut-être que vous avez raison, ma bonne amie, peut-être que je peux rétablir l’équilibre en tuant cet Auguste-là.

L’amie. –  Attendez, mais ce n’est pas son frère, ça ne peut pas marcher.

Le pompier au papier, bougonnant comme un mauvais joueur. – Et puis, être tué, je ne suis pas trop pour, personnellement...

L’ex-maire. –  Je peux falsifier certains documents.

L’amie. – Non, je vous rappelle que vous n’êtes plus le maire.

L’ex-maire. –  Alors je vais corrompre la nouvelle mairesse ! Vous venez avec moi ?

L’amie. –  Non, je vais essayer de retrouver Ophélie. Amusez-vous bien.

Ils partent, chacun d’un côté. Les pompiers se retrouvent seuls sur scène. Puis une sirène d’alarme retentit et ils partent eux aussi en courant.



Parvis de la mairie.

Fondu du noir vers la lumière. Une foule grouille et piaille. L’ex-maire arrive sur scène, par le vacarme attiré.

L’ex-maire.– Que de cohue ! Où est madame le maire ? L’avez-vous vue ? Cohue cohue, écartez-vous s’il vous plaît. Quoi ! Que se passe-t-il ?

La foule s’écarte, le pompier à la mouche repousse également la curiosité de l’ex-maire. On aperçoit la mairesse évanouie dans les bras du pompier au papier. L’ex-maire, après avoir un peu tourné en rond, semble enfin avoir une idée.

L’ex-maire, désignant le pompier au papier. – Quel est son nom de famille ?

Le pompier à la mouche. – Laissez-la respirer !

L’ex-maire. – C’est juste une question.

Le pompier à la mouche. –  Laissez-la respirer !

L’ex-maire, suspecte quelque chose. – Êtes-vous rayé ?

Le pompier à la mouche. – Laissez-la respirer !

La foule, scande. –  Où est Charlie, où est Charlie ?

Charlie, se fraye un chemin. –  Coucou me voici me voilà.

La mairesse. –  Ah, ah ! Le silence s’étend sur la foule, pour mieux écouter les propos de la mairesse, je reprends mes esprits. Au pompier. Merci, merci, brave homme. Ah, je vais mieux, merci à tous d’avoir voté pour moi.

La foule, scande. – A VOTE A VOTE A VOTE.

Le pompier au papier. – Le fantôme est parti.

L’ex-maire, curieux, cherche. – Un fantôme ? Où ça ? Pourquoi ?

Charlie repart en toute discrétion.

Le pompier à la mouche. – Laissez-la respirer !

L’ex-maire. – Votre nom de famille ? Interpelle le pompier au papier. Auguste ! Auguste entend enfin le maire. Auguste, quel est votre nom de famille ?

Le pompier au papier. – Secret défense. Ah ! N’allez pas croire que je suis aussi bête que j’en ai l’air !

La mairesse. – Qui, qui donc parle d’Auguste ? Le fantôme est encore là ? Oh je vais défaillir !

Le pompier au papier. – Ne défaillez pas, il n’y a pas de fantôme. Je m’appelle Auguste, enchanté.

Le pompier à la mouche, dégage l’autre pompier. –  Laissez-la respirer.

Le pompier au papier. – Mais c’est moi !

Le pompier à la mouche, hargneux. – Laissez-la respirer !!!

Ils commencent à se battre.

La mairesse. – Monsieur l’ex-maire ? C’est bien vous ?

Elle quitte comme un ressort le sol où elle était tombée pour se jeter dans ceux de l’ex-maire.

L’ex-maire. – Madame le maire !

Ils s’étreignent comme de vieux amis, se tiennent la main en faisant une ronde comme les enfants. Enfin, épuisés, ils s’arrêtent et redeviennent sérieux. Il lui sert chaleureusement la main.

L’ex-maire. – Félicitations, je vous souhaite de bien mentidater.

La mairesse. – Ou ou, merci. Cohue ! Cohue, vous pouvez vous disperser.

La cohue.– Dispersion, dispersion !

L’ensemble bruyant de figurants s’éloigne au pas militaire. Un dernier revient sur ses pas pour lancer des confettis.

Le dernier. – Vive la mairie !

Le pompier à la mouche, exulte, avec du retard. –  ELLE RESPIRE. ELLE EST SAUVE.

Le pompier au papier. – C’est pas trop tôt.

La mairesse, au pompier à la mouche. – Comme au premier jour. Merci, vous pouvez disposer.

Les pompiers s’en vont sans se presser, en discutant de leurs prochaines vacances (ils sortent). Au moment où ils disparaissent en coulisses, Auguste entre sur scène. Les lumières changent, les autres personnages se figent. Malgré tout ce que le lecteur ou le spectateur a pu penser jusque là, Auguste (le frère d’Ophélie, non pas le pompier au papier) est définitivement mort. Il n’empêche que son fantôme existe vraiment et qu’il a l’outrecuidance de venir interrompre le spectacle. Auguste déambule parmi les personnages, en leur toquant sur la tête pour les faire réagir, mais ils ne réagissent pas, alors il arrête son cirque et vient se placer devant, au centre.

Auguste, au public. – Être ou n’être pas... Observe encore derrière lui, comme pour vérifier l’immobilité des autres. Plutôt pas. Visiblement, je suis un fantôme. Il regarde à travers ses mains. Ou alors je rêve.

Immobile lui aussi, il jette des petits coups d’oeil à droite et à gauche. Puis il hausse les épaules et se drape dans sa cape de fantôme.

Auguste. – Fondons-nous dans le décor.

Les lumières redeviennent progressivement normales.

L’ex-maire. – Pourrais-je, madame, sans vergogne vous corrompre ?

La mairesse. – Oh mais sans souci. Quel est votre prix ?

L’ex-maire.– Commençons par l’hameçon, songez à vos leçons.

La mairesse. – Ne pas céder la première fois !

L’ex-maire. – Oui mais le dire il ne faut pas. Allons prendre un café, voulez-vous ?

Alors qu’il se déplacent, bras dessus bras dessous vers la table en fer forgé quelque part sur la scène, Ophélie débarque en colère, suivie par son amie qui porte le crâne et qui est visiblement inquiète.

La mairesse, en parlant d’Ophélie, ou du crâne, on ne sait pas. – Ce cher enfant !

L’ex-maire, en levant les mains puisqu’il est innocent. – Coupable, NON !

L’étudiante. – Il est temps, maintenant, de rendre les comptes !

L’amie. – Rendez-lui, elle ne tient plus.

L’ex-maire se met à compter à toute vitesse, de plus en plus fort, essayant de couvrir le son de la conversation qui suit :

L’étudiante. – Madame, le tribunal !

L’amie, articule soigneusement. – C’est le crâne.

La mairesse, aussitôt. – Le tribunal, le tribunal, convoquez ! Aux coulisses. Convoquez !

Le juge arrive en sautillant car le pauvre a mal à l’autre jambe. Il apporte un panier avec deux avocats qu’il place de part et d’autre d’une table.

Le juge, s’excusant presque. – Le napperon est un poltron. L’avocat de la défense. L’avocat de apéritif.

La mairesse. - Et pour la défense de l’ex-maire ?

Le juge. - Je n’y ai pas pensé.

L’étudiante fait signe à son amie de poser le crâne sur la table. L’amie s’exécute.

La mairesse. – Mais pourquoi chère Ophélie ? C’est une jolie tête que vous avez là, mais je ne vois pas de buffet où elle siérait à merveille, sur cette table, ce n’est pas de très bon goût.

L’étudiante, l’ignorant. - Auguste, mon frère et victime. Elle fait les présentations. Auguste, madame le maire. Auguste, ton assassin. Auguste, le juge, Auguste, mon amie.

L’amie, tente de rassurer les gens. - Ce n’est sans doute pas lui, c’est une métonymie.

L’ex-maire en a marre de compter.

L’ex-maire, se lamentant. –  Où est la protection civile quand on a besoin d’elle ?

Les deux pompiers se ramènent avec un camion de pompier et son échelle en version miniature.

Le pompier au papier. – Zou.

Le pompier à la mouche. – C’est nous.

Le juge. – Commençons par interviewer la victime. Madame la nouvelle mairesse, vous êtes adepte du spiritisme, n’est-ce pas ? Il est possible que le crâne d’Auguste parvienne à appeler son fantôme auquel cas il n’y aura pas besoin de chercher midi à quatorze heures, il nous révélera ce qu’il s’est passé. Si la plaignante est d’accord.

L’étudiante. – C’est topé.

Le pompier à la mouche. – Nous nous occupons du cordon de sécurité. Auguste ?

Le pompier au papier, déroule la corde qu’il avait enroulée autour de son épaule. – Paré.

Fondu vers le noir, sauf les bougies qu’on allume en hâte sur la table.

L’ex-maire, s’éclipsant. – Je vais cueillir du bois, pour le feu.

On entend une musique mystique envahir l’espace scénique, puis des formules magiques emmêlées de commandes au fast-food sortent de la bouche des personnages qui sont en pleine transe. Le fantôme d’Auguste apparaît au-devant de la scène.


La mairesse, dont la voix est amplifiée par un micro, avec un fort accent de roulotte en paille. –  Je vois le château du comte ! Les chauves-souris empiètent, le saccharose en dé gémit !

Le pompier au papier. – Tu vois quelque chose ?

Le pompier à la mouche hausse les épaules.

Irma, finissant dans une résurgence d'accent roumain. –  Voilà. Bricole-causes et pas lait qui bout's.

Elle éclate de rire.

Irma. – Et c’est comme un manège qui réclame son pesant de cacahuètes c’est d’un COCASSE. Le sceau, le seau. IL EST MORT, entends ma voix !

Auguste. – Et au nom de la réduction d’impôts, je vous réponds.

Il se dédrape de sa dignité pour se mettre debout au milieu du cercle.

L’étudiante. –  Auguste !

Auguste. – Oui ! J’ai bien été assassiné. Et c’est par lui !

Le principe, c’est qu’à chaque personnage est attribué un numéro. On tire au dé au début de la pièce pour savoir qui est le coupable. Là, il est temps de se souvenir vite fait ou de lancer le fameux dé du destin si on a oublié de le faire avant. Auguste accuse une personne.

Le pompier à la mouche. – Vite, chassez l’insalubrité, les morts au tombeau !

Le pompier au papier. – Les cadavres à la broche, houp !

Les pompiers se mettent à poursuivre le fantôme Je suis la victime, scande-t-il, tandis qu’au sein du cercle mystique, une certaine désagrégation se produit, en effet, c’est la cohue. D’ailleurs, les lumières reviennent à la normale et tout le monde a des coiffures un peu exotiques (les palmiers sont à ce titre autorisés sauf s’ils viennent achever la carrière de l’acteur à cet instant précis).

L’étudiante. – Vengeance !

Et elle frappe le coupable. Si par malheur l’étudiante est coupable du meurtre de son frère, elle se laboure elle-même, pardon, mais c’est le hasard. Tout le monde court partout jusqu’à disparaître dans les coulisses, dans un chaos improbable. Par exemple, il n’est pas impossible qu’un éléphant arrive sur scène, enroulé dans du papier peint fleuri, demander le chemin pour Saint Jacques de Compostelle en néerlandais (si ce n’est pas trop demander au dompteur, il pourrait venir en bicyclette). Il en va ainsi de tous, sauf des pompiers et du fantôme d’Auguste, sagement immobilisé.

L’ex-maire, revient, avec des sacs plastiques comme s’il revenait de faire les courses. – Pour falsifier des documents, c’est quelle porte déjà ?

Le pompier au papier. – Je ne sais pas. C’est qu’on enfouit un fantôme monsieur l’ex-maire, et c’est déjà bien assez.

Le pompier à la mouche. – Et pas le sien, encore qu’il s’appelle Auguste.

L’ex-maire. – Justement, est-ce que toute cette affaire est réglée ? Est-ce que je suis coupable ?

Les pompiers se regardent. Haussent les épaules.

Le pompier à la mouche. – Non.

L’ex-maire. – Sont-ce les cloches ?

Le pompier au papier. – Oui, monsieur, celles de deux heures trois minutes.

Le pompier à la mouche, sur un ton confidentiel. – Le train pour Genève va partir.

L’ex-maire. – Oh, je préfère rester ici. On est bien, finalement ?

Ils s’assoient. L’amie les rejoint, avec le crâne.

L’amie. – Vous avez oublié ça.

Elle le pose sur le ventre du fantôme d’Auguste, à moins qu’il n’ait plus de tête auquel cas on peut lui mettre le crâne à la place.

L’amie, constatant. – C’était Auguste.

Le ventre d’un spectateur, gargouillant. – Encorbellement. Et point final.
« Modifié: 01 Octobre 2011 à 22:54:59 par Zacharielle »

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Re : Téléscope
« Réponse #1 le: 01 Avril 2011 à 11:30:44 »
Euuuuh... :mrgreen:
Alors.
Que dire sur un délire total ?
J'ai souri quelques fois, j'aime bien le côté farfelu et malicieux, les clins d'oeil à Hamlet, les remarques des didascalies sur la fin.
J'ai eu franchement du mal à suivre dans la deuxième moitié, mais ça vient peut-être de la mise en forme.
En tous cas, c'est très bizarre. Ça me fait un peu penser à la deuxième moitié de la Cantatrice Chauve - quand ça devient trop n'importe quoi. Du coup, peut-être que représenté, ça ferait davantage mouche - encore que je suis pas certaine que ce soit représentable, lol.

En gros, pour mon goût personnel, c'était un peu trop n'importe quoi, malgré plusieurs trouvailles savoureuses... Mais ça reste sympa à lire.

C'est un peu tard (tu vas pas tout reprendre), mais le fait qu'il n'y ait pas de différence typographique entre les noms et les dialogues, ça m'a pas mal gênée à la lecture  :-[

Citer
Ce n’est une attitude, ça.
C'est normal qu'il manque le "pas" ?

Citer
L’étudiante. – Vous ne seriez plus maire ! Et expliquez-moi par quel moyen on s’échappe si facilement de ses responsabilités ?

L’ex-maire. – … Le bureau de vote.
^^

Citer
oustez de là.
C'est mignon ça ^^

Citer
L’étudiante. – Oh ! Le sournoiseau, il me l’envoie en recommandé !
^^ J'aime bien les expressions colorées de l'étudiante.

Citer
L’ex-maire. – Non, vraiment !
Il était pas sorti ?

Citer
L’amie. – Ophélie, ce n’est pas le crâne de ton frère, il n’y a pas eu assez de temps...pour qu’il... perde... enfin, un peu de logique ! Par contre on dirait celui de Matthieu, il n’a qu’un cheveu.
C'est vraiment n'importe quoi xD

Citer
Il vérifie très soigneusement les mains de l’amie. Y appose un tampon.

Le pompier à la mouche. –  C’est bon, circulez.
:D

Citer
Par exemple, il n’est pas impossible qu’un éléphant arrive sur scène, enroulé dans du papier peint fleuri, demander le chemin pour Saint Jacques de Compostelle en néerlandais (si ce n’est pas trop demander au dompteur, il pourrait venir en bicyclette).
xD

Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Téléscope
« Réponse #2 le: 02 Avril 2011 à 12:15:39 »


Citer
La mairesse, dont la voix est amplifiée par un micro, avec un fort accent de roulotte en paille.
Pas compris

J’ai vraiment eu du mal à suivre la seconde partie parce que tout collé comme ça, ça fait braiment mal aux noeinoeils. D’ailleurs, j’ai pas trop suivi la fin, faudrait que je relise.

Sinon, le peu que j’avais entrelu n’est rien comparé à l’ensemble, XD.
Y’a des choses qui sont bien trouvées, surtout avec les pompiers, je crois. D’autres que je trouve moins cool : personnellement, j’ai pas vraiment aimé les « sournoiseau » et autres, parce que je trouve vraiment pas ça naturel, et à la limite mettre « le sournois » m’aurait fait plus rire (bon, certes qprès y’aurait peut-être une saturation de référénces).
J’ai beaucoup le coup du tirage au sort et dasn l’ensemble les didascalies sont cool. Par contre, c’est pas clair niveau mise en scène. Les personnages sortent souvent de nulle part, comme la mairesse, si je me souviens bien, du coup, on bugue un peu à la lecture. Ca fait très cacophonie. Niveau représentation, même si c’est très spécial, on devrait pouvoir s’en sortir, mais il faudrait rajouter les entrées  et les sorties pour les personnages principaux. Qu’on y voie plus clair là-dedans bon sang.

J’ai bien aimé le crâne qui parle, mais moins les autres références. Disons que le maire et Ophélie ne m’ont pas trop convaincue, alors que l’amie et les pompiers, je les ai trouvés sympa.

Voilà, dans l’ensemble, c’est trop délire pour que j’accroche vraiment, mais c’est parce que j’ai vraiment l’impression d’une cacophonie que tu ne maîtrises pas et que donc tout ou presque sort de nulle part, sans raison. Mais y’a quand même des trucs sympa, avec plus d’entrées et de sorties, ça serait plus clair, je pense.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Verasoie

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Re : Téléscope
« Réponse #3 le: 03 Avril 2011 à 19:02:27 »
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On entend une cloche qui sonne midi.

Et bah, ca va etre long ca. :mrgreen: (commentaire inutile)

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L’étudiante. – Allons, oustez de là.

L’ex-maire. – Prestement, prestement.

Huhu

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Le fantôme d’Auguste est-il venu te parler ?

Y'a de l'influence par ici XD

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On entend le douinc ! des dessins-animés lorsqu’on arrache un cheveu.

J'adore l'ecrivain tentant vainement de transmettre au metteur en scene ses desirs quant a la piece XD "mais si vous savez ca fait doing, comme quand on arrache un cheveu, c'est tres important, exemple episode 27 de Minus et Cortex..."

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L’ex-maire. –  Je m’effondre.

Il s’effondre.

Je sens la moquerie

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La foule, scande. –  Où est Charlie, où est Charlie ?

 :coeur:

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c’est d’un COCASSE.

XD

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Le principe, c’est qu’à chaque personnage est attribué un numéro. On tire au dé au début de la pièce pour savoir qui est le coupable.

MDR

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(si ce n’est pas trop demander au dompteur, il pourrait venir en bicyclette).

XD

Comme les autres, un peu trop delire pour que j'accroche tout a fait, mais c'etait sympa a lire, et je pense que si tu developpais toute une piece avec l'idee du tirage au sort, ce serait trop OUF XD. Voila. Ah et je vois pas le rapport entre le texte et le titre mais je kiffe le titre. :mrgreen:

Hors ligne Jezy

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Re : Téléscope
« Réponse #4 le: 13 Avril 2011 à 20:06:32 »
Bon alors, j’avais lu le début y a quelques temps, ca m’avait semblé bien délirant mais assez compréhensible quand meme, un coté onirique enfin bon, et puis surtout envie de savoir le fin mot de l’histoire…
Et puis la deuxième partie pas du tout mise en forme m’avait coupé net – après tu parleras de moi tiens !
Mais là, je vais quand meme finir…

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L’ex-maire. – Votre nom de famille ? Interpelle le pompier au papier. Auguste !
Ok, là je comprend pas du tout cette phrase, enfin si avec le recul, mais la faute a la mise en forme fait qu'on galère.

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Le juge arrive en sautillant car le pauvre a mal à l’autre jambe. Il apporte un panier avec deux avocats qu’il place de part et d’autre d’une table.
Je crois que le coup des avocats, c’est ce qui m’a fait le plus rire, meme si tout au long de la pièce j’adore les icohérences qui n’interpelle personne (genre les changements d’humeur des pompiers, etc).

La fin… la fin, disons qu’elle fait pas vrai fin, du coup c’est frustrant. Sinon, c’était cool comme délire ^^
J’l’imagine bien joué par Claire lol (faudra lui proposer tiens !)
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Re : Téléscope
« Réponse #5 le: 13 Avril 2011 à 23:54:48 »
Yaaaahhhh, moi j'ai trouvé ça TROP TOP ! J'me suis bien esclaffée (surtout le coup des deux avocats - mort2lol quoi !).
Dans le genre absurde, j'ai pas trouvé ça too much. Enfin, si, c'est excessif, mais c'est aussi le ton que tu donnes à l'ensemble, et c'est justement ce qui me plait ! =D Moi je le verrais bien en scène huhu
Juste la fin qui fait un peu (trop ?) cacophonie qui pourrait être retouchée, histoire de clarifier un peu.
Sinon, c'était juste trop kiffant =D :coeur:
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Zacharielle

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Re : Téléscope
« Réponse #6 le: 14 Avril 2011 à 07:50:21 »
Merci Menthe, tiens, voilà ton chèque.

lol

tant mieux si ça t'a plu ^^

Désolée pour la mise en page. J'espérais qu'à force de ne pas être remonté, ce texte qui est effectivement pas-travaillé, également dans une mise en page insupportable (surtout la deuxième partie, écrite parce qu'il fallait finir.... j'ai eu tellement de mal.... du coup j'ai pas cherché trop loin) resterait dans le trou noir textuel auquel il appartient de droit.

@Jez : OK pour la fin, moi aussi j'étais curieuse de la connaître, je n'en avais aucune idée (d'ailleurs, ça se voit, non ?) merci pour ta lecture et ton gentil commentaire. Joué par Claire ? Pourquoi pas lol

@Vera : ah, j'avais pensé à ça (pour les cloches). Merci. Le tirage au sort est une idée de la fin (pourra en témoigner mes compagnons de rush final), mais je pense que c'est mieux comme ça, ça fait au moins un truc original dans la deuxième partie.

@ernya : Pour ta citation : c'est pour l'accent roumain... tu sais... OK pour les entrées et les sorties, c'est vrai que comme c'est pas indiqué, moi-même je rajoutais des personnages alors qu'ils étaient déjà sur scène. Relou. Quant aux personnages, moi je l'aime bien le maire lol (enfin, l'ex) mais tout ce peuple est un peu plat, bon. Merci pour ton commentaire.

@Milora : Merci, oui, la deuxième partie part vraiment en couille c'est affligeant mais j'ai relu un milliard de fois le début, jamais le reste, du coup, y'a un certain déséquilibre et, si je laisse aller les doigts, vous savez très bien que ça donne quelque chose de nawak. Enfin disons que la pièce n'a pas beaucoup d'ambition lol donc c'est très bien comme ça, ça l'oblige à rester à son humble niveau.


Hors ligne Jezy

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Re : Téléscope
« Réponse #7 le: 14 Avril 2011 à 10:54:49 »
Lol je rebondis sur le "Claire", je parle de la mienne pas de la tienne - tu l'auras surement compris.
Ca me fait rire aussi pasque la pièce qu'on a été voir avec Andy était du genre "théatre de l'absurde" mais incompréhensible, vraiment, la logique n'est pas celle du commun des mortels et reste inacessible au spectateur, du coup c'était frustrant on avait l'impression que l'auteur avait sorti un recueil de nouvelle et mis des phrases les unes en dessous des autres, genre "la troisième ligne de la page 47, suivit de la douzième de la page 59, puis je prends le début de dialogue de... ha zut on sonne. Tiens je vais l'écrire... "on... sonne..." voilà !"
Bref, j'avais pas du tout aimé.

Or toi, c'est de l'absurde compréhensible, on voit comment les persos on fait leurs associations d'idées, meme si ca parait complétement aberrant. Donc je préfère de très loin ta pièce  :huhu: et toi aussi on te jouera au Phenix, un de ces quatre. Na !
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Re : Téléscope
« Réponse #8 le: 15 Juin 2011 à 22:09:22 »
J'ai beaucoup aimé. Beaucoup de bons mots m'ont fait sourire, y a plein de bonnes idées. ^^

J'aime beaucoup le déroulement de la fin avec le tirage au sort et l'opposition entre l'ex-maire et l'étudiante. C'était vraiment sympa à lire et complètement délirant.  :D
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Re : Téléscope
« Réponse #9 le: 17 Juin 2011 à 13:44:08 »
Bon, bah au moins ce truc aura eu une utilité : le remontage de texte !  :)

Or donc, lu !
 Ben moi j'ai aimé, justement, le côté (le côté ? Les côtés, là, carrément :mrgreen:) nawakesque, parce que c'est igolo et que j'aime bien l'absurde en général.
Comme j'ai pris mon temps pour lire c'était chouette.
Bon, sinon je vais pas faire de relevé détaillé, mais voilà, j'ai souri et même ri, ce fut un moment sympathique entre l'épreuve d'histoire-géo et des révis de maths XD (j'm'y mets dans dix minutes, si si... :-¬?)
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
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Re : Téléscope
« Réponse #10 le: 17 Juin 2011 à 16:34:38 »
Bah merci les enfants, j'en demandais pas tant xD Je suis contente que vous ayez pu passer un moment de lecture amusant  :mrgreen:

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Re : Téléscope
« Réponse #11 le: 01 Octobre 2011 à 22:42:30 »
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L’ex-maire, au sommet du confort. – Aaah !
j'adore l'italique

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L’étudiante. – Oh, le fourbassier !
fourbassière !

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L’étudiante. – Allons, oustez de là.
c'est rigolo comme verbe

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L’étudiante. – Oh ! Le sournoiseau, il me l’envoie en recommandé !
hahaha je te l'entends dire, le sournoiseau, hahaha, avec le ton outré et vieillot

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L’étudiante. – Hon, le tartruffion !
celui-là est bien aussi mais je le comprends moins

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La mairesse. – Ou ou, merci. Cohue ! Cohue, vous pouvez vous disperser.
hahaha cohue cohue

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Irma, finissant dans une résurgence d'accent roumain. –  Voilà. Bricole-causes et pas lait qui bout's.
aaah je m'attendais pas à me trouver là !

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IL EST MORT, entend ma voix !
entends ?

Je sais pas si j'étais assez attentif pour tout saisir et tout apprécier, mais j'ai bien kiffé les moments que tu t'es amusée à écrire, genre avec toutes les petites inventions de vocabulaire, hahaha sournoiseau quoi. Sinon c'est vrai que j'ai pas vraiment senti de vraie grosse structure derrière tout ça, et que c'était un peu écrit au tout-venant (enfin je me trompe peut-être). Quoi qu'il en soit, comme dirait Toto, cété rigôlô ! les références à Shakespeare sont sympathiques !
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Hors ligne Zacharielle

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Re : Téléscope
« Réponse #12 le: 01 Octobre 2011 à 22:57:35 »
Non en effet il n'y a pas de structure. Le principal c'était un peu de nhumour. Merci d'avoir lu et d'avoir eu ces réactions amusées x)

 


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