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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ce Lion que j'aime

Auteur Sujet: Ce Lion que j'aime  (Lu 1984 fois)

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
  • Messages: 597
Ce Lion que j'aime
« le: 19 Mars 2011 à 19:24:42 »
Bonjour,
La dernière fois, j'étais de passage et donnais mon avis sur l'un des Textes de Vera. Et voici que je reviens encore, pour vous prouver que ma plume ne se situe pas six pieds sous terre.

En espérant que ce texte vous plaise,


Ce lion que j'aime


Entends-tu la corne de brume, dans le lointain ? Peux-tu distinguer autour de toi l'ombre des chauves-souris, dont le vol irrégulier déchire le brouillard ?

   Julie presse l'allure.
   Ses pas résonnent sur le bitume glacé qu'éclairent des réverbères épars, à demi-étouffés par la brume. Ses ombres rayonnent autour d'elle, tandis qu'elle progresse dans l'étroite rue.
   Elle est transie de froid. L'air humide, au goût de soufre, lui colle au palais, à la gorge, aux poumons. Elle respire péniblement. Pourtant, elle accélère le pas. Il doit être près de minuit. Elle marche déjà depuis des heures à travers la ville.
   Il lui faut du temps, mais elle est sûre d'y parvenir. Elle sait comment provoquer ses crises.
   Enfin, elle le sent arriver. Le malaise. Son ventre se tord, elle est prise de vertige. Alors, elle s'assoit par terre, sur le trottoir.
   Personne ne peut la voir, elle est seule.
   Seule, si ce n'est une voiture qui passe à côté d'elle en trombe, fugitive éphémère.
   Julie n'en a que faire. Elle tremble, et doit s'y reprendre à trois fois pour déchirer, de ses doigts gelés, l'emballage du carré de sucre qu'elle conservait dans sa poche.
   Julie ne bouge plus du tout. Elle ne perdra pourtant pas connaissance, elle en est presque sûre. Elle n'a plus qu'à attendre, quelques minutes encore, que le sucre fasse son effet.
   Hypoglycémie. Le mot franchit ses lèvres. Pour elle-même, elle le murmure. Hypoglycémie. Depuis qu'elle a appris à la maîtriser, elle a moins peur, moins peur de la mort.
   Hypoglycémie, une crise durant laquelle, bien souvent, elle s'effondre face aux autres. Qu'ils aient pitié d'elle, qu'ils aient pitié.

   Entends-tu le doux murmure du vent sur mon corps ? Perçois-tu ma présence, tout près de toi ? Je suis là, et je te contemple. Je t'ai suivie.
   Mais voilà que je dois partir, déjà.

*

   Julie est rentrée sans bruit chez ses parents, dans une petite maison juchée au pied de la montagne,
en bordure de la ville. Le lendemain matin, tandis que la jeune fille s'éveille, sa mère l'embrasse sur le front. Elle lui apprend que son professeur de violon sera là dans l'après-midi.
   Ce jour-là est un mardi, tout le monde travaille. Même Julie, qui suit des cours par correspondance depuis qu'elle a cessé de se rendre au lycée.

   La jeune fille soupire. Le soleil décline déjà, pourtant son professeur n'est pas venu. Surpassant sa déception, elle inspire un grand coup et se saisit à nouveau de son archet. Elle entonne The Wearing of the Green, se laisse entraîner par l'air joyeux, se surprend à sourire. Seule la musique est encore capable de lui rendre un peu de sa gaieté. La musique, et l'amour.
   Tout en jouant, Julie se rapproche de la fenêtre. La lumière dorée l'éblouit un instant, et fait briller une gravure sur le bois du violon – un lion. Ce dessin, c'est Julie qui l'a voulu car, à ses yeux, le noble animal représente tout ce qu'elle aime.
   Enfin, la jeune fille parvient à distinguer l'immeuble où vit ce garçon qui lui plait.
   Alors, les notes s'élevant, elle se prend à rêver.
   Elle songe qu'elle pourrait l'aborder, au détour d'une rue, à la boulangerie, qu'importe. Elle ne connait même pas son nom.
   Pourtant, elle sait qu'elle serait incapable de parler, ses mots demeureraient en travers de sa gorge, gênants, honteux. Elle n'oserait pas.

   Un cri lointain vient rompre le fil de ses pensées.
   Julie se penche à la fenêtre. Elle a posé son violon sur le parquet. Des yeux, elle cherche fébrilement l'auteur du cri. C'est à peine si elle se rend compte qu'elle ne respire plus.
   Derrière sa fenêtre, en simple spectatrice, elle aperçoit une forme sombre perchée au sommet de l'immeuble. La silhouette, coincée entre le soleil et un nuage, fait comme un trou dans le bleu du ciel. Puis, à une infinie lenteur, elle commence à basculer.
   Elle chute, et disparait à la vue de la jeune fille, qui se penche en vain, sans parvenir à contourner du regard les immeubles. Une chute de quatre étages.
 
   Penche-toi, penche-toi davantage encore...
   Il ne s'en faut plus que de très peu pour que tes pieds ne quittent le sol, et que tu ne perdes l'équilibre. Si tu bascules, tu seras incapable de te rattraper.
   Alors, je te cueillerai au sol. J'envelopperai ton âme, et tu n'auras plus ni froid, ni peur. Tu ne seras plus seule, plus jamais seule. Tout prendra fin.
   Il s'en faut de si peu... Encore un peu...


   Je t'attends, Julie. Je suis ici pour toi, et toi seule.
 
   Julie fait volte-face. Elle traverse la pièce en courant, déboule dans l'escalier, jaillit sur l'avenue. Pieds nus - mais qu'importe ! - elle se précipite en bas de l'immeuble, quelques rues plus loin. Une foule agitée et bruyante lui cache le corps. Paniquée, elle se faufile entre les badauds sans leur épargner quelques coups de coude, ignorant les protestations outrées.
   Peu importe ces imbéciles. Qu'ils se repaissent donc de violence, ils en ont toujours été gavés. A leur mine répugnée, on devine trop bien la curiosité malsaine qui les anime. Elle, c'est au cœur qu'elle souffre.
   Julie aperçoit le visage du garçon, ravagé par les larmes.
   Mais le corps étendu n'est pas le sien.
   Alors, Julie s'immobilise, face à lui qui ne la voit pas. Elle prend soudain conscience qu'elle n'est d'aucune utilité. Elle n'est qu'une inconnue. On entend déjà les sirènes de l'ambulance au loin. L'odeur de rouille du sang emplit l'air. Il n'y a pas un souffle de vent.
   Pas à pas, tremblante, Julie recule. La foule s'écarte sur son passage, mais elle ne le remarque
même pas. La tête lui tourne.

   Tu faiblis, je m'approche. Prêt à te guider dans la mort.
   Je cherche ton regard, l'ambre de tes yeux. Tu sembles perdue.

   Je crois que plus je te vois vivre, moins je désire que tu meures. Suis-je le seul à pouvoir lire la peine dans ton regard ? Ton chagrin a l'infinie profondeur de l'obscurité qui s'est immiscée dans ton cœur.
   Tu as besoin d'aide. Mais personne ne bouge.


   Julie s'effondre sur le bitume rugueux. De petits graviers s'enfoncent dans les paumes de ses mains, la sueur perle sur son front brûlant. Son crane cogne contre le sol dur. Elle tente de garder les yeux ouverts,
mais un fourmillement de taches noires recouvre déjà son champ de vision.
   Elle esquisse un dernier geste, presque convulsif, en direction du ciel.
   Elle sombre.
  
   J'ai cru que tu voulais me toucher. M'aurais-tu entendu ?
*

   Lorsque Julie s'éveille, alitée, elle sursaute. Ses yeux s'écarquillent.
« Où est-il ? s'écrit-elle. Où es-tu ? »
   Elle se redresse, pour s'apercevoir que personne ne se tient devant elle. Elle se trouve dans une chambre d'hôpital, elle vient de parler seule. Elle s'en aperçoit et, la fatigue aidant, une pointe de rouge vient se diluer
dans le rose de ses joues.
 « C'est à moi que tu parles ? »
   La voix est mélodieuse.
   Un rayon de lumière tombe sur le lit du garçon, disposé à l'angle de la pièce. Se pourrait-il que ?...
   Julie se tourne vers lui. C'est bien le même garçon. Celui de l'immeuble.
 « Tu n'étais pas blessé, que fais-tu à l'hôpital ? »
   Aussitôt, Julie s'en veut d'avoir posé une question si futile. Mais peut-être valait-il mieux cela que de ne
rien dire. Elle veut entendre à nouveau le son de sa voix, pouvoir se convaincre qu'il est bel et bien là, à côté d'elle, réel.
 « J'ai perdu connaissance peu de temps après toi, lance-t-il, âpre. J'étais en état de choc. Mais, comme tu le vois, au contraire de toi, j'ai échappé au turban.
- Comment va cet homme, celui qui est tombé ? demandant la jeune fille en portant une main au bandage
qui enveloppait sa tête.
- Mon père ?  »
   Le silence, quoique bref, semble s'éterniser. Sur le rebord de la fenêtre entrouverte, un moineau se pose.
 «  Il est dans le coma, reprend le garçon, plus doucement, ravalant la colère que lui inspire sa propre détresse.
- Ah...
- Maël. Et toi ? »
   Julie apprécie son habilité à dépasser la gêne de la précédente question. Elle lui donne son prénom. Il le trouve joli. Pas autant que Maël, répond-elle, le regard vague. Elle se sait maladroite, mais qu'importe. Malgré les circonstances, il lui est si agréable de parler avec lui. Et puis, si elle a le pouvoir de lui permettre de penser un peu à autre chose, c'est bien assez pour elle.
    Elle en est heureuse.
   Seule subsiste une ombre sur son âme, l'étrange impression d'avoir croisé un regard au moment de perdre
pied dans la réalité. Un regard doré.
*

   Le lendemain, Julie est autorisée à quitter l'hôpital. Ses parents sont venus la chercher, tous les
deux ensemble, pour une fois. Des cernes soulignent leur regard inquiet. Ils couvent leur fille des yeux, tandis qu'elle empoigne son sac et se dirige vers eux sur la petite allée de graviers qui crissent sous ses pas, devant le bâtiment. Ils ne lui ont pas rendu visite durant sa journée à l'hôpital. Ils ne supportent pas ce lieu. Quand elle était petite, Julie ne pouvait s'empêcher de penser que c'était un prétexte, et qu'ils ne l'aimaient pas. Maintenant, peu lui importe.
   Une chose est certaine, elle reviendra. Car Maël sort à son tour, demain.

   Il est huit heures, Julie attend, debout sur les marches de marbre blanc. Non loin, un oiseau chante. Elle s'est simplement vêtue d'une robe rouge et d'un manteau crème et blanc. Aujourd'hui est le premier jour du
printemps. Le vent frais soulève ses longs cheveux châtains, dépose un voile pastel sur ses pommettes et ses lèvres. Elle est belle.
   Enfin, Maël apparait derrière la porte de verre, qu'il pousse. Personne d'autre ne l'attendait.
   Julie le salue, propose de l'accompagner jusqu'à chez lui. Il accepte, tâchant de masquer sa tristesse.
« Tu reviendras, demain ? Pour voir ton père.
- Oui, je viendrai chaque jour avant les cours.
- Est-ce que... Enfin, si tu veux, je pourrais t'accompagner. »
   Tout en marchant, il lève vers elle un regard surpris.
« Tu voudrais, vraiment ? »
   Elle ne répond pas, mais son regard profond en dit plus long que n'importe quels mots. Maël est pris d'une sensation curieuse. C'est comme si elle devinait ce qu'il pense. Il sent s'alléger le poids de la solitude.
« D'accord. Ça me ferait vraiment plaisir. »
*

   Julie, je suis seul. Terriblement seul.
   Je sais que cela signifie que tu vas
mieux.
   Mais je voudrais pouvoir sentir ta présence, encore.
   Mon empire n'est rien sans toi, le royaume des âmes n'est que néant, et le chemin de lumière que j'ai tracé pour toi me semble s'évanouir doucement.


   J'étais là pour conduire tes pas après la vie, je m'aperçois que tu as fait demi-tour. Tu ne me rejoindras pas, n'est-ce pas ? Ou dans longtemps peut-être, si longtemps que tu ne seras plus la même. Si longtemps que je serai comme les autres, aigri par le néant. Et vide. Terriblement vide de sens et de pensées. Mon apparence aussi, celle que tu aurais tant aimé, se sera effilochée dans les brumes de l'absence.
*

« Julie, je peux te réciter un poème ? »
   La demande témoigne d'une telle tendresse que la jeune fille s'abstient de toute question. Maël s'approche. Julie est assise dans l'herbe, dos contre l'un des arbres du parc. Alors, il s'installe en tailleur devant elle. Les branches qui les surplombent sont couvertes de fleurs blanches au parfum sucré de miel, tout autour d'eux les papillons s'éveillent. On croirait entendre le battement souple de leurs ailes.
   Quelques semaines se sont écoulées, déjà, depuis que Julie et Maël se sont rencontrés. Depuis, ils se voient chaque jour, le matin d'abord, puis le soir, ici-même, parmi les arbres.
   La jeune fille ne manque pas de remarquer la soudaine timidité de son ami. Un éclair de lucidité traverse son esprit, et elle comprend ce qu'il s'apprête à faire. Elle hésite à le laisser continuer. Elle ne souhaite pas commettre d'erreur, qu'elle regretterait.
   Un regard doré traverse ses souvenirs. De manière imperceptible, elle secoue la tête. Ce n'était qu'un rêve. Elle ne peut s'accrocher à des songes.
   Alors, elle plante ses yeux dans ceux du garçon, et lui sourit. Il n'attendait que cela. Pour elle, il déploie ses ailes et s'envole, porté par la mélodie de mots qu'il prononce à voix basse, comme un secret. Presque en chantant.
« Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches,
Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches,
Et qu'à vos yeux si beaux l'humble présent soit doux...
- Je ne t'avais pas dit aimer Verlaine, le taquine-t-elle, sincèrement surprise. Comment as-tu su ? »
   Il ferme un instant les paupières, s'appliquant à maîtriser le tremblement de son corps. Son regard à elle, alerte, brille tandis qu'il prend sa main dans la sienne.
   Leurs souffles se mêlent. Avec tendresse, ils s'embrassent.
   Sur les yeux dorés, les paupières se referment.

   Puis se rouvrent.
   Malgré le silence paisible, le bonheur qu'exprime le visage de Maël, une ombre voile le regard de Julie. Le garçon ne manque pas de s'en apercevoir.
« J'ai peur de ces instants durant lesquels tu t'échappes, trop loin pour que je puisse te suivre », murmure-t-il.
   Elle veut le rassurer, n'y parvient pas. Alors, elle se demande pourquoi elle ne peut tout simplement l'aimer, sans douter. Sans avoir l'impression de le trahir à chaque fois qu'elle pense à la voix qui l'a accompagnée, le jour où elle a vu le corps du père de Maël étendu sur le trottoir. Pourquoi elle ne peut chasser les ombres qui habitent son âme, aussi sombres que le regret, le remord et leur terrible allié, le doute.
   Les nuages, d'un blanc parfait, s'étirent dans le ciel d'azur piqueté de mille points bruns, mille étourneaux. Les oiseaux guillerets tourbillonnent si vite que l'œil ne peut les suivre. Leurs gazouillis semblent tout à coup emplir tout l'espace, si puissants qu'ils en vrillent les tympans. En écho à leur vol, le vent se lève et balaye fougueusement les hautes branches. Les arbres ploient sous la bourrasque. Partout volètent des pétales arrachés aux fleurs nouvellement écloses.
   Julie se lève.
   Pour la première fois, elle n'invite pas Maël à se redresser à sa suite en lui tendant la main.
   Elle se contente d'une vague excuse, le froid peut-être, ou la fatigue, qu'importe. Ils se reverront le lendemain, assure-t-elle. Il veut la retenir. Il cache si bien son trouble – sa tristesse ? –  que Julie est prise de l'envie de pleurer. Elle n'a pas le droit de le blesser. Il ne lui appartient pas.
 « Tu n'as pas besoin d'essayer de me suivre, Maël, assène-t-elle malgré tout, au prix d'un grand effort. Alors,
abstiens-toi de le faire. »
   Un instant plus tard, elle disparait sur la petite allée de pierres blanches, l'ombre des grands arbres
effaçant peu à peu les contours de sa silhouette.
*

« Parle-moi. Parle-moi, s'il-te-plait. Je sais que tu existes. Je crois que... »
   Debout au sommet de la montagne qui surplombe la ville, à deux pas du précipice, Julie tremble. Elle a un peu marché pour venir jusqu'ici, mais sa faiblesse n'est pas due à la fatigue, ni au froid.
   Dans ses mains serrées, elle tient une plante, cueillie peu avant, sur le bord du chemin. De la ciguë. Assez pour que ce soit létal.
   La jeune fille semble à bout de forces. Si ce ne sont ni la fatigue ni le froid qui la paralysent, ce ne peut être que la peur. Une peur immense, qui la dévore toute entière. Et pourtant, Julie ne recule pas. Car elle devine que la folie qu'elle va commettre est le prix à payer, le seul moyen de s'approcher de celui qui ne quitte plus ses pensées.
« Je crois que je t'aime », murmure-t-elle encore, comme à l'adresse du vent.
   La jeune fille porte la fleur fragile à ses lèvres pâles. Avec application, elle entreprend de la mâcher. Devant elle, le gouffre immense paraît l'appeler, tout comme, au loin et en contrebas, la vallée du versant.
   Son regard se porte sur l'horizon. Dans sa poche, son téléphone vibre. Elle n'esquisse pas le moindre geste.

   Julie...

   L'interpellée sursaute.
« Où es-tu ? Je veux te voir. »
   Tu ne le peux pas. Pas encore. Qu'as-tu fait ? Je sens que je deviens plus tangible à tes yeux, au fur et à mesure que ta vie te fuit... Assieds-toi, tu risques de chuter.
« Qui es-tu ? »
   Sa voix tremble. Finalement, elle s'assoit, les jambes en coton. Le violent poison commence à faire effet. Et, ce faisant, le ciel s'assombrit. Bientôt, la nuit sera tout à fait tombée.
   L'endroit est vraiment magnifique, songe Julie, l'esprit embrumé. Absolument sublime, tandis que les derniers rayons de soleil, enflammés, baignent la crête des falaises.
   Elle se reprend péniblement.
« Réponds, réponds-moi... S'il-te-plaît... »
   Je suis celui qui te conduira au-delà de toute souffrance, par-delà la mort.
   Je suis celui qui te protégera pour l'éternité, et plus encore...
   Je suis celui qui n'existe que pour toi.
   Celui qui t'aime plus que nul autre.

« Je crois qu'en fait... Je ne savais pas... Que tu pouvais exister... »
   Existé-je vraiment ?
« Tu es là, je t'entends... Et je... »
   Un spasme la plie en deux. Le souffle coupé, elle suffoque. Ses yeux semblent se voiler.
   Puis, vient le noir. Brusque, inattendu. Trop rapide.
   Dans le lointain, un cri éclate. Mais Julie ne peut pas l'entendre.

   Plonge tes doigts dans ma crinière. Ne relâche pas cette étreinte.
   
Tu es si beau. Leste et souple. Tes griffes brillent comme des
joyaux.

   Je ne suis autre que le reflet de celui que tu espérais.
   J'avais deviné que tu serais ainsi. A mes yeux, sublime.
   Suis-moi.

Je ne peux pas.
   Tes pieds demeureraient-ils rivés à la terre ?... Qu'importe. En attendant, contemple-moi. Ce sera l'ultime fois.
   Je ne crois pas.
   Pourquoi ? Passeras-tu une seconde fois de vie à trépas ?
   Je ne suis pas morte.
   Ne désirais-tu cependant pas mourir ?
   Toi, tu ne voulais pas que je meure. Et puis, tu sais, je ne le voulais pas non plus.
   Pourquoi ce poison, alors ?
   J'ai l'impression que tu es heureux. Tu rayonnes. Je n'ai jamais vu de lion aussi sublime que toi. C'est un cadeau suffisant. En quête de certitudes, je voulais te voir. Maintenant que je sais que tu existes, que tu es là à veiller, je crois que je peux continuer à vivre.
   Je suis heureux. Tu vis encore. Et tu m'aimes. Où que tu ailles, sache que ton ange, ton ange dans la mort
veillera toujours sur toi.


   Ailleurs, quelque part, un jeune homme est saisi d'effroi, saisi d'une peur plus terrible encore que
celle qu'il avait ressentie devant le corps désarticulé de son père.
   Mais cette fois-ci, il ne laisse pas la moindre larme naître au coin de ses yeux. Il sait ce qu'il a à faire, qu'importe la difficulté.
   Il soulève le corps inanimé de la jeune fille, le serre contre lui, et se met à courir. Il manque trébucher sous
le poids. C'est sans importance. Il continue.
   A défaut d'autre chose, il se rendra jusqu'au proche hôpital, là où son père s'est réveillé, le matin-même. Ce n'est pas loin.
   Il la sauvera.

   Je vais te laisser, maintenant.
   D'accord. Je crois que tu n'es plus seule.
   Non, je ne suis plus seule. Avec lui, je ne le serai plus jamais. Au revoir, Lion-Ange.

   Adieu.
« Modifié: 04 Juillet 2011 à 20:48:34 par Spes »

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #1 le: 19 Mars 2011 à 22:07:45 »
Chouette, Spes de retour !  :) :)

(Par contre, n'oublie pas de référencer ton texte dans l'Index : http://monde-ecriture.com/forum/index.php?topic=1685.0 , s'il te plait)

Citer
Seule, si ce n'est une voiture qui passe à côté d'elle en trombe, fugitive éphémère.
Y manque pas une virgule entre fugitive et éphémère ?

Citer
Elle entonne The Wearing of the Green
Faut mettre les titres en italique, normalement

Citer
C'est à peine si elle se rendt qu'elle ne respire plus
C'est "rend compte" dit si vite que ça a fusionné en un seul mot ? ^^

Citer
sans parvenir traverser les immeubles du regard.
"à" en fuite ?

Citer
Peu importe ces imbéciles.
faut pas accorder "importe" avec les imbéciles ?

Citer
Mon père ?  »
Manque le tiret

Citer
Des cernes soulignent leurs yeux, leur regard est inquiet. Ils couvent leur fille des yeux,
yeux x2

Citer
Il cache si bien si tristesse
sa tristesse

Citer
L'endroit est vraiment magnifique, songe Julie, l'esprit.
l'esprit quoi ?

Citer
Un spasme la plie en deux. Le souffle coupé, elle suffoque. Ses yeux semblent se voiler.
   Puis, vient le noir. Brusque, inattendu. Trop rapide.
Faudrait demander à Verasoie, lol, mais la ciguë, ça provoque pas des vomissements et des diarrhées ?


Hum... j'ai pas compris la fin. C'est qui le lion ? (Aslaaaan ! lol). J'ai cru un moment que Julie n'avait pas bu le poison, mais "bluffé" pour faire apparaître la voix en provoquant une crise d'hypoglicémie... Mais du coup je crois que je suis complètement à côté de la plaque xD
Le texte est bien écrit, on ne se lasse pas. Niveau kitsch, tu veux dire fleur bleu ? Le passage du paysage champêêêêtre avec les papillons et les fleurs, c'était peut-être un poil trop, mais il est vraiment court. Pour le reste, ça ne fait pas trop kitsch, il me semble.
Je suis donc juste chiffonnée par la fin ; je m'attendais à une révélation, mais du coup je reste sur ma faim...
(Oh, et, ce texte est récent ? L'histoire de se faire volontairement tomber en hypoglicémie, il me semble vraiment que je l'ai déjà lu quelque part... Tu n'avais rien posté de semblable ?)

Donc voilà, dommage pour la fin, sinon j'ai bien aimé ! :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
  • Messages: 597
Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #2 le: 20 Mars 2011 à 00:40:27 »
Merci beaucoup pour ta lecture =)
(J'ai posté le lien sur le topic dédié)

J'ai corrigé toutes ces fautes (honte à moi ^^).
Concernant la ciguë, elle peut être mortelle je crois, mais à très forte dose ; il y aurait eu quelques cas recensés au cours du 20ème siècle. Sinon, effectivement, elle ne tuera pas quelqu'un comme ça ^^ (justement, Julie n'est pas morte ni encore prête de l'être)

Au sujet de la fin, le lion (ah oui, le choix de la bestiole m'était imposé, je lui aurais bien donné une autre allure ^^) est une sorte "d'ange" qui doit conduire Julie après la mort.
J'essaierai de l'arranger, histoire qu'elle soit plus claire.

En effet, ce texte est récent... Mince alors, je ne me souvenais pas d'avoir déjà écrit quelque chose sur les hypoglycémies.

Hors ligne Almeus

  • Troubadour
  • Messages: 295
Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #3 le: 20 Mars 2011 à 10:15:39 »
Citer
un fourmillement de taches noires recouvre à toute allure
Je ne trouve pas que à toute allure soit le plus approprié, ça fait plus penser à un mouvement

Citer
   Lorsque Julie s'éveille, dans son lit d'hôpital, elle sursaute, les yeux soudain écarquillés.
« Où est-il ? s'écrit-elle. Où es-tu ? »
   Elle se redresse, pour s'apercevoir que personne ne se tient devant elle. Elle se trouve dans une chambre d'hôpital
je trouve la répétition un peu lourde

Citer
   Il est huit heures, Julie attend, debout sur les marches de marbre blanc. Non loin, un oiseau chante. Elle s'est simplement vêtue d'une robe rouge et d'un manteau crème et blanc. Aujourd'hui est le premier jour du printemps. Le vent frais soulève ses longs cheveux châtains, dépose un voile pastel sur ses pommettes et ses lèvres. Elle est belle.
C'est pas ça qui fait un peu Kitsch?  :D Personnellement, ça m'a pas trop gêné

Citer
Maël est saisi de l'impression qu'elle devine ce qu'il pense.
ça fait un peu lourd ça aussi

Citer
Dans ses mains, elle tient serré un petit gobelet. Il s'agit d'une décoction. De ciguë. La dose est létale.
Depuis quand elle tient ce gobelet?

Citer
sur la petite allée de gravier qui crissent, devant le bâtiment.
Les graviers qui crissent... ça me semble bizarre des graviers qui crissent...


J'ai beaucoup aimé ton texte, je n'ai relevé que des détails qui n'altèrent en rien l'histoire... Ça se lit tout seul, j'aime bien la poésie qui s'en dégage et le dialogue avec le lion, même si je n'ai pas tout à fait compris cet élément :-[
On ressent vraiment les sentiments de Julie, du beau travail ( si je puis m'exprimer ainsi ;) )
"Parfois, quand j'entre dans mon bureau, j'ai l'impression de marcher dans les ruines d'une ancienne civilisation. Non à cause du désordre qui y règne, mais parce que certainement cela ressemble aux vestiges de l'être civilisé que je fus jadis".
Blacksad

Verasoie

  • Invité
Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #4 le: 21 Mars 2011 à 19:11:04 »
Citer
Elle lui apprend que son professeur de viole sera là dans l'après-midi.

Haha quand on le lit trop vite ça fait peur XD

Ça me paraît un peu étrange que les deux se retrouvent à l'hôpital pour un évanouissement... :/ Ça ne devrait pas durer assez longtemps pour qu'ils ne se réveillent qu'à l'hôpital, déjà, si ? Et si ça dure aussi longtemps, dans ce cas il y a quelque chose d'inquiétant, et ça m'étonne qu'ils ne passent pas de tests, par exemple.

Citer
Maël s'approche d'elle. Julie est assise dans l'herbe, dos contre l'un des arbres du parc. Alors, il s'installe en tailleur devant elle.

deux "elle" trop rapprochés à mon goût

Citer
- Je ne t'avais pas dit aimer Verlaine, le taquina-t-elle. Comment as-tu su ? »

ce passé simple est un intrus !

Citer
Pourquoi ne peut-elle tout simplement l'aimer, sans douter, sans avoir l'impression de le trahir à chaque fois qu'elle pense à la voix qui l'a accompagnée le jour où elle a vu le corps du père de Maël étendu sur le trottoir ? Pourquoi ne peut-elle chasser les ombres qui habitent son âme ?

bof les questions en discours indirect, enfin je trouve que ça fait un peu cliché. Et que par rapport au style que tu utilises jusque là, un simple "elle..." expliquant ses pensées collerait mieux.

Pareil pour :

Citer
Quel droit a-t-elle de le blesser ? Il ne lui appartient pas.

"Elle se dit qu'elle n'a pas le droit de le blesser", ou juste "Elle n'a pas le droit de le blesser", par exemple ? En fait le présent et tout me font penser à l'Étranger de Camus et je trouve que quelque chose de détaché comme ça collerait mieux qu'une question mais c'est très subjectif.

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Faudrait demander à Verasoie, lol, mais la ciguë, ça provoque pas des vomissements et des diarrhées ?

Sais pas, j'avais lu une description de la mort de Socrate et il se "refroidissait" juste progressivement, donc sans vomissements/diarrhées (en même temps ça aurait cassé le mythe :mrgreen: )

Par contre ce qui me chiffonne moi c'est de savoir où elle a trouvé la ciguë, c'est pas très courant comme plante (en plus s'il y a des immeubles elle était en ville...)

Ou alors, de façon à ce qu'elle ne soit pas mortelle d'ailleurs, peut-être qu'au lieu d'un gobelet elle peut en mâcher des feuilles/tiges (j'avais lu le témoignage d'un type qui avait été sauvé de justesse après avoir failli s'empoisonner en en mangeant dans un bois, en se trompant de plante, donc c'est crédible)

Le lion me fait plutôt penser à Rêve de Tigre, de David Almond, tu l'as lu ?

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Mince alors, je ne me souvenais pas d'avoir déjà écrit quelque chose sur les hypoglycémies.

C'est sûrement à Fusains qu'a pensé Mil, le début y ressemble pas mal ^ ^

J'ai bien aimé ce texte aussi (même si là je suis très fatiguée et ai du mal à faire un avis constructif). C'est bien écrit et tout. Je suis juste gênée par les deux-trois "incohérences" (l'hôpital et le gobelet). Pas kitsch pour moi, sauf les questions en discours indirect libre, que je trouve bof. L'idée du lion est originale et sympa même si j'aurais aimé qu'on sente + le dilemme de Julie entre le lion et Maël ^ ^

Edit : par contre, j'aime pas le titre (qui, pour le coup, fait effectivement un peu plus kitsch ^ ^)
« Modifié: 21 Mars 2011 à 19:12:39 par Verasoie »

Hors ligne Milora

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Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #5 le: 21 Mars 2011 à 19:23:12 »
(ah ouiii ! Fusains ! ça doit être ça)

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Citation
Faudrait demander à Verasoie, lol, mais la ciguë, ça provoque pas des vomissements et des diarrhées ?

Sais pas, j'avais lu une description de la mort de Socrate et il se "refroidissait" juste progressivement, donc sans vomissements/diarrhées (en même temps ça aurait cassé le mythe  )
C'est dans Le Criton de Platon, non ? On l'avait étudié en philo, et je me rappelle que le prof nous avait dit que c'était romancé pour donner une jolie mort à Socrate, parce que la ciguë avait pas du tout ces symptômes et que c'était plutôt beurk en vrai (mais je sais plus si c'est des douleurs abdominales, des vomissements, ou autres)

Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Zacharielle

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Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #6 le: 22 Mars 2011 à 14:35:07 »
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Peux-tu distinguer autour de toi l'ombre des chauve-souris,
J’aime bien (chauves-souris)

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qu'éclairent des réverbères épars,
Je chipote, mais les réverbères sont installés à intervalles réguliers, pas éparsement ?

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Qu'ils aient pitié d'elle, qu'ils aient pitié.
cool

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Elle s'en aperçoit, et une pointe de rouge vient se diluer dans le rose de ses joues.
J’ai mis du temps pour comprendre. Elle rougit, c’est ça ? Réaction un peu disproportionnée x)

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« J'ai perdu connaissance peu de temps après toi, lance-t-il, âpre.
Comme Vera, je trouve étrange le fait qu’on les amène à l’hôpital pour un petit malaise.

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Des cernes soulignent leurs yeux, leur regard est inquiet.
s’ils étaient si inquiets ils auraient pu aller la voir, non ?

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Partout volètent des pétales arrachées au fleurs nouvellement écloses.
J’admire ta capacité à mettre des fleurs, des papillons, des oiseaux sans que ça fasse trop gnangan^^ (enfin un tout petit peu mais ça reste tolérable)

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puis au loin, en contrebas, la vallée du versant.
je comprends pas la géographie des lieux, y'a une vallée + une falaise???

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Absolument sublime, tandis que
je ne sais pas si « tandis » est le meilleur mot ?

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  Il se rendra jusqu'à l'hôpital, là où son père s'est réveillé, le matin-même.
euh, il ne peut pas trouver une cabine téléphonique pour appeler le samu, plutôt ? x)



J’ai trouvé ton texte agréable à lire, dans ce contexte printanier ! Par contre avant ton explication j’avais rien compris sur le rôle du lion dans la vie du perso :/ j’aurais aimé que tu développes un peu plus la lutte lion-Maël pour le cœur/âme de Julie. Ça va un peu vite. Voilà, en résumé, c’était une bonne lecture et pas kitsch, sois rassuré ! (et j'aime bien le titre)

Hors ligne Spes

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Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #7 le: 02 Avril 2011 à 22:02:09 »
Merci beaucoup Verasoie, Milora, Zacharielle et Almeus pour vos bêta-lectures ! Elles vont m'être très précieuses.

Je voulais vous envoyer une nouvelle version de ce texte en même temps que ce petit message, mais malheureusement, j'ai manqué de temps... Je rectifierai cela dès que possible.

Hors ligne Kathya

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Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #8 le: 27 Mai 2011 à 19:01:10 »
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Des cernes soulignent leurs yeux, leur regard est inquiet. Ils couvent leur fille des yeux
La répétition de "yeux" n'est pas terrible.

Citer
sur la petite allée de gravier qui crissent,
Problème d'accord

Citer
au fleurs
aux

J'ai pas compris pourquoi elle se suicidait, du coup c'est assez peu clair... x'D
C'est dommage parce que j'aimais bien l'ambiance et le style, c'était assez immersif. ^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Spes

  • Calliopéen
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Re : Ce Lion que j'aime
« Réponse #9 le: 04 Juillet 2011 à 20:51:43 »
Merci Kathya !  :)

Voici la nouvelle version (le premier message est édité), qui tient compte de toutes vos remarques. J'ai eu de petits soucis avec les sauts de lignes/retours à la ligne, que j'espère avoir réglés, mais le cas échéant ne vous en formalisez pas. ^^

Dans cette version donc, l'apparition du "lion" est beaucoup plus préparée (plus attendue aussi), et Julie délaisse franchement son petit amoureux pour la fantomatique créature. J'ai aussi clairement expliqué son geste, à la fin.
J'espère que tout ceci sera mieux ^^

 


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