Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

02 Octobre 2026 à 06:57:24
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Miroir d'Enfer.

Auteur Sujet: Miroir d'Enfer.  (Lu 3716 fois)

Hors ligne E.Dependent of his World

  • Plumelette
  • Messages: 12
Miroir d'Enfer.
« le: 13 Février 2011 à 23:48:08 »
Voilà, c'est le premier texte que je poste sur le forum, je n'en suis pas entièrement satisfaite et les critiques sont la bienvenues pour le faire évoluer :)


Ils approchent, je le sens. Je ferme les yeux, inspire profondément. Ils entrent. Je relève la tête, les toise hargneusement.
Même la mort ne serait pas assez terrible pour eux, pour tout ce qu’ils ont commis. Non, une torture lente, précise, qui dure, dure, une langoureuse agonie serait appropriée.
Suis-je un monstre ?
Ils se sont approchés, m’ont saisie par les hanches et les bras, je n’en peux plus, je ne peux plus.
Mais je n’ai pas d’autre choix, alors je plonge mon corps en syncope, mes membres s’engourdissent, ma vue se brouille, je flotte sur un nuage de pensées, je m’échappe.
La réalité ? Quelle réalité ? Elle n’existe plus, elle bien trop cruelle, fait bien trop mal.
Cet enfer sur terre, cela fait bien longtemps que j’essaye de m’en échapper.
Ils viennent chaque jour, je ne compte plus depuis combien de temps, me font subir un supplice interminable.
J'ai la forte impression que les quelques souvenirs de mon ancienne vie ne sont qu’une invention de mon esprit, un doux fantasme plutôt que de réels souvenirs.
Ils s’en vont, je n’ai pas vu le temps passer. Je me reconnecte doucement, ramasse ma robe blanche que je jette sur mes épaules, je me blottis derrière un mur de bois sombre.

Je me souviens de visages souriants, de regards bienveillants, images floutées, comme des photos mal vieillis.
Depuis que je l’ai rencontré, je vis l’enfer.
J’agonise de l’autre côté du miroir. Je n’y vois plus que mon reflet décharné, une grande fille pâle, de longs cheveux châtain cuivré en désordre, des yeux éteints, autrefois pétillants et pleins de vie. Mes lèvres sont rouges, un filet de sang s’en écoule. Je m’essuie la bouche d’un geste rageur, je préfère avoir des pensées meurtrières que de tomber dans la torpeur de la capitulation.
Tout vaut mieux que de tomber dans la passivité au fond de laquelle ont trouvé refuge la plupart des autres filles.
Toutes ont été comme moi, piégées dans un monde de souffrance irréelle.
Je ne sais plus en quelle année nous sommes, depuis quand tout cela a débuté, dans quel endroit je suis retenue, je ne suis plus rien.
Tous ces hommes m’ont volé mes biens, vêtements, bijoux, ils m’ont volé mon âme et mes espoirs, mon futur et mon identité.

Ils m’ont pris mon prénom, la seule chose censée être indispensable à une identité.
Oublier son prénom, cela paraît idiot et impossible, mais lorsque le diable en personne se fait un devoir de vous l’enlever, rien ne l’est, impossible.
Il m’a attribué un numéro, le 174. Tout le monde m’appelle ainsi, ce fut au début une vrai torture mentale, mon prénom était la seule chose qui me restait, l’unique bribe d’espoir à laquelle je pouvais me raccrocher, tout mon être se concentrait autour, je n’existais plus que par lui, mon corps ne m’appartenait déjà plus.
A force d’usure, il m’arrivait de l’oublier, ces moments-là étaient de vrais concentrés de panique, je ne savais plus quoi faire, quoi penser, je me sentais totalement vide, mais je finissais par m’en rappeler au prix d’effort de concentration intense.
Puis un jour, plus rien. J’ai passé des heures et des heures a creuser ma mémoire, les larmes dévoraient mes joues, une souffrance terrible me serrait le cœur, mais jamais je ne l’ai retrouvé, mon prénom s’est perdu, je l’ai perdu.
C’est sans doute moins douloureux ainsi, de me dire que ce corps et cet esprit ne sont pas les miens lorsque la souffrance me fait défaillir, j’assiste à mon supplice en spectatrice, en silence.
Mais il y a quelques jours, tout a basculé, la colère s’est réveillée en moi, un sentiment que je pensais perdu à jamais.
Ils l’ont tué, mon ange, ma seule amie dans cet endroit apocalyptique.
Elle en savait trop, n’a pas eu le temps de tout m’avouer avant son dernier souffle.
Je hurle, j’ai mal à en crever, mais cette douleur est un espoir nouveau pour moi, tant que je souffre c'est que je ne suis pas morte, n’est-ce pas ?
Je voudrai éterniser ce sentiment, le graver au plus profond de mon âme au fer rouge.

« Modifié: 26 Février 2011 à 00:17:44 par E.Dependent of his World »
"Voilà, je ne vous dois plus rien, si ce n'est la vie -ce que j'ai eu la délicatesse de ne jamais vous reprocher."

Mr Malaussène- Daniel Penac

Verasoie

  • Invité
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #1 le: 14 Février 2011 à 01:22:22 »
Citer
Je relève la tête, les toisent hargneusement.

toise (parce que sous-entendu : "je" les toise)

Citer
alors je plonge mon corps en syncope

Ça sous-entend qu'il/elle contrôle son corps assez pour provoquer une syncope, c'est assez surnaturel (enfin si c'est ce que tu veux faire passer, ok, j'aime bien l'idée ^ ^ mais je relève au cas où, parce que si le narrateur ou la narratrice est "normal", ça passe pas)

Citer
Je la forte impression

Petit bug ?

Citer
Ils s’en vont, je n’ai pas vu le temps passé.

passer

Citer
images brouillées et flou

floues

Citer
depuis quand tout cela à débuter

a débuté

Citer
je suis retenu, je ne suis plus rien.

retenue, si c'est une fille

Citer
Tous ces hommes m’ont volés mes biens

volé

Citer
Ils m’ont pris mon prénom, la seule chose sensé être indissociable

censée

Citer
ce fût au début une vrai torture

ce fut

Citer
mon prénom était la seule chose qui me restais

restait

Citer
, tout mon être se concentrai autour, je n’existais plus que par lui, mon corps ne m’appartenais déjà plus.

se concentrait, m'appartenait

Citer
ces moments là était de vrais concentrés de panique

moments-là étaient

Citer
J’ai passé des heures et des heures a creusé ma mémoire, les larmes dévoraient mes joues, une souffrance terrible me serrais le cœur,

creuser, serrait

Citer
Mais il y a quelques jours, tout à basculé, la colère s’est réveillé en moi, un

a basculé, réveillée

Citer
Je voudrai éterniser ce sentiment, le graver au plus profond de mon âme au fer rouge

N'oublie pas le point final !



Citer
Voilà, c'est le premier texte que je poste sur ce forum, je n'en suis pas vraiment satisfaite et les critiques sont la bienvenue pour le faire avancer  Sourire

On met souvent ce commentaire au début, pour que ce soit la première chose qu'on voit quand on ouvre le topic pour jeter un coup d'oeil  ;) petit conseil.



Sinon, j'ai trouvé ça pas mal, plutôt fluide malgré les fautes (attention à la relecture !). Les remarques de la narratrice me paraissent pertinentes etc et il n'y a pas de grosse horreur narrative qui freine la lecture. Juste deux choses :

- Pourquoi revenir à la ligne aussi souvent ? En fait si j'aime pas trop c'est que souvent je vois ça dans les textes très "première esquisse", et ça fait très "premier texte" de revenir souvent à la ligne. Je sais pas s'il y a que moi qui pense ça, c'est très possible lol. Mais faire des paragraphes plus conventionnels, plus longs et séparés les uns des autres, me paraît mieux (et permet d'isoler une phrase importante pour augmenter son impact, par exemple)

- J'ai été déçue de pas en savoir plus sur le contexte, savoir de quel miroir on parle, pourquoi ils ont tué l'amie et torturent cette fille, qui sont ces "ils" au final.

Voilà, j'espère que ça t'aide ^ ^

Hors ligne E.Dependent of his World

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #2 le: 14 Février 2011 à 12:19:51 »
Merci beaucoup pour tes remarques, j'éditerais le texte dès que j'en aurais le temps !
Pour les fautes d'inattention (et les fautes tout court), sa à toujours été mon GROS problème, j'en fais toujours pas mal  ><
Donc merci de me les avoir signalé ^^
Je contente que sa ne soit tout de même pas trop catastrophique, pour les retours à la ligne tu à raison aussi je pense, au début c'était pour aérer un peu le texte mais j'en ai un peu trop abusé !
Et pour le contexte, je pense qu'il y aura une suite à ce texte qui développera l'histoire mais je voulai vraiment une première impression avant de continuer.

Je te remercie  pour tes remarques, elles vont me permettre de faire avancer mon texte :)
"Voilà, je ne vous dois plus rien, si ce n'est la vie -ce que j'ai eu la délicatesse de ne jamais vous reprocher."

Mr Malaussène- Daniel Penac

Hors ligne Meuble

  • Scribe
  • Messages: 63
  • Allo ?
    • Mon antre
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #3 le: 16 Février 2011 à 14:33:37 »
Alors moi, j'ai rien compris :D !

Mais ce n'est pas forcément négatif, je m'explique : tu as l'air d'avoir développé un univers riche, une histoire de monde parallèle, de miroir maudit, d'esclavage, de régime totalitaire, de mensonges et de secrets. C'est en tout cas l'impression que me donne ton texte.

Par conséquent, je trouve qu'en lui-même, il n'est pas suffisant : on accroche à l'univers, mais en même temps il laisse beaucoup trop de questions sans réponses. Alors tout seul dans son coin, il n'a pas grand intérêt.

Par contre, en tant que texte introductif ou prologue par exemple, il pourrait très bien remplir son rôle, à savoir plonger le lecteur dans ton univers, et lui donner envie de tourner la page pour trouver les réponses. Si tu dis qu'il y aura une suite, alors très bien, je l'attends ;) !

Dernière chose : dans l'idée d'une suite, je pense que j'enlèverais toute la partie "oubli du prénom", pour ne laisser que la mention de son numéro, ce qui ajouterait du mystère, et est à mon sens un élément fort du passé du personnage, que tu pourrais prendre le temps de développer par la suite.

Voilà, en tout cas, mon ressenti personnel, en espérant que ça te soit utile ^^ !
"Chaque minute qui passe est une occasion de changer le cours de sa vie."

Hors ligne E.Dependent of his World

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #4 le: 17 Février 2011 à 22:47:41 »
Oui, c'est vrai qu'autour de ce texte, j'ai imaginé quelque chose d'assez complexe, et je trouve indispensable d'avoir un avis exterieur car parfois je ne me rends pas compte que le lecteur pourrait avoir des difficultés à comprendre, merci de me le faire remarquer  ^^
Je n'avais pas pensé ce texte en temps que prologue, mais c'est en effet une bonne idée, il introduit bien dans l'histoire, qui normalement aura une suite, mais je suis un peu en manque d'inspiration, cela viendra je suppose.
Et le fait d'enlever la partie du prénom je vais y réfléchir, si j'arrive à trouver une suite qui colle, je le ferais certainement pour mieux le développer par la suite.

Merci pour tes remarques ! :)
"Voilà, je ne vous dois plus rien, si ce n'est la vie -ce que j'ai eu la délicatesse de ne jamais vous reprocher."

Mr Malaussène- Daniel Penac

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 975
  • Championne de fautes de frappe
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #5 le: 21 Février 2011 à 18:07:12 »
J'ai pas vraiment compris non plus. On dirait un extrait, ou plutôt un résumé d'une histoire plus compliquée. Pourquoi tu ne la développes pas, pour que le lecteur puisse se plonger dedans ? Là, j'avoue que j'étais plutôt perdue et que ça ne me donnait pas envie de continuer à lire ; c'est dommage, parce que tu as l'air d'avoir imaginé plein de choses pour cette nouvelle, qui ne se voient pas dans ce texte.

Sinon, pour le style, il est peut-être un peu convenu, un peu plat au sens où les expressions et les rythmes sont assez déjà-vu. Mais ce n'est pas maladroit pour autant. C'est juste que comme on n'a pas d'histoire nette à laquelle se raccrocher, on est plus exigeant avec le style.

Désolée de mon commentaire assez négatif, mais il vaut mieux donner sa véritable impression à la lecture...  :-[

Dans le détail :

Citer
alors je plonge mon corps en syncope
ça a déjà été relevé je crois, mais ça fait vraiment bizarre à la lecture. C'est possible, ça, de s'évanouir volontairement ?  :-\  (si oui, faut m'expliquer comment : ça peut être utilse si le prof nous interroge sur un truc qu'on n'a pas fait  :mrgreen: )


Citer
images brouillées
répétition avec "ma vue se brouille"

Citer
floues, comme de vieilles photos.
Je suis pas d'accord ! Les vieilles photos en noir et blanc sont vachement nettes et ont une super résolution, bien plus que d'autres, plus récentes !

Citer
de longs cheveux châtain cuivrés
cuivré

Citer
des yeux verts ternes
Bon, là, j'avoue que je chipote un maximum, mais "vert ternes", je trouve que ça fait pas beau/répétition, au niveau des sons semblables, si proches.

Citer
autrefois pétillants et plein de vie
pleins

Citer
de tomber dans la passivité dans laquelle ont trouvé refuge
Dans x2

Citer
en qu’elle année
OH !!!! "quelle", malheureuse !!!

Citer
la seule chose censé être indissociable de celui ou celle qui le porte
censée, et puis c'est lourd comme phrase.

Citer
la colère s’est réveiller
réveillée

Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne E.Dependent of his World

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #6 le: 26 Février 2011 à 00:25:15 »
Et bien merce de tes remarques, ce texte est en fait le début d'une histoire ( qui avance laborieusement, à mon grand regret, je patauge dedans  :-\ Beaucoup d'idées mais je peine à les coucher sur papier.)

Pour les rythmes et les expressions "déjà-vu", et bien j'avais pensé à un "remodelage" assez complet du texte, mais faute de temps cela ne se fera décidement pas tout de suite.

Alors, pour ce qui est de cette histoire de syncope, qui avait déjà été relévé, je ne l'avais pas vu, je m'en excuse  :-[
C'est vrai que sur le moment, lorsque j'écrivais, je n'ai pas pris la peine de vérifier la faisabilité de la chose, et après recherche il se trouve que l'on peut, en retenant sa respiration, être plongé d'un un état proche de l'évanouissement et de l'inconscience, des hallucinations sont possibles, ce qui n'est evidemment pas sans danger, même à court terme il y a risque d'arrêt cardiaque.
Donc syncope n'est pas l'expression adapté, mais j'arrive vraiment pas à le formuler autrement, va falloir que je creuse tout ça  ^^
"Voilà, je ne vous dois plus rien, si ce n'est la vie -ce que j'ai eu la délicatesse de ne jamais vous reprocher."

Mr Malaussène- Daniel Penac

Hors ligne E.Dependent of his World

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #7 le: 26 Février 2011 à 00:33:35 »
Voilà  le deuxième chapitre de ma fiction, ce sont en fait deux histoire qui se suivent en parallèle, du moins pour le moment. Certaine expressions me semblent vraiment maladroites, j'ai donc vraiment besoin d'avis extérieurs, malgré avoir hésiter à poster ce texte.

Chapitre deux

Nous sommes riches, beaux, enviés.
Adolescents désabusés vivants dans un monde doré, peut-être trop ?
Nous avons ce que nous désirons, toujours, nous obtenons ce que nous convoitons.
Le confort et le luxe sont notre quotidien, parfois ennuyeux mais jamais désagréable.
Depuis notre naissance notre destin est tracé, quoi que nous fassions cela sera toujours ainsi, nés dans un berceau de dentelle, nous finirons dans un cercueil d’or.
Notre fortune familiale, nous n’en connaissons pas la valeur exacte, cela serait indécent de le révéler, parait-t-il.

Nous sommes jumeaux, faux jumeaux pour être précis. Morgan et Maël.
Tous deux avons 19 ans, brillants, nous avons passé notre bac avec succès, mention bien.
Moi c’est Morgan, j’ai deux minutes de plus que mon frère, physiquement nous nous ressemblons assez, lui est brun, des cheveux raides et épais, les même que les miens, mais je les ais roux cuivré. Nous avons les yeux semblables, d’un vert clair lumineux, presque doré.

Tous les deux vivons dans une des rares maisons de Paris,  caché du reste de cette ville grise, une grande demeure propice au luxe et aux excès. Le salon est immense, d’une décoration simpliste, avec trois grands canapés de cuir et quatre larges fauteuils gris anthracite, un plancher en bois gris et de larges baies vitrés.
Celles-ci donnent sur un jardin à l’herbe rase et verte vif, de grandes haies taillées droites, sans imperfection, nous coupant du monde ordinaire. Une piscine trône au milieu de ce coin de verdure, l’eau claire immobile reflète le pâle soleil de mai, il commence seulement à réchauffer l’atmosphère de ce matin frais. Le ciel est dégagé, il va faire beau aujourd’hui.
Nous suivons tout deux des cours à domicile depuis notre sortie du lycée, pour pouvoir reprendre un jour la succession de la chaîne d’hôtel de notre famille. Nos parents habitent officiellement à New York, ne reviennent en France que quatre à cinq fois par ans ; depuis tout petits nous avons été élevé par divers nourrices et professeurs, le manque d’affection de nos parents ne nous fais pas vraiment défaut, on ne peut manquer que de ce que l’on a connu.

Avoir fini le lycée et ne pas être contraint d’intégrer je ne sais quelle université ou fac nous arrangent grandement, notre maison étant immense et quasiment vide mis à part nous deux, nous avons pris l’habitude d’organiser de grandes soirées durant tout le lycée.
Lors de celles-ci, nous n’invitions qu’une vingtaines de personnes, toutes triées sur le volet, la majorité plus âgée que nous ou certaines filles plus jeunes. Généralement, dans ce cas, la fille étant particulièrement jolie et intéressante, nous trouvions dommage qu’elle soit contrainte d’endurer de pauvres lycéens pré pubères et immatures. Nous lui donnions une véritable chance de se tailler une place privilégiée, si elle consentait à se prêter au jeu de nos soirées, bien sûr.
Un jeu bien spécial, dépasser ses limites en est la première règle. Lors de ces fêtes, les contraintes, les restrictions, la pudeur et les barrières morales n’ont plus lieu d’exister, l’alcool coule à flot, divers substances hallucinogènes circulent et les musiques langoureuses donnent une impression d’irréalité, le temps s’arrête, tous planent, tout est permis.
Avec mon frère, nous participons bien entendu aux festivités, mais gardons la tête assez claire, histoire de ne pas avoir d’ennui et de surveiller le déroulement de la soirée.

C’est  là notre quotidien, rythmé entre la fête et nos cours de gestion, langue et management.
Rien de bien passionnant, mais continué de vivre ainsi me convient parfaitement, notre avenir est assuré et tracé, pourquoi vouloir se détourner de ce confortable futur ?
"Voilà, je ne vous dois plus rien, si ce n'est la vie -ce que j'ai eu la délicatesse de ne jamais vous reprocher."

Mr Malaussène- Daniel Penac

Anicafiction

  • Invité
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #8 le: 27 Février 2011 à 23:55:02 »


Citer
Nous sommes riches, beaux, enviés.
Adolescents désabusés vivants dans un monde doré, peut-être trop ?
Nous avons ce que nous désirons, toujours, nous obtenons ce que nous convoitons.

Minuscule avis : si c'était mon texte, je crois que j'enlèverais la deuxième phrase parce que dans le reste du texte, ces caractéristiques deviennent vraiment des évidences. Comme il a  été dit, visuellement parlant, je préfère aussi des paragraphes biens formés plutôt que des lignes «télégraphiques», sinon ça m'agace. Ce sont des détails qui peuvent parfois nuire bêtement au texte. Ton histoire a du potentiel,  mais le style n'est pas homogène. Par contre j'ai de la difficulté à mettre le doigt sur ce qui me dérange. Si les paragraphes étaient mieux coupés et distribués, peut-être que ça passerait. Cela dit, les lecteurs ne sont pas tous pareils.   ^^

Après l'intro, ce texte attise ma curiosité mais pas au point de vouloir absolument lire la suite. En fait, ce texte est écrit à la première personne, et comme je ne sens pas assez le personnage, je n'arrive pas à m'y attacher. J'ai l'impression que ton personnage est assez impersonnel dans sa façon de narrer. Bref, sa vision des choses manque de ressenti, et est parfois un peu trop mécanique et «déjà-vu».

Citer
Nous sommes jumeaux, faux jumeaux pour être précis. Morgan et Maël.
Tous deux avons 19 ans, brillants, nous avons passé notre bac avec succès, mention bien.
Moi c’est Morgan, j’ai deux minutes de plus que mon frère, physiquement nous nous ressemblons assez, lui est brun, des cheveux raides et épais, les même que les miens, mais je les ais roux cuivré. Nous avons les yeux semblables, d’un vert clair lumineux, presque doré.

Je crois que cette description a moyen de faire moins «liste descriptive». J'espère que tu as pu trouver  de quoi  t'aider !

Hors ligne Clem

  • Plumelette
  • Messages: 19
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #9 le: 02 Mars 2011 à 13:57:08 »
Pour ma part, je suis totalement convaincue par le premier chapitre (à part le titre): je trouve que le rythme lent, l'effet aéré, vont totalement avec ce personnage qui fait tout pour rompre le contact avec ce corps douloureux. Je trouve la quête du prénom aussi totalement justifiée et bien représentative de la dépersonnalisation progressive de cette fille.
Je pense que ce texte pourrait tenir tout seul en fait, même s'il amène la curiosité et que j'ai envie d'en savoir beaucoup plus sur cette demoiselle  :)

...J'ai moins été convaincue par le second chapitre (niveau écriture, pas niveau thème, hein!): c'est le même style d'écriture que dans le premier chapitre, alors que ce ne sont pas les mêmes genres de personnage (enfin d'après ce que j'ai compris). Peut-être un style plus vif, plus acéré? En même temps Morgan et Maël sont aussi caractérisés par le vide (la maison, la solitude, absence des parents, professeurs et nounous qui se suivent sans sembler susciter d'attachement particulier). Était-ce un choix délibéré de ta part de maintenir cette écriture? Parce que si c'est le cas je retire ma critique ^^

Je trouve que ton second chapitre fait très La nouvelle rêvée et Valmont, huhu : vive le sadisme cinique! :noange:

Au plaisir de discuter de tes choix d'écriture bientôt  8)
Clem
Aventurière Pantouflarde

Hors ligne E.Dependent of his World

  • Plumelette
  • Messages: 12
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #10 le: 02 Mars 2011 à 22:29:46 »
Pour Anicafiction :
Tu a raison, la narration est assez impersonnel, mais pour le moment c'est quelque chose de voulu, étant donner que la fille n'a plus d'identité propre, je me suis basé sur l'idée qu'elle assistais à son enfer quotidien presque comme spectatrice, mais cela changera par la suite  ^^
Pour la description qui ferait moins "listeé, j'y travaille  :)

Clem :
Ah oui, le titre, il ne trouvera sa justification que plus tard  ^^
C'est en effet un choix, mais je n'avais pas réalisé que le style était à ce point changeant, merci de me le faire remarquer !
Voui, j'aime le sadisme et le cynisme ! Enfin j'aime l'écrire, je suis nulle en pratique  :P
"Voilà, je ne vous dois plus rien, si ce n'est la vie -ce que j'ai eu la délicatesse de ne jamais vous reprocher."

Mr Malaussène- Daniel Penac

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 675
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #11 le: 03 Mars 2011 à 14:38:15 »



Citer
Ils approchent, je le sens. Je ferme les yeux, inspire profondément. Ils entrent. Je relève la tête, les toise hargneusement.
Je trouve ce début trop descriptif, trop « action 1, action 2, action 3 », du coup, je le trouve lourd et pas du tout angoissant.
Et puis les deux adverbes qui viennent par deux fois finir une phrase, ça rend pas trop je trouve. Enfin on les entend trop.

Citer
Même la mort ne serait pas assez terrible pour eux, pour tout ce qu’ils ont commis. Non, une torture lente, précise, qui dure, dure, une langoureuse agonie serait appropriée.
Langoureux :
A. − Rare et vx. Qui est atteint et diminué dans ses forces physiques et intellectuelles.
B. − Littér. Qu'une passion amoureuse ou mystique (réelle ou feinte) a plongé dans un état de douce mélancolie.
♦ Qui traduit l'abandon, la langueur d'une passion amoureuse.

Donc je ne pense pas que ce soit le bon adjectif dans ton contexte.


Citer
Suis-je un monstre ?
Ils se sont approchés, m’ont saisie par les hanches et les bras, je n’en peux plus, je ne peux plus.
J’arrive pas à cerner le ton de ton texte. Personnellement le « j’en peux plus » m’a fait rire, mais si c’est un viol/ une scène de torture...

Citer
Mais je n’ai pas d’autre choix, alors je plonge mon corps en syncope,
Opération syncope !
Nan sérieusement ça ne se dit pas. Ou alors si tu voulais te moquer de ton personnage, ça irait, mais ce n’est pas  le cas, je crois.

Citer
Ils s’en vont, je n’ai pas vu le temps passer. Je me reconnecte doucement, ramasse ma robe blanche que je jette sur mes épaules, je me blottis derrière un mur de bois sombre.
Elle se reconnecte ? elle est sur msn ?  :mrgreen:
C’est pas le bon verbe, je pense.
Et c’est rapide encore une fois,  si « je me reconnecte » voulait dire qu’elle reprend peu à peu conscience de réalité, tu ne peux pas juxtaposer cette action lente avec celle de saisir sa robe (qui est une action rapide)

Citer
Je me souviens de visages souriants, de regards bienveillants, images floutées, comme des photos mal vieillis.
Vieillies

Citer
, je préfère avoir des pensées meurtrières que de tomber dans la torpeur de la capitulation.
Bof pour « torpeur de la capitulation », ça fait un peu pompeux

.
Citer
Oublier son prénom, cela paraît idiot et impossible, mais lorsque le diable en personne se fait un devoir de vous l’enlever, rien ne l’est, impossible.
Pas la peine de répéter « impossible »

Citer
Puis un jour, plus rien. J’ai passé des heures et des heures a creuser ma mémoire
à
Citer

Je hurle, j’ai mal à en crever, mais cette douleur est un espoir nouveau pour moi, tant que je souffre c'est que je ne suis pas morte, n’est-ce pas ?
C’est vrai qu’avant elle ne souffrait pas… :huhu:

Citer
Je voudrai éterniser ce sentiment, le graver au plus profond de mon âme au fer rouge.
La répétition de « au » est pas très bien venue


Citer
Nous sommes riches, beaux, enviés.
Adolescents désabusés vivants dans un monde doré, peut-être trop ?
Nous avons ce que nous désirons, toujours, nous obtenons ce que nous convoitons.
Le confort et le luxe sont notre quotidien, parfois ennuyeux mais jamais désagréable.
Depuis notre naissance notre destin est tracé, quoi que nous fassions cela sera toujours ainsi, nés dans un berceau de dentelle, nous finirons dans un cercueil d’or.
Notre fortune familiale, nous n’en connaissons pas la valeur exacte, cela serait indécent de le révéler, parait-t-il.
La phrase-paragraphe dans cet extrait. Vous avez 4h. :-¬?
Sérieusement, ça fait vraiment artificiel, si tu estimes qu’un paragraphe doit se résumer à une phrase c’est pour mettre en valeur cette phrase en particulier sinon ça ne sert à rien.

Citer
Tous deux avons 19 ans, brillants, nous avons passé notre bac avec succès, mention bien.
On est brillant quand on a la mention « bien » ? Quand on a « très bien » on est quoi ? étincelants ? :mrgreen:

Citer
Celles-ci donnent sur un jardin à l’herbe rase et verte vif,
Vert vif



   
Dans l’ensemble, j’avoue ne pas avoir accroché. Les petits problèmes de forme se corrigent facilement, c’est pas tellement ça qui m’a gênée. Ce qui m’a gênée c’est l’impression que tu ne sais pas du tout où tu vas, que tes phrases s’enchaînent les unes à la suite des autres sans vraiment de lien. Surtout pour le premier extrait où on ne comprend vraiment pas le lieu de l’action, ce qui se passe. C’est sûrement voulu que ce soit flou au début pour ne pas trop en dire, mais là, moi, ça ne me donne pas vraiment envie de continuer si je vois un début comme ça, parce que j’ai l’impression que l’auteur ne sait lui-même pas trop où il va ni de quoi il parle. C’est sûrement une impression erronée mais c’est ce que j’ai pensé en lisant ton texte. Je pense aussi qu’il faudrait que tu vérifies certaines formulations qui sont assez décalées ou mal rattachées au reste et du coup par moment je trouvais ton texte comique, ce qu’il n’est pas, me semble-t-il. Voilà, désolée, je suis franche, mais je pense vraiment que si tu corrigeais ça dès le début ça t’empêcherait d’avoir une suite trop bancale.^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Miroir d'Enfer.
« Réponse #12 le: 06 Mai 2011 à 22:37:13 »
Malgré quelques maladresses (j'ai aussi buté sur la plongée en syncope x'D), j'avais bon espoir sur le début mais le chapitre 2 m'a coupé dans mon enthousiasme. La seconde partie est vraiment trop descriptive, on aurait bien besoin de les voir vivre un peu ces personnages. Et je pense aussi que le chapitre 1 aurait besoin de quelques marques concrètes de plus pour poser l'univers, même si on y comprend rien au départ.  ::)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.019 secondes avec 23 requêtes.