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14 Juin 2026 à 21:54:52
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ascensions

Auteur Sujet: Ascensions  (Lu 2693 fois)

Hors ligne Gros Lo

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Ascensions
« le: 05 Février 2011 à 01:38:02 »
Eeet zou (ou-ou-ou-ou) [tel le hibou].

Texte écrit en octobre, sans cesse remâché jusqu'à ce qu'il devienne une bouillie. Je l'ai trop relu, je ne sais plus quoi en penser. Il y a beaucoup d'inspirations (voire de recyclage) de différents textes antérieurs, ça fera aussi peut-être écho à des textes ultérieurs mais déjà postés (nano).
Je ne m'attends pas à ce que vous l'aimiez. Vous le trouverez un peu confus, parfois grandiloquent, ce qui tue dans l'œuf toute sincérité narrative, du coup vous ne ressentirez rien en le lisant. Vous trouverez ça un peu revu. Les références sonneront creux. (Les tambours battront.) Vous direz que ça n'apporte rien. Le "ok c'est peut-être bien dit mais et alors ? que ce soit bien dit ne suffit pas à en faire un bon texte", commentaire déjà en vogue il y a longtemps et qui incitera par là la plupart d'entre vous à y déceler une forme de régression. Certains diront aussi que c'est trop imprégné de certains livres. Tel est l'horoscope de ce texte.
Mais pour une fois que j'ai un titre.
Je l'enverrai surement à l'AT du Crous.



Ascensions


Crépuscule. Le ciel est brun ; la pénombre tombe sur les immeubles, pourtant on croirait qu’elle monte, comme un nuage de poussière. Sur une esplanade, deux vagabonds jouent encore aux cartes. Le périphérique passe en-dessous et laisse échapper des vrombissements. La partie s’achève sur un trois et un deux (rouge brillant). On s’étire ; le premier vagabond réunit ses affaires, se relève péniblement, cherche le paquet de cartes dans ses poches ; il a les jambes engourdies. L’autre, encore allongé, regarde dans le vague. Puis il se redresse.

« Ce qu’elle est proche ! Proche comme elle ne l’a jamais été.
Sa beauté brouille le ciel. »

« Ça tombe, dit l’autre entre ses dents. Le froid. Bien vite sur les épaules. Il faudrait rentrer. »

« Elle est belle à soulever l’horizon. » En disant ces paroles il s’est levé, fait quelques pas jusqu’à la rambarde et s’accoude à l’étain froid ; au-dessous, les voitures s’engouffrent dans le tunnel. Son regard se porte au loin.

Le premier reste à renifler et maugrée comme un vieillard. « Il fait froid maintenant, froid à devenir galeux, et sombre. »

« Seule à précéder son mythe.
Parmi toutes les reines immortelles. »

Ça commence à picoter, le froid. « Aah. Allez. Allez tu es tremblant. Viens. »

« Elle est à la droite de Dieu.
A la gauche de l’égorgeuse, de Salomé la coupeuse de têtes. »

« Je ne comprends rien à ce que tu dis. »

« Elle lève des poussières sur l’horizon. »

« Le ciel est noir. D’un bout à l’autre. Noir goudron, il n’y a rien » que les halos des réverbères et les lueurs rampantes des phares.

« Tout ce sable qui monte en un souffle dans la nuit. »

« Oui, c’est la pluie qui nous arrive. »

Un long moment passe, l’un fait le tour de l’esplanade et en commence un second ; l’autre, penché sur la rambarde, regarde au loin ce qu’il veut. Puis le premier, le frileux, celui qui n’est pas affamé, celui qui s’est détourné de la rambarde et a rangé les cartes, commence à marmonner. Qu’il est bien fatigué, que son dos le lance, qu’il n’y a rien de bon à rester dans le froid.

« Tais-toi. Laisse-moi écouter. »

Qu’il n’a même pas l’âge qu’avait son père à sa mort et que déjà le mal lui fiche des pointes dans le corps. Dieu sait que son père est mort jeune ; « qu’est-ce que tu as à écouter l’autoroute. »

« Tous ces grelots de caravane… »

Levant la tête, le Frileux voit que « le ciel se brouille. »

« Tais-toi. Tais-toi. J’entends aboyer ses chiennes. Et les clameurs, celles des caravaniers… »

« Il y a des poussières qui se soulèvent au loin. » Par inspirations entières. Elles enveloppent les collines d’un voile jaune.

« Je l’ai déjà vue. »

C’est à ce moment qu’il faut partir. « Le vent se lève. » Mais le Frileux cherche dans sa mémoire.

« Serpentant dans le désert comme les sanglots s’étirent dans la gorge. »

Tourne la tête. « Qu’est-ce que tu as vu ? C’est un mensonge. » Des souvenirs qui serpentent et s’étirent. La rumeur sablonneuse d’un royaume en marche. Il ne trouve pas, s’empêtre. Il fixe le lointain, il regarde mieux, il n’y a pas de poussières. Son cœur s’emballe, c’est comme une impression de précipice.

« Allant au-devant du soleil qui suppure. Elle sinue dans les dunes, comme une vipère cornue. »

« Le vent siffle à sa guise. »

« Creusant de larges ombres sur le flanc du désert. Celles des djinns qui s’enroulent autour d’elle comme des bannières saintes. »

Il pense : lorsque le vent atteint les villes, finissant sa course dans les boulevards et sur les longs parvis, il est temps de partir. Parce qu’ensuite l’orage éclate et on ne voit plus à deux mètres. Et il arrive qu’il passe des choses dans les rafales, des images qu’on désire, des visages. « Le vent mauvais fait dire des sottises. » Et les gens n’en sortent plus, ils partent en quête de leurs visions, disparaissent, rejoignent ce qui n’existe pas.

« Les chameaux sont lourdement harnachés, il y a du bois de santal, des pierres et des oiseaux inconnus. Une longue congrégation d’offrandes alors que le mythe n’en finit pas… »

 « Il force la vue, il ôte le sens aux choses. »

« … de s’ériger tandis qu’ils cheminent… »

« Dans chaque murmure on peut sentir sa volonté de puissance. »

« … vers… »

« Quand il forcit, les gens d’ici perdent la tête… », ils bégaient en voulant saisir leurs désirs de faibles, « … et ne savent plus ce qu’ils voient… » et lui aussi a vécu ça, a vu des silhouettes à se jeter du haut d’un pont et ne veut pas se laisser tenter à nouveau…

« Elle a les yeux sans fard. Ce qu’elle est proche ! Elle est belle comme une nuit de cataclysme. »

« … ni ce qu’ils disent… »

« Belle comme un royaume. »

« … ni ce qu’ils pensent. »

« Elle vient mourir. » Son visage se crispe un instant, ses mains s’agrippent à la rambarde ; puis il retrouve la sérénité.

Et il ne se sent plus à son aise ici, c’est ce temps qui change et ces vieux souvenirs qui s’engouffrent en lui par des accès qu’il croyait clos. Il en a des vertiges… « Assez ! La tempête… rentrons vite ! »

« Elle conduit un raid. »

« Pas d’histoires ! Ce n’est plus sûr ici. »

« Elle n’en réchappera pas. Le Grand Roi lui coupera la tête et ainsi commencera la tradition, … »

« Toi tu n’es qu’un clochard, ce n’est pas à toi de prophétiser comme ça dans les bourrasques tu vas t’attirer le malheur et toute cette nuée d’orages – »

« … la longue tradition des reines aux têtes coupées. »

« A l’abri ! La tempête… »

« Mais la Reine, elle, … »

« … fond sur nous. »

Soudain il fait volteface et s’élance dans les rues.



Et le Frileux, bien infortunément, l’aveugle, le sourcilleux, le fuyard, c’était moi : je suis rentré peur au ventre, des désirs partout dans le cœur qui tressautaient, ayant dans mes poches les cartes, l’herbe, ayant rassemblé mes forces aussi. Les rues étaient désertes et des courants d’air froid circulaient. Peu à peu j’oubliai la panique, le grain qui s’annonçait, ces histoires de têtes coupées. Alors qu’il commençait à pleuvoir et que les gouttes s’insinuaient dans mon col, j’eus une impression bizarre de retour au foyer. Il y avait partout des lueurs sur les berges et le fleuve n’en finissait pas de se creuser des poumons sous les pylônes. Chemin irrésolu de l’homme aux moites – moites rancœurs – pulsions de chanvre et d’exil ; guidé dans les rues, bien arrimé au fil des ténèbres détrempées je suis parti sans crainte, j’avais le cœur coupé.
Parce que je sentais une présence, sans savoir si comme moi elle bravait toute cette pluie ou si elle restait calfeutrée dans ma mémoire ; il ne me restait pas un sou, ce qu’il fallait pour pratiquer les sentiers de l’envers…
Je l’ai cherchée sans me l’avouer et la route était longue, et se perpétuait dans le vague. Parce que moi aussi j’avais une femme en tête et que ce n’était pas un vieux morceau de mythe filandreux autour duquel bourdonnaient les fous ; personne ne la connaissait ni n’avait écrit en sa gloire, elle ne s’était pas couverte d’or ni de nacre, l’or et la nacre je les lançais aux corneilles, ça clinquait sur le trottoir et elles s’effarouchaient… et peu importe si celle du mythe ou la mienne étaient mortes tout autant.
L’esprit quatremuré et de la fumée plein la gorge, je cherchai où m’enfuir. L’autre aurait dû me suivre. Seul, à croire ce qu’il n’est pas raisonnable de croire, à voir des reines mortes dans les ténèbres les plus profondes, il s’égarerait et finirait dans la foudre. Je préférais m’égarer dans les souvenirs, lire le passé sous les fumées.

La route était longue et n’avait rien de miséricordieux route de peine et de lumière je n’ai jamais su si elle m’avait menti. Cette route que j’avais dans la tête autant que dans les pas, ce chemin noir, c’est à elle qu’il me menait, ignorant encore qu’elle m’apparaitrait dans les eaux noires et tumultueuses.
Je cherchai des yeux les oiseaux fuyant en nombre les villes, leurs poussières hypnotiques. Comme celles que voyait l’autre, promesses de désert et de caravanes.
Bientôt j’ai repris le chemin misérable qui conduit au fleuve, le passé toquait à mes os et montrait les dents je me dis qu’il n’y avait plus de pardon de ce côté. Je finis sur le pont, étourdi de cette mauvaise clarté et des odeurs de l’orage, distinguant peu à peu la silhouette à travers les bouffées rendues, la voyant dans les eaux sombres, les cheveux défaits comme à la dernière nuit, je ne me souvins pas du reste… je voudrais mais j’ai oublié ce qu’il y a eu après que je l’ai vue… et si j’étais tombé dans le labyrinthe ? je le fus ?
Je me rappelle seulement avoir contemplé, après de longs instants de paralytique, le mensonge dans sa totalité, trouant le fleuve comme un mégot de cigarette.
Songeant à la reine apparue plus tôt dans le brouillard je me demandai si mon compagnon avait tenté de la rejoindre ou s’il s’en était détourné comme je m’étais détourné des tourbillons du fleuve.
Parce qu’il n’y avait plus de raison dans l’écho de mes pas j’errai sans une seule idée, m’éloignant le plus possible des chemins noirs, je me lamentais de m’être séparé de mon compagnon et de lui avoir reproché ses chimères, maintenant j’étais dépouillé de tout, piégé dans mes peines, n’accordant plus de foi à mes vieux fantasmes ; je ne sentais plus en moi que d’arides tempêtes de poussière.



Le vagabond est resté et parle en observant la bretelle d’autoroute et les terrepleins alentour. On entend gronder le tonnerre.

« Comme je suis seul ce soir. Peut-être est-il temps. Le ciel est noir et ne reflète plus rien. Dans le lointain, les collines ont l’air de crânes. C’est par des nuits d’orage que les rebuts, clochards, lépreux grelottant, repoussés aux sorties des villes, peuvent entrevoir, s’ils tiennent le regard, monter des étendues lointaines le souffle poussiéreux de la légende. Les légendes sortent par les soirs d’orage. Voilà ce que je raconte : quand vient la pluie, les escargots bringuebalent leur coquille diluvienne et empoissent les sentiers de leurs pères. Ensuite les grelots tintent, une paire d’yeux s’ouvre dans l’air humide, un éclat léonin ; de mauvaises auréoles commencent à blanchir les feuillages contemplés. Le lépreux s’avance maladroitement jusqu’aux verdures cloquées d’escargots, les déventouse un à un et parfois arrache quelques ramifications de feuille (plop et parfois crrr), puis les porte à sa bouche dévastée. Et il a un sourire difficile, croit-on reconnaitre au-delà des ulcérations. Ainsi que lui je mâche avec peine les denrées de l’orage. On dit de Salomon qu’il fut un mage puissant. Que la Reine de Saba, menant orgueilleusement ses caravanes, le regard brumeux, priant et adorant les constellations, se perdit en rêves de conquêtes tandis qu’elle gagnait la cité de Salomon. Le Roi exigea qu’elle dansât pour lui. C’était un gage de soumission. Elle est là, toute proche. Elle se cache dans le tumulte. Elle n’a pas dansé. On a rapiécé ses voiles dans l’attente d’une autre. »
Le vagabond répète les phrases longuement, égrène les syllabes dans l’air humide. Il esquisse quelques pas sans grâce. Il hausse le ton face aux assauts de l’orage.

« Il n’y a personne sur l’esplanade. Il n’y a plus que moi et j’ai tant de choses à porter encore… Tout s’est évanoui… je ne veux pas qu’on m’aveugle, pourtant il y a derrière mes yeux des cordes que l’on tire… je ne veux pas du regard putréfié des lions d’Israël… La Reine… de Saba, aux lèvres crevassées, qui portait dans le regard les constellations du monde, dans les doigts la violence du vent rouge du sud, dans l’esprit un amour grondant pour le soleil et la lune, avait pris le chemin de ****salem pour sauver son Temple. Lorsqu’elle et son armée de djinns, et ses nombreux caravaniers, virent les lourdes portes de la ville se refermer sur eux comme une pierre qu’on roule, ils cédèrent au dieu de Salomon. Sans qu’il y ait personne pour encore prier les astres. Sans qu’il y ait… personne ne voit les fantômes dans le soleil, il n’y en a plus ces temps-ci… elle est morte aux pieds de ****salem, avec sa légende pour seul sépulcre… »
Nouveaux pas boitillants. Un éclair traverse le ciel et blanchit la chaussée. Le vagabond trébuche et tombe à genoux.

« Ton visage… je veux m’en combler… et quand tu m’enterreras, je… – cesse de te cacher ! »

La pluie s’abat en torrents. L’obscurité est tailladée de fulgurances.

« Comme je suis seul ce soir… il fait froid à mourir. Jamais les routes n’ont été si noires et si blanches. Jamais je ne me suis senti si seul. »

Il fait quelques pas chancelants et disparait dans la tourmente.



Comme un lointain tonnerre qui se forme derrière les nuages et les pensées vagues. Il ne faut pas croire le fleuve allant par ses poussières d’amont en aval… par ses poussières et ses songes perdus, charriés sur trop de kilomètres, démantelés puis remontés au fil de l’eau sur une mécanique qui fait tourner les sangs.
Le vent venait se gratter le ventre sur les pavés du quai désert. Je restai là, ouvert aux ténèbres, imaginant l’eau qui se tourmentait devant les piles… personne n’aurait deviné qu’une femme s’était brièvement aventurée au milieu du fleuve, immobile et comme insensible à l’attirance du courant, le regard fixé sur un point au-dessus du pont…
Il n’y avait plus que l’eau noire ; alors que tout était apaisé et sombre, ma vieille vision brouillée par le chagrin prenait un éclat singulier. Peut-être me décidais-je enfin à lui accorder ma confiance. Voilà qu’elle se constituait en l’une de ces vérités implacables, que la nuit seule permet d’atteindre, trop subtiles pour le soleil, trop anciennes, presque éteintes ou dissoutes dans le jour, perceptibles seulement à l’heure très obscure où l’on commémore l’assassinat des reines étrangères et des hommes pourris aux yeux de fauve, que sais-je…
Au loin, les collines se sont surement muées en crânes. L’autre a dû perdre contenance et fuir dans les campagnes. Y trouvant des fantômes et ce passé invisible qui moud le cœur. Voilà ce que je me disais, seul et sans images, scrutant les flots anéantis. Je crois qu’il ne pleuvait plus, j’ai ôté mes vêtements pour aller dans l’eau.





dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Le Fanu

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Re : Ascensions
« Réponse #1 le: 05 Février 2011 à 12:25:13 »
Commentaire à chaud...

Il est bien difficile à commenter, ce texte , étant donné que tu le commentes toi-même avant de le soumettre aux lecteurs.
Alors oui, c'est beau, les phrases sonnent bien l'ensemble est musical.

Mais je n'ai rien compris, je n'ai pas fait l'effort et je ne pense pas que ce soit nécessaire.
Parce que la musicalité peut être un but, la signification peut en être un autre.

Je n'ai rien compris : ce n'est pas une critique négative juste un commentaire à chaud

Si tu as voulu dire quelque chose, alors, tu seras peut-être choqué(e) que j'étale sous ton texte ma lamentable ignorance. Je n'y entends rien, moi, à Jérusalem, à Salomon et aux reines de Sabbat...
C'est peut-être un vagabond touché par la grâce, ou il est ivre, ou il a une vie passée.

J'ai quand même lu jusqu'au bout alors que je suis feignant. Juste pour la beauté des phrases!
Le but est-il atteint?
La culture est comme de l'or, en cas de coup dur, on la brade.

Hors ligne ernya

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Re : Ascensions
« Réponse #2 le: 05 Février 2011 à 12:41:05 »
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« Il fait froid maintenant, froid à devenir galeux, et sombre. »
:mrgreen:

Citer
« Elle est à la droite de Dieu.
A la gauche de l’égorgeuse, de Salomé la coupeuse de têtes. »
J’aurais cru que c’était Salomé pourtant. C’est pas gentil d’induire les gens en erreur, tu sais.
Citer
« Je ne comprends rien à ce que tu dis. »
Bof, ça manque de dynamisme, je trouve. Ou d’une phrase narrative qui précise un geste (n’importe quoi, il lance une canette sur les voitures, il essuie la merde de ses chaussures, ce que tu veux mais un truc en plus qui marquerait l’indifférence ?).

Citer
« Elle vient mourir. »
Trop classe.


Citer
j’avais le cœur coupé.
J’aime


.
Citer
je voudrais mais j’ai oublié ce qu’il y a eu après que je l’ai vue
Un poil lourd peut-être ? « après l’avoir vue » ?

Citer
. C’est par des nuits d’orage que les rebuts, clochards, lépreux grelottant, repoussés aux sorties des villes, peuvent entrevoir, s’ils tiennent le regard, monter des étendues lointaines le souffle poussiéreux de la légende.
La fin de la phrase s’essouffle, je trouve, sûrement à cause des adjectifs. Je pense que ça serait mieux d’en virer un.

Citer
Et il a un sourire difficile, croit-on reconnaitre au-delà des ulcérations.
Pas compris

Citer
Ainsi que lui je mâche avec peine les denrées de l’orage.
« ainsi que lui » c’est moche, non ? (c’est personnel, mais je relève parce qu’à chaque fois ce sont des phrases que je pourrais vraiment aimer s’il n’y avait pas cette petite verrue dessus)

Citer
****salem pour sauver son Temple.
Pourquoi des petites étoiles ?


J’ai bugué sur la fin. Enfin je trouve que ça pète pas assez pour une fin, je sais pas.

Perso, moi, j’ai pas mal aimé. J’ai bien aimé les dispositions étranges des répliques de dialogue, le côté « je fonds dialogue et narration ». J’ai bien aimé aussi ce couple qui fait penser au couple absurde beckettien, mais ici il est différent, enfin c’est pas absurde. Mais c’est pas de l’absurde/poétique  comme chez Nienna non plus. Enfin bref.
 Nan j’ai pas mal aimé, juste, à un moment le dialogue m’a un peu saoulée, peut-être à cause du nano, peut-être parce qu’on a déjà l’habitude de te voir fantasmer sur Salomé et Judith et que donc le voir répéter aussi longuement… C’est surtout le fait qu’il ne cesse de décrire tout, enfin ça fait pas vraiment vision hallucinée je trouve, en ça, j’ai trouvé ça moins crédible (et du coup moins sincère ?). Je sais pas si tu comprends ce que je veux dire… y’a un moment où je me suis dit « bon oui ok, on a compris, la suite ? ah bah non il débloque encore à parler tout seul ». Peut-être que si t’avais mis la même chose mais pas sous une réplique de dialogue, sous une phrase narrative plutôt,ça serait mieux passé. Et ça aurait fait moins haché aussi.
Ce que j’ai pas trop aimé aussi c’est la superposition des 2 discours comme là :

Citer
« Les chameaux sont lourdement harnachés, il y a du bois de santal, des pierres et des oiseaux inconnus. Une longue congrégation d’offrandes alors que le mythe n’en finit pas… »

 « Il force la vue, il ôte le sens aux choses. »

« … de s’ériger tandis qu’ils cheminent… »

« Dans chaque murmure on peut sentir sa volonté de puissance. »

« … vers… »

« Quand il forcit, les gens d’ici perdent la tête… »
J’ai pas trouvé le résultat convaincant (c’est peut-être à cause de Flauby ceci dit, XD).
Voilà pour les critiques, je crois que j’ai fait le tour de ce que je voulais te dire. Mais, si j’insiste sur ça, c’est parce que j’ai quand même bien aimé ce texte, je l’ai lu sans difficulté et avec un regard assez compatissant envers les deux personnages (ça veut rien dire ma phrase), enfin ils m’ont quand même touchée tous les deux, c’est juste que parfois, je vois le mécanisme , enfin je vois  écrit en grosses lettres capitales au milieu du texte « ce texte doit répondre à l’AT fantasmes donc hop gros sabots ».
Bref, j’ai bien aimé quand même retrouver ces thèmes qui te hantent, j’ai bien aimé l’idée de la tempête, le jeu entre l’un qui est poursuivi par son passé et l’autre qui a des visions mythiques, le décor (je trouve ça cool le décalage Salomé/périphérique) et la façon dont c’est agencé. Mais y’a quelques petits points noirs, si tu veux, sur l’image pour que l’aime plus que je ne l’ai aimé.
Voilàààà.
« Modifié: 05 Février 2011 à 12:51:33 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Verasoie

  • Invité
Re : Ascensions
« Réponse #3 le: 05 Février 2011 à 17:10:10 »
Perso je suis très mitigée, j'aime pas trop le début, beaucoup plus le milieu, un peu moins la fin.

J'me suis pas sentie perdue ni rien, mais je pense que sans avoir lu ton texte sur Balqis, Salomé de Wilde, enfin toutes ces inspirations, j'aurais sûrement pataugé pour saisir le sens.

Citer
pourtant on croirait qu’elle monte, comme un nuage de poussière

J'aime pas "pourtant on croirait que" (je sais que le ton familier est fait exprès, mais pas convaincue)

En fait ce qui me gêne dans le début, c'est que de toutes ces phrases bien séparées et bien mises en valeur, il n'y en a pas vraiment que je trouve "supérieurement belle". D'habitude t'as des espèces de fulgurances, des phrases choc trop bien, alors qu'elles sont planquées dans des paragraphes, et du coup là pour une fois qu'elles étaient mises en valeur, je suis déçue de pas les apprécier plus.

Citer

« Elle lève des poussières sur l’horizon. »

« Le ciel est noir. D’un bout à l’autre. Noir goudron, il n’y a rien » que les halos des réverbères et les lueurs rampantes des phares.

« Tout ce sable qui monte en un souffle dans la nuit. »

« Oui, c’est la pluie qui nous arrive. »

Toutes celles avant le passage, j'aime bien. Dans celui-là, "elle lève des poussières sur l'horizon" me convainc pas vraiment, la phrase du Frileux qui rentre dans l'humeur poétique du premier vagabond non plus. En fait je trouve que les deux personnages sont pas assez différenciés. Ça me paume à chaque fois que le Frileux sort une belle phrase. Après ce passage là ça repart bien, et soudain :

Citer
« Il y a des poussières qui se soulèvent au loin. » Par inspirations entières. Elles enveloppent les collines d’un voile jaune.

Pouf, on a paumé le perso pas-contemplatif. En fait le début donne envie de lire les phrases mais on se représente plus la scène. Et si le Frileux rentre trop dans le délire poétique, on réalise plus que le premier ne fait que fantasmer...

Ensuite, c'est qu'à la relecture que je comprends de quoi le Frileux parle (d'un vent qui rend les gens fous, hallucinés), et c'est dommage parce que j'aime l'idée mais c'est laborieux à saisir. Comme ernya, je trouve pas que le dialogue entrecoupé rende trop bien.

Citer
ce qu’il fallait pour pratiquer les sentiers de l’envers…

J'aime

Citer
elle est morte aux pieds de ****salem, avec sa légende pour seul sépulcre…

Aussi

Citer
« Ton visage… je veux m’en combler… et quand tu m’enterreras, je… – cesse de te cacher ! »

Pareil

Citer
Je crois qu’il ne pleuvait plus, j’ai ôté mes vêtements pour aller dans l’eau.

Je pense que ça claquerait plus si tu en faisais deux phrases.



Donc après relecture le truc que j'avais vraiment zappé c'était le vent mauvais qui fait les fantasmes et emporte le premier vagabond. C'est dommage parce que j'aime vraiment l'idée, et tout. Je sais que le nombre de mots est limité, mais ptêtre trouver un moyen de clarifier ça, de mieux expliquer... Je pense que ça perdrait moins le lecteur au début, si le Frileux était plus clairement inquiété par le vent et moins à moitié pris dans le délire poétique du vagabond. Je trouve que les personnages se distinguent pas assez, comme dit.

Donc voilà, j'aime vraiment bien l'idée, l'ambiance, les paragraphes à la fin qui font un peu Diluvien (le passé toquait à mes os). Mais je trouve le début un peu laborieux et décourageant alors qu'il s'engageait bien, avec les descriptions de la lune et tout. Mais y'a un moment où ce que dit le Frileux est de trop et où on perd complètement ce que raconte le vagabond, alors que c'est quand même le noeud des fantasmes et tout.

Allez, au boulot x)

Hors ligne Zacharielle

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Re : Ascensions
« Réponse #4 le: 05 Février 2011 à 20:51:24 »
Citation de: Loredan
Crépuscule. Le ciel est brun ; la pénombre tombe sur les immeubles, pourtant on croirait qu’elle monte, comme un nuage de poussière.
j'aime bien le mouvement

Citer
La partie s’achève sur un trois et un deux (rouge brillant).
trop obscur pour moi

Citer
« Ce qu’elle est proche ! Proche comme elle ne l’a jamais été.
Sa beauté brouille le ciel. »
pourquoi le rejet ?

Citer
« Je ne comprends rien à ce que tu dis. »
hélas, pareil, du coup, je trouve que ça gâche la beauté de certaines phrases. Ou alors c'est le fait de les avoir vues ailleurs qui fausse mon jugement, dans l'autre contexte, elles étaient pleines de sens. Là... elles sonnent creux. Le dialogue, j'y reste comme extérieure.

Citer
Parce qu’ensuite l’orage éclate et on ne voit plus à deux mètres.
la précision numérique/raire, j'en sais rien, casse tout je trouve

Citer
Et le Frileux, bien infortunément, l’aveugle, le sourcilleux, le fuyard, c’était moi :
j'aime bien et en même temps je ne sais pas ce que ça change vraiment. Hormis la formulation, qui fait mouche.

Citer
L’esprit quatremuré
chouette

Citer
Cette route que j’avais dans la tête autant que dans les pas,
le démonstratif n'est pas super je trouve

Citer
le passé toquait à mes os et montrait les dents
AH !! good!!

Citer
repoussés aux sorties des villes, peuvent entrevoir, s’ils tiennent le regard, monter des étendues lointaines le souffle poussiéreux de la légende. Les légendes sortent par les soirs d’orage.
ça j'aime beaucoup. peut-être à cause du côté explicatif  :-\

Citer
Le vagabond trébuche et tombe à genoux.
ou la ça se théâtralise !

Citer
Le vent venait se gratter le ventre sur les pavés du quai désert.
j'adore


Bon. Commentaire global... Je n'ai presque rien saisi du texte. Hop. C'est comme si j'avais fixé un tableau sans en saisir ni la portée ni l'intérêt. Je reconnais la maîtrise technique, mais rien. Pas de résonance dans ma coquille. Pourtant, je connais un tout petit peu tes thèmes. Je ne les maîtrise pas mais ça ne m'empêche pas d'apprécier d'autres textes. Là... c'est bien trop artificiel, bien trop patchwork (= mon impression, pas vérité absolue of course). Et je me mets à la place de quelqu'un d'extérieur, qui sera ton lecteur, et... non.  Je ne sais pas où tu pars, où tu veux en venir, ce que tu veux montrer, évoquer. Je n'ai pas la caisse de résonance quoi. Et je me lasse en cours de route, parce que je vois bien que y'a quelque chose qui est censé palpiter mais ça me reste invisible. Ca reste pour moi un beau tableau mais silencieux. Comparaison pourrie, mais j'espère que tu saisis. Bref, tu avais plus ou moins prévu ce type de réaction, je tombe en plein dedans :/

Hors ligne Gros Lo

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Re : Ascensions
« Réponse #5 le: 05 Février 2011 à 23:04:21 »
Je me sens trop trop fort. Enfin d’habitude, on sent bien quand ça va pas coller, mais par-dessus le marché on se trompe de raisons. Alors que là mon horoscope s’est pas mal débrouillé.

Le Fanu
à mon avis, un texte sans signification, même s’il est musical, ne vaut pas grand-chose ! en tout cas, celui-ci est censé vouloir dire qqch donc c’est pas bon signe qu’no ne comprenne pas.
La reine de Saba dans la Bible.
Ensuite, oui ils sont peut-être touchés par la grâce, ou défoncés, ou fous (difficile de faire la différence entre les trois…), la trame très sommaire c’était que :
. il y a une tempête et ça les pousse dans leurs retranchements (ils veulent ce qui n’existe pas ou plus)
. l’un pense à la reine de Saba
. l’autre pense à une femme qui est morte et qu’il aimait surement
. à l’arrivée du mauvais temps ils se séparent et chacun se… « dédie » à ses pensées

Collectivement : ok pour la plupart de ce que vous avez relevé (même si c’est drôle quand l’un aime ce que l’autre n’aime pas)


Myrt
(Et il a un sourire difficile, croit-on reconnaitre au-delà des ulcérations.) il a la bouche pourrie par la lèpre dont c’est un peu compliqué d’interpréter ses mimiques, mais il sourit probablement (de toute façon je reformulerai)

ainsi que lui : désolé pour la verrue mais je pense garder (peut-être que je le décalerai)

J’ai mis les étoiles parce que je trouve que c’aurait été trop facile de s’aider de la symbolique du nom, enfin hop JERUSALEM et on a des images qui viennent et ce n’est pas du fait du texte, c’était pas un peu tricher. Enfin on comprend quand même bien sûr, mais voilà la raison.

Pour les dialogues, à la base je voulais faire un texte de théâtre, c’est pour ça que ça fait bizarre je pense. Je fais pas trop attention parce que je (re)lis cette partie-là sur un ton de texte de théâtre mais ça doit faire bizarre sans. (D’où aussi le côté peu crédible du dialogue. Enfin les dialogues de théâtre c’est jamais naturel je trouve. C’est trop fake, mais avec un look fake de théâtre, qui fait qu’on apprécie pour le fait que ça ressemble à un dialogue de théâtre, pas à un dialogue tout court. Bon après il faut aussi savoir faire un bon dialogue de théâtre, ce qui n’est très certainement pas mon cas lol)

Par contre, c’est pas Salomé c’est la reine de Saba (Salomé elle est juste citée pour suggérer une sorte de continuité)


Melo
ça fait familier, pourtant on croirait ?
Lol désolé pour l’absence de mes fulgurances supérieurement belles : D
Ok pour la fait qu’il faudrait + différencier la parole des deux personnages. (Sauf pour le passage « Il y a des poussières qui se soulèvent au loin. » Par inspirations entières. Elles enveloppent les collines d’un voile jaune. parce que c’est le moment où il se met lui aussi à tiquer/hésiter/presque croire à qqch)
Finalement c’est plutôt la partie recyclée des « choses de janvier » qui a été appréciée, c’est marrant (l’Horoscope hausse le sourcil, bronzant au milieu de sa piscine de prédictions avérées).


Zach
(La partie s’achève sur un trois et un deux (rouge brillant).) Ce que t’aimes pas c’est que la narration présente ça comme si c’était censé être important alors qu’en fait non, c’est ça (l’inutilement obscur) ?

(le rejet, je sais pas trop, je trouvais que ça marchait bien dans le cadre d’un truc de théâtre)

Je résume ton appréciation globale :
. manque d’unité > artificiel
. manque de clarté > on décroche
(je pense que tu as aussi raison pour le côté "le lecteur extérieur décroche vite", du coup je pense que ça ne sert à rien que je l'envoie au Crous)



Globalement : dense mais sans intérêt, à la fois trop 1er degré et trop « ça donne à voir mais finalement tout le monde s’en fout ». Ca ressemble à la plupart des critiques que j’ai d’habitude et c’est cool pour deux choses : la première c’est que j’ai des axes assez précis pour le reprendre (même si malheureusement je ne pense pas que ça changera le fond/votre appréciation générale) ; la seconde c’est que ça me permet d’enfermer le nano dans une petite boite du grand tiroir des textes-passés or je suis + à l’aise avec les avis mitigés/blasés (c’est + mon élément je pense mdr). Je savais que dès le texte suivant le nano, mon baromètre-des-lecteurs redescendrait vertigineusement, et finalement c’est plutôt cool. Enfin, j’ai l’impression d’être comme tous ces héros d’histoires qu’on lit quand on est petit, genre (j’invente parce que j’ai pas de souvenir précis) un petit cochon qui devient prince et prend des bains de miel, et à un moment il devient malheureux, et le dénouement c’est qu’il redevient comme avant et qu’il plonge dans des bains de bouillasse et FIN.
« Modifié: 05 Février 2011 à 23:09:40 par Loredan »
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Re : Ascensions
« Réponse #6 le: 06 Février 2011 à 11:20:05 »
Salut,

Désolé, je n'ai pas bien compris le texte, on dirait un rêve sous speed, de l'écriture onirique, une prose comme du Magritte ou du Dali. En fait c'est pas du tout mon genre, donc sur le fond je m'abstiendrais de juger. Par contre sur la forme ça semble vraiment brouillon.
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Re : Ascensions
« Réponse #7 le: 06 Février 2011 à 11:43:25 »

Eh ben, si même la forme se fait la malle... (...I'm naked in the dark, Sam) qu'est-que tu entends par brouillon ?
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Re : Ascensions
« Réponse #8 le: 07 Février 2011 à 08:56:44 »
Texte [...] sans cesse remâché jusqu'à ce qu'il devienne une bouillie. [...] Vous le trouverez un peu confus ...

Et bien voilà, tu le disais toi-même en introduction !

Brouillon dans le sens où le texte joue avec des références que seuls les initiés sauront décoder, c'est une impression d'ensemble, difficile à expliquer.
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Re : Ascensions
« Réponse #9 le: 17 Avril 2011 à 17:41:16 »
Commentaire en retard, texte déterré, c'est mal, je sais, je m'en fou.

Citer
Enfin, j’ai l’impression d’être comme tous ces héros d’histoires qu’on lit quand on est petit, genre (j’invente parce que j’ai pas de souvenir précis) un petit cochon qui devient prince et prend des bains de miel, et à un moment il devient malheureux, et le dénouement c’est qu’il redevient comme avant et qu’il plonge dans des bains de bouillasse et FIN.
MDR

Sinon mon commentaire ne va servir à rien, parce que mon avis rejoint complétement celui de Zach. Bon, au moins tu sauras que j'ai lu le texte. Mais j'ai rapidement décroché, parce que je ne comprenais rien, et le style n'était pas suffisant pour m'accrocher tout de même (parce que bon, des belles phrases qui amènent des images bizarres, ça va un moment, mais dès que ça devient un chouïa long... )

Comm' inutile, donc.
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Re : Ascensions
« Réponse #10 le: 03 Juillet 2011 à 19:52:45 »
Je suis forcée de rejoindre ton auto-critique sur certains points. Peut-être que j'ai pas la culture pour démêler les références du texte, mais en l'état, on devine le sens du texte bien plus qu'on ne le comprend, et pendant une bonne partie du texte je me suis servie du fait qu'il devait répondre à l'AT comme d'une clef de compréhension.

Il y a certaines tournures de phrase que j'ai vraiment appréciées - mais j'ai la flemme de les citer x'D - mais il faut plus que de jolies phrases pour retenir la lectrice que je suis. ::)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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