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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le dormeur du plateau

Auteur Sujet: Le dormeur du plateau  (Lu 2983 fois)

Hors ligne Zacharielle

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Le dormeur du plateau
« le: 11 Janvier 2011 à 22:01:43 »
Voici le texte écrit pour Scorpnix à l'occasion de l'opération Joyeux Noël. Il n'est pas trop wesh party club youpi. Je venais juste de finir les Clochards célestes (ou alors j'étais en train de le lire). Le résultat n'est pas à la hauteur de mes espérances, sauf pour la fin, que j'apprécie un peu. Et puis, je voulais faire des aquarelles, mais je ne sais plus où est passé mon set, je n'ai plus de pinceaux, alors, alors voilà :


 
Lorsque je suis arrivée, la neige tombait à gros flocons – le vent les soulevait en violentes bourrasques. Ma lampe torche éclairait à peine trois mètres devant moi. J’ai balayé le faisceau devant, puis à droite, puis à gauche. Je ne reconnaissais rien, pas avec ces rafales droit sur le visage. Ce n’est rien, rentre, repose-toi, on verra demain, je me suis dit. Je me suis retournée. J’ai cherché des yeux le voyant rassurant de mon vaisseau. Comme je ne l’apercevais pas, j’ai continué de tourner sur moi-même, cette fois-ci en scrutant le sol, j’allais bien trouver un indice. J’ai mis quelques secondes à comprendre. Mon ventre s’est involontairement crispé. Les traces de pas avaient déjà disparu. Il n’y avait plus qu’un sol rendu traitreusement égal par la neige, laquelle se reflétait violemment dans la lumière de ma lampe électrique – j’ai regretté de ne pas avoir pris de lunettes teintées. Pas de panique, la spirale, la spirale. A partir de ma position d’origine, j’ai avancé en cercles de plus en plus grands. J’avais dans l’idée que je me cognerais forcément à la coque de mon transport, à un moment ou un autre. Mais le temps a passé et j’ai dû me rendre à l’évidence : j’étais complètement perdue. Je me répétais des formules rassurantes mais la fatigue m’empêchait d’y croire vraiment. Tant pis, pour ce soir, il fallait que je trouve un abri. Emmitouflée dans ma combinaison, protégée par mon casque, je ne souffrais pas du froid. Pas encore.

Après de laborieuses déambulations, j’ai trouvé refuge dans un creux rocheux. J’avais besoin de dormir, les yeux me piquaient, j’avais du mal à me concentrer. Le terrain avait été très hasardeux et j’avais beaucoup transpiré, peut-être étais-je malade, ou alors c’était seulement l’effort ou la crainte, ou bien tout ça mêlé. Avec de pierres et de la neige tassée, j’ai essayé de barricader l’entrée de mon abri. J’ai maçonné jusqu’à ce je ne puisse plus ignorer le tremblement de mes mains. J’entendais le vent qui battait furieusement derrière le barrage, j’avais peur qu’il fasse tout tomber. Je me suis assise le dos contre la paroi, essayant de ne pas trop y penser, de calmer mes frissons, d’oublier mon inconfort, de fermer les yeux. Comme je n’arrivais pas à dormir, au bout d’un moment je me suis couchée à même le sol, toute recroquevillée. Le froid qui montait du sol commençait à percer la combinaison, ce qui ne m’a pas empêché de dormir – un peu. Le sommeil a fait quelques allers-retours irréguliers. A la quatrième ou cinquième fois où j’ai ouvert des paupières embourbées de fatigue, j’ai décidé que je perdais mon temps et qu’il fallait continuer les recherches avant que le froid ne me dévore. Je me suis donc forcée à me lever. Après avoir fait fondre un peu de neige sur mon réchaud à gaz, je l’ai mélangée avec du café, à la casserole. C’était infâme, j’ai mâché quelques biscottes ultra nutritives en même temps pour faire passer le goût. Au regard du petit déjeuner que j’avais fait la veille, dans mon vaisseau, c’était simplement pitoyable.
J’ai cassé un bout de mon mur, pour observer la situation. La tempête s’était un peu calmée. J’ai nettoyé les ustensiles de cuisine en les frottant avec de la neige avant de tout empaqueter. J’étais prête à trouver ce que je cherchais.


Il faisait encore noir. Je n’avais aucune idée de l’heure qu’il était et préférais ne pas le savoir. Ma lampe torche pendait, éteinte, à un mousqueton accroché à la ceinture de ma combinaison. Je n’en avais pas besoin. Le ciel s’étant en partie dégagé, on voyait sinon la lune au moins sa lumière. Si j’avais une conscience aiguë des éléments qui m’entouraient c’était parce que j’avais très peu dormi. Je sentais que le manque de sommeil allait bientôt m’affaiblir et brouiller cette sensation de netteté. J’ai inspiré de grandes goulées d’air glacé mais comme il faisait trop froid pour insister, j’ai dû remettre mon casque.

J’ignore pourquoi, mais j’ai pensé qu’en gagnant en altitude, j’aurais une chance supplémentaire de trouver l’objet de mes recherches ou peut-être bien d’apercevoir mon transport. J’ai donc suivi un escarpement rocheux à flanc de montagne, pendant quelques kilomètres, en claquant des bottes, pour chasser le froid. Ça a duré plutôt longtemps, la preuve, le soleil avait commencé à découper des ombres bleues autour de moi. Je suis finalement arrivée quelque part. C’était un plateau, un plateau très étendu qui finissait dans la brume. Je me suis arrêtée pour observer le terrain à venir. C’était plat presque partout, sauf à un endroit. Un cairn se trouvait à une vingtaine de mètres devant moi. Je me suis avancée, toute émue. Je n’étais pas la première à venir, je ne sais pas pourquoi (j’ai eu un peu honte) ça m’a déçue. Au milieu de l’amas de cailloux, quelqu’un avait planté un bâton et attaché dessus une écharpe. La petite oriflamme n’avait pas de pays. Elle courbait le dos, brusquement le relevait… J’ai eu pitié pour celui qui s’était séparé de son écharpe. J’allais prier pour lui et sa santé quand un bruit incongru m’a tiré de mes pensées. Il s’est répété quelques secondes plus tard. Je ne l’avais donc pas imaginé, ce ioulement plaintif. J’ai répondu dans ce que je pensais être sa direction. i-ou-lé i-ou-lé, m’a confirmé l’inconnu plein d’espoir. Je ne me posais pas de questions et me mis en marche. J’avais un but, une direction. Mieux que cela, j’avais un guide. Il n’y avait pas de raison de m’en faire. J’ai accéléré le pas, j’allais plus vite que le soleil, si bien que je n’étais pas encore toute éblouie des reflets dans la neige quand j’ai atteint le deuxième cairn. Par contre, j’avais très faim. J’ai voulu profiter de la petite protection qu’offrait le monticule de pierrailles pour ouvrir mon sac à la recherche de biscuits mais je n’ai pas pu me reposer ni manger la moindre chose puisque l’appel est revenu, plus pressant, plus inquiet. Je me suis remise en marche. J’avais l’impression de suivre un lutin maléfique, je m’en voulais, c’était cruel de penser ça. Si c’était moi qui demandais du secours, je n’aurais pas apprécié qu’on me prenne pour un fantôme. Mais plus j’avançais, plus le doute s’immisçait.

Le soleil reflété sur la neige m’aveuglait. J’étais obligée de plisser les paupières, voire de les fermer. J’aurais bien aimé qu’il fasse encore nuit. Ma vitesse a progressivement décru, j’ai continué quand même, à mon rythme, en guettant les i-ou-lé, i-ou-lé. Ils se faisaient rares, j’avais peur de m’être trompée, d’avoir mal compris. Le contraste douceur du jour – humidité glaciale me donnait le tournis et plus j’avançais, plus j’avais mal aux yeux. J’ai pensé que ce serait mieux si je nouais mon écharpe autour de la tête. Je me suis arrêtée, ai cherché autour de mon cou, ai touché ma peau, sans rien dessus. J’ai paniqué, j’ai tout vidé. J’ai eu beau fouiller dans mon sac, j’ai dû me rendre à l’évidence. Elle n’était plus là. Comment ne m’en étais-je pas rendu compte avant ? Trop exténuée pour être fâchée contre moi-même, j’ai laissé tomber les questions. Je n’ai pas voulu tout rempaqueter, ni même remettre mon casque. J’ai enfoui sous la neige le matériel que j’estimais le moins utile avant de me remettre en route, un tout petit peu allégée, les mains devant les yeux. Mes bottes qui s’enfonçaient dans la neige crissaient. Dans le silence pesant du plateau, derrière mes doigts d’enfant craintif, mes muscles fatigués, je me sentais épiée. Au milieu de la journée (peut-être, je n’en sais rien), mon pied a butté contre une pierre. J’ai alors commis l’erreur d’entrouvrir les paupières. Je n’ai fait qu’apercevoir une large masse métallique, des voyants de couleur, peut-être un animal assoupi contre la carlingue et puis ç’a été le noir et la douleur, car en un instant, des barbelés de lumière m’ont lacéré les yeux. J’étais saisie d’épouvante à l’idée de mourir seule, j’ai commencé à pleurer sur mon propre sort, à ne plus savoir quoi faire, j’ai titubé jusqu’à ce qu’une chose molle, bôm, ne me fasse trébucher. J’ai entendu des bip bip de veille et le ventre chaud de l’appareil pulser derrière moi, j’ai trouvé un tuyau d’approvisionnement, je me le suis vissé sur le bras, j’allais bien, j’avais juste envie de me laisser aller, de dormir, mais j’ai fait l’effort de rejoindre à quatre pattes, à misérables sanglots, le corps allongé responsable de ma chute. J’ai tâté l’écusson sur la combinaison, le même que le mien, mes doigts sont remontés jusqu’au cou nu, il a frissonné, jusqu’à cette bouche qui a projeté un
I-OU-LE I-OU-LE
si pur qu’il a failli m’étourdir
si pur que je n’ai jamais pu dire
J’étais venue te chercher.

« Modifié: 11 Janvier 2011 à 22:20:04 par Zacharielle »

Verasoie

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #1 le: 11 Janvier 2011 à 22:17:46 »
Citer
J’ignore pourquoi, mais j’ai pensé qu’en gagnant en altitude, j’aurai une chance supplémentaire de trouver l’objet de mes recherches ou peut-être bien d’apercevoir mon transport.

J'aurais

Citer
J’ai alors commis l’erreur d’entrouvrir les yeux. Je n’ai fait qu’apercevoir une large masse métallique, des voyants de couleur, peut-être un animal assoupi contre la carlingue et puis ç’a été le noir et la douleur, car en un instant, des barbelés de lumière m’ont lacéré les yeux.

deux fois "les yeux"



Je crois que j'ai pas compris la fin :/

Mais à part elle, j'aime bien, il y a pas le peps et les phrases/expressions inattendues que tu as d'habitude mais le texte est quand même fluide et j'étais curieuse de savoir ce qui allait arriver à la narratrice. Au début j'ai cru que son vaisseau qu'elle avait perdu, c'était le Discovery ^ ^

Hors ligne Zacharielle

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #2 le: 11 Janvier 2011 à 22:25:01 »
Merci de ta prompte lecture^^ J'ai pris en note tes remarques. Tu as raison, il n'y a rien d'extraordinaire :/ Pour le Discovery y'a sans doute quelques lectures autour du sujet un peu inspiratrices!

En ce qui concerne la fin, elle retrouve le vaisseau crashé avec l'occupant recherché, mais comme elle voit que dalle, est incapable de repartir, et préfère finir comme lui, alimentée par le vaisseau. A son tour elle attire les voyageurs égarés en espérant qu'ils la sauve, vain espoir bien entendu.

Verasoie

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #3 le: 11 Janvier 2011 à 22:27:44 »
D'accord, je vois ! C'est probablement parce que je croyais qu'elle recherchait son propre vaisseau, et non un autre vaisseau crashé ^ ^ Merci pour l'explication !

Hors ligne Tourniaire

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #4 le: 12 Janvier 2011 à 04:04:11 »
Salut Zacharielle

J'ai fait la même erreur d'interprétation que Verasoie.

Aussi le texte paraît lent, non pas à cause des actions elles-mêmes. A ta place, je ne supprimerai aucun passage, mais je les reformulerai. Par exemple, beaucoup de tes phrases comment par je, j'ai, etc. Je fais le même type d'erreur lorsque j'écris à la première personne, et c'est la première chose que j'essaie de corriger à la réédition car cela devient très lourd à la longue.

Citer
Je suis finalement arrivée quelque part. C’était un plateau, un plateau très étendu qui finissait dans la brume. Je me suis arrêtée pour observer le terrain à venir. C’était plat presque partout, sauf à un endroit. Un cairn se trouvait à une vingtaine de mètres devant moi. Je me suis avancée, toute émue.

Je suis persuadé que pour le passage précédent, plutôt que d'être très descriptif sans émotion, tu peux supprimer la phrase "Je me suis avancée, toute émue" pour la faire ressentir dans la description elle-même.

"Le plateau semblait ne jamais finir, la brume semblait être le seul horizon. Pourtant, je finis par distinguer quelque chose devant moi, un relief...En avançant je vis que c'était un cairn, ce n'était plus qu'à une vingtaine de mètres de moi. Je n'osai croire être enfin parvenue là où je devais être".

Bref, je te donne un exemple de comment tu pourrais améliorer la narration pour mieux accrocher le lecteur.
Général en chef de l'invasion rivagienne.
NB : Oui je suis un revenant...
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Hors ligne ernya

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #5 le: 12 Janvier 2011 à 18:15:19 »
Citer
Je ne reconnaissais rien, pas avec ces rafales droit sur le visage.
j'aime pas trop le "droit", c'est du chipotage.

Citer
Il n’y avait plus qu’un sol rendu traitreusement égal par la neige, laquelle se reflétait violemment dans la lumière de ma lampe électrique – j’ai regretté de ne pas avoir pris de lunettes teintées.
je me serais arrêtée à "neige" parce qu'après je trouve que c'est des détails pas très importants. C'est des remarques complètement perso.

 
Citer
C’était plat presque partout, sauf à un endroit. Un cairn se trouvait à une vingtaine de mètres devant moi.
encore une fois, je fais ma chieuse mais je trouve que la "rime" endroit / moi dommage.


Citer
J’ai alors commis l’erreur d’entrouvrir les paupières. Je n’ai fait qu’apercevoir une large masse métallique, des voyants de couleur, peut-être un animal assoupi contre la carlingue et puis ç’a été le noir et la douleur, car en un instant, des barbelés de lumière m’ont lacéré les yeux.
c'est à partir de là que j'ai plu compris le texte. C'est un truc de SF ? (parce que si oui, ça explique mon hébétude)


à part la fin que j'ai pas comprise et qui arrive un peu en speed, j'ai bien aimé^^
J'ai même cru à un moment que le personnage était fou et que s'il avait plus son écharpe, c'est parce que c'était lui qui avait mis la première sur le bâton.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Ambriel

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #6 le: 14 Janvier 2011 à 20:24:20 »
J'ai eu les mêmes interprétations que Vera et Ernya  :huhu: ;  je m'attendais trop à un truc tordu qui tournait en rond mais finalement non ^^ J'ai aimé, c'est sympa, même si pas très joyeux pour un texte de Noël (remarque de ce point de vue j'ai rien à dire  :-¬?).  
Et donc ben...
Ala. Désolée, pas très constructif....
Et s'ils prenaient ta mère comme otage ou ton frère,
Dit un père béret basque à un jeune blouson d'cuir
Et si c'était ton fils qu'était couché par terre,
Le nez dans sa misère,
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Hors ligne Gros Lo

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #7 le: 17 Janvier 2011 à 16:41:57 »
Citer
Je venais juste de finir les Clochards célestes
o/

Citer
Lorsque je suis arrivée, la neige tombait à gros flocons
elle est allée faire du yabyum dans la montagne hahaha

 
Citer
un creux rocheux
pas très beau

Citer
Au regard du petit déjeuner que j’avais fait la veille, dans mon vaisseau, c’était simplement pitoyable.
là je viens de me dire que la narratrice était peut-être Erika.

Citer
C’était un plateau, un plateau très étendu
elle est un peu gourdasse de pas avoir lu le titre, c’était dit dedans


J’ai bien aimé mais je pense que j’ai pas compris la chute. Globalement je préfère des textes plus innovants ou foufous (quitte à ce que ce soit de la fofolie type flicouillon bleuleuleu).
Sur ce je vais voir l'officier.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Zacharielle

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Re : Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #8 le: 18 Janvier 2011 à 08:15:58 »
Apparemment, la fin n'est pas du tout claire, il faudra que je la retravaille, en même temps, j'ai pas envie de donner trop d'infos. En gros (comme je l'ai dit à Vera) : la narratrice retrouve la personne qui s'est crashé ainsi que son vaisseau, mais tous les deux ont été surpris par la lumière et ne peuvent plus avancer d'un pas, du coup, il se servent des tuyaux de nourriture (??) du vaisseau pour être maintenus en vie en appelant les éventuels visiteurs pour qu'ils viennent les sortir de là, ce qui n'est pas possible puisque le plateau est un peu étrange et a tendance à aspirer la vie des gens. C'est un peu précipité. L'écharpe qu'elle trouve sur le monticule c'est celle de la personne qu'elle recherche, mais inconsciemment, elle suit le même mouvement et dépose son écharpe à son tour, comme une offrande obligée (oui c'est écrit nulle part mdr).

Tourniaire
A ta place, je ne supprimerai aucun passage, mais je les reformulerai. Par exemple, beaucoup de tes phrases comment par je, j'ai, etc.
c'était assez voulu, mais si c'est trop lourd, j'en reformulerai quelques unes

Citer
Je suis persuadé que pour le passage précédent, plutôt que d'être très descriptif sans émotion, tu peux supprimer la phrase "Je me suis avancée, toute émue" pour la faire ressentir dans la description elle-même.
Merci du conseil et de ton exemple, mais je voulais justement différencier le personnage du paysage, après tout, elle n'y est pas à sa place et le décalage se ressent encore mieux en séparant les deux. Enfin, avant que tu pointes du doigt cet élément, je n'avais pas fait attention, mais je pense que c'était mon objectif.

ernya
Citer
Je ne reconnaissais rien, pas avec ces rafales droit sur le visage.
j'aime pas trop le "droit", c'est du chipotage.
c mieux que "horizontalement" lol mais c pas du plus bel effet

Citer
Citer
Il n’y avait plus qu’un sol rendu traitreusement égal par la neige, laquelle se reflétait violemment dans la lumière de ma lampe électrique – j’ai regretté de ne pas avoir pris de lunettes teintées.
je me serais arrêtée à "neige" parce qu'après je trouve que c'est des détails pas très importants. C'est des remarques complètement perso.
c'est important la remarque sur les lunettes :/ (enfin relativement mais bon^^)

Citer
Citer
C’était plat presque partout, sauf à un endroit. Un cairn se trouvait à une vingtaine de mètres devant moi.
encore une fois, je fais ma chieuse mais je trouve que la "rime" endroit / moi dommage.
n'avais pas vu

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c'est à partir de là que j'ai plu compris le texte. C'est un truc de SF ? (parce que si oui, ça explique mon hébétude)
oui, tu peux être hébétée xD c'est de la SF (légérounette)

merci pour ton commentaire et appréciation :)


ambriel
merci^^ (oui pas très joyeux :/)


Loredan
Citer
Citer
un creux rocheux
pas très beau
sniff, ok

Citer
Citer
Au regard du petit déjeuner que j’avais fait la veille, dans mon vaisseau, c’était simplement pitoyable.
là je viens de me dire que la narratrice était peut-être Erika.
mdr non c pas le genre

Citer
Citer
C’était un plateau, un plateau très étendu
elle est un peu gourdasse de pas avoir lu le titre, c’était dit dedans
que veux-tu


Chute expliquée plus haut. Ok pour tes remarques, mais j'ai pas envie d'écrire loufoquement 100% de mon temps  :mrgreen:

Hors ligne Kailiana

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #9 le: 18 Janvier 2011 à 13:27:03 »
Bien aimé !
Petite reproche pour la fin qui pourrait être plus claire/plus belle/plus choc ; ce que je croyais avoir compris est bien ce qu'il fallait comprendre mais je n'étais pas sûre, je pense que tout le texte serait mieux si on était certain de la fin. Insister peut-être sur
Citer
il se servent des tuyaux de nourriture (??) du vaisseau pour être maintenus en vie en appelant les éventuels visiteurs pour qu'ils viennent les sortir de là, ce qui n'est pas possible puisque le plateau est un peu étrange et a tendance à aspirer la vie des gens
Que je trouve bien sympa comme idée, alors que je n'avais pas du tout compris ça à propos du plateau ^^
Mais sinon, lecture agréable, bien écrit, bien qu'un peu monotone.

En fait j'aime vraiment l'idée et l'ambiance (ou ce qu'on devine de l'ambiance, elle pourrait être plus accentuée), ça pourrait donner un texte un peu plus long ^^
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Hors ligne Milora

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #10 le: 20 Février 2011 à 13:09:48 »
J'avais pas compris la fin non plus. Vers le milieu, j'ai pensé que ça allait tourner au fantastique sur le même schéma que le texte de Zen sur le camp scout : que c'était elle-même qui avait déjà vécu ça ou qui allait le vivre (une sorte de boucle), et qu'elle avait laissé son écharpe et que le corps qu'elle trouvait c'était elle même. Sauf que la fin ne collait pas xD. Mais j'avais pas compris, quoi. Faudrait peut-être le corriger, surtout en rajoutant des détails sur le contexte : moi aussi je croyais qu'elle cherchait son propre vaisseau. Et j'ai eu du mal à visualiser, pour le premier et le dernier paragraphe (surtout l'histoire du tube d'approvisionnement du vaisseau).

Sur la forme, j'ai trouvé que c'était pas très zachien :P Sur un thème comme ça, j'aurais espéré qu'on s'y sente davantage, comme tu sais si bien le faire. Dans le détail :

Citer
Comme je n’arrivais pas à dormir, au bout d’un moment je me suis couchée à même le sol, toute recroquevillée. Le froid qui montait du sol commençait à percer la combinaison, ce qui ne m’a pas empêché de dormir – un peu.
Répétition. :P

Citer
Le sommeil a fait quelques allers-retours irréguliers
:coeur:

Citer
Après avoir fait fondre un peu de neige sur mon réchaud à gaz
Elle avait un réchaud à gaz sur elle ??

Citer
J’ai cassé un bout de mon mur, pour observer la situation.
S'il y avait aucune ouverture... comment elle voit, à l'intérieur ?

Citer
Si j’avais une conscience aiguë des éléments qui m’entouraient c’était parce que j’avais très peu dormi.
La phrase est un peu lourde...

Citer
toute émue
Je crois que c'est tout émue

Citer
Je ne me posais pas de questions et me mis en marche.
ça fait bizarre que le "posais" soit à l'imparfait. Pourquoi pas le passe-composé ?

Citer
toute éblouie
là aussi je crois que c'est "tout éblouie"


Citer
derrière mes doigts d’enfant craintif
pourquoi des doigts d'enfant craintif ?


Citer
J’ai alors commis l’erreur d’entrouvrir les paupières
Hm... Elle a fait tout ce chemin les yeux complètement fermés ? ça semble pas très crédible, si ?

Citer
je me le suis vissé sur le bras
j'arrive pas trop à visualiser ce que tu veux dire...


Bon, dans l'ensemble je suis un peu déçue, mais ça se laisse bien lire, et on se pose des questions jusqu'à la fin. En la retravaillant un peu, ça donnera un chouette texte ! :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Zacharielle

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #11 le: 20 Février 2011 à 13:59:36 »
Merci Kail, oui, je l'ai écrit sans doute un peu rapidement, et la fin est tellement absconse que je m'y perds aussi : à refaire !

Mil : merci pour ta lecture et corrections. Bon, pareil pour la fin : il faut que j'explicite.

Citer
Faudrait peut-être le corriger, surtout en rajoutant des détails sur le contexte : moi aussi je croyais qu'elle cherchait son propre vaisseau.
oui c'est ce qu'elle fait, mais elle tombe sur un autre, celui qu'elle était venu chercher au tout début (trop clair mdr)

Citer
le dernier paragraphe (surtout l'histoire du tube d'approvisionnement du vaisseau).
comme dans matrix quand ils se connectent à la matrice (miam miam)

Citer
Sur la forme, j'ai trouvé que c'était pas très zachien :P
ouf

Citer
Citer
Après avoir fait fondre un peu de neige sur mon réchaud à gaz
Elle avait un réchaud à gaz sur elle ??
pourquoi pas ?!

Citer
Citer
J’ai cassé un bout de mon mur, pour observer la situation.
S'il y avait aucune ouverture... comment elle voit, à l'intérieur ?
bah, justement, elle casse un bout du mur pour voir

Citer
Citer
Si j’avais une conscience aiguë des éléments qui m’entouraient c’était parce que j’avais très peu dormi.
La phrase est un peu lourde...
c'est vrai

Citer
Citer
Je ne me posais pas de questions et me mis en marche.
ça fait bizarre que le "posais" soit à l'imparfait. Pourquoi pas le passe-composé ?
c'est vrai aussi

Citer
Citer
derrière mes doigts d’enfant craintif
pourquoi des doigts d'enfant craintif ?
parce qu'elle se sent comme quand elle était enfant et qu'elle se masquait les yeux pour pas voir l'évidence

Citer
Citer
J’ai alors commis l’erreur d’entrouvrir les paupières
Hm... Elle a fait tout ce chemin les yeux complètement fermés ? ça semble pas très crédible, si ?
c'est tout droit, et puis elle allait tout doucement (elle a pas fait beaucoup de mètres)

Citer
Bon, dans l'ensemble je suis un peu déçue, mais ça se laisse bien lire, et on se pose des questions jusqu'à la fin. En la retravaillant un peu, ça donnera un chouette texte ! :)
OK, le rythme monotone est un peu fait exprès mais pour le côté incompréhensible, non, et c'est trop pas cool pour vous. Donc faut que je retravaille ça, mais, c'était un texte de Noël, je n'y ai pas non plus accordé beaucoup de temps. Merci pour vos commentaires.

Hors ligne Milora

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #12 le: 20 Février 2011 à 14:28:37 »
Citer
Citation
le dernier paragraphe (surtout l'histoire du tube d'approvisionnement du vaisseau).
comme dans matrix quand ils se connectent à la matrice (miam miam)
Ah, d'accord ! Je m'imaginais plus un vaisseau genre Alkesh de Stargate, du coup j'avais vraiment du mal à visualiser xD Faudrait peut-être décrire un petit peu plus...

Citer
Citation
Citation
Après avoir fait fondre un peu de neige sur mon réchaud à gaz
Elle avait un réchaud à gaz sur elle ??
pourquoi pas ?!
Ben parce que comme elle est venue en vaisseau (a fortiori un vaisseau qui dispose de tubes pour alimenter les êtres humains), le détail du réchaud ça fait un peu anachronique, et puis comme elle avait pas prévu de perdre son vaisseau, je me suis demandé pourquoi elle avait embarqué tout ce fatras.
(Et puis si elle vient chercher l'ancien vaisseau qui s'est crashé, je trouve ça un peu bizarre, une expédition de secours menée par une personne seule...)

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J’ai cassé un bout de mon mur, pour observer la situation.
S'il y avait aucune ouverture... comment elle voit, à l'intérieur ?
bah, justement, elle casse un bout du mur pour voir
Mais jusque là elle n'était pas gênée par l'obscurité (certes, le réchaud devait fournir une faible luminosité, mais, je sais pas, j'arrive pas trop à la visualiser dans sa grotte. Pas assez de détails visuels, je crois)

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derrière mes doigts d’enfant craintif
pourquoi des doigts d'enfant craintif ?
parce qu'elle se sent comme quand elle était enfant et qu'elle se masquait les yeux pour pas voir l'évidence
Ah ! d'accord. J'y étais pas du tout...

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J’ai alors commis l’erreur d’entrouvrir les paupières
Hm... Elle a fait tout ce chemin les yeux complètement fermés ? ça semble pas très crédible, si ?
c'est tout droit, et puis elle allait tout doucement (elle a pas fait beaucoup de mètres)
Ah bon ? Comme le soleil se lève et tout, j'avais l'impression qu'elle marchait des heures et des heures...

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OK, le rythme monotone est un peu fait exprès mais pour le côté incompréhensible, non, et c'est trop pas cool pour vous. Donc faut que je retravaille ça, mais, c'était un texte de Noël, je n'y ai pas non plus accordé beaucoup de temps. Merci pour vos commentaires.
Oui, ça se sent que ça a été fait vite ; mais avec un peu plus d'explications, ça pourra donner un chouette texte zachien ! :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Kathya

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Re : Le dormeur du plateau
« Réponse #13 le: 04 Mai 2011 à 15:10:30 »
J'ai accroché à l'ambiance bizarre et blizzardesque, mais j'avoue que je serais passée à côté de la fin sans les explications. ^^
Chouette texte je trouve. ^^
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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