Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

07 novembre 2026 à 20:05:19
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » C'est Moi... Et non Lui.

Auteur Sujet: C'est Moi... Et non Lui.  (Lu 2709 fois)

Hors ligne Nadirocrate

  • Plumelette
  • Messages: 15
C'est Moi... Et non Lui.
« le: 01 janvier 2011 à 22:11:34 »
A la manière dont le Christ l’eut endossée,
Lourdement la croix de la déchéance m’est incombée.
Dans un monde où épicurisme et hédonisme riment,
Crucifié seul je recherche ma place dans les abîmes.
La luxure et le vice sur mon palier rugissent,
Aussi longtemps que mon âme trop de fois usée ne faiblisse.
Le silence abyssal résonne aux tréfonds de mon cœur,
Les douces mélodies d’autrefois ont cessé d’accomplir leur labeur.
Un Homme, un Être, un Vivant ou plutôt un esprit Survivant,
Je balade mon amertume sur l’éternel, de noirs et voluptueux désirs ressassant.
Comment éclipser l’aura de pureté d’une pensée sans failles ?
Les plus virulents virus ne peuvent se délecter d’un tel travail.
Lorsque le ciel vire au noir et que la nitescence du jour s’annihile,
Sombrement affublé, je guette vainement les signes d’une échouée idylle.
Les spirales de la Fatalité, à l’image d’un trou intersidéral, me réduisent,
Conscient et impuissant face à un tel désenchantement, sournoisement le temps me grise.
Je me sens disparaître et me perdre, où suis-je donc Moi et non Lui ?
Où ont brûlé la virtuosité et l’acuité dont naguère je reluisis.
Brandir les armes et défier le vent est besogne inefficace,
Souffrir et crier ma douleur dans le vide opaque de la déraison me lasse.
C’est ma muse, mon ange, une machiavélique impie de l’Enfer,
Qu’ai-je fait Ô Apollyon pour mériter sans retenue une telle colère ?
L’Amour patine sur le rêve, glisse sur le cauchemar et tombe dans la mort,
J’aspire à me sortir de la torpeur pour continuer de défier l’horloge des inertes corps.
Voyez moi sans compassion, voyez moi intact... Je clamerai avoir été prévenu,
Novice et non sans absurdité, le jeu de l’ironie profondément ancré en moi fut.
Comment me déprendre de cet amour indéfectible dont je me targuais auparavant ?
La jactance d’antan déserte un regard passé du téméraire au livide… Pourtant.
L'expérience prouve que celui qui ne fera jamais confiance ne sera jamais déçu.

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : C'est Moi... Et non Lui.
« Réponse #1 le: 04 janvier 2011 à 13:34:18 »

C'est un texte travaillé, compliqué. Comme il est assez long, il serait préférable de l'aérer. Après, il ne m'a pas trop emballé.

--------

Citer
Un Homme, un Être, un Vivant ou plutôt un esprit Survivant,
Dans la continuité, j'aurais supprimé "esprit".

Citer
Sombrement affublé, je guette vainement les signes d’une échouée idylle.
Je ne suis pas sûr qu'on puisse si facilement faire l'inversion pour la fin de cette rime >"idylle échouée" / "échouée idylle"

Citer
Les spirales de la Fatalité, à l’image d’un trou intersidéral, me réduisent,
Conscient et impuissant face à un tel désenchantement, sournoisement le temps me grise.
Trop long. Je ne comprends pas sinon "sournoisement le temps me grise" ? (ça casse le rythme)

Citer
Je me sens disparaître et me perdre, où suis-je donc Moi et non Lui ?
Je me sens me perdre ? Faisons simple, "Je me perds" > "Je me sens disparaître, je me perds..."

Citer
C’est ma muse, mon ange, une machiavélique impie de l’Enfer,
Pourquoi chercher à alourdir la phrase avec "une machiavélique" ?

Citer
L’Amour patine sur le rêve, glisse sur le cauchemar et tombe dans la mort,
J'aime le début, mais moins la fin.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 673
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : C'est Moi... Et non Lui.
« Réponse #2 le: 04 janvier 2011 à 16:43:58 »




Citer
A la manière dont le Christ l’eut endossée,
Lourdement la croix de la déchéance m’est incombée.
décidément. Quand tu vas revenir sur Terre, la chute sera dure, mon petit. :P

Citer
Dans un monde où épicurisme et hédonisme riment,
Crucifié seul je recherche ma place dans les abîmes.
le lien entre les philosophies grecques et la crucifixion du Christ, j'avoue que là, je pige pas du tout le rapport.

Citer
La luxure et le vice sur mon palier rugissent,
Aussi longtemps que mon âme trop de fois usée ne faiblisse.
syntaxe error. Faut que tu reprennes la fin de ton deuxième vers


Citer
Un Homme, un Être, un Vivant ou plutôt un esprit Survivant,
Je balade mon amertume sur l’éternel, de noirs et voluptueux désirs ressassant.
idem, la syntaxe me semble douteuse, je vois pas comment tu passes de cette énumération à un "je" sujet

Comment éclipser l’aura de pureté d’une pensée sans failles ?
dieu que c'est lourd.

Citer
Sombrement affublé, je guette vainement les signes d’une échouée idylle.
l'antéposition est laide

Citer
Où ont brûlé la virtuosité et l’acuité dont naguère je reluisis.
XD, excuse-moi, mais c'est tellement lourd et caricatural qu'on dirait que c'est parodique.


Citer
Novice et non sans absurdité, le jeu de l’ironie profondément ancré en moi fut.
maître Yoda est parmi nous ! :mrgreen:


Bien. Alors, déjà, j'aimerais bien que tu m'expliques l'intérêt de faire des vers de plus de 14 syllabes ? Autant faire de la prose, hein ? Le but du vers c'est la concision, le jeu sur le rythme. Ici, c'est long, lourd, dégoulinant d'emphase. J'avoue que ce genre de poème m'énerve plus qu'autre chose, la poésie doit faire ressentir, doit nous parler, nous toucher, pas nous abrutir de phrases de 10km de long  bourrées de mots grandiloquents qui détruisent la syntaxe et le sens de ce que tu veux dire.
Enfin voilà je suis franche mais j'avoue que je trouve la "poésie" grandiloquente au XXI siècle écoeurante.
« Modifié: 04 janvier 2011 à 16:47:33 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Menthe

  • Prophète
  • Messages: 896
Re : C'est Moi... Et non Lui.
« Réponse #3 le: 05 janvier 2011 à 20:44:52 »
Salut.

J'ai eu du mal avec le texte. Comme le dit ernya plus haut, c'est lourd, très lourd. Trop, en fait.
Contrairement à d'autres ici qui sont des inconditionnels de la poésie classique, moi je suis plutôt portée sur les formes modernes et libres, qui me parlent toujours mieux. Alors, forcément, quand je lis quelque chose qui, dès le départ, n'est pas de mon style, je ne pars pas déjà très favorable (mais là, c'est pas trop de ta faute).
Par contre, outre les problèmes de rythme qui font trébucher quasiment à chaque pas, les mots, pesants et recherchés, sophistiqués (je ne connaissais même pas "nitescence" - au moins ai-je appris quelque chose :)), contrastent très violemment avec un langage plus banal qui parfois ressort, comme un sale épis dans une chevelure gominée, et ça montre que tu n'es vraiment pas dans ton élément habituel.
(ex : "Les plus virulents virus ne peuvent se délecter d’un tel travail. / Lorsque le ciel vire au noir et que la nitescence du jour s’annihile" : entre les virus, mot totalement contemporain de nos sociétés modernes, et la nitescence, terme ultra chic et rarissime, le clash est violentissime).

Cela dit, je pense qu'avec un meilleur agencement et une maîtrise en perfectionnement, tu pourrais en tirer de belles choses (peut-être en quittant la forme poétique, ou alors en imposant un rythme qui, plutôt qu'entraver la lecture, la rendrait plus fluide et de ce fait plus appréciable - à voir !). Autrement dit, je reste d'avis qu'il y a du potentiel :) Te décourage pas !
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

Hors ligne Nadirocrate

  • Plumelette
  • Messages: 15
Re : C'est Moi... Et non Lui.
« Réponse #4 le: 05 janvier 2011 à 23:38:58 »
Merci pour vos critiques !
L'expérience prouve que celui qui ne fera jamais confiance ne sera jamais déçu.

pehache

  • Invité
Re : C'est Moi... Et non Lui.
« Réponse #5 le: 06 janvier 2011 à 10:34:45 »
Pompeux, pseudo-philosophique, etc.
Je ne crois pas que ce texte ressortisse de la poésie.
Je suis certain qu'il ne relève pas de la philosophie.
Je pense qu'il aurait mieux valu le garder par devers soi, voire, après l'avoir crucifié, l'avoir brûlé.
Qu'il repose en paix.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.012 secondes avec 18 requêtes.