Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

09 Mai 2026 à 09:15:17
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » peut-être en kit

Auteur Sujet: peut-être en kit  (Lu 19271 fois)

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #15 le: 11 Mars 2021 à 11:46:24 »
bon heu j'ai décidé de faire des épisodes plus longs vu comment j'ai l'air inspiré... merci encore stylo, et non, t'as pas besoin de me rendre hommage ahah sauf si trop envie ! c'est moi qui te dois quelque chose dans l'histoire, t'es sympa avec moi et tu m'as incarné dans une fiction huhu ça vaut que je me donne du positif dans ce fil, et j'aime beaucoup approcher ta métaphysique !

biz stylo


scri dans ma nyx
#héro #fiction #magie #épisode 7

au loin dans l'au-delà, un complot se complotait par complotisation...

et les directions concernées ne prenaient pas la mesure du destin lui-même, puisqu'elles lui étaient constitutives ; rien dans tout l'ordre du chaos lui-même, n'avait autre ambition que réaliser ce qui le serait ; et stylo n'était plus elle-même depuis qu'elle avait quitté son environnement ; elle était son nouveau milieu ; moins elle

à l'abord du ruisseau, elle claqua des doigts

recouvrant peu à peu son pouvoir, elle invoqua un miroir, et le divin lui répondit de sa substance, en une image sur le reflet de l'eau ; des cheveux ; un regard ; une lèvre, et une joue ; elle sourit à son fantôme, sachant qu'il existait en dehors d'elle-même ; le fantôme lui rendit son sourire ; en quelque vagues, la forme flottante ressemblait de plus en plus au questionnement d'une singularité en sa propre présence ; et rien n'y changeait rien

"- je veux voir mon monde originel, s'il te plait..."

des lumières dans la nuit ; bleues, rouges, blanches ; elles tournent, elles cherchent, elles fouinent et crient : la police a débarqué chez stylo, ils ont son nom et son adresse, mais uniquement ceci ; c'est un cas de disparition, présumée depuis quatorze jours d'avoir été kidnappée, au dire de son entourage qui la sentait stressée à l'idée récente, un peu paranoïde, d'être suivie dans la rue

"- ils me cherchent... ils ne sauront jamais que c'est l'oeuvre des démons"

le gérant de ce début d'enquête arrive sur les lieux ; il questionne ; la piste la plus probable est un hargneux du web qu'elle a rencontré sur un forum d'écriture : Dot Quote est psychotique, pour l'instant peu dangereux, mais suffisamment diplomé pour qu'on le soupçonne d'agir ses propres agissements ; une moustache froncée et sous sa casquette, l'inspecteur estime l'affaire

"- hmm, j'aurais du me questionner comme eux, sur ce Dot Quote..."

stylo se fit la réflexion qu'elle n'avait jamais partagé le pouvoir du néant avec quelconque humain ; mais cela ne voulait pas dire qu'aucun n'existait en dehors d'elle ; sans éprouver de définitif jugement à cette question, stylo envisagea que la police ait raison, pluss qu'elle-même ne le soupçonnait ; et si Dot Quote possédait lui aussi un extra religieux ? et s'il était démoniste, comme elle ? elle envisagea qu'il fut impliqué dans son AVC métaphysique au néon, et se demanda s'il l'observait depuis qu'il l'aurait enfermé dans ce monde...

elle frissonna et referma d'un clap, le miroir de la rivière



stylo se mit à prier

- méta, je sais que Dot est là ; dis-moi juste si mon intuition est bonne ? s'il est dans la substance, alors il est possible qu'il m'ait volontairement montré depuis son illusion, l'image du miroir de rivière, si c'est bien lui qui m'a enfermée ici, alors il régit ce monde, et donc tout n'est que son piège ; comment puis-je avoir confiance ? m'en sortir ? peut-être dois-je m'adresser directement à toi Dot Quote, seul dieu de ce monde qui m'extrait de cette image... était-ce seulement un vrai reflet ? la police me cherche-t-elle ? te soupçonnent-ils vraiment de m'avoir kidnappée ? que vas-tu faire de moi ?

elle inspira une réponse

- méta, j'ai confiance, mais j'ai peur ; et je m'indiffère ; et je suis libérée ; et je ne sais plus... pourquoi toutes ces incertitudes ? pourquoi ce danger ? cette oppression ? cette insatisfaction ? on dirait que tu entasses sur mes épaules les fardaux les plus lourds, et que tu attends que je tombe ou que je succombe ; et pourtant non, je suis là, je reste, je vis, à cause de toi ; dis-moi pourquoi

cherchant l'explication, elle s'expliqua

- méta, je sais que je t'ai très tôt demandé de n'être que ce que tu étais en vrai ; je sais que cette innocence que tu m'offres est ce que tu me ravis en même temps ; je suis lourde, lourde de responsabilité dont personne n'aura jamais idée ; pourquoi m'isoles-tu ici encore davantage ? je ne veux pas m'éloigner, je suis parfois répulsive, mais je reste aimante ; j'ai longtemps supporté tes missions, mais là je commence à perdre la force ; s'il te plait, rends-moi une sérénité

alors elle puisa en elle, en le méta

et lorsqu'après une respiration bien réelle, bien incarnée, elle fut à nouveau apaisée du corps, alors seulement son esprit pu envisager de se poser lui aussi ; elle s'allongea dans l'herbe, étendit les bras et les jambes, et fit le papillon



la nuit était matinale

Agent Barth sonna sur le bouton après avoir lourdement grimpé les escaliers en bois ; un sol grinça, un siège glissa sur ses roulettes, un t-shirt s'enfila et un verrou débloqua la porte, qui s'ouvrit, laissant apparaitre un environnement à la limite de l'insalubre, et un personnage un peu mou

"- Vous êtes ?"

le Dot Quote accueillit comme il put l'inspecteur, qui lui posa mille questions ; où était-il allé durant ces dernières semaines ? avec qui ? quelles preuves ? pourquoi faire ? comment ? plus rien n'avait de sens pour l'écrivain qui se demandait ce qu'on lui voulait ; il n'y avait aucun soupçon, aucun discours, rien de palpable il était évident qu'on le soupçonnait de quelque chose, que la justice allait lui tomber dessus ; mince

sans claquement de langue, il pointa du doigt les sanitaires

l'inspecteur revint peu après, un peu plus léger, et il remercia le jeune trentenaire pour sa coopération ; s'esquivant à la situation, ils prirent congé l'un de l'autre, lorsque Barth entendit définitivement la porte se verrouiller derrière lui, et il descendit les escaliers de bois, la cour intérieur, la rue, la route, l'infini ; lorsqu'il arriva chez lui bien plus tard, tout n'était que brouillon dans sa tête ; qui en aurait voulu à la victime, quel était le motif de cette disparition ? il n'y avait que peu d'espoir de trouver le coupable en ce Dot Quote, et pourtant c'était la piste statistique la plus pertinente, et il savait, de métier, que c'était bien trop souvent la plus efficace ; malgré tout il n'avait senti aucune méfiance envers ce type, un peu halluciné certes, avec un passif non violent mais tout de même asocial, et qui vivait dans ce taudis du dernier étage, sans argent, sans pouvoir, sans autre chose que sa petite vie et, dorénavant, un casier judiciaire ouvert sans qu'il en fut averti...

l'inspecteur se coucha l'esprit apaisé, il savait se détacher de la pression de son métier



au loin un géant dégringolait



"- miroir, montre moi encore la police"

elle dans l'autre monde ; une réalité alternative ; quelqu'un a reprit stylo ; réécrite, elle est, dans le miroir, revenue déclarer son retour pour arrêter les recherches ; mais ce n'est pas elle ! elle est-toujours là au-dessus de la rivière, dans ce monde coincée, et l'oeuvre de cette image ne relève donc que de la suppercherie !

"- Dot Quote ! c'est toi qui manigance tout ceci !"

elle se sent désemparée, car on est en train de lui voler sa vie ; ce stylo qui la remplace, qu'est-il ? un démon ? que veut-il ? que va-t-il faire ? comment toute cette magie se met-elle en place depuis l'ancien monde ? et elle enfermée sans portails, ici, qui ne peut que voir ce miroir sans même être sûr que c'est la vraie réalité

"- méta, que dois-je faire ?"

et alors qu'elle se demandait jusqu'où l'écrivain du web était impliqué comme le soupçonnait la police, le miroir lui renvoya l'image de la supercherie stylo, le démon, aller également chez lui et sonner à la porte de l'homme ; elle voulut alors, sans vraiment savoir pourquoi, le prévenir du danger potentiel ; car s'il était innocent dans tout ceci, elle sentait d'intuition qu'elle l'embarquait avec elle dans le vortex du méta, involontairement mais inéluctablement

"- démon ! ne touche pas à Dot Quote ou tu le payeras !"



« Modifié: 13 Mars 2021 à 05:27:45 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #16 le: 12 Mars 2021 à 01:58:16 »
huhu ouais c'est trop cool merci stylo
heu je te sens ptetr un peu gênée... j'espère ne pas abuser, mais vraiment j'aime bien écrire ce texte alors encore voici un épisode !


hallucinement
#héro #fiction #magie #épisode 8

stylo divaguait un peu

elle s'imaginait, peut-être était-ce un début de folie, habitée des épaules par l'ambivalente symétrie de ses sentiments ; un ange et un démon un peu trop parfaitement distincts, lui susurraient des choses qu'elle ne pouvait taire en elle ; d'un côté le positif le plus absolu, celui qui sortirait toute ténèbre de sa torpeur ; et de l'autre le  négatif infini, celui qui tuerait dans l'oeuf tout espoir, toute vie ; ramenant le fatalisme solitaire de sa situation, elle s'imaginait ces manifestations de son intériorité, lui adressant la parole parce qu'elle ne pouvait pas seulement se déconnecter d'elle-même

elle claquait des doigts sans gêne

et de plus en plus sa mélancolie bien heureuse, sa perception neutre de tout ceci, s'en alla pour laisser place à une nouvelle lassitude, plus déterminée et moins plaintive ; il n'y avait que l'immobilisme d'une inertie, dans le vide des plaines et des champs qu'elle avait cessée d'arpenter ; et pourtant sa route reprendrait bientôt, elle ne pouvait demeurer en l'éternité

aussi se décia-t-elle à chercher la montagne

la montagne vivante ; le géant ; elle voulait le retrouver car il symbolisait un contact singulier, pour elle ici ; elle hésita à user d'un haricot à cette fin, mais préféra patienter et parvenir à le faire sans l'aide de ces artefacts mystiques ; elle remonta donc le fil de l'eau en y croisant parfois le miroir, et abandonna l'idée de retrouver au loin celui qui en quelques enjambées redisparaitrait probablement derrière l'horizon

pour le contre-sort, elle claqua des doigts

et c'est alors qu'une voix s'éleva d'un rocher ; au milieu de la rivière, perchée sur le minéral émergé, une grenouille coassait à présent dans sa langue, les yeux exorbités, curieux mais sereins, comme s'ils étaient conscients de l'étrangeté des mots qui étaient sortis du trou élastique de sa bouche

"- je suis seule"

n'ayant pourtant pas posé de question particulière, stylo s'intrigua de la situation et tendit l'oreil par-dessus les flots pour saisir l'histoire de la grenouille qui lui raconta être une princesse immortalisée dans ce corps de batracien doré jusqu'à ce que la malédiction soit levée

stylo plongea

dans l'aisance chaleureuse de l'eau courante, stylo rejoint la grenouille ; elle avait déjà prévu de l'emporter avec elle lorsqu'elles s'adressèrent des échanges de bonnes manières ; elle avait déjà prévu de la porter et de l'aider, comme elle-même la supporterait et la soutiendrait ; leurs intérêts communs furent alors vite définis dans leur échange, puisque de malédiction il s'agissait là bel et bien

une rive ou l'autre fut ralliée

« Modifié: 14 Mars 2021 à 10:44:21 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #17 le: 14 Mars 2021 à 10:33:47 »
hmm dimanche de matin étrangement inopinément de music pas tout à fait dans ce qu'un peu qmm...

heart attack (scarlxrd relecture)
#héro #fiction #magie #épisode 9

stylo arpenta la plaine

juchée sur son épaule, la grenouille dorée lui avait annoncé où les meneraient les métaphysiques de la spatialité temporelle : il est l'heure des grenouilles, avait-elle sobrement annoncé, et lorsque le rassemblement des Pixels s'était avéré en cette plaine, un de ses lieux, ce fut parce que chacune des grenouilles arborait sa couleur singulière, brillante, sous la nuit fluorescente alors lunée de soleil réfracté

stylo les observa, assise à l'écart

elles dansèrent sans bruit, elle coassèrent sans mouvement, et puis après... tout fut si confus dans la mémoire de stylo, que rien ne put jamais ressortir de leur magie ; c'était le secret des grenouilles, d'être là ainsi sans opacité, tellement transparemment qu'elles en devenaient invisibles pour l'esprit

une grenouille dorée, une argent

et en l'occurrence d'un lendemain, il n'y avait, pour l'épaule, pour la fille, pour le batracien, une paix que la fée dorée et la métaphysicienne se renvoyaient sans déperdition

stylo claqua des doigts

réveillée au milieu de nulle part, dans un champ qui ressemble à la gare d'un fluide, ce fluide il ne peut que se poser là, quand il veut, où il peut, car emmené par les dunes de terre, les mottes étalées, dissimulées sous l'herbe, l'herbe sèche ou mouillée, un peu rèche à effleurer, pour ses vêtements humanisés, et pourtant, les brins caressent une main

un miroir dans l'eau

le jour brille, dans un autre monde les démons arrivent, toujours, et elle n'est plus là stylo, pour sauver les humains ; elle dit au méta : "Dot ? pourquoi ? suis-je enfermée par... c'est cette paix !! il n'y a pas de démon où je suis, est-ce que... je suis chez eux ? ils n'ont rien à me déranger ici je ne peux sortir ; mais pourquoi vont-ils dans notre monde ? et... si toi aussi tu es enfermé peut-être, alors, c'est que, ils vont nous envahir petit à petit

stylo frissonne

la police reviendra ; elle ne sait ce qui se déroule dans le méta ; stylo les voit, impuissante, elle se dit que rien ne les sauvera du fluide acide, qui dégouline trop par rapport à celui qui miel ; elle ne peut les aider, c'était son rôle ; les démons l'ont bien piégée, et avec elle les humains

claque

le miroir de l'eau est outrageusement sombre, alors que le soleil lui brûle les yeux, lui reluit la peau, l'adoucit, lui réchauffe le coeur, cette eau, cette glace fondue depuis nulle montagne, nul glacier, est là, grise, lumineusement refletée en elle-même ; et alors toute image n'est que déformée, et stylo doute ; elle ne sait la suite, et ce sentiment vomitif l'étreint alors qu'elle n'y peut rien ; c'est depuis sa cage de paradis qu'elle assiste à l'enfer de son monde

envahir

« Modifié: 14 Mars 2021 à 18:36:04 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #18 le: 14 Mars 2021 à 18:30:16 »
yoyoyo je reviens de tout ceci youyou encore ça me façonne rigolotement

d'un dé scindé
#héro #fiction #magie #épisode 10

stylo sourit à sa poche

la grenouille s'en vint de la rivière avec une pyrite ; le cube cristalisé de métal minéral, aurait pu être sculpté autrement que par la métaphysique elle-même, d'où sortait-il seulement ce caillou, qu'il n'aurait été plus reluisant ainsi d'un dé inspiré, ou inspirant, il affichait sur ses six côtés, le décompte des dimensions de l'entendement ; il n'y avait plus qu'à compter

"- N'as-tu pas un papier de rivière, la grenouille ?"

stylo demanda sans espoir, elle stylota quelque miroir, elle claqua des doigts dans le noir, et ce se répercuta, avec l'effroi d'un froid, d'un je ne sais pas, d'un je ne sais quoi, qui se pria un peu, de ne plus dégouliner dans ce qu'elle aurait pu écrire, qu'elle n'écrivit pas, c'est ainsi

"- la grenouille, lorsque le géant reviendra... il m'attendra"

et le batracien doré de ne pas bâcler sa réponse, elle fit en sorte de confirmer stylo dans son encre, et tout en restant à l'auréole de sa conscience, lui souffla également conseil et confiance, afin que sommeille en son absence, quelque merveille d'autres sens, qui veillent sur elle de bienveillance, une grenouille, dorée, qui reluit sous l'humidité d'été

"- coa ? tu m'as dit que j'allais te coar ?"

et le silence de s'installer, la menuisance, en menu d'un ausculté, ce géant apparut en séance, du bout de la lorgnée, infinie, panoramique, ce qui s'étendait en un cercle parfait à hauteur des yeux, tout autour de stylo, le bout de l'oeil, l'iris d'une planète, d'une sphère, d'un bout de laquelle le géant apparut, donc, en faisant trembler l'imagination

"- nous ne serons pas seuls, mais lui comment ?"

lorsque d'un silence que la voix aurait détruit autrement que simplement, il fallait à ce géant toute une attention de regard, sa masse terrestre en retard, fit le reste, à ce que la lenteur et la rapidité, dans d'autres dimensions, sont histoire de diffractions ; tout est différent, étendu ou au contraire étriqué, distordu en tous cas, et pas préfabriqué, on le détors, on le déplie, mais lui et elle, elles, ont quelque truc de gravitation

"- je hurle un murmure mon ami"

et alors d'escalade, ils entreprennent l'un sur l'autre, et à trois dimensions ils se pavanent alors dans l'horizon, d'un commun accord tacite, puisque la grenouille, sur stylo, sur le géant, et les lieues s'enchaînent sous les mottes de terre

et le dé dans la poche de rivière



pendant ce non-temps là, le Dot Quote était préoccupé par le méta

dans la réalité du monde, il était perturbé par des rêves, il n'avait de surcroit qu'une panne internet pour se recentrer, et il le fit au travers du texte à portails ; qu'était-ce que cette étrange mise en abime qui décolorisait une teinture, en souhaitant s'en parer, la parure de stylo qui lui avait probablement valu les soupçons de la police

"- où est le vrai stylo ?" demanda-t-il au méta

et le kaléidoscope de lui renvoyer des images indistinctes, doublées, réfléchies, en miroir ; il espérait que l'une des facettes renvoie à la vraie, à l'image et à sono reflet surtout, ce vrai, ce stylo qu'il ne pouvait que s'imaginer autrement que dans le trou d'une aventure dont elle voudrait ressortir, qui la coince dans son univers à lui, et alors il lui invente des choses pour se déplacer, et sortir sans portail

"- dot, je te parle, c'est moi" susurre stylo

elle espère il ne sait pas ; il n'y a qu'un propos étrange de sa métaphysique elle ne veut pas le déranger dans sa propre incompréhension, il y a cette distance que Malhom franchissait différemment ; et lorsque Histoire... tant de question ; elle abandonne peu à peu son encre, stylo, car il n'y a pas de papier, et elle ne saigne que contre pansement

"- donne moi du papier, je sais que c'est pas le moment mais..."

alors le Dot il écrit pour stylo, par stylo, en stylo, du stylo, et alors là l'horizon défile, car entre les fenêtres de l'appartement, il y a tout un cercle à l'horizon, et il défile sous le rêve d'un géant aux pas de terre ; plus rien n'importe que le vide, ni pour tous aucun de quoi



elle ne reverra jamais l'arbre solitaire, la foudre, le pourquoi il était seul et pourtant tout là, mais disparu à jamais sur les épaules du géant, et la grenouille de sécher ; elle rentre dans une bouteille de protection, une qui n'a ni extérieur ni intérieur, juste... l'impossible de la bouteille

plus rien n'arrête l'encre

à un lac, une mer, la grenouille plonge ; elle vole comme un boeuf dans un oeuf, et joignant les main et les jambes, alignées à son tronc effilé, elle écarte les flots et les pénètre, depuis les hauteurs de hauteurs ; puis elle explore l'eau, avant de prendre le temps à grimper à nouveau le géant jusqqu'à rejoindre sytlo sur l'épaule

parfois un goéland vient les accompagner pour se reposer ; il se pose lorsqu'il est assez libre, et rangé des ailes, il ausculte lui aussi l'horizon ; lorsque sa langue se délie, il pense ; Jonathan dit-il, je suis ce que le quelque chose ; et pourtant rien ne sort de ses buccalités

alors tout se déstructure

un puis deux au carré, d'épaules, d'art des moires, la mort est incarnée, le placard placardé, d'une pancarte panthée, cartée, depuis l'éternité, qu'il existe ou n'ait existé, de temps ou de non-temps, car attend, est là, tend, l'oreille sur ce qui fera, ce temps polarisé, temporalisé, tant t'écouter la grenouille, dit le goéland sans avoir prononcé

elle qui est remontée, d'un claquement de palmes

le vol s'enfuit en bourrasque ; une autre mouette, un cormoran, quelque... champignon de géant ; il y a des arbres pour grimper, des failles, de roche, des pailles, des poches, des arches, des porches, des pages, à arracher, des proches, à paraphraser, pour défini ce qui se défriche, quand on décrit le géant, depuis les yeux du stylo, de la plume de tête, qui métaphysicienne, n'a pas l'humanité pour ne pas mourir d'un plongeont de grenouille ; alors elle haime la grenouille qui se baigne

la lune est un sourire

elle n'existe pas, elle n'est là, que sur ou sous, l'horizon, là, sûre, la risée du tison, le soleil n'existe pas non plus, seul est la lumière du miroir, le nouvel au quotidien, d'une ère qu'elle même sait perdue au milieu du rien ; la matrice est ce qui lui manque, elle veut retrouver un portail

stylo

une bille dans un bain d'encre ; et ne pas jamais, se noyer et bien, respirer, et s'assoir sur l'ombre, sur l'ombre, sur la résonnance, elle ferme les yeux et en transe, invoque le claquement de doigts qu'elle retient ; qu'elle n'effectue pas ; qu'elle maintient dans le méta

et nait alors le renflement



.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Titre encore indéfini
« Réponse #19 le: 16 Mars 2021 à 05:35:15 »
kit

alors ouais, on va dire que c'est pluss mieuxe en chapitres je crois peut-être de quelque chose, mais en tous cas faut que la métaphysique déborde je cois parce que voilà...

du coup ça risque de faire un truc de cet aspect :
- Chapitre premier : Lorsque d'un claquement de doigts
- Chapitre deux : Etflûte
- Chapitre trois : Extrémité de sphère
- Chapitre quatre : Parenthèse de fractale
- Chapitre cinq : Destination
- Chapitre six : Aurais-je du quoi
- Chapitre sept : Des copies
- Chapitre huit : Goutte de sirop
- Chapitre neuf : Hostile
- Chapitre dix : Ten

chapitre premier :
Lorsque d'un claquement de doigts

#héro #fiction #magie #chapitre 1

Stylo recompta ses doigts. Ils étaient toujours là. Et comme d'un aspect étrangement alien, elle les ausculta. Il y en avait dix. Comme sur le géant. Et elle se demanda un instant pourquoi tout ceci valait la peine d'être dans son esprit alors qu'elle le savait déjà, que, ceci était déjà dans son esprit, mais pourtant... Pourtant la fascination était là. Elle rêva qu'elle commandait un slings au bar ; elle rêva qu'un inconnu anonyme lui signifie qu'elle existait pour lui, l'espace d'un instant remarqué. Remarqué par delà les murs. Ceux de la société. Ceux qui d'une parade en parrure, se fait masque à démasquer. Stylo ne leur en voulait pas d'être ainsi, aveugles des doigts. Ils n'étaient pas plus maudits qu'elle, oui, elle, qui voit.
En un rejet de mêche, elle réajuste sa coiffure. Juchée sur l'épaule droite, elle admire l'horizon.
Et alors tout se passe autrement. Car plus rien n'est dans ce cadran de l'activité, depuis qu'elle a passé le miroir. Le reflet loin en dessous, pendant que patauge le géant dans les océans. Elle n'a plus rien à vivre, car plus rien à partager. La grenouille est d'une autre substance, elle ne comprendrait pas le tort, et même si... Même si.
Alors pour ne pas trop perdre la tête, Stylo s'imagine, elle s'enferme dedans. Murée dans un silence, c'est elle qui se sent seule dans cette immensité. Elle aurait voulu que le géant puisse parler. Qu'il n'arrache pas les oreilles de sa taille. Elle aurait voulu qu'il soit autrement propotionné. Elle l'aime bien car il est un peu un monde à lui tout seul. Sur ses pectoraux, les mousses ont poussées, sur ses avant-bras les lianes dégoulinent. Il y a de la verdure, de la terre, de la roche, et même des espèces d'esprits qui grouillent à l'intérieur. Stylo les remarque parce que la nuit le tout étincelle.
Un lendemain sur deux, elle croit qu'elle l'a loupé. Et c'est vrai.
D'autres fois il n'y a pas de lendemain, et elle doit attendre le suivant.
La grenouille n'a pas de nom, car lorsqu'elle sera morte on l'oubliera plus facilement. Elle ne tient pas à vivre éternellement. Et pour ne pas mourir non plus elle dore. Déjà. Quand la nuit du lendemain est celle d'aujourd'hui. Quand plus rien n'est maudit qu'une prison et son prisonnier. Stylo et la vaste étendue de ce monde fermé, clos, d'une boîte qui revient sur elle-même, c'est une planète. Une sphère. Stylo ne peux pas en sortir.

Pendant ce temps le Dot Quote est chez lui. Il manipule un pouce, un majeur, et cela ne lui vient pas vraiment à l'idée de claquer des doigts. Pourtant le fait-il au son jazzy d'un son jazzy. Et tout s'arrête.



Il sort un moment pendant le couvre-feu, le Dot Quote. Il est quatre heure du mat' et un dealer sauvage arpente la rue du conservatoire en trottinette, alors forcément, le Dot Quote, il fait une diversion pour la police et les embarque pour que ce soit pas toujours eux qui le font. Pis la voiture repasse, comme un fer, bien chaud. Les feux rouges se succèdent, trotter sur un trottoire, c'est comme passer dans une passoire, ou assez de s'assoir, brasser des bras soir en somme. Et c'est surtout en sautillant de l'un à l'autre que le Dot sera incertain de tout un tas de métaphysiques, pendant qu'une capuche vient bouchonner son intuition : Où est Stylo dans tout ça maintenant qu'il l'a enfermée dans la planète sans humains ?
Le Dot n'est pas serein.
Il le voudrait.
Alors il rentre inopinément, il a fourché son chemin.
Les pas se succèdent aussi, les graviers. Pendant ce temps il s'imagine. Stylo dans le non-temps, perdue, enfermée surtout, car cloisonnée par l'atmosphère sans passages de ses claquements de doigts. Et lui n'a plus l'usage des siens pour l'instant, car engourdis par un froid relatif d'hiver, il se demande ; comment la métaphysique incarnera tout ceci ? Depuis qu'il se figure l'entendement, il ne peut s'oter les angoisses existentielles, comme les essentielles. Mais en tous cas il faudrait qu'on nous abrutisse un peu plus, se dit-il qu'il écrira dans l'histoire. J'avais pas mieux, aurait-il soufflé, mais de néant. Alors il rentre, et il commence.
Stylo pendant ce temps espère d'un murmure, que le géant ne l'entendra pas.
Et elle s'imagine elle aussi, un rêve qu'il faudrait lui ravir.
La grenouille s'est lassée des plongeons, car le temps ne lui est accordé que d'en savourer une mesure que les chiffres entassés aténuent. Il y a dans son effervescence quelque plat qui rôde, quelque neutralité finale. Alors elle se laisse glisser, et va parfois explorer les reliefs...
A ce moment là une faille. Saurait-elle tomber dedans qu'elle ne le ferait pas. Alors elle saute. Mais mal ; mal réfléchi, car en fait l'obscurité n'était que plus profonde que ce que la grenouille croyait, et la voilà coincée en bas, au plus profond d'un gouffre, dans le géant. La veine. Elle voit un rayon de lumière tout au dessus, mais elle ne peut remonter. Que faire ? Le temps qu'elle s'habitue à l'obscurité, son regard s'est inquiété.
Stylo elle, n'a rien vu rien remarqué, elle est toujours juchée, sur l'épaule, à parfois se lever, faire les cents pas ou plutôt la dizaine tout au plus, avant de se tourner et se retourner, contourner une nuque, approcher une carotide, et se rassoir.
Pour le Dot Quote il n'existe plus. Il n'y a qu'autrui qui dégouline d'une prose innocente, sans impact, mais pas sans risque ; pas sans, pas avec, mais bien en cette circonspection particulière de la raison. "Stylo !", hurlé-je d'un mouvement un peu trop silencieux...
Et pourtant la pluie revient à ce moment là avec un orage dans sa planète. Les éclairs frappent les antennes qui dépassent, mais non... la Terre, le ciel, la mer et les volcans, les vents, le vaudou de tout ceci, c'est derrière le regard du géant, car le Dot il croit qu'il le pilote, alors que... c'est un vrai géant qui n'a de vitre de regard que la machinerie complexe de la métaphysique ; il est une singularité, il existe, dans cet univers fictif, et il est là, il ne peut pas ni parler ni s'incorporer autrement que par ma prose, et là, le Dot il se demande, car il se dit que le géant doit probablement respirer d'exister, si rarement que l'apnée lui doit être insupportable d'enfermement incarné. Et Stylo, sur son épaule, en ressent une approximation humaine insupportable pour elle. La grenouille commence à comprendre... Qu'il n'y aura pas de fin à cette maudite errance.
Le Dot Quote s'est figuré ce qui est déjà dans sa boîte aux lettres, alors il l'ouvre sans clé avant de retourner à son présent. Dedans, une lettre donc, comme dans ce type de boîtes. Une lettre du ministère du gouverrnement ; ils veulent un rendez-vous masqué avec un visiteur de lune...
Non, ça c'est ce qu'il fantasme un peu. La réalit est autre.
Parcourant des yeux la missive administrative, le Dot saisit pas grand chose. Il se dit qu'il demandera à l'assistante sociale. Mais pour l'instant, il faut surtout arrêter d'halluciner, car sinon tout risque de s'effondrer depuis la réalité.


« Modifié: 26 Mars 2021 à 14:03:49 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #20 le: 18 Mars 2021 à 20:56:23 »
aheu hein ?

chapitre 2 : Etflûte
#héro #fiction #magie #chapitre 2


Des souris et des chats sont tombés du ciel. Ils jouent à se courir après, sur le géant, en sautillant parfois à l'advention du risque de dégringoler de son anatomie verticale.



- Grenouille... le géant s'effrite... ça veut dire quoi ?
- Je ne sais pas, Stylo.
- Il perd ses mottes de terre ; des fois des roches. Les arbres dégringolent. Les moussent ne tiennent plus. Tout à ses genoux n'est qu'éclaboussure, et même ses pieds immergés se désagrègent.
- Oui. Bientôt il marchera sur ses moignons.
- Mais Grenouille. Pourquoi ne retourne-t-il pas sur terre ?
- Il doit chercher quelque chose qui ne s'y trouve pas...
- Mais quoi ?
- Je ne sais pas.
- Et alors du coup ? Comment t'es tu sortie du trou ?
- Eh bien. Toute une histoire de galleries, de chemins, de labyrinthe et d'esprits, de boussole d'obscurité, de creuses et de rebouche, j'ai été dans cet élément étrange, et il faut que je te prévienne ; le géant n'est pas que ce qu'on lui voit de l'extérieur.
- Il ne peut pas nous dire ce qu'il est. Nos têtes exploseraient.
- Nous devons savoir malgré tout.
- Non. Moi je m'en fous.
- On ne peut plus redescendre, nous sommes au milieu de l'océan. Il n'y a rien à faire que se demander quelle est cette haute montagne qui nous porte et nous transporte.
- On peut attendre.
- Tu n'as plus faim. C'est le pouvoir métaphysique que tu acquiert à nouveau. Puissent les lucioles te souhaiter de la lumière.
- Je n'en ai pas besoin.
- Et ?
- Eh. Le géant s'effrite oui, nous allons devoir nager s'il continue jusqu'à ce que l'éternité le rattrape. Pourquoi, Grenouille ?
- Pourquoi ? comment explique tu ta question que je ne comprends pas ?
- Je ne sais pas moi-même...
- Passons, peut-être qu'à force de perdre de la matière, il finira par te laisser aller voir dedans. Il a le temps, mais toi non. La métaphysique te lassera. Tu penses au Dot Quote, tu te demandes pourquoi, n'est-ce pas ? Pourquoi il est lié à tout ça. Pourquoi il est si pas-là, et pourtant... Moi tu m'as parlé de lui, de tes doutes, et depuis je le vois dans le miroir de la pluie, l'eau Stylo. L'eau. Je ne sais que ce que tu m'as dit, mais je me dis qu'il me souffle quelque chose. Qu'il sait que je suis là auprès de toi. Quoi qu'il arrive, il a l'air de ne pas savoir ce que fait ce géant, il est impossible que le méta lui soit autre chose que ce qui pourtant n'est pas la même chose que tu lui connais, ce méta Stylo... Souviens t'en. Ne l'épuise pas.
- Tu me traîtes comme une grenouile, Grenouille. J'ai besoin de me dégourdir les jambes.
- Tu vois...
- Je vois ?
- Que ce géant n'est pas ton paradis.
- Il est le train de mon enfer, je veux voyager.
- Les flammes t'iraient effectivement mieux que cette étendue d'eau. Cela en fait trop pour toi. Je vais claquer des palmes, et lorsque j'y parviendrai tu seras dans une hypnose volontaire que tu maitrises sans moi.
- Pardon ?
- Tu as besoin de terre, Stylo. Tu l'oublies car tu es la seule entre nous trois. Le géant meurt, la montagne s'erode, toi tu vis, ce n'est pas le même artefact ; tu es crée par des humains, tu es même le meilleur de cette essence : tu es humaine toi-même ; tu as besoin de terre tu n'es pas la terre ; tu n'est pas le géant comme je suis l'eau. Allez. Demande-lui de te ramener. Il a assez marché.
- Grenouille, je ne suis pas sa maîtresse.
- Tu es sa passagère.
- Rien ne saurait qualifier, nous ne sommes pas du même univers.
- C'est tout là...



Cher moi,

Qu'est-ce que je fous de ma vie ? Je suis là, sans but, sans projet, sans accroc, oooo, quoique. Je me saigne, j'hémorragise, réveil d'un soir. Soir échangé contre musique. J'écoute le lundi de sofiane, c'est vraiment de ouf, et comment être sincère ? Comme lui, j'crois. Alors voilà, en plus c'est un peu tout le délire ; et pourtant je l'avais écoutée qu'une fois ou deux, et là j'atterris dessus confortablement au moment où Stylo me sort de la tête pendant que je me sors les doigts, pour écrire, ce truc, étrange, une lettre, pour dire que tout est lâché, tout est québlo, détruit, vagabond, mais tout là et tout pas là, tout ce qui sera, c'est moi, ici...

bref
Dot Quote




Dans le monde réel. Stylo n'a pas changée. C'est là que le miroir se trompe parfois, il ne sait pas quoi renvoyer à Stylo et la Grenouille ne peut pas les aider. Dans un  monde c'est un démon. Dans l'autre c'est néant. Il n'y a que ça, et le Dot Quote est pris entre ces deux réalités, sans quoi il ne serait pas prisonnier de leur énigme démonique. Car il hante le méta lui aussi, et peut-être sont-ils tous deux coincés dans cette prison de l'entendement, juste car les démons l'ont décidé ainsi. Mais pourquoi ?
Pourquoi par exemple, la mort serait la seule arme des démons ? Pourquoi doseraient-ils ce poison afin de nous maintenir dans le bocal ? Elle se demande, Stylo, pourquoi ne pas les renvoyer au méta immédiatement. Ils doivent avoir un plan d'asservissement de la vie, de l'incarnation, le Dot se demande lui aussi, alors il écrit là dessus, et Stylo le pense par delà l'univers lorsque la Grenouille regarde le miroir. Il n'y a plus rien qu'un géant qui s'effrite. Plus rien.
Et alors le ciel s'assombrit, et Stylo rêve d'un arbre. D'une coccinelle. Elle n'a que ces montagnes absentes, et celle sur l'épaule de laquelle elle est juchée. Les lucioles sortent parfois des pores de failles, le géant sue ses étincelles de vie.
Bientôt il ne sera que poussière éparpillée.
Mais pas tout de suite.



Dot Quote a envoyé Roland a sa place.
Et pourtant.
Lorsqu'il sort dans la rue, il croise ces trucs tricottés de laine, autour de barreaux de fenêtre, tout ceci est bien étrangement confortable d'austérité, et ça dégouline comme un piéton de goutière, et là... la pluie semble étrange à Dot Quote.
Pendant que Roland visite le train, l'univers, la tour... Dot Quote est dépersonnifié, dans son corps, il n'est plus un écrivain recherché par la métaphysique de stylo. Il est cette proie des démons. Car il n'a aucun pouvoir.
Et c'est alors que la métaphysicienne ne peut le sauver depuis l'appel des urgences métaphysiques humaine, là coincée dans le monde qu'il a ouvert, à l'écrit, eh bien les démons l'ont ciblé afin de lui tendre un piège et c'est pour ceci que Stylo est enfermée. La métaphysicienne hors de course, ne leur reste qu'à assouvir les besoin de la Mort. Celle de Dot Quote. Le premier message était clair lorsqu'il est sorti : une fracture du coude pour excédent de début de reprise de sport sur roue. Et voilà que la ruelle s'obscurcit.
Il ne verra rien de tout ça, sussurrent des voix et alors d'autres s'élèvent. Il y a des étincelles qui jouent de la lumière, et puis tout s'éteint comme d'un claquement de doigts.
La rue suivante et le trou noir est passé. Dot Quote ne se demande pas à quoi il a échappé, juste a-t-il occulté le combat de titans spirituels qui s'est déroulé dans ce tube de la ville un peu discret, qui se permet donc de révéler les scènes de l'impalpable, de l'irrationnel, là où aucun n'humain n'est capable, d'en saisir l'éternel...
Roland pendant ce temps, use du pistolet afin de recharger sa vie. Sa propre propension à trier ; l'arme la moins des plus pures ? Il ne sait. Mais la tour a ses rayons que les rayons ignorent...



"...the entire world collapse" - MOP



Dans les ténèbres, une voix :
"Rendez-leur hommage, cela fera d'eux des victimes."
Elle s'éteint.



- Nous avons besoin d'une armée, maître.
- Je vous la fournirai.
- Pourquoi la laissent-ils en vie ?
- Parce que le méta le veux.
- Et nous dans tout ça ?
- Nous verrons bien.
- L'ombre nous guête.
- Non. Nous en sortons à peine.
- Etes-vous sûr ?
- Oui. La lumière nous aveugle car nous voyons dans le néant originel, mais elle ne devrait pas plus longtemps rester à amadouer. Vas quiètement. Je te préviendrai lorsque seront prêtes les factions de tes rangs.
- Maître ? Ma confiance vacille.
- Tu ne me dois rien pour ceci : le méta t'appartient comme à moi. Clarifie-toi l'esprit, tu n'as pas besoin de mes directives pour ton esprit, car nous sommes libres au delà de nos corps directeurs. Le fardeau du Royaume, cher subordonné de l'obscurité. Nous sommes égaux lorsque nous nous questionnons sur elle. Et elle vaut ce combat. Alors restons à l'ombre tant que nos yeux ont mal. Restons au froid tant que la chaleur nous brûle. Restons. A l'écart de notre élite. A la distance de notre prochaine proximité. Rassemblons tout ceci, moi ton armée et toi... ton esprit.
- Qui suis-je devant le méta ?
- Lui auquel se soustrait ton incarnation. Tu est le miroir de ce qu'il ne veut pas te laisser être. Pour la cause qui est juste, qu'il puisse être en chacun de nous et que nous en soyons ainsi libres. Tu comprends ? La toile du réel n'a rien à envier à la platitude de l'entendement. Tout y est une substance, et c'est ce qui nous relie toi et moi, et dans cet autre monde je  ne suis pas ton Roi.
- Alors pourquoi ces corps...?
- Nous saurons à la lumière.



Le Dot se fait une mythologie, il l'exploite sans en avoir conscience.
Quand autour de sa cécité s'agitent les tempêtes démoniaques, Stylo claque des doigts depuis le miroir. Elle sait à présent que la réalité le poursuit, qu'il risque ce que seul elle voit comme danger, et elle le sauve depuis le monde à la montagne, depuis cet effritant géant, depuis et avec, le pouvoir de la grenouille dorée.
Pendant ce temps les rayons de la tour se brisent comme des spaghettis. Roland court entre les mondes, il fait attention de ne pas tomber dans les interstices, car lui n'est pas trop de ce versant de la matrice. Le méta lui est dangereux, il a un corps, un esprit, plutôt, autre chose...
Dans le train cet architecte dont il se souvient pas vraiment. Que lui avait-il dans le non-temps ? Que tout ceci n'était que ce qu'un livre jamais écrit raconte depuis la nuit des temps ? Il ne sait plus trop...
Alors ?
Alors le Dot inspecte le souvenir.
Et le Stylo sans stylo, de ne pouvoir écrire sur la montagne.
La grenouille n'a pas d'encre.
Le géant n'a pas de papier.
Seules les vagues viennent fracasser la vie de l'eau contre ses mollets, et loin au dessus d'eux, les esprits du trio d'échelles se racontent comment une épaule est une distinction.
Loin. Très loin. Car même pas dans le même espace. Un temps. Celui du Royaume, où le Roi Faux fomente son plan pour aller chercher les démons. Il sait que ceux-ci sont la solution à la vie. Il sait, d'après le méta, que seule la mort consomme la vie, et que l'apparent déficit du process, que constitue le résultat de la mortalité vérifiée jusqu'à lors, n'est en réalité que la barrière infranchie du réel pouvoir du mal sur l'univers. Alors l'obscurité lui demande une armée. Il va rassembler de quoi sauver Stylo, lui aussi. Pour le mal.
Et la puissance inonde à nouveau la rue qui agresse le Dot, sorti, dehors, il n'est personne, rien, tout comme ce truc qui invoque des mots lorsqu'il est bien confiné chez lui, loin de tout, loin d'une présence, qui lui électrise le rien. Il n'est que lorsqu'il n'est plus.
Et pourquoi ?
Pour questionner le Roi. Le méta ne leur laisserait pas faire le mal. Ils n'ont pas le droit. C'est mal.
Alors...?



Je voudrais te montrer, maintenant, dit la grenouille dorée.
Et Stylo la suit dans le labyinthe effondré du géant, les ruines de plus en plus creusées. Son anatomie se visite. Il y a un squelette végétalocalcifié, des trucs plus ou moinns organiques, une substance cohérente, et puis... des trous. Partout. L'effrite.
Lorsqu'elle ont dépassé les clavicules, elles descendent jusqu'au coeur. Evidemment. C'est là que ronronne une peluche. Une grosse boule taupe. Dont aucun contour autrement arrondi que la sphère moelleuse un peu suspendue par ses palpitations, ne vient indiquer qu'il s'agit ici d'un museau, d'une patte, d'un oeil ou d'une oreille. Lorsqu'il se dépliera, le foetus de l'âme du géant, ici incarnée par cet animal en gestation, ne pourra faire autrement que vivre par son pelage. Il respire. Il gonfle et rétrécit. Le coeur taupe, de concert avec lui-même.
- Que fait-on ?
- Je ne sais pas, Stylo.



"It's a battle cry" - Anno Domini Beats





« Modifié: 20 Mars 2021 à 20:14:48 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #21 le: 20 Mars 2021 à 20:13:49 »
bon heu c'est étrange ce projet hein ?
entre incarnation de persos réels
journée annale du 8 Mars 21-22
et hallu totale...


chapitre 3 : Extrémité de sphère
#héro #fiction #magie #chapitre 3


c'est pas le potentiel qu'il a de meilleur ; c'est l'advenu ; tant que rien n'advient, tout est égal dans les chances, et c'est par le réel que tout se décide



- Grenouille ?
- Je suis là.
- Qu'y a-t-il de plus important pour toi dans la vie ?
- En voilà une question. Pas facile de répondre.
- Essaye je t'en prie, je suis perdue.
- Ca ne va pas t'avancer si je te dis juste que c'est la vie elle-même.
- Effectivement.
- Dis-moi, toi, peut-être que c'est ainsi que tu trouveras.
- Je ne pense pas, j'ai besoin de ton avis pour me faire le mien.
- Non. C'est ce que tu crois, pas vraiment à tort, mais sans l'autre pièce incontournable si tu veux réussir ton puzzle : si je te dis... que l'on se découvre au moment où l'on découvre ce que l'on dit ?
- Hein ? Que veux-tu dire ?
- Que les réponses que tu cherches sont en toi pour beaucoup. Et que c'est en les formulant que tu les trouveras. C'est pourquoi je te suggère d'essayer, de me dire, tu ne sais pas ce que tu vas y trouver...
- Je ne sais pas. Je suis bloquée.
- Le silence ? Laisse-le mourir doucement.
- ...
- Et là ?
- Grenouille. Juste dis-moi, peut-être que je pense pareil ça ne te coûterait rien...
- Peut-être ? Comment le savoir si ce n'est en te le disant ?
- Bin oui... dis-le moi...
- Ou bien alors non, dis-le toi...
- Grenouille tu m'ennuies, c'est quand même tout simple de m'aider, là, pourquoiu refuses-tu ?
- Tu ne vois pas... Ce ne serait pas t'aider que te de souffler par procuration toutes tes expressivités.
- Mais je suis comme ça, j'ai besoin qu'on me dise pour me faire mes constructions.
- Oui, comme tout le monde. Mais plus que ça et toujours comme tout le monde, tu as besoin d'affirmer tes mots, qu'ils te construisent également, venus de toi. Peut-être ne ressens-tu pas ceci comme un besoin, mais les besoins ne sont pas comme les envies, ils ne se sentent pas aussi clairement, et pourtant ils sont parfois plus impératifs.
- Je n'ai pas besoin de parler, j'ai besoin de réfléchir.
- Réfléchir comme un miroir ? Tu veux dire donc renvoyer une lumière ? C'est en ce sens que bien réfléchir se fait, en renvoyant ; si tu ne le fais pas je comprends que le sens unique de mes mots t'apparaisse normal. Mais non. Réfléchis pour toi, tu n'auras pas toujours une grenouille pour parle de toi avec toi.
- Je sais ce que je suis.
- Tu te fous de moi, Stylo, tu viens de me demander ce qui était le plus impotant dans ta vie, tu viens de me le demander explicitement pour te forger ton avis ; ne me dis pas que tu sais, ce serait m'insulter...
- Grenouille tu m'énerves, je vais pas te dire que tu sers à rien, parce que je n'ai pas besoin de toi ; mais l'intention y est, lâche-moi maintenant.
- C'est toi la princesse, je ne suis qu'un corps doré de Grenouille.



Le Dot Quote se figure une expérience de pensée, transvaluatrice. Pour le délire. 8 mars.
S'il vivait en matriarchie, le Dot Quote célébrerait ce jour, l'officiel des abus sur les hommes. A quoi cela ressemblerait, il tente de s'en faire une vision inverse depuis la viriarchie. Déjà, ce serait une célébration positive. On dirait du bien des hommes. Les femmes relèveraient le talon de leurs autres jours normaux, et avec un peu de mauvaise foi individuelle, elles se rabaisseraient dans les codes convenus de domination, et joueraient le jeu comme si il fallait que ce jour soit mémorable, entretenu au nom de tous les autres. Les hommes, on les mettrait sur un piédestal, juste ce jour oui, on les trouverait encore mieux que les autres jours, bien qu'ils soient abusés, et les autres jours on continuerait à les traiter avec des salaires inférieurs, des harcellements de rue, des situations coercitives, qu'ils contrebalanceraient avec l'intelligence non reconnue par la société. Elle serait, cette étrange intelligence invisible, celle qui les hisserait au rang ambivalent de dominés avec indemnités. Ils auraient par elle, des propos extrêmement maîtrisés, qui emporteraient la bêtise des dominantes impulsives et trop réactives vers là où ils pourraient les emmener, et ce jour serait alors étrange pour eux, car les rôles inversé à l'approximation, les amputeraient plus qu'autre chose dans l'aise que pourtant, cette ambition sociale voudrait aplanir. Les hommes seraient sans cesse, ce 8 Mars, renvoyés à leurs souffrances incomprises. Ils n'auraient que ce jour pour faire valoir leurs intériorités, et pourtant par la tolérance toute relative des humains en général, ils n'oseraient que moins, faire l'affront au dominant de s'insurger.
Alors le Dot Quote se demande comment se joue tout ceci. La journée de la femme, c'est le truc qui l'enferme elle encore plus, se dit-il ponctuellement et horrifié que la volonté humaine puisse se fourvoyer à ce point. Et puis il se raisonne, il se dit 'non, qmm, sans cette journée on serait encore pluss des australopithèques, sur la question'. Et puis il repart dans son epérience de pensée.
Au contraire ce jour, on oserait descendre les femmes de leur piédestal normal de dominantes. Elles écouteraient presque quand on leur reprocherait ce déterminisme sexué. Elles ne seraient plus valorisées comme le quotidien les valorise à l'amphase, et cela serait douloureux pour leur ego. Elles seraient donc drôlement fières, étrangères au sentiment d'incrimination réel que constitue cette journée officielle du 8 Mars. De suite, la journée serait fatiguante pour tout le monde. Les femmes les plus féministes ne sortiraient plus, ou alors elles le feraient amèrement, comme si elles étaient blessées par leur pouvoir, et que n'y pouvant rien, elles attendaient qu'on les renverse. A l'inverse les hommes les plus masculins, dominés, ne verraient même pas le problème, et ils iraient entretenir le schémas par leurs plaintes inconscientes de dominés, tout en dénigrant ce qui tenterait de les tirer de leur situation. Ils se targueaient d'être empathiques, de se dire que non, c'est pas elles qui dominent, c'est la société qui s'offusque comme une pauvre susceptible entité que les hommes ne peuvent que représenter s'ils deviennent cette faiblesse.
Bref. Il irait loin le Dot Quote, à inverser les rôles.
Il voudrait le faire pas trop amèrement, parce que au final, l'amertume c'est contagieux, et c'est un peu trop neurotoxique pour qu'on puisse à raison penser que l'honnêteté seule, sans bonne foi, serait utile à la société. Non. Les paroes ont besoin de coussins. Les esprits de pincettes. Pour être manipulé il faut que le tout soit confortable. Et justement donc, alors qu'il se fait son expérience de pensée, il essaye de le faire avec le sourire, car ce n'est que dans la bonne foi actée que se transmet la bonne foi perçue. On ne ferait que s'illusionner à croire que le sarcasme est uniquement de la douleur, non, il se doit de transporter le désir d'expression, dans l'optique de la rectification du réel.
Du coup le Dot, il est là avec sa journée de la femme qu'il considère comme relevant de l'un des pires fléaux injuste de l'humanité, et il tente d'en trouver une extension pratique à moduler afin de changer les choses. Mais il n'est pas dans la pratique, il n'est pas sur son sujet h2o, non, il ne fait que se figurer innocemment, il ne fait que rêver en se disant : moi j'ai la solution. Comme il a laissé tomber pour l'instant ses théories, ses approximations réfléchies en temps réel, il a la place pour de la fantaisie, et c'est là son espoir : il se dit que si un jour s'étendait sur une année, on n'aurait qu'à répéter les années.
Et donc il se lance, et Stylo n'est même pas dans le même univers.
Elle est sur sa planète. Seule. Et le géant s'effrite.



Le géant finit par perdre la tête.
L'effrite l'a trop fragilisé, et ses cervicales végétales craquent un moment. Le crâne bascule, il se détache, tourne un peu pendant sa chute, et en une vague immense, s'abat dans l'eau après avoir rebondi contre un genou. La marche inéluctable du géant s'arrête alors, au milieu de l'océan.
Les bras tentent un équilibre étrange, puis ils montent comme pour s'assurer que la tête est bien absente. Tournant à son emplacement, elle la cherchent un peu, et puis finalement c'est comme d'un lâcher-prise que tout s'immobilise en lui.
Stylo et la grenouille sont effrayées. Que va-t-il se passer ?
Tout s'effrite un peu plus. Le tronc vacille.
Et puis tout s'effondre. Comme la déstructuration instantanée de ce qui faisait la cohésion de son corps. La poussière tombe, tout se morcelle. Alors projettées dans le vide, la grenouille et Stylo tombent également. Vers l'eau.
Esquivant les morceaux du géant comme elle le peuvent, elles ont un peu l'impression que la chute est éternelle.
Et au moment de l'impact avec la surface, alors que sans horizon terrestre, tout leur semble perdu, Stylo claque des doigts.
Un portail s'ouvre miraculeusement.



Pendant ce temps, le Roi Faux du Plinfini médite. Seul.



Dans le fond de l'eau, une boule de poils couleur mauve gris, palpite encore.




« Modifié: 22 Mars 2021 à 00:12:14 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #22 le: 20 Mars 2021 à 21:56:08 »
stylo je tiens à te le dire, j'espère ça te gênera qu'un temps : tu mérites cet honneur
stylo je tiens à te le répéter : je ne fais que te le rendre cet honneur

hihi je sais pas si ça se veut drôle en vrai, j'oserais pas tant, mais si tu as ris c'est cool !
j'espère aussi que le propos réflexif ici public sera lui aussi, honorable (azy mais bordel cette racine de merde, pourquoi des fois un n et des fois deux ? heureusement que le soulignateur me corrige !), et que publiquement on puisse assumer tous les deux nos personnages littérairement désincarnés...

stylo, sur ce fil c'est toi la Reine

puis-je me permettre de t'inviter à formuler même jusqu'à... tes souhaits ? je suivrais tes directives après les avoir intégrées personnellement, si tu mettais des mots sur tes envies de scénario, de lieux, de personnages, bref, toutes ces idées que tu peux avoir, si elles veulent nourrir ce fil, t'as juste à les poster ici, ou me les envoyer en MP, ou ailleurs...

un énorme merci à toi
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #23 le: 22 Mars 2021 à 00:10:50 »
youhou huhu merci Stylo en tous cas



pondu un peu plus tôt que now...
pis j'vais ptetr partir sur un new chapitre ?
osef


chapitre 4 : Parenthèse de fractale
#héro #fiction #magie #chapitre 4


La métaphysique dégouline, elle déborde dans la physique ; l'univers se remplit, depuis l'au-delà, de la vie et du cosmos...



Le Dot Quote est face à une porte miroir. Les réalités, les mondes, commencent à s'interpénétrer. Le tissage de leur entremêlement constitue la première couture d'une complexité de médias, de phénomènes, perceptibles donc, par les sens et la raison, mais impalpables jusqu'à lors... Il voudrait glisser un doigt, passer une main, il voudrait s'immiscer, s'insérer, comme une goutte d'encre dans un verre d'eau. Il sait que c'est inéluctable.

Des femmes occupent son esprit différemment chacune, il s'en intrigue autrement que des hommes, et mêmes de celles qui se prétendent pas ce qu'on penserait. Les hommes autour de lui sont étranges. Tous les humains lui renvoient cette impression d'autres lois. Toute la société lui apparait gangrainée sur la question. Alors il réfléchit, c'est-à-dire qu'il extériorise sa lumière afin de la voir éclairer sa propre raison.

Et tout est complexe, car les réalités ne sont pas toujours compatibles encore... Les mondes s'assemblent. Ils lancent leurs tentacules afin de s'agriper entre eux. Ils se nouent alors, s'attirent, se collent. Le Dot Quote fait tout ceci pour se rassembler lui-même. Il est cette soupe cosmique qui par un tropisme constructeur, amorce la création d'un nouvel espace-temps. En lui, les choses spatialisent leur environnement. Les images qu'il a tracé s'intériorisent dans sa pensée.

Il s'imagine bien. Stylo s'échappe de sa prison. Il ne sait pas où elle est en ce moment, il doute. Alors il cherche dans les parenthèses. Il ouvre les portes, s'inverse dans les miroirs et passe par les murailles métaphysiques. Leurs pores, comme les trous d'une passoire, lui permettent de vidanger l'eau des pâtes, il cuisine ses conceptions par leur exploration. Et le monde de se construire pour lui.

La grenouille, elle, est passée à côté du portail de Stylo. Le coeur palpitant du géant continue de couler vers le fond. Il dort encore. Et le Roi Faux dans le Plinfini sonde.



Il faut que j'y aille. Se dit le Dot Quote. Que je retrouve Stylo.
Alors il claque des doigts. Sur son clavier. Il rentre dans le méta, sa matrice littéraire à lui. Il entrouvre une porte. Il appelle.
"- Stylo ?"
Pas de réponse.
"- T'es où ?"
Pas de réponse.
Kalif Hardcore, dans ses enceintes, lui souffle des histoires de consomation. "et même quand la vie m'sourit j'oublie jamais qu'elle est cruelle !" Le Dot Quote se demande alors. Où aller. Où chercher. Stylo a disparue dans sa matrice, elle s'est peut-être protégée le temps de réfléchir à son plan pour... en vrai ? Pour sauver ce qu'il reste de l'humanité. Il le sait. Elle sait. Les démons de l'ancien monde sont prêts à se déverser. La mort ? Non, ce n'est pas notre destination à leur emportement. C'est pire.
"- Stylo, reviens, je t'en prie."
Pas de réponse.
"- J'ai besoin de toi !"
Il cherche, il se demande, par écrit, dans le méta littéraire, ce monde qui lui est familier. Et une idée lui vient alors. Il s'imagine une feuille au miroir colorimétrique de sa page blanche : un néant, sans lumière, dans lequel Stylo se sent au mieux, chez elle, chez personne. La police n'ira pas la chercher ici. Ni même les démons, se dit-elle en même temps que le Dot Quote.
Et sur cette feuille noire, il allume un néon.
"- Je suis là Stylo... C'est moi. Dot Quote."
Pas de réponse.
"- Je ne peux pas t'imaginer depuis où nous sommes. Reviens. Je t'en prie !"
N'espérant aucune réponse de Stylo depuis lui-même, coincé dans son appartement, il ne peut que s'adresser sans retour. Alors le néon est à la fois stroboscopique et feutré. Dans le néant il devrait probablement éclairer Stylo, mais comment être sûr... Comment être sûr, qu'elle est bien là où il l'imagine ?



Et alors qu'un passage se crée entre les tissages des métaphysiques, le Roi Faux s'illumine. Il sait. Il convoque à nouveau son agent sépcial. L'armée est bientôt prête. Il a rassemblé les esprits qui pourraient servir. Il a commandé que tous les autres soient mis à l'écart.
Il se lève, s'en retourne à la salle du trône, et s'y emmure.



Le coeur taupe, lui, a l'oeil rouge sous l'eau. Il chauffe, il palpite toujours. Comme un cachet velu, il iradie. Il ronronne. Et la faune de s'intriguer. La flore de gazer des bulles. En son intérieur ; ce qui faisait référence à l'émotivité du géant disparu. La capsule de son âme ? Pas vraiment au contraire, si l'âme est le côté mystique de notre conscience. Non, là il s'agit de son caractère impensable ; c'est à distinguer.




« Modifié: 23 Mars 2021 à 14:22:44 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #24 le: 22 Mars 2021 à 16:39:33 »
:3

quel honneur pour moi alors merci stylo
ça me motive à en faire un truc durable

(ah par contre : j'ai des cheveux en ce moment !)
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #25 le: 23 Mars 2021 à 14:21:56 »
heu... j'suis déjà trop dans mon épisode d'après
celui-là j'croyais je l'avais pas fini
mais en fait faut pas trop déborder


chapitre 5 : Destination
#héro #fiction #magie #chapitre 5


Un jour, de nuit, il faisait le soir de la vie, et elle-même mourrait à feu refroidi ; en un coup d'oeil on s'aveuglait, on s'illuminait la conscience, avec l'obscurité...



"- Aidez-moi."
Stylo ne sait pas qu'elle ne pense pas vraiment cet appel. Elle pense que cela vient de son coeur. Qu'elle est sincèrement en détresse. Et que seules les entités de la matrice pourront la sortir de sa situation étrange, qu'elle ne saurait définir autrement que par le danger qu'elle ressent auprès de l'extérieur. Depuis lui, dirigé sur lui, ce danger de l'altérité ne lui apparait pas puisqu'elle lui implore d'aller à sa propre encontre.
"- Sauvez-nous."
Elle est trop altruiste. Elle s'oublie. Stylo est le sacrifice. Elle est la blessure inéluctable de la vie, la plaie qui souffre, mais qui ouvre le corps sur son extérieur. Aucunement ne se songe-t-elle comme ce portail entre l'universel et le singulier. Nullement s'envisage-t-elle comme autre chose que sa divagation damnée. Pourtant elle sait, elle voit, elle sent. Que tout en elle se renie au nom de ce qu'elle appelle pour l'aider. Le vous.
"- Arrêtez-les."



l'homme au stylo sur l'oreille



"- Claque des doigts Stylo. Je t'en prie. Maintenant."
Et un portail s'ouvre.
Sous le Dot Quote qui se retrouve dans le néant matriciel sans lieu, sans temps, derrière le voile de l'univers. Un haut-le-coeur le surprend, et il se retient l'estomac, pour ne pas vomir son excédant de café. Merde. C'est donc ça la métaphysique. Le pouvoir de Stylo. Il a essayé de l'implorer, et elle a répondu. Il la cherche alors dans le noir, mais il sait que lui n'y verra rien. Elle est là, il le sait. Peut-être l'observe-t-elle un peu méfiante en attendant quelque chose pour se manifester à lui. Il se sent à terre, sans pouvoir tenir debout dans cette absence même, de haut, de bas, de gauche et de droite. A peine sait-il que son regard va devant, lui qui ne voit rien dans le néant. Il voudrait l'appeler avec sa voix, mais sa bouche est mutique. Sa gorge entortillée, sa glotte omniprésente, elle bloque ses cordes vocales, ses poumons, sa langue. Le Dot Quote se tait donc, et il s'imagine alors, pour s'exprimer, une des siennes métaphysiques. Une feuille-néon apparait. Et alors qu'il cherche de quoi écrire, quelques mots le devancent sur le papier lumineux, qui flotte seul au milieu de l'obscurité.
"- C'est moi."
C'est elle. Elle est telle que maîtresse des non-lieux, elle lui inspire la confiance qu'il ne peut pas totalement lui rendre. C'est lui l'invité. C'est son monde à elle.
Et c'est à lui de ne pouvoir répondre, à l'inverse de son papier du chez lui, duquel Stylo est absente...
Il a peur de se réveiller.
Il a peur d'un mauvais rêve.



Il ouvre les yeux. Dot Quote pianote quelque chose sur le clavier. Il ne sait pas trop quoi. Des mots. Pour elle. Pour Stylo.



Le lendemain il se lève. Hier a disparu.
Il se frotte les yeux, se débarbouille dans le lavabo à l'eau froide de l'hiver, pour mieux se réveiller le corps, pour mieux saisir ce qui l'anime lorsque du sommeil il s'extrait, révélant l'action consciente, la présence à ce qu'il est, l'incarnation de sa singularité, le ressenti personnel du lui. Il ne pense pas tout de suite à Stylo. Il ne pense pas tout de suite à son existence. Juste se réveille-t-il, les yeux plats.
Le café l'emmerde, il est bon et amer.
La clope l'asphyxie. Il respire.
Crade, dégueu, plein de poussières humaines, il fuit son sentiment de dégradation générale. Mais y parvient-il seulement ? Sa catatonie est antalgène, elle l'emmure et il se sent comme un ciment de moins en moins coulant, déjà coulé à l'air frais, dans lequel il prend doucement. Il prend doucement, dans la douleur d'une position un peu déformée, pas tout-à-fait optimale.
Stylo elle, il se l'imagine ne pas dormir, puisqu'elle se réfugie dans le non-temps, le non-lieu. Pendant qu'elle arpente cette bibliothèque en tournant les pages de l'univers, lui est là, sur cette planche de bande dessinée. Sur cette ligne de roman. Sur cette photo de magazine. Il est immobile dans la matrice, il est figé dans l'éternel, mais il a l'illusion que la montre fond, et que c'est dans l'espace-temps qu'on vit des trucs. Ouais. Alors que cette biblilothèque de la matrice, est tout ce qu'il y a de plus limité par la pauvre richesse des modalités d'incarnation du contingent.
Il se demande.
Il vaporise des idées.
La plante de son appartement. Fictive. Enfermée. Dans un pot. La graîne ne pousserait pas sur le linoléum. Le plastique.
Second café. Non. Deuxième. D'autres suivront évidemment. Il n'est que 8h48.



Stylo danse. Elle pense à la grenouille.
Elle ouvre alors un livre de la bibliothèque de la matrice.
Page 848 : la grenouille est dans l'avenir.
page 26 : elle passe à côté du portail en tombant du géant qui s'effrite.
page 27 : néant.



Le Roi Faux, quant à lui, est déjà presque mort. Oui. Il a consommé sa substance avant d'avoir eu le temps imparti pour sa vie. Sans énergie, sans puissance, mais là, au-dessus du Plinfini, il rend utile un trône qui le gène. Il s'y sent mal, inconfortable. Loin de son rêve. Loin de sa tranquilité. Il est responsable et ne l'a jamais désiré ainsi. Il est le dirigeant, le référent, l'incident. Il est donc le fautif, le coupable, lorsque la critique est contre les résultats de la réalité. Et il hait. Il hait se prenre le retour de son action par ceux qui ne sont que libres de lui désobéir.
Il voudrait se retrouver sans ce prolétariat médiaval. Sans ces esclaves de l'existence politique. Sans ces billes qui s'entrechoquent sans trop se demander quelle route les mène à ces impacts. Sans trop se demander ce qui est le tout du ceci.




« Modifié: 24 Mars 2021 à 02:18:46 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #26 le: 24 Mars 2021 à 02:17:39 »
hmm bah en fait j'ai un peu changé de direction
inopinément
mais c'est pas suprenant


chapitre 6 : aurais-je du quoi
#héro #fiction #magie #chapitre 6


En trémolo une larme sèche, dans un vent d'art impie...



Le Dot Quote est en nuit.
Il ramasse à nouveau ses morceaux éparpillés. Il n'en a plus que peu. Et pourtant dans ses miradors internes, encore des canons à chewing gum. Non rien de rien non. Il ne regrette que le jour, il ne regrette que l'air qui sans détour amène à son atmosphère un relent d'égoût, qu'il ne peut vomir, son estomac est comme ses yeux, il n'y a plus rien à perdre, donc plus aucun espoir de gagner, et il le sait alors... Alors il se laisse couler, il baisse les bras, comme pour faire ses lacets. Dans une demi-heure tout aura clignoté. Dans une heure l'éternité sera complète. Demain est une autre vie. A quoi bon se souvenir ? Entretenir la douleur...
Quand on lui a annoncé sa pathologie, il s'est rassuré ; au moins un truc où ils ont l'air d'avoir raison. Ce monde rend fou, le Dot l'est devenu correctement. Minutieusement. Scrupuleusement. Il a suivi la méthode. Le chemin. La voie.
Et rien n'est plus délicieux que le résultat emphasé de son amertue légitime.
Rien n'est plus horrible que la raison qu'il se développe autour de son mal.
Rien, non, n'est distinct de ce qu'il aurait aimé on ne pas aimé.
Car c'est autre chose que les mots qui l'ont rendu différent.
Ces mots glissés par sa sincérité.
A-t-on eu assez confiance en sa bonne foi pour que la douleur pudique lui soit un aperçu qui l'a enfermé ? Il a l'impression que les proximités qu'il a entretenu avec les gens qui l'ont rejeté, n'est que le propos mal assumé qu'il tente alors de rendre auprès de ceux qui ne l'approchent pas.
Il a des secrets à revendre, le Dot.
La société n'en veut pas.
Il a des hontes à garder, le Dot.
Des hontes qui ne lui appartiennent pas.
Il est fier de son silence, le Dot.
Celui qu'on lui a imposé.
Et demain... une autre éternité.



Durant une autre, Stylo est dans la matrice.
Mais dans le temps et l'espace, elle est sur une machine d'électronique, elle tient des crayons de couleur, et elle fantasme d'une plume. Elle aimerait des choses, en espère d'autres, croit qu'elle peut en atteindre, et essaye. Elle tente. Mais elle-même s'est mise à douter.
Est-elle le démon qui la remplace ?
Est-elle la métaphysicienne ?
Son esprit n'est pas unique. Il n'est pas plusieurs. Il est fragmenté.
Il est diffracté dans la substance, et Stylo ne s'y retrouve plus. Alors pour passer sa conscience et se retrouver elle-même, le dessin l'emporte dans les heures de son incarnation. Elle n'écrit que lorsque ses personnages lui parlent. Et le reste du temps elle les observe avec ses crayons. Elle voudrait celui-ci moins fuyant. Elle voudrait que le ténébreux de son histoire le soit encore plus. Pour lui.
Dans ses rêves on lui chiffre des choses.
Dans ses autres c'est elle dont on rêve.



Une grenouille de mer



"- Stylo, je vais te raconter ma vie en néon.
J'aime ne pas aimer le faire. Comme toi.
Ne prend peur que si tu as le courage de ne pas fuir ce sentiment.
Mais je ténèbre à nouveau.
Il faut que tu claques des doigts.
Je suis dans la matrice, aussi faible que moi."



Grenouille, coeur-taupe et Roi Faux ; sont irrémédiables.
"- Nous... respirons."
Et ils respirent, ils palpitent. En fait, la grenouille respire par la peau, et après avoir franchi la surface, elle s'enfonce en profondeur, le temps d'absorber le choc. Elle est dans la prison de Stylo qu'on a libéré. Pour elle tout a toujours été. Mais elle se demande dans quel cosmos inventé elle peut se déplacer, et d'où il provient, qui l'a créé. Elle a entendu quelque chose du Dot Quote, elle a vu le miroir. Le coeur-taupe devrait se trouver par-ici, vers ce fond. Et oui une chaleur irradie. Et oui un poul pulse. Le Roi Faux méditant, parvient à un état mental qui lui indique que la fin de sa session s'achève. Il ouvre les yeux. Les mêmes yeux que le coeur-taupe, dans une toute autre réalité fictive. En même temps, le flaboyant d'un rouge de braise, anime des pupilles multiples. Le regard vide et lointain, mais dense et piqué, se dévoile depuis des paupières. Qui s'ouvrent. Et voient une grenouille. De leurs doubles iris.



Jumeauvipares...




« Modifié: 24 Mars 2021 à 11:57:16 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #27 le: 24 Mars 2021 à 11:56:14 »
ownow Stylo !
courage et motivation pour toi !
tu peux y arriver mais ne te prends pas la tête !
huhu


chapitre 7 : Des copies
#héro #fiction #magie #chapitre 7


nous, ne sommes, que, des, rayons miroités sur la vitre fermée, appuyés par bouton pressoire, depuis la nuit du soir, photocopie...



D'exemplaires livres se vendaient dans cette librairie. Ils tenaient lieu de rassemblat des coups de coeurs pertinent de madame Flotura, qui avait de quoi aviver la curiosité intellectuelle de l'université située dans la rue perpendiculaire. Personne n'entrait jamais sans une note d'un enseignant du lieu d'études. Personne n'en ressortait autrement que plombé par le poids métaphysique de l'incarnation étrange du savoir ; ce douloureux art, cet impalpable fonction de l'écrit ; la trace atemporelle de ce qui fut pensé, dans ce que madame Flotura avait pris le soin le plus attentif d'en faire une sélection qui à la fois ressemblait à du convenable d'un point de vue universel, et à la fois lui permettait, non d'afficher seulement ses goûts, mais de les faire valoir en tant que participatifs à la réflexion humaine administrative, cette paperasse des sciences sociales que les bâtiments excentrés du reste des lieux d'études supérieures, conservait en leur rayons afin de donner l'accès de la raison partagée au plus d'étudiants posssibles. Il y en avait pour toutes les bourses, tant que lesdits jeunes en possédaient une. Les autres ? N'avaient accès qu'à leurs emprunts, leur job sur mobylette, leurs parents généreux, leur moyens peu légaux... et c'était ainsi.
On ne reparlera de madame Flotura, que lors de son décès. Le lendemain dans des journaux, on lisait l'étrange propos sérieux et pourtant imparable dans son incohérence attendue : elle était morte, et toute sa boutique avait implosé. De quel étrange ressort tout ceci fonctionnait, on ne savait pas du côté de l'enquête, car... Les traces carboniques semblaient ne pas posséder d'origine, d'impact depuis charge détonatrice. Non. Tout avait brulé, et les vitres de la devanture avaient ouvert un passage pour ce qui avait alors, on ne sait d'où il venait par l'absence de chemin d'arrivée, ce qui avait donc, visiblement déguerpi ou été douloureusement trainé, depuis les rayons aplatis, les lambris de bibliothèques, dans de fortes traces rassemblant majoritairement une composition organique. Des poils, de la graisse, du sang. Voilà tout ce qui accompagnait les brûlures, les pavés ratissés, les murs éclaboussés, les barrières enfoncées. N'importe quel fou aurait alors assuré qu'un monstre serait né dans le magasin par apparition spontanée, puis se serait enfui pour trouver refuge depuis son nouvel environnement. Mais non. Seulement lisait-on dans les journaux que les coupables seraient traînés en justice.
Le coeur-taupe respirait maintenant plus qu'il ne palpitait. Essouflé, blessé, il se demandait comment on l'avait réveillé. Pourquoi. Et...



Stylo claque des doigts.
Un miroir apparait dans l'eau du robinet.
Et elle entend rugir.
Le coeur-taupe.
Depuis la réalité épargnée par la métaphysique, elle assiste, impuissante, à ce qui arrive à l'autre réalité. Le démon qui la remplace alors est dans son rôle de Stylo. Le même. Indétectable. Et pourtant à ce moment étrange, là où les deux peuvent s'ausculter plein de méfiance, dans l'eau qui coule dans le lavabo, il s'y passe ce que Stylo ne sait comment interpréter. Le coeur-taupe qu'elle a découvert sur le géant avec la grenouille, elle le reconnait d'entre toutes les créatures velues de la taille d'un camion qui ont croisé son chemin de métaphysicienne. Il est là, désenroulé, et il court, il fonce, il défonce son logement afin de s'y insérer. Il vient chercher le démon.
Alors l'autre Stylo l'accueille entre les murs effondrés.
Le coeur ronronne alors.
Les yeux rouges
Aux iris jumeaux.
La vraie Stylo se demande à moitié horrifiée. Que se passe-t-il ?
Elle claque des doigts en pensant au Dot Quote.
Espérant une réponse.



"- Stylo.
Ce n'est pas moi c'est le répondeur de mon âme.
Laisse un message, il te rappellera peut-être.
Stylo..."



Dehors les brasiers s'enflamment. Sur le passage de l'autre Stylo, chevauchant le coeur-taupe à l'air hargneux et berserk, elle semble sans plus de réserve, aucunement même, à donc, voir que, il y a de la destruction massive et violente de l'environnement filé par les oreilles pliées de l'étrange mammifère démoniaque aux yeux qui voient double, doublement.
Sous le regard de l'eau qui miroite, la vraie Stylo assiste, impuissante, à cet autre pan de la réalité qui semble ne pas exister, mais dont elle soupçonne quelque malsaine incidence, évidemment.
Ailleurs, le Roi Faux est illuminé. Il parle tout seul dans la salle du trône. Il s'égosille.
"- OUI ! Ô ! LE GLISSEMENT DES MONDES COMMENCE ! Ô ! TU SERAS BIENTÔT LÀ !"
Le coeur-taupe renverse une personne agée qui traversait la route.
Alors la vraie Stylo sort de chez elle en trombe et parcourt le chemin qu'elle suit grâce au miroir qu'elle a emporté en sa bouteille d'eau. Lorsque, essouflée, elle parvient au passage piéton, elle constate. Le vieux a fait un malaise. Dans cette réalité, il est en train d'agoniser en ayant lâché sa canne. Un néon s'éclaire quelque part où personne ne le verra.
"- Double fracture ; tension démentielle ; pertes de conscience successives ; et autres."
Stylo s'approche, demande de l'aide en hurlant. Elle s'approche encore, mais elle croit qu'il est trop tard. Alors il est trop tard. Inéluctablement dans les lois démoniaques. Inéluctablement pour les métaphysiques. Inéluctablement dans le non-espace-temps. Elle le berce jusqu'à la mort. Elle l'endort à tout jamais. Elle accompagne ce qu'il n'a pas compris. Le coeur-taupe est ailleurs, mais ici. L'autre monde a dégouliné un peu, et les dizaines de victimes que Stylo compte dans sa bouteille d'eau, ne glissent pas toutes ainsi jusqu'à la réalité vraie. Mais Stylo sait, elle a compris. L'intuition alarmée, elle claque des doigts et disparait avant l'arrivée des secours.
Lorsqu'elle se retrouve dans la matrice, elle ne s'y sent plus comme dans le temple de sa quiétude et de son repos serein. Elle ne s'y sent plus comme dans son chez elle désincarné. Elle s'y sent... forcée à se cloisonner. Et désespérément impuissante quant à l'autre monde qui ne répond pas aux claquements de doigts.
Alors elle anime une résignation valeureuse.
Courageuse.
Déterminée.




« Modifié: 25 Mars 2021 à 03:19:00 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #28 le: 25 Mars 2021 à 03:18:10 »
un nouveau coucou pour toi stylo !
et des coccinelles de coeur sur tes créas !
biz de biz !


Chapitre 8 : Goutte de sirop
#héro #fiction #magie #chapitre 8


Et les emplumés auront tort que tout ira pour l'effet...



Le Roi Faux tire la fiole de sa poche.
La goutte ne lui appartient pas plus.
Et Stylo de néant, arpente le non-lieu à la recherche de sa propre paix. Pendant ce temps le démon est chevauchant. Le coeur-taupe n'est que ce doux et crémeux, pelage couleur mauve, un peu étrangement sombre, gris, terne, mais saturé, coloré malgré tout, absorbant étrangement une lumière qu'il renvoie ; de démonie.
Dans sa bouteille d'eau il lui faut deux choses. C'est un néon qui l'écrit.



Une larme de démon et l'océan en entier.



Le Dot Quote s'éveille au milieu de la nuit. Il émerge, lentement, des limbes oniriques de l'absence de ses rêves désabusés. Lorsque ses yeux sont dégonflés par l'attention qu'il porte à la lumière de son écran, lorsque ses cheveux se sont rangés à nouveau de la bataille, oui, lorsqu'il peut enfin bouger sans coton dans les articulations ; eh bien il griffone un truc approximatif.
"- Stylo. Tu m'entends ? Où es-tu là ?"
Il a une idée en tête. Un orgue de barbarie. Alors il lui tourne la manivelle, et la mélodie est étrange dans ses hallucinations synésthésiques. La partition de carton perforé, dessine tout l'univers, et le temps passe alors qu'il griffone son truc.
"- Stylo. Il faut qu'on devine la mélodie."
Aucune réponse. Seulement l'intuition que quelque part, tout ça n'est pas vain, et que d'autres part, il y a un espoir. Et pourtant. C'est le néant existentiel dans sa nuit, il est perdu, le Dot Quote n'en est plus à une éternité près, et pourtant, il se doit ; de prendre un peu d'effort pour se sortir de son esprit, pour la mission qu'il ne se sent qu'à demi en courage d'effectuer. L'autre demi, il se le sert par la raison. Et l'émotion. Et l'au-delà de la nécessité de n'en rien modifier à l'ambition.
"- Stylo. Les trous. Nous leur obéissons."



Elle claque des doigts, et la bouteille s'éclaire dans la matrice. Dans le miroir ? Le Roi Faux qu'elle ne connait pas mais qui respire ce qu'elle craint de lui, ce qui est à craindre. Elle sonde l'entendement. Et ne lui renvoient que les échos de ce personnage sombre, décharné, fantomatique. Un son de mort.
"- Seigneur ? Ô ?"
Comme s'il avait ressenti une présence divine qui lui était familière. Comme si on l'appelait depuis où ? Jusque dans sa salle du trône. Il a le regard méfiant, apeuré, mais dévoué et déterminé. A genoux, il semble prier, et Stylo reste intriguée devant l'image. Mais ses pouvoirs de métaphysicienne la dépassent.
Elle répond malgré elle.
"- C'est moi. Que veux-tu ?"
Il semble s'illuminer. Il semble se questionner. Il répond également.
"- Mais... uniquement ton honneur, ô."
Stylo se questionne alors. En quoi tient son honneur à elle, interlocutrice.
Est dirigé son intérêt, sur une identité. Elle veut le nom du démon.



Acr



Le faux Stylo entend quelque chose depuis les pouvoirs de son corps. Il sait. Que son enfermement dans cette jeune femme, ne sera qu'un temps au milieu du non-temps. Il sait que ces douleurs existentielles lui seront ôtées lorsque sa mission sera finie. Ces nerfs qui le limitent par l'information de mort. Ces nerfs qui lui salissent l'essence. Alors il cherche dans ce corps. Il fouille. Il creuse. Et de sa curiosité il rencontre une diffraction. Stylo est encore cachée au fond. Une part d'elle. Au fond de cette réalité que le démon aide à glisser vers la vraie depuis qu'il chevauche le coeur-taupe. A ce moment du constat de la repêche dans cette vie incarnée par la métaphysicienne destituée par sa présence, il se demande. Au nom de Stylo et non en le sien. Quel est celui du coeur-taupe.
Et les double-iris de le regarder, flamboyants, alors que les deux choses possédées se désaltèrent hors de la civilisation. Le faux Stylo inspecte le pelage. Il cherche les plaies, l'origine des saignements gras. Et pourtant aucune blessure. La boule de poil, ce camion vivant, semble en santé désillusoire. Il souffle, amplement, d'un grattement rauque en ses voix respiratoires qui sonnent obstruées. Il grogne. Le faux Stylo de le caresser, amplifie l'intensité du ronronnement. Et le sang de couler à l'envers. Il remonte les rideaux de pilosité. Et s'amoindrit en gouttes qui disparaissent en une impression cristaline, et un scintillement immortel.
Lorsque l'eau les a revigorés. Ils sombrent de sommeil, tout étonnés de subir ce déterminisme d'incarnation, cet effet inéluctable de leur corps. Ils haïssent tout deux ce phénomène. Leur liberté du néant à la substance, ici abandonnée, leur est pourtant nécessaire. A eux tous. Tous les démons de l'ancien monde.



Et le Dot Quote d'avancer dans la nuit.
Sa métaphysique à lui a pris du poids.
Il ne se demande pas.



Et lorsque Stylo claque des doigts, le néon affiche un orgue de barbarie. Rouge. Comme l'erreur qui se glisse dans la partition, un trou à la place d'un plein. Une ligne vide ou creuse. Un crochet qui se gripe. Qu'en sait-on.
Alors qu'elle espérait révoquer la bouteille et le miroir, alors qu'elle souhaitait éteindre le visu avec le Roi Faux, ce n'est pas ce qui se produit et sa surprise n'est qu'agrandie par le regard du Roi Faux à ce moment, qui percé par l'intensité du doute, semble sonder le méta et se méfier d'une expression au ressentiment palpable.
"- Ô... je sais que tu es là... quoi que tu sois... Je te trouverai."
Elle tente à nouveau la cause métaphysique, claque des doigts.
Et le Roi Faux claque des doigts aussi, ceux qu'il possède comme quelques pentagoïdes d'araignées. Le coeur de Stylo se serre lorsqu'un portail se dévoile dans la salle du trône. Elle voit, dans la bouteille, à travers l'eau. La silhouette du Dot Quote qui atterrit devant le souverain sombre. Il n'est ni surpris ni choqué. Il semble s'être fait mal en se réceptionnant aléatoirement, surpris par la trappe sur la réalité. Ce trou noir qui l'a fait tomber devant le pesonnage royal du Plinfini. Celui-là même qu'il a créé, et qu'il ne reconnait qu'en son intuition.
"- Politesses, étranger. J'ai demandé le créateur. Qui es-tu ?"




« Modifié: 26 Mars 2021 à 08:21:44 par Dot Quote »
.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : peut-être en kit
« Réponse #29 le: 26 Mars 2021 à 08:20:01 »
rouloulou merci stylo
j'espère que celui-ci te plaira aussi
un peu de suspense, une recette :
garder de quoi rebondir après
ouvrir les portes et les fermer


chapitre 9 : Hostile
#héro #fiction #magie #chapitre 9


Hargne rouge de coccinelle, ce n'est qu'une bagatelle, qu'aurait tôt fait l'Eternel, comme d'un doux coup de pelle... Passionnel.



"- Non, non, non, attendez !
- Conduisez monsieur dans les geôles en attendant que je décide de son sort.
- Merde, mais lâchez-moi, arrêtez !
- Je ne sais pas d'où tu sors, étranger. Mais tu ne sortiras plus."



Les murs de la cellule sont obscurs. Il n'y a pas de clavier à l'intérieur. Pas de métaphysiques d'action. Il n'y a que le néant, et aucun claquement de doigts ne semble venir sauver le Dot Quote prisonnier. Son cerveau doit exploser. Il en a besoin. Il ne peut alors, que bourdonner de plus en plus, vibrer mais à l'excès, et monter en saturation. Il se prend la tête entre les mains, tourne et tourne dans sa prison. Plus rien n'habite son désespoir, car il est mort depuis trop longtemps intérieurement pour que sa ténèbre dégouline ; mais pour autant aucun espoir non plus ne vient déranger son inquiétude. Alors le silence l'assourdit. Alors le vide le remplit. Et plus rien ne semble l'épargner sinon l'effervescence incontrôlée de son impuissance. Stoïque, il reste et demeure. Mais à l'intérieur. Electrique.
Le Dot Quote claque des doigts, pense à Stylo, lui parle presque, lorsqu'il se sent assez seul pour que peut-être, par-delà les barreaux et les pierres, quelque chose passe jusqu'à la matrice, jusqu'à la réalité, jusqu'au monde dont il ne perçoit que le souvenir évanescent, une image de son hallucination perpétuelle, dont même les plus rationnels n'ont su lui provoquer, à ce propos, une certitude certaine. Il doute, tout l'impact de son soupçon est ici.
Il ne craint ni la mort ni la torture.
Seulement le temps l'éclectrise.
Uniquement l'espace le limite.
Entre les murs et le fer forgé. Un contenant pour son âme.



Vitriolet



Stylo se sent dépassée.
Les disjonctions de la matrice la rendent incertaine vis-à-vis de toute garantie à l'espoir d'un claquement de doigts. N'étant jamais certaine que réussira sa magie, elle n'ose qu'à peine risquer quoi. Et les tuiles de s'empiler. Le Dot Quote enfermé chez cet étrange Roi Faux, encore une réalité, l'autre ambivalence avec son double incorporé par le démon Acr, chevauchant le coeur-taupe dans une course à la mort mais sans destination. Et puis elle sait. Elle se demande une affirmation. Elle conceptualise un savoir, tiré d'une intuition. Elle suit cette direction de l'esprit, son esprit et l'autre, celui qu'elle poursuit. Elle mêle les essences depuis un jour funeste, et depuis rien n'a de cesse en elle mis à part la régulation des balances de la réalité. Bien ; mal. Plus ; moins. Entre deux ou trois. Couleurs et tracés. Vibrations dans le temps, en stéréo. Et un effleur, une caresse. Des mouvements, des poids. La méta est tant diffractée que le phy est complexe. Et elle en a une perception trop dense pour ce qu'elle se sent capable de claquer des doigts.
Alors elle sort de sa poche.
Un haricot d'univers.
"- Je souhaite que le Dot Quote..."
A ce moment là un éclair envahi une instantanée sombritude. Obscur est l'environnement phy, et s'éclaire celui méta. Elle se sent un oeil d'un côté, l'autre de l'autre. Des oreilles en désynchro, des cheveux qui tombent à l'inverse. Même sa langue semble se serpenter. Se scinder. D'un dé elle veut lancer sa volonté, mais alors ? Alors quoi ? Un dé pour sa volonté ? Le hasard du choix ? L'arbitraire loi qui fait que... Alors. Et puis surtout : la gravité les attirant, vers le bas, elle se demande pas de quel chiffre il s'agira, mais bien ; du fait qu'il faille tout ceci soit là sur un tapis de casino.
Au comptoir.
Une cravate.
Distributeur automatique de papier.
Le haricot aurait pu se laisser aller à la déconcentration de Stylo. Mais non. Il demeure dans son poing fermé en attendant la prière commencée. Vers le méta les guillemets sont ouverts, ils ne sont pas fermés. Ce pourrait, ce sera, ce attend.
Et le Dot Quote...



A terminer une éternité, on se rend parfois compte que...
Les choses longues les plus courtes de meilleurs apparaissent comme des blagues, et que non ; il ne faudrait pas pour lui de perdre plus la raison, mais si. Une fiole traîne dans le chateau, il ne le sait pas vraiment mais il s'enferme l'illusion. Le Roi Faux détient la potion. Il garde jalousement sur lui, possessivement car limité par son incarnation, cette petite bouteille de verre, finement taillée en poire anguleuse de base octogonale. Le dessous en presque forme de goutte, peut être posé fragilement debout, grâce à un nouage de cordes, et tissant un filet mystique en remontant sur les huit pans des bords de la poire de verre, ils remontent jusqu'au long goulot et s'entremêlent autour de la capsuel forgée autour d'un liège artisanal. Quelques fils de plus permettent là d'accrocher un ceinturon, là de passer une boucle, là de crocheter ou d'être pendu.
Mais l'objet reste ; dans une poche intérieur de veste. Une poche de coeur. Le coeur d'un étrange animal qui règne sur les dessous. Les enfers de la terre, car ceux des cieux et d'en dessus, lui ne sont qu'une projection, lui cet animal, le Roi Faux qui tente le chemin vers la fin de l'idéal. L'accomplissement de l'incarnation de l'entendement, en lui-même depuis la méta jusqu'au phy.
Il n'est qu'un instrument.
Le Roi Faux et la fiole.
Stylo voudrait demander à Dot Quote, et son intuition se transforme alors en doute pendant que le personnage écrivain est enfermé dans les geôles. Qui donc peut arrêter les démons ? Comment aller jusqu'au Plinfini ? Elle veut claquer des doigts mais les portails... non. Il n'y en aura plus que par l'intérieur, lui souffle une voix qu'elle n'entend pas. Et dans sa bouteille alors que le méta clair et le phy jour sombre, a disparu de l'éclair. Toute une éternité passe.
Le Dot Quote enfermé a pris comme un béton éternel.
Statufié de l'intérieur.
Il n'est plus qu'inertie.
La pichenette  ou pas.
Stylo termine sa prière.
"- ...sorte de sa prison."



Acr sort le téléphone de la poche de stylo.
Un fil d'actualité lui dévoile une intuition.
Il se retourne dans un mouvement de mèche de cheveux.
Une voix gueule en lui, il n'entend que sa douleur.
"- Brosse !"
Il n'a pas de quoi gérer le mouvement des capilarités crâniennes de son incarnation, car son attention se téléporte sur ce bruit qui l'a menée à vérifier l'actu. Au loin, il le perçoit : un hélicoptère. Ils viennent pour eux.
Le coeur-taupe est ni inquiet ni concerné. Il commence à grogner.
Et il vomit quelque chose, de doré, qui tombe dans la rivière.




« Modifié: 26 Mars 2021 à 14:02:30 par Dot Quote »
.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.017 secondes avec 15 requêtes.