Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

17 Juin 2026 à 23:44:59
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Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions » Sans soutif et poilue

Auteur Sujet: Sans soutif et poilue  (Lu 22655 fois)

Hors ligne Miromensil

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #15 le: 01 Juin 2020 à 12:01:27 »
Ce fil  :coeur:

Je me souviens plus de la dernière fois que je me suis épilée quelque part, j'ai définitivement arrêté petit à petit. Je ne suis pas quelqu'un qui déborde de confiance en soi dès le départ donc mon premier copain à 15 ans m'avait beaucoup aidée, voyant que je pestais à l'idée de le faire, que je râlais de mettre des sous dans des rasoirs et des bandes de cire froide, que je redoutais le moment de l'épilateur électrique, etc. Ca a été très libérateur, seule j'aurais eu plus de mal. Par la suite on n'a fait que m'encourager dans cette voie-là.

Je n'ai pas franchement eu de regard dégouté ou de grimaces face à ça, ou alors je ne les ai pas remarquées. Ma famille proche n'est composée que de filles (j'ai 2 soeurs) qui font toutes attention à leur apparence, à leurs habits, au physique. Je suis la seule qui fais le choix de ne pas se maquiller du tout, etc. C'est dans cette sphère-là que c'est plus difficile parce que les remarques à ce sujet vont bon train dans la cuisine. Les remarques sur le physique en tous genres... avant j'avais de la patience, beaucoup moins maintenant. Comme je ne veux pas faire débat, je ne réponds plus, elles savent que leurs remarques ne changeront rien quant à mes choix. Ca ne me rend pas sympathique à leurs yeux, mais ma foi. J'avais le problème en collocation aussi, surtout les collocs constituées uniquement de filles qui ne font que se reluquer en permanence quand elles sont dans la cuisine. Là j'avais adapté mes horaires pour manger quand il y avait le moins de gens possible parce que le matage de cul quand tu fais la vaisselle, et les remarques qui vont avec en chuchotement, c'était pénible (mais ça dépasse le cadre du poil et du soutif).

L'autre chose qui m'aide maintenant à assumer le fait de ne plus m'épiler c'est mon mode de vie autarcique : on va pas se mentir, j'ai pas de potes, pas de collègues, pas de compagnon, plus de collocs, et idéalement je vis vraiment seule. C'est un peu idyllique et transitoire comme situation car forcément dans un an je chercherai à travailler et je ne sais pas dans quel contexte ce sera, mais j'espère vraiment pouvoir continuer à assumer.

J'ai entendu parler de filles dire qu'elles voulaient assumer les poils des aisselles mais que sur une certaine longueur... ça me laisse sceptique, perso j'ai les cheveux longs, lisses, épais et fournis, du coup c'est pareil sur le reste du corps (se battre contre ça, ça me semble peine perdue). Du coup je les laisse tels quels. C'est pas toujours facile et je dois encore me donner des défis aux termes desquels je vois que ça ne m'a pas tué d'aller faire mes courses où tous les poils sont visibles (soit dès qu'il fait chaud) pour m'encourager. Ce n'est pas encore ancré à 200% en termes de bien-être, je souhaite qu'un jour ça le soit.

Pour les soustifs j'ai viré tous ceux qui avaient des armatures en fer, maintenant je n'ai plus que des brassières en tissus et je me sens bien dedans donc je les porte (sans, je suis plus mal à l'aise, je préfère la sensation d'oublier que ça bouge un peu dans tous les sens  :-X)

Citer
Un truc que je trouve super sain et qui aide beaucoup c'est de voir plein de corps différents. Des filles poilues et des pas poilues qui assument pleinement l'un ou l'autre des choix et en font un truc banal qui devient un peu comme "porter un T-shirt rouge ou bleu". Tu peux faire l'un ou l'autre, pas forcément toujours pareil et tu vas pas avoir honte de porter le T-shirt de la mauvaise couleur. Pour ça aussi, c'est vrai que la nudité banalisée et le fait de voir des gens à poil (et parfois aussi à poils) avec des corps dans tous les sens, ça aide.

Totalement, ça aide beaucoup dans le fait que j'y arrive aussi ^^

Léilwën

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Re : Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #16 le: 01 Juin 2020 à 12:06:27 »
Genre je sais qu'une partie de mon malaise quand je ne m'épile pas sous les bras ça vient du collège, où je me suis faite harcelée pendant des semaines parce que "han, regarde ses bras, on dirait un homme" jusqu'au jour où j'ai craqué (après que ma soeur et ma mère m'ont dit "tu sais, une fois que tu commences à t'épiler, c'est pour toute la vie"), qu'on m'a levé le bras devant toute la classe à la piscine et applaudie.

M'opposer à un patron, je m'en bas un peu les ovaires à vrai dire. Me sentir jugée par tout un groupe de gens sans vraiment pouvoir me défendre, là c'est un peu plus compliqué.

Ça me parle beaucoup ça : l'école primaire et le collège ç'a été les pires années de ma vie niveau "harcèlement si tu sors de la norme".

Bon, je ramène mon grain de sel parce que cette question, ça fait au moins 10 ans que j'en fais le tour.
En vrai, j'aime pas m'épiler et je suis pas confortable en soutif, du coup j'aspire à ce que chacun puisse faire comme il veut et qu'on ne me juge pas pour mes poils et mon absence de soutif tout comme je ne juge pas celleux qui s'épilent et qui portent des soutifs (parce que pour en avoir beaucoup lu et un peu discuté, certaines sont vraiment en souffrance physique sans soutif de ce que j'en ai compris).
Le 1er truc sur lequel j'ai commencé mon "combat" (oui, parfois, ça s'apparente pas mal à ça  :mrgreen:), c'est les poils, vers la fin de la fac. Sauf qu'au départ j'étais pas prête psychologiquement et que je me suis vite découragée du regard des autres ("c'est moche", "c'est sale", etc), que j'étais célibataire à l'époque (depuis plusieurs années) et que j'ai vraiment eu peur que ça me bloque à ce niveau-là. J'ai fait un micro-test "poils" quand j'ai été en couple stable 2-3 ans après, mais ça passait pas :P du coup je me suis réépilée, d'autant plus qu'à cette époque j'étais salariée et avec des collègues ayant la critique facile, bref, pas prête psychologiquement.

Maintenant, je suis employeuse et en couple stable. Les poils ne posent pas problème pour la première fois de ma vie, du coup j'ai enfin réussi à dire "fuck" à tous ceux que ça pourrait gêner. Et au final, en fait, au fur et à mesure, je trouve que j'ai modifié mon image de moi : genre, les poils sur les tibias, je peux pas encore dire que je trouve ça beau, mais les poils sous les aisselles je trouve ça tellement normal que parfois, sans que ce ne soit un jugement pour autant, j'ai l'impression qu'il "manque un truc" quand je vois des aisselles épilées. Bref, au départ je mettais quand même des jupes longues, pantalons longs etc et là, j'en suis à un point où je me balade en jupe mi-longue avec mes tibias pas épilés parce que concrètement, je me contrefiche enfin pour de vrai de ce qu'on pourrait en penser (ouf !).
Bon, après, mon entourage et mes patients sont aussi habitués à me voir pieds nus dans la pharmacie l'été, ça a fait jaser la 1ère année et maintenant ils sont habitués, du coup ils peuvent bien supporter une bizarrerie de plus. :mrgreen:

Pour le soutif, c'est beaucoup plus compliqué, notamment parce que j'ai les tétons qui pointent en permanence (désolée pour le racontage de laïfeuh '-') et que les tétons qui pointent, a priori, c'est hyper-connoté "je suis open"...  en hiver, ça fait longtemps que je n'en mets plus parce qu'avec les gros pulls et 2 Tshirts empilés, ça cache bien^^. Je suis passée par la phase cache-téton en été et au final, je trouve ça hyper-inconfortable. Actuellement, je reste sur la solution "brassière épaisse" dans les cas où ça m'est socialement insupportable qu'on devine mes tétons ou pour quand je dois aller chez le médecin^^.
Et donc là, j'ai trouvé LA solution pour le boulot, même si ça sous-entend que je me cache : je mets une grande blouse blanche ample (en tissu léger^^) au dessus de mes vêtements, comme ça on ne devine plus aucune forme de rien du tout et je peux rester sans soutif à longueur d'année !

Et pour le maquillage : avant oui, mais maintenant plus jamais (mais y a des fois où j'aurais envie parce que je trouve ça joli sur moi quand c'est léger).

Voili voilou :P
« Modifié: 01 Juin 2020 à 12:16:52 par Léilwën »

Hors ligne Elk

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #17 le: 01 Juin 2020 à 12:15:13 »
o/ merci pour ce fil.

J’ai l’impression que pour les femmes, sans soutif et poilue, c’est (les) deux items sur lesquels la société est encore vraiment bloquée. En parler plus, je crois que c’est déjà une étape hyper importante, donc, merci :huhu:.

Et aussi, j’ai eu droit pendant tout le confinement à une fucking pub « Veet : alors, on s’épile ou on s’épile pas ? » sur facebook, et ça m’a énervée (oui, j’aurais pas dû aller sur facebook).

Les poils et le sans soutif, donc, j’ai vraiment l’impression qu’on est encore complètement bloqué.es dessus. Quand je croise cette fameuse phrase en général valorisée socialement « moi j’aime bien les femmes au naturel », j’entends « une femme qui ne se maquille pas, ça passe », clairement pas « les poils et les tétons, pas de souci ».
J’essaye de m’en préoccuper de moins en moins et je connais pas mal de gens pour qui c’est le cas aussi, mais j’ai l’impression qu’il y a toujours un moment, une situation sociale où on craque (et d’ailleurs tout le monde sait que plus tu as résisté longtemps à l’épilation, plus c’est long et douloureux de s’y remettre u.u) : quand on va à la piscine, chez ses grands-parents, au boulot, avec certains potes, pour draguer… y a toujours une espèce de limite, pas forcément rationnelle, qu’on arrive pas à franchir.

Complètement d’accord avec la minimisation de quand tu croises des femmes pas épilées et sans soutif : j’ai du mal à ne pas me dire « nan mais de toute façon ses poils se voient pas », « nan mais de toute façon elle a une petite poitrine » (et c’est pas que moi, c’est ce que j’entends aussi autour de moi).

Complètement d’accord aussi sur le fait que tout a commencé au collège, et que c’est vraiment une période horrible pour ça. Je suis pas du tout étonnée par ce que tu dis anlor : pour moi le collège c’est les mecs qui claquent les soutifs des filles pour vérifier qu’elles en ont un, c’est les « aaah » dégoûtés quand une fille a des poils sous les bras, c’est les autres filles qui t’expliquent comment t’épiler les jambes et comment te maquiller. Ça continue aussi au lycée mais vraiment, le collège, c’est chaud. (j’ai aussi plein de souvenirs de remarques sur la poitrine ou les poils des profs femmes, déjà en primaire pour ça.. bref, oui, c’est vraiment vraiment bien ancré)(enfin avec un peu de chance ça a un peu évolué depuis.. ?)

Et donc comment on fait ? Je suis d’accord avec cyamme, voir plein de corps différents, ça aide ++. Y aller progressivement aussi, j’ai l’impression (genre porter des brassières mais plus de soutif, ou pas de soutif en hiver, arrêter de s’épiler à certains endroits ou s’épiler moins bien/moins souvent…) ? Je crois qu’on n’y arrivera pas non plus tant qu’on laissera pas qui veut se maquiller et porter des robes.

Patience et persévérance ?

:coeur:

Hors ligne Opercule

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Re : Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #18 le: 01 Juin 2020 à 12:16:41 »
Je suis pas sûre que tu prennes le problème dans le bon sens, Oper. Par exemple, toi, tu te sens comment devant des femmes "sans soutif et poilues" ? Tu réagis d'une façon spéciale ?

Il y a des chances que je ne prenne pas le problème dans le bon sens, parce que j’ai du mal à visualiser l’effet de pression des pairs, même si je sais que ça existe. Je vois ça comme une emprise réelle et de moins en moins forte des hommes sur le corps des femmes – après les corsets, les brassières, les injonctions à la beauté, c’est au tour des soutifs de tomber.
Je suis assez libéral face à ça, j’ai soutenu ma copine de l’époque quand elle a décidé de ne devenir poilue sans soutif – il y a quatre ou cinq ans, déjà. C’est à cette occasion que je me suis un peu familiarisé avec le "nouveau" féminisme, donc je tente de questionner nos habitudes ancrées avec les outils que j’ai.

Moi aussi, fut un temps, je me rasais les aisselles – parce que mon père le faisait aussi. Je n’ai pas trop compris pourquoi je le faisais (pour être plus propre ? moins transpirer ?) et donc j’ai arrêté ; j’ai l’ambition d’accorder la même liberté à tou·te·s.

Milla

  • Invité
Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #19 le: 01 Juin 2020 à 12:21:54 »
Great idea ce fil !

Moi aussi je baigne dans ces questions depuis longtemps.

Côté poils... Ayant une sœur de 11 ans de + que moi, j'avais tendance à me caler sur elle quand j'étais ado et toute jeune adulte. + sans doute le fait qu'on baigne dans "une nana ça n'a pas de poils sous les bras ni sur les jambes". Donc longtemps je me rasais jambes et aisselles sans en faire quelque chose de vital mais sans le remettre en question du tout. Une de mes meilleures copines au lycée était en mode "poilue", et je me souviens que je regardais ça de façon "ah tiens, chelou", sans rien en dire de +. Ma mère avait aussi deux amies proches qui n'avaient aucun scrupule à avoir des poils et pareil, ça me faisait un effet "ah tiens, bon, ça existe". Avec du recul, je crois que c'était infiniment précieux pour mon cerveau, ça a ancré le fait que non, c'est pas surréaliste et impossible de laisser ses poils tranquilles quand on est une meuf. Puis, + vieille, je saurais pas dire quand mais y a peut-être un peu moins d'une dizaine d'années. J'ai commencé à voir les choses différemment. Je me suis retrouvée avec un ressenti vraiment fort que c'était absuuuurde tout ce délire d'image autour des nanas. Les poils, le maquillage, la forme du corps, etc. Avec l'envie d'être moi même telle quel. Sauf que le regard des autres est dur à supporter, voire notre impression du regard des autres. Bref, de façon assez progressive, j'ai d'abord laissé mes poils de jambes tranquilles, et quelques années plus tard mes aisselles. Avec une looooongue phase d'évitement, genre pas trop le montrer. Assumer un peu mais pas trop quoi XD Puis petit à petit, j'ai moins fait gaffe, et je me suis aperçu que les gens s'apercevaient de mes poils, les regardaient, mais ne disaient rien, et restaient pareil avec moi par la suite. Puis, je me suis retrouvée à faire quelques heures d'animations à l'école, en plein vers l'été donc période des débardeurs... Et là c'était assez rigolo parce que les petits s'en foutaient complétement, et n'avaient pas l'air de remarquer mes aisselles, mais les CM1 CM2 par contre étaient choquééééés XD Ils chuchotaient, ricanaient et se regardaient leurs propres dessous de bras quand j'avais le dos tourné. Il m'est arrivé de leur dire "Qu'est-ce qu'il y a ?" mais ils n'ont jamais osé dire quoi que ce soit en face, ils étaient super gênés XD Je sais pas trop comment j'aurais géré si j'avais dû lancer le débat avec eux  >< Quoi qu'il en soit, fin d'année, ils étaient en mode "merciiii c'était trop bien" sur les activités et je crois qu'ils avaient une bonne image de moi. Du coup, ma conclusion ça a été de me dire que j'avais servi à leur prouver que ça existait, que c'était pas la fin du monde, et peut-être à planter une graine anti préjugé dans leurs cerveaux.
Et bref, le temps aide je trouve. ça nous met dans une autre habitude (je serai incapable de me virer les poils des jambes ou des aisselles tellement ça me paraitrait bizarre aujourd'hui) et la confiance monte petit à petit. Je me suis retrouvée à avoir une longue discussion avec deux ados filles d'amis qui s e posent plein de questions là dessus justement parce que leur tata s'épile pas non plus, et c'était passionnant.
Toutefois, je trouve que c'est bcp plus facile (au jour d'aujourd'hui) d'assumer ses poils à l'âge adulte. Au collège, ça doit être vraiment ardu  :( :( :(
Et côté maquillage, ça a été beaucoup plus simple, j'en ai jamais mis bcp à part un peu de mascara et ça s'est fait vraiment tout seul de rester sans rien.
Avec tout ça, j'ai l'impression de gagner tellement de temps ahah  :D

Côté soutif, je suis encore en galère pour ma part. Je trouve infiniment plus confortable de pas en mettre, mais je suis comme dit plus haut par quelqu'un d'autre "gênée par le fait d'avoir les tétons visibles à travers le tissu" (pour des personnes extérieures à ma famille). Genre c'est plus facile pour moi d'inspirer le dégoût qu'un regard lubrique ? XD Et du coup j'aimerai bien pouvoir m'en foutre et devenir zen avec ça, d'autant que le confinement a été sans soutif permanent et c'était bieeeeeeen. Donc work in progress, j'espère bientôt revenir dire que je suis libre  :D :D
Toutefois, je crois que la question se pose différemment pour des personnes qui ont des poitrines plus lourdes comme le disait quelqu'un (bibi me semble ?) plus haut.

Bref, c'est triste d'être coincé dans les critères des pubs et la peur du regard des autres, et vraiment pas facile de s'en extirper, mais j'ai l'impression qu'on est nombreux à essayer de bouger de ce côté là et c'est chouette.



Léilwën

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #20 le: 01 Juin 2020 à 12:27:36 »
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Et bref, le temps aide je trouve. ça nous met dans une autre habitude (je serai incapable de me virer les poils des jambes ou des aisselles tellement ça me paraitrait bizarre aujourd'hui) et la confiance monte petit à petit.
=> j'en suis arrivée à la même conclusion que toi !

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Genre c'est plus facile pour moi d'inspirer le dégoût qu'un regard lubrique ? XD
=> pour moi, c'est totalement ça, c'est plus gérable pour moi d'inspirer le dégoût (parce que je m'en fous) que l'"envie" (parce que là, je sais pas comment y faire barrage)

Hors ligne Erwan

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #21 le: 01 Juin 2020 à 12:30:28 »
...
« Modifié: 19 Mars 2022 à 12:49:49 par Erwan »

Léilwën

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #22 le: 01 Juin 2020 à 12:33:34 »
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Ps : je vois les réponses qui sont tombés entre-temps. Pour le coup des pointes de téton visible, je ne sais quoi dire. Perso, je n'irais pas au boulot avec un collant moule-bite, mais je ne sais pas si c'est comparable...

Bah non, les hommes ont aussi des tétons. Je vais pas au boulot avec un collant moule-foufounette si tu veux comparer (et je pense que personne ici ne le fait non plus^^).

Hors ligne Krapoutchniek

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #23 le: 01 Juin 2020 à 12:40:32 »
J'ai le même problème avec la barbe. J'ai une flemme phénoménale et j'essaie de me raser le moins possible mais c'est mal vu d'avoir une barbe négligée de 3 mètres de long, alors il faut bien raser de temps en temps...
It will reveal its meaning when it lives in victory...

Hors ligne Erwan

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #24 le: 01 Juin 2020 à 12:41:17 »
...
« Modifié: 19 Mars 2022 à 12:49:55 par Erwan »

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #25 le: 01 Juin 2020 à 12:42:06 »
maaaaaudits !

la pression social sur l'individu est sûrement proportionnelle au nombre d'individus dans un environnement donné ?

je n'aurais aucun problème à vivre nu de parures artificielles dans un désert humain, et inversement mes expériences en promiscuité extrême m'ont renvoyées à la nécessité de me dissimuler, notamment par des codes de convenance pudiques et sexuées...

du coup, d'après vos remarques sur l'incidence de l'image sociale
je me projette sur comment j'agis cette involontaire dynamique
et effectivement, naturellement certains de ces codes sexués me renvoient à mes affects naturels : sous une mesure que je ne saurais palper, je conçois la popularité des modèles qui se construisent une esthétique efficace, tout autant que leur relativité et la menace de l'excès de leurs travers... j'aime bien pour toutes les reflexions que cela pose en la matière, l'épisode 22 de la saison 6 de Malcolm :

Citation de: malcolm - INTRIGUE 3   Reese découvre qu’il est une incarnation de la beauté parfaite
Pour aider sa mère, Reese s’empare du manuel des juges. En le consultant, il découvre qu’il a des mensurations absolument parfaites, telles que mentionnées dans les standards de beauté. Convaincu d’être un prodige de la nature, Reese se met à rêver d’une autre existence…
https://www.malcolm-france.com/serie/guide-des-episodes/saison-6/reine-dun-jour/

et puis sinon j'avais une autre idée mais je l'ai paumée, donc à plus tard et désolé du brouillon fouilli
.

Hors ligne cyamme

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Re : Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #26 le: 01 Juin 2020 à 12:50:47 »


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Franchement, pour prendre un peu de recul et généraliser un peu le débat, des normes sociales il y en a de plein de sorte, notamment l'habillement. Est-on moins performant en tant que développeur informatique si on vient au travail en tong et short à fleur ?
Alors dans plein de boulots, c'est juste interdit de porter un short, ce qui simplifie le problème. En fait à la limite j'aurais trouvé ta comparaison plus pertinent si ton développeur allait bosser en robe ou en jupe. Et pour moi il y a une différence cruciale aussi : dans un cas, on parle de vêtements, dans l'autre on parle de son propre corps. Et c'est vachement plus facile d'encaisser des remarques qui considères des vêtements qui font pas partie de toi qu'un truc qui touche directement à toi, intimement.

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Enfin bref, la norme sociale, on vit avec, parfois on s'autocensure de manière débile (comme pour le rasage dans mon cas), même si personne ne nous a jamais attaqué là-dessus.
Justement, je pense pas qu'aucune des personnes de sexe féminin qui se sont affichées publiquement avec des poils/sans soutif l'aient fait "sans que personne ne nous attaque jamais là-dessus". En particulier à l'adolescence, il y a juste anlor qui a raconté un truc mais je suis persuadée que tout le monde ou presque a des histoires de cet acabit.

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Ps : je vois les réponses qui sont tombés entre-temps. Pour le coup des pointes de téton visible, je ne sais quoi dire. Perso, je n'irais pas au boulot avec un collant moule-bite, mais je ne sais pas si c'est comparable...
Bah un peu comme dit Léli. Enfin euh deviner les tétons d'une femme à travers le tissu ça veut pas dire que c'est un signe d'excitation ou quoi que ce soit de sexuel, quoi. Et puis surtout, les personnes qui se sont exprimées au-dessus disant pas qu'elles portent des hauts moulants. Juste qu'elles porte pas un sous vêtement supplémentaire en dessous de leur T-shirt. Perso, si tu portes pas de slip sous tes vêtements, ça te regarde (même s'il serait bien dommage de se priver d'un vêtement au nom aussi plaisant hahhaa).

Enfin euh je suis un peu d'accord sur le fait que normes sociales, blablabala mais j'ai aussi l'impression que tu minimises vachement la pression environnementale que tu subis dès toute petite quand tu es une fille. Après, y a ptet pareil pour les garçons et j'en ai pas conscience, hein.

Hors ligne ernya

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Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #27 le: 01 Juin 2020 à 12:51:23 »
Perso, les seins qui pointent, je trouve pas ça lubrique. Je veux dire, j'ai pas l'impression que je vais attiser le désir de quelqu'un en ne portant pas de soutif. J'ai plus l'impression de susciter une forme de dégoût chez l'autre (fille ou homme) parce que c'est pas dans la norme, parce que ça peut renvoyer l'idée  de "pyjama"/ "pas habillé", etc.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

anlor

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Re : Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #28 le: 01 Juin 2020 à 12:55:46 »
Perso, les seins qui pointent, je trouve pas ça lubrique. Je veux dire, j'ai pas l'impression que je vais attiser le désir de quelqu'un en ne portant pas de soutif. J'ai plus l'impression de susciter une forme de dégoût chez l'autre (fille ou homme) parce que c'est pas dans la norme, parce que ça peut renvoyer l'idée  de "pyjama"/ "pas habillé", etc.
Ah ouais ?
Pour le coup, c'est vraiment ce qui me m'arrête le plus de ce côté là. Je suis déjà pas à l'aise avec les remarques dans la rue quand je mets une jupe, alors j'ai du mal à imaginer celles sur les tétons qui pointent. J'aurais peur, genre en soirée, qu'un frotteur y voit une opportunité pour toucher, par exemple.

Léilwën

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Re : Re : Sans soutif et poilue
« Réponse #29 le: 01 Juin 2020 à 12:56:14 »
Perso, les seins qui pointent, je trouve pas ça lubrique. Je veux dire, j'ai pas l'impression que je vais attiser le désir de quelqu'un en ne portant pas de soutif. J'ai plus l'impression de susciter une forme de dégoût chez l'autre (fille ou homme) parce que c'est pas dans la norme, parce que ça peut renvoyer l'idée  de "pyjama"/ "pas habillé", etc.

Oui, c'est peut-être de l'expérience perso alors... j'ai juste entendu de manière répétée par des hommes différents des remarques désobligeantes sur des femmes ne portant pas de soutif (du genre, un jour au resto, un homme qui commentait le mec d'un couple à côté "oh la la, il doit plus en pouvoir elle porte pas de soutif" ou un autre qui considérait comme "dispo" les femmes qui ne portaient pas de soutif en société)

 


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