Ave Loïc !
Les instruments en question se nomment Ocarina et Steel Tongue Drum. Le premier a été "popularisé" par Zelda et son opus Ocarina of Time, le second je l'ai surtout vu dans les couloirs du métro, pas exactement cet instrument mais un proche cousin (le Handpan). J'ai failli craquer pour le bol tibétain mais celui-là sera pour plus tard.
Et tu me rappelles que je voulais profiter du confinement pour peindre mon équipe de Blood Bowl, mais mon blanc a séché.
J'ai été initié il y a 3 ans à ce jeu dont le nom parcourait ma sphère ludique depuis que j'ai mis les pieds dans un Games Workshop. Mes 3 équipes de plastique attendent toujours la salutaire couleur. Après 2 ligues amateurs jouées, je peux affirmer que je n'ai qu'un seul talent, celui de réaliser des actions illogiques pour le "beau jeu".
Vu que je télé-dromadaire à une bosse (il pique un peu ce jeu de mots), je n'ai pas plus de temps qu'avant, je me sens roulé.
Éléphant ou Hippopotame ?
Il faut demander à l'éléphant, il ne se trompe jamais. Y a-t-il déjà quelqu'un qui a répondu par oui ou non à cette question ?
Mon livre préféré, la question est dur car le relativisme s'empare de moi. Dois-je choisir un seul livre parmi tous ceux que j'ai lu ? Ceux que j'ai oublié étaient-ils mauvais ? Et les séries, si c'est la série entière que j'aime, dois-je l'écarter sous prétexte que ce n'est pas un seul livre ? Et même en réduisant la liste, je peux préférer 2 livres qui ne sont pas dans le même registre, chacun m'ayant touché à leur façon. Alors je vais répondre selon ce qui me paraît le plus pertinent.
Déjà je pose cette définition de préférer :
Considérer comme meilleure, supérieure, plus importante (une chose, une personne parmi plusieurs) ; se déterminer en sa faveur.
Elle va me rappeler à l'ordre chaque fois que je voudrai allonger ma réponse.
Je me suis pris une claque en lisant la série The Expanse (James S. A. Corey), faisant de cette série ma référence lorsque je conseille de la SF à quelqu'un. Que dire rapidement dessus ? Un humour bien dosé, des intrigues qui tiennent en haleine, des personnages (principaux et secondaires) approfondis au fil des livres, chacun des livres rajoutent une pierre à l'édifice sans donner l'impression de faire du remplissage. Il y a une vraie évolution entre le début et la fin d'un tome.
Dans un registre fantastique, la série Les Livres de la Terre Fracturée (N. K. Jemisin). Sans réinventer la roue (le schéma narratif n'apporte pas trop de surprise, certains éléments de conflits sont vieux comme les étrangers), le monde développé nous enveloppe de son étrangeté et de sa (très ? possible ?) lointaine similitude avec notre monde. C'est aussi un parti pris narratif qui accroche, dans le sens qu'on culbute dessus. Point de "Je" ou de "Il" ici, le narrateur vouvoie, l'auteure (autrice ? bizarrement je préfère ce féminin) nous met dans la peau d'un observateur placé dans la même pièce que la protagoniste. Une astuce qui permet quelque petite surprise le temps d'une fin qui demande une suite.
Pour conclure, je dirai Le Seigneur des Anneaux de Tolkien que je ne présente pas. Parce que lié à des souvenirs, parce que c'est le livre que j'ai le plus lu et relu, parce que c'est le livre d'histoire de ma fille (bon... à 5 mois c'est moi qui lit).
Et en hors catégorie Ni Dieu Ni Maître (Mikhaïl Bakounine). Le seul livre cité par un professeur que j'ai lu sans être forcé. Un livre qui, d'une certaine manière, a formalisé certaines de mes pensées sur l'idéal de société voulu. Et non ce n'est pas l'anarchisme (pas de raccourci).