Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

08 novembre 2026 à 13:54:38
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Bienvenue au Monde ! » Présentations et cérémonie de bienvenue » Warf (la faute aux rebonds)

Auteur Sujet: Warf (la faute aux rebonds)  (Lu 999 fois)

Hors ligne Warf

  • Plumelette
  • Messages: 6
Warf (la faute aux rebonds)
« le: 20 avril 2020 à 17:05:06 »
Coup de projecteur sur une main squelettique se dépliant telle une publicité de laquelle sort un couple de dés plongeant dans le noir. Le cône de lumière suit la trajectoire des deux cubes jusqu'à une surface boisée. Un rebond. Deux rebonds. Une tentative de troisième sursaut.
" - C'est un double, à toi de te présenter cette fois-ci."

Tout commence par un nom, cet identifiant qui recèle une certaine magie, celle de nous faire retourner dans la rue. Pour le monde numérique je suis Warf, dans un certain pays je suis Lord Belzebulon. Ce n'est pas une blague mais une vérité, bien que l'assiette légale sur laquelle je me base soit moins grandiloquente que le titre majuscule que j'utilise. Une histoire de bout de forêt.

Petit lord ou grand Warf a suivi un cursus informatique parce que bon, quitte à ne pas savoir quoi faire autant faire un truc où il y arrive. C'est comme cela que je me suis collé à un métier faisant partie de la liste des "jobs à la con", ça va, je le vis bien. Enfin je crois.

Le véritable intérêt que je porte au numérique étant son imbrication dans notre vie de citoyen, comment il transforme, questionne et chamboule notre rapport au monde, que ce soit dans ses facilités de communication, son idéal de liberté, ses fantasmes de marketing ou l'inquiétude législative qu'il entraîne. L'informatique dans tout ça me permet de me coltiner à des problèmes logiques.

La lecture fut ma console de jeux pendant mes vacances de primaire, de collège, de lycée, d'étude supérieure et encore maintenant. Les Oui-Oui et Je Bouquine ont glissé au sol pour laisser la place aux polars et aux romans d'aventure. Ceux-là même que j'ai mis sur une étagère lorsque j'ai lu pour la première fois Le Seigneur Des Anneaux  et mes premiers romans de SF. A tellement en lire j'en ai perdu l'émerveillement des débuts. La console s'est mise en veille pendant une demi-dizaine d'année, se rallumant lorsque le temps semble ralentir.

Et puis. Et puis j'ai vu de nouvelles affiches dans la vitrine du magasin de jeux. Et la lecture s'est de nouveau allumée. Avec elle l'envie d'écrire.

Lecture et écriture sont intimement liées. C'est en lisant qu'on apprend qu'on peut écrire.

J'aime la musique mais mes tentatives d'apprentissage ne sont pas allées plus loin que quelques instruments dont le nom fait hausser un sourcil, celui qui interroge. Le dessin aurait pu le faire, eut-il fallut que je prenne le temps. La peinture, mes figurines me regardent d'un oeil triste, enfin... pour celles dont j'ai pu peindre un oeil. Allons bon, quel est le lien entre tous ces arts ? Réponse : une certaine dextérité manuelle, aussi frustrante que nécessaire. Mais nul besoin de cela pour écrire. Ecrire sur une page blanche sans carreaux, faire tenir sa ligne de travers, la transformer en vague, en méandre, en un océan de lettres, qu'importe le tracé c'est le sens qui compte, ce sont les mots et leur assemblage.

J'y ai pris goût, sans pour autant être très prolifique. Ce n'est pas la destination qui compte mais le chemin dit la citation. En écriture, si la destination est le produit alors l'histoire en est le chemin. Construire l'histoire, c'est ce pourquoi j'écris. Y mettre ses idées, les débiles, les sensées, les glauques, les dérangeantes. Provoquer une réaction.

Une partie des mes loisirs évoluent autour de cette idée de construire des histoires. Le jeu de rôle, le théâtre d'improvisation, les jeux vidéo ou de société à caractère narratif. Avec cela une petite lubie, chercher l'absurde dans la banalité, à l'image d'un Fabcaro pour la BD.

Une odeur de grillé empli l'espace. Le projecteur s'est éteint dans un bruit de filament flamboyant. Les dès ont disparus. Ce qui ne se voit pas n'existe pas.
" - Toutes les excuses sont bonnes pour passer son tour."

Hors ligne txuku

  • Calame Supersonique
  • Messages: 2 422
    • BEOCIEN
Re : Warf (la faute aux rebonds)
« Réponse #1 le: 20 avril 2020 à 20:05:39 »
Bonsoir et bienvenue a toi ! :)
Je ne crains pas d etre paranoiaque

"Le traducteur kleptomane : bijoux, candelabres et objets de valeur disparaissaient du texte qu il traduisait. " Jean Baudrillard

Hors ligne Warf

  • Plumelette
  • Messages: 6
Re : Warf (la faute aux rebonds)
« Réponse #2 le: 21 avril 2020 à 15:22:24 »
Bonjour !

Merci à toi :)

Hors ligne Loïc

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 8 754
  • Prout
Re : Warf (la faute aux rebonds)
« Réponse #3 le: 22 avril 2020 à 23:11:27 »
Salut, bienvenue sur le MdE !

Moi je veux savoir c'est quoi les instruments maintenant.
Et tu me rappelles que je voulais profiter du confinement pour peindre mon équipe de Blood Bowl, mais mon blanc a séché.

Bref.

Quel est le plus fort entre l'éléphant et l'hippopotame ?
Aujourd'hui, ton livre préféré, ce serait quoi ?

Au plaisir de te croiser.
"We think you're dumb and we hate you too"
Alestorm

"Les Grandes Histoires sont celles que l'on a déjà entendues et que l'on n'aspire qu'à réentendre.
Celles dans lesquelles on peut entrer à tout moment et s'installer à son aise."
Arundhati Roy

Hors ligne Warf

  • Plumelette
  • Messages: 6
Re : Warf (la faute aux rebonds)
« Réponse #4 le: 23 avril 2020 à 19:34:55 »
Ave Loïc !

Les instruments en question se nomment Ocarina et Steel Tongue Drum. Le premier a été "popularisé" par Zelda et son opus Ocarina of Time, le second je l'ai surtout vu dans les couloirs du métro, pas exactement cet instrument mais un proche cousin (le Handpan). J'ai failli craquer pour le bol tibétain mais celui-là sera pour plus tard.

Citation de: Loïc
Et tu me rappelles que je voulais profiter du confinement pour peindre mon équipe de Blood Bowl, mais mon blanc a séché.
J'ai été initié il y a 3 ans à ce jeu dont le nom parcourait ma sphère ludique depuis que j'ai mis les pieds dans un Games Workshop. Mes 3 équipes de plastique attendent toujours la salutaire couleur. Après 2 ligues amateurs jouées, je peux affirmer que je n'ai qu'un seul talent, celui de réaliser des actions illogiques pour le "beau jeu".

Vu que je télé-dromadaire à une bosse (il pique un peu ce jeu de mots), je n'ai pas plus de temps qu'avant, je me sens roulé.

Éléphant ou Hippopotame ?
Il faut demander à l'éléphant, il ne se trompe jamais. Y a-t-il déjà quelqu'un qui a répondu par oui ou non à cette question ?

Mon livre préféré, la question est dur car le relativisme s'empare de moi. Dois-je choisir un seul livre parmi tous ceux que j'ai lu ? Ceux que j'ai oublié étaient-ils mauvais ? Et les séries, si c'est la série entière que j'aime, dois-je l'écarter sous prétexte que ce n'est pas un seul livre ? Et même en réduisant la liste, je peux préférer 2 livres qui ne sont pas dans le même registre, chacun m'ayant touché à leur façon. Alors je vais répondre selon ce qui me paraît le plus pertinent.

Déjà je pose cette définition de préférer :
Citer
Considérer comme meilleure, supérieure, plus importante (une chose, une personne parmi plusieurs) ; se déterminer en sa faveur.
Elle va me rappeler à l'ordre chaque fois que je voudrai allonger ma réponse.

Je me suis pris une claque en lisant la série The Expanse (James S. A. Corey), faisant de cette série ma référence lorsque je conseille de la SF à quelqu'un. Que dire rapidement dessus ? Un humour bien dosé, des intrigues qui tiennent en haleine, des personnages (principaux et secondaires) approfondis au fil des livres, chacun des livres rajoutent une pierre à l'édifice sans donner l'impression de faire du remplissage. Il y a une vraie évolution entre le début et la fin d'un tome.

Dans un registre fantastique, la série Les Livres de la Terre Fracturée (N. K. Jemisin). Sans réinventer la roue (le schéma narratif n'apporte pas trop de surprise, certains éléments de conflits sont vieux comme les étrangers), le monde développé nous enveloppe de son étrangeté et de sa (très ? possible ?) lointaine similitude avec notre monde. C'est aussi un parti pris narratif qui accroche, dans le sens qu'on culbute dessus. Point de "Je" ou de "Il" ici, le narrateur vouvoie, l'auteure (autrice ? bizarrement je préfère ce féminin) nous met dans la peau d'un observateur placé dans la même pièce que la protagoniste. Une astuce qui permet quelque petite surprise le temps d'une fin qui demande une suite.

Pour conclure, je dirai Le Seigneur des Anneaux de Tolkien que je ne présente pas. Parce que lié à des souvenirs, parce que c'est le livre que j'ai le plus lu et relu, parce que c'est le livre d'histoire de ma fille (bon... à 5 mois c'est moi qui lit).

Et en hors catégorie Ni Dieu Ni Maître (Mikhaïl Bakounine). Le seul livre cité par un professeur que j'ai lu sans être forcé. Un livre qui, d'une certaine manière, a formalisé certaines de mes pensées sur l'idéal de société voulu. Et non ce n'est pas l'anarchisme (pas de raccourci).

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.018 secondes avec 16 requêtes.