[Un petit crachat car sinon je ne publie pas et c'est pas cool.]
Ces vacances ne riment avec rien. Elles n'en seront pas.
La sensation qu'il éprouve à leur pensée est celle d'un soldat qui part à la guerre. Le cœur gros, car il sait qu'il ne reviendra pas. La peur au ventre, à l'idée des atrocités qu'il verra. Et la terreur au fond des yeux, bien cachée tout au fond, quand il s'imagine les tortures qu'il subira. Car ça ne fait aucun doute : il souffrira. Meurtri jusqu'à la chair, prisonnier des enfers. Les contradictions et les humiliations. La défaite de son âme. Son démembrement. Sa dissociation. Non, il n'en reviendra pas. Et si un corps revient, ce ne sera pas le sien. Ce sera celui d'un bout, arraché, mutilé, qui tentera de reprendre vie, avec de nouvelles racines, de nouveaux ramages, qui crieront au crime, d'une mort avant l'âge. Dommage. Collatéral, de la violence d'une existence elle-même brisée.
À qui en vouloir ? Où partent les nuages, d'où viennent les vagues ? Vague à l'âme. Vague à larmes. Vagues alarmes. Vagues aux armes d'écume et de brume qui abattent les côtes et ravagent leurs hôtes.
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