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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La fleur des temples et la rose des rues

Auteur Sujet: La fleur des temples et la rose des rues  (Lu 7008 fois)

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La fleur des temples et la rose des rues
« le: 17 Mai 2010 à 21:39:00 »
Comme Les Neiges de l'Exil sont dans la section "Poèmes", j'estime avoir le droit de poster ce texte... Je l'ai achevé avant même mes épreuves écrites du CAPES, mais je l'avais oublié. Le voici. Il fait 9 pages Word en police Calibri 11. Dites-moi ce que vous en pensez !

[edit] Pauvre texte, il est presque tout seul dans quasiment une page entière dédiée au Blind Test xD

[edit 2] J'oubliais: entre autres, j'ai écouté The Dreamers de Yuki Kajiura. Ce n'est pas nécessaire à la lecture, mais si vous voulez une atmosphère supplémentaire, je mets le lien...



La fleur des temples* et la rose des rues

Entièrement drapée d’un tissu iridescent, la princesse foulait de son pas feutré les pavés inégaux de la ville. Elle avait surtout pris soin de masquer convenablement ses yeux violets, trop reconnaissables, et s’était ainsi munie du voile des prêtresses, qui lui dissimulait la tête et lui tombait en légères volutes jusqu’aux pieds. Tel un fantôme, elle se glissait entre les étals des marchands bruyants, parmi les saltimbanques, les voleurs et les badauds, afin de gagner le temple de la Lumière. Depuis qu’il avait conquis le trône, son frère aîné lui avait défendu toute sortie à visage découvert et l’enjoignait à toujours s’entourer de gardes du corps. Protéger convenablement un membre de la famille royale serait trop ardu dans une foule, avançait-il. Et ô combien d’ennemis les poursuivaient ! Il avait ajouté qu’à ses yeux, la dévotion qu’elle affichait envers le dieu-soleil  s’avérait inutile. « Ton seul et unique dieu, c’est moi, désormais », lui avait-il chuchoté en riant, provoquant en elle d’incontrôlables frissons de désir qu’elle avait tenté de masquer.

Il ignorait ce qui pourrait advenir sans la foi de sa sœur ! Ou peut-être ne le devinait-il que trop, au vu de la proximité ambiguë qu’il recherchait parfois auprès d’elle. Plumeria se montrait incapable de choisir entre ces deux hypothèses, ce qui la terrifiait. Depuis qu’elle avait compris que les sentiments qu’elle éprouvait envers Nimis, son grand frère adoré, outrepassaient ce qui était permis entre deux enfants de la même famille, elle avait manqué mille fois sombrer dans la folie. Seul le culte du Soleil avait maintenu son âme pure et chaste – ce qui n’était que rarement le cas de ses pensées. Ainsi était-elle devenue une fleur des temples, en apparence loyale adepte de Solaris, mais ardente servante de Noxia en son for intérieur. Combien de fois n’avait-elle pas prié pour qu’il la rejoigne en sa couche, tout en disposant de sages offrandes au dieu lumineux ? Depuis l’enfance, elle avait fait du jeune prince son idole. Adolescente, sa douce démence avait crû en elle, jusqu’au songe irréalisable d’un mariage incestueux, tenu secret. Mais elle s’éveillait soudain : tout ceci n’était que chimères. Jamais elle ne l’épouserait. Elle était condamnée à se languir en vain. Elle redoublait alors de ferveur religieuse, cherchant un pardon divin qui ne venait pas, bien qu’elle pût l’espérer.

C’était en ressassant ces contradictions flagrantes que la princesse aux cheveux blonds parcourait le chemin qui la séparait du temple de marbre pur, consacré à la déité solaire. Peu à peu, ses pensées s’approfondirent et prirent un autre tour. Elle réalisa que, d’une certaine manière, elle s’était fourvoyée.

En effet, au fond d’elle-même, Plumeria ressentait la méfiance sourde de Nimis envers elle. Sans doute craignait-il un complot ou une quelconque traîtrise de sa part. C’était là fort mal la connaître, elle qui aimait son frère plus que tout au monde. Elle aurait tant voulu que tout redevienne comme avant, qu’il oublie le pouvoir et redevienne celui qu’elle avait toujours connu… Mais c’était là le sort des souverains : suspicion et solitude. Depuis peu, au lieu de leur complicité joyeuse d’auparavant, son aîné la traitait tantôt comme une parente éloignée qu’il connaissait à peine, tantôt comme une alliée dont il fallait se concilier les amitiés, tantôt comme une amante aux charmes recherchés. Toutefois, c’était  peut-être sa passion égarée qui lui jouait là des tours. Malgré tout, les regards réprobateurs qu’avaient eu certains membres de la cour lorsqu’ils les voyaient tous deux enlacés, ou lorsque Nimis lui glissait l’une de ses phrases emplies d’équivocité et d’un amour trouble, lui permettaient de conforter cette idée. Pourtant, juste après de tels épanchements, il était capable de passer auprès d’elle en la saluant à peine, à l’instar d’un noble qui rencontrerait une étrangère à la cour, et cette irrégularité de comportement la laissait au désespoir. Elle devait se retenir de se jeter à ses pieds, voiles et chevelure mêlés, afin de le supplier de ne pas l’ignorer et de redevenir celui qu’elle aimait tant.

 Elle se souvint que peu avant la montée de son frère sur le trône, lorsque ce dernier passait plus de temps en sa compagnie, leur proximité était bien plus grande. Un soir, alors qu’il la tenait au creux de ses bras, au détour d’un couloir, et qu’il la couvrait de baisers fraternels –ou du moins, donnés comme tels- le roi les avait surpris et les avait sévèrement réprimandés. « Mais nous ne faisions rien de mal, père », avait-elle balbutié en caressant les longs cheveux noirs de son frère. Le vieil homme l’avait alors dévisagée, et avait murmuré dans sa barbe : « De ton côté, je suppose que tu n’y voyais nulle malice. En revanche, toi, Nimis, qui es le plus vieux et donc le plus responsable des deux, je ne veux pas que cela se reproduise, compris ? » Le prince avait baissé la tête, le visage soudain empourpré. Le lendemain, il séduisait ostensiblement la plupart des jeunes filles du palais, y compris les roturières, tout en lançant de confus regards d’excuse à sa sœur. Et depuis ce jour, elle ne savait comment interpréter ses gestes. Apparemment, les conseillers royaux se posaient la même question : en surprenant des discussions entre eux, elle avait compris que c’était à dessein qu’ils évitaient d’évoquer la question du mariage devant le nouveau roi. Outre le problème de ses nombreuses maîtresses, elle avait cru remarquer que les parlementaires se taisaient aussi en sa présence, ce qui laissait à penser une implication de sa part dans la question, bien qu’elle ne vît pas laquelle.

En-dehors du monde soupçonneux de la cour, un autre domaine requérait toute son attention. De fait, elle devait également se garder du père supérieur de Solaris. Elle ignorait si le prêtre avait percé son secret à jour ou non, mais sans doute soupçonnait-il quelque chagrin d’amour. Maintes fois, il l’avait pressée de se confesser à lui, en lui affirmant que cet acte soulagerait sa conscience de ses maux. « Les tourments du cœur s’apaisent par la parole livrée aux rayons du soleil, ma douce enfant. » Une fois, cette libération l’avait tentée. Au désespoir, elle s’était sentie sur le point de vaciller, de tout lui confier. Néanmoins, en levant les yeux vers l’ecclésiastique qui en profita pour lui effleurer la joue de sa main moite, elle n’avait lu que vile concupiscence et s’était finalement tue. Nul ne pouvait libérer son esprit du poison qui s’y égrenait silencieusement.

Cependant, elle était aimée du peuple, qui croyait reconnaître en elle une nouvelle incarnation de Phaetonia, descendante légendaire du Soleil -  en vérité, princesse de sang à la dévotion légendaire. Béatifiée, cette figure historique était devenue l’objet d’un culte mineur. Parfois, perdue en d’étranges folies, Plumeria s’imaginait ainsi, statue aux pieds d’albâtre et au sourire éternel. A ses côtés, son frère-époux la tiendrait par la taille, lui aussi déifié. N’était-il pas vrai que les dieux détenaient le privilège de s’unir entre enfants de même ascendance ? Ensemble, ils tiendraient le monde au creux de leurs mains. Les conseillers n’auraient plus à se préoccuper d’hymen royal, les fidèles jetteraient des fleurs sous leurs pas et, enfin apaisé, leur père sanctifierait leur union. Ce ne serait plus un péché d’aimer la chair de sa chair, les os de ses os! Et les enfants qui naîtraient de ce mariage, bruns aux yeux d’améthyste, auraient le sang purifié par un tel mélange.

Toute à ses rêves de sombre gloire, elle n’observait guère la foule qu’elle traversait. Les sujets sans visage qui l’entouraient ne retenaient pas son attention. Ce fut l’une des raisons du choc qu’elle éprouva lorsque l’une de ces silhouettes s’imposa brusquement à sa vue.

C’était une belle gitane aux pieds nus et à la longue chevelure. Vêtue de châles bariolés et de jupes superposées, elle berçait un enfant brun, qu’elle portait enveloppé dans une mantille écarlate, nouée en son dos. Un tambourin et d’autres légers fifres suspendus à sa taille tintaient doucement, de même que quelques colifichets tressés dans ses mèches sombres. Sa gorge au teint mat s’ornait d’un talisman doré, et sa main tendue implorait les passants. Leurs yeux se croisèrent, et la jeune fille fut touchée du mélange de tendresse farouche et de peur qu’abritaient de tels iris, d’un vert perçant.

Plumeria ne pouvait détacher son regard de ses sourcils effilés, de ses poignets de danseuse légère, des fines boucles de cheveux satinés. La tzigane s’attarda devant elle dans un langoureux mouvement d’abandon, consciente du désordre qu’elle provoquait en la jeune fille. Elle esquissa un geste mouvant de protection envers son fils endormi, puis fixa la princesse de ses prunelles ardentes. Sa petite bouche rouge sourit et dévoila brièvement des dents, d’un blanc surprenant. Hésitante, elle sembla sur le point de parler, de soupirer une plainte de mendiante ou une requête de mère désemparée… Jamais l’infante n’avait encore rencontré de femme à la séduction plus enivrante.

Le regard franc de la nomade chercha celui de l’adolescente dissimulée dans les plis de son voile de prêtresse. Cette dernière, aussi bien prise de pitié que d’attirance, dégagea de ses amples manches une main blanche, qui renfermait une pièce d’or. Elle s’obstina à déposer son offrande dans la paume même de la bohémienne. Enchantée, celle-ci dévoila une fois de plus ses dents éclatantes et serra quelques instants les doigts pâles de sa bienfaitrice, en signe de gratitude… avant de se figer, interdite. Elle venait de reconnaître, au majeur de la main droite de sa donatrice, le Sceau Royal.

***

La sœur du prince en personne ! Nimis avait finalement raison de s’inquiéter à propos de sa cadette. Ainsi, elle continuait à fréquenter le temple ? Que cette bécasse se montrait imprudente ! Ne savait-elle pas que des assassins et des espions – dont des membres de sa propre troupe de manouches – rôdaient en permanence dans la ville, à la recherche de la moindre faille, afin de les éliminer, son frère et elle ? Tant de candeur insouciante l’effrayait. Et cette petite sotte avait naïvement conservé sur elle les insignes de son sang royal. Etait-ce réellement de l’inconscience, ou tout simplement l’envie d’en finir avec la vie ?

Il était toutefois évident qu’elle ignorait la vérité. Cette oie blanche croyait sans doute que son père était mort de vieillesse, et que son frère feignait seulement d’être un séducteur invétéré, tout en conservant un cœur romantique de prince charmant. A coup sûr, Nimis avait omis d’évoquer devant elle son parricide et ses désirs incestueux refoulés - bien que, d’après ce qu’elle avait compris, ils paraissaient partagés. Et surtout, il lui avait certainement celé l’existence de sa maîtresse miséreuse, mère d’un enfant bâtard. Oui, la noble novice qui lui avait donné l’aumône ignorait qu’elle se trouvait devant l’amante de son frère, ainsi que face à son petit neveu.

Toute cette confusion ressemblait tant à Nimis ! Un cortège de démesure, de secrets, de noirceur. Lors de la première nuit qu’ils avaient passé ensemble, alors qu’elle n’était encore qu’une prostituée désargentée (et non la favorite cachée d’un souverain ambitieux), il lui avait confié de terribles pensées. Le prince, tant apprécié de son peuple et de la cour, que tous prenaient pour un inconstant au charme trompeur, était en vérité fou amoureux de sa sœur cadette. « Je l’aime tant, et tu sais, Domar, c’est insensé mais j’ai parfois l’impression que c’est aussi son cas. Pourtant, soupirait-il, pourtant, c’est interdit ! Nous n’avons pas le droit ! » Des sanglots dans la voix, il lui avait expliqué que ses pires craintes seraient qu’elle l’apprenne ou qu’il en vienne à la violenter par accident. Voilà pourquoi, lorsqu’il pensait s’être trop dévoilé, il tentait de la fuir. Malgré tout, pauvre âme en proie aux tourments intérieurs, il ne pouvait s’empêcher d’imaginer un accomplissement de ses vœux impurs. Quand de telles images l’assaillaient, le moindre geste, la moindre parole qu’il lui adressait était emplie d’un étrange feu aux reflets d’inceste. Alors, les paroles d’airain de son père lui revenaient en mémoire, et la honte le submergeait.

Cet aveu l’avait irrémédiablement lié à la belle Domar. Le lendemain matin, pris de regrets envers des confessions peut-être dangereuses, il avait menacé la bohémienne de mort si elle les révélait à quiconque. Ses yeux d’améthyste avaient soudain pris un éclat dur et, terrifiée par un tel homme, elle avait frénétiquement hoché la tête. Ce ne fut que bien des jours plus tard, devant la preuve de la réelle bonté de Nimis et de sa noblesse, teintée d’un orgueil qui le poussait à aider sa maîtresse pour que sa misère ne soit plus aussi criante, qu’elle avait commencé à l’aimer – sans être payée de retour, bien sûr.

Certes, le prince multipliait ses attentions pour elle, ainsi que pour leur fils. Toutefois, il n’était pas rare qu’en l’appelant, il réfrène le nom de Plumeria qui lui venait aux lèvres, ou qu’il se reprenne après l’avoir nommée « petite sœur ». De tels détails révélaient la profondeur de son attachement contre-nature, un lieu que toutes ses attentions ne pourraient jamais briser. Ces preuves de n’être que la seconde dans le cœur de son amant emplissaient graduellement Domar d’une haine sauvage, qu’elle se promettait d’accomplir si l’occasion lui en était présentée. Seulement, aujourd’hui, alors que l’heure d’une amère vengeance était arrivée, qui rencontrait-elle, en lieu et place de la redoutable rivale qu’elle s’était imaginée ? Une novice écervelée, débordant de  gentillesse idiote, une ennemie innocente qui lui avait été clémente.

Oui, la sœur si désirée, la souveraine du cœur de Nimis, ce n’était que cette enfant charitable qui lui souriait doucement. Les sentiments contradictoires submergèrent Domar. Entre vengeance et pitié, elle voulait à la fois épargner cette fleur naïve et l’assaillir de funestes vérités. Fallait-il tout lui raconter, ou préserver les sinistres mystères de son frère dépravé? Ce fut cette dernière impulsion qui l’emporta. Toutefois, la romanichelle ne résista pas à la tentation de livrer quelques clefs de compréhension à une telle légende vivante.

« Pour vous remercier, ô ma sœur, commença-t-elle en feignant de la prendre pour une simple prêtresse, laissez-moi vous dévoiler quelques bribes de votre avenir, si le dieu de la Lumière le permet… »

Ravie, la princesse acquiesça. Il était de notoriété publique que Solaris favorisait également les oracles et les inspirait fréquemment. C’est pourquoi elle se laissa aisément entraîner à l’écart, jusqu’à une roulotte sale et mal éclairée, où se trouvaient deux chaises de fortune, une table branlante et surtout, un jeu de tarots.

Domar déposa son enfant sur un amas de couvertures près d’elle, s’installa à la table et intima à la jeune fille de l’imiter, puis ferma un instant les yeux pour se concentrer. Lorsqu’elle les rouvrit, Plumeria crut y lire une flamme dansante. L’étincelle d’une véritable pythie -mais peut-être que l’intéressée elle-même n’en était pas consciente. D’un geste sûr, elle disposa adroitement les cartes selon un rituel complexe. De temps à autre, les bagues d’or et d’argent que la bohémienne portait lançaient un bref éclat à la lueur vacillante des bougies, comme les vestiges d’une magie ancienne et oubliée.

Le silence s’installa dans l’étrange pièce. On eût dit que tous les objets présents, de la bougie de cire aux tresses d’herbe séchée suspendues, en passant par la boule d’un cristal douteux, posée dans un coin, prêtaient l’oreille, attentifs à la séance. Une fois la distribution achevée, celle-ci expliqua les lois du tarot à son interlocutrice, désireuse d’en savoir plus bien qu’un peu craintive.
« Les trois cartes que je vais tirer symbolisent respectivement ton passé, ton présent et ton futur. Je t’expliquerai ce qu’elles signifient. Certaines te parleront de ta famille ou de ton être profond, d’autres de choix qui se présenteront à toi. D’autres peuvent enfin t’annoncer d’heureux évènements à venir, ou encore de funestes moments. N’aies pas peur : même si tu me vois entrer en transe, tu ne risques rien.»

Dans un frisson, l’apprentie prêtresse se rendit compte que la voyante s’était mise à la tutoyer. Elle secoua la tête comme pour minimiser cette pensée et découvrit sans surprise que la première carte représentait l’Empereur, calmement campé sur son trône.
« Pouvoir. Maîtrise. Richesse. Tu es une noble, non… la fille du roi. », déclara Domar, en s’efforçant de sembler impressionnée et de ne pas sourire. En l’occurrence, elle se comportait vraiment en charlatan, étant donné qu’elle savait ce détail depuis le début. Et malgré son inénarrable candeur, Plumeria non plus ne semblait pas tomber des nues.

La seconde lame se révéla plus ardue à déchiffrer. Il y était dépeint un beau jeune homme hésitant entre deux femmes, l’une couronnée, l’autre non. Empli de séduction, son corps tout entier se tendait vers la modeste tentatrice, tandis que son regard langoureux restait rivé à celui de la dame somptueusement vêtue. Hésitant, il semblait incapable d’effectuer son choix.
Si elle ne scrutait pas aussi attentivement la carte, la sœur du roi se serait rendu compte que les mains de sa consultante s’étaient imperceptiblement mises à trembler.

« C’est drôle, je pensais que la carte de la Grande Prêtresse allait sortir, mentit-t-elle. Alors que l’Amoureux, c’est étrange… Tu n’es ni mariée, ni fiancée et ne peux donc être confrontée à un quelconque dilemme sentimental, continua-t-elle en faisant mine d’observer plus précisément le symbole.

-On projetait de me marier, à la cour, expliqua la jeune fille, mais c’est difficile à mettre en place. Mon frère n’est pas d’accord, compléta-t-elle.

-Le sens de cet arcane est parfois métaphorique. As-tu été placée devant un choix capital, récemment, ou pris une décision importante ? » L’adolescente secoua la tête en signe de négation. Son interrogatrice se tut alors. Pendant quelques instants, l’on n’entendit plus que la respiration apaisée du petit garçon, qui s’était endormi sur sa misérable couche.

Dans un tintement de bijoux, Domar se redressa soudain, l’air déterminé.

« À vrai dire, je sais ce que tout cela signifie, princesse, mais ce que je vais t’apprendre risque de ne pas te plaire du tout. » Elle marqua un temps d’arrêt, jetant un coup d’œil oblique à son fils, puis à son invitée. « Non, tu ne vas pas aimer ces révélations-là. Tu seras peut-être triste, blessée ou en colère. Es-tu vraiment certaine de vouloir savoir la signification de cet arcane ? »
Le cœur de Plumeria se mit à battre plus fort. D’une voix claire, bien qu’un peu tremblante, elle répondit : « J’en suis sûre. Parle, ô devineresse. Si je ne puis entendre la vérité vraie, alors je ne suis pas digne du dieu de la lumière
-Bien parlé. Tu es courageuse, petite.» Elle ébaucha un sourire, avant de reprendre à voix plus basse : « Sais-tu qui es réellement ton frère ? Si tu penses connaître les énigmes de son âme, tu te trompes. Ce bel adolescent qui oscille entre deux amantes, sur la carte… c’est lui.
-Mais quel est le rapport avec moi ?, répliqua la prêtresse avant de brusquement rougir, investie d’un monstrueux doute. Les gestes ambigus, les déclarations à demi voilées, les caresses interdites, tout lui revint en mémoire. Elle n’osait même plus lever les yeux vers celle qui avait dessillée sa conscience. Oh, comme elle s’était montrée aveugle !
« Oui. Tu as compris par toi-même, murmura d’une voix rauque la bohémienne. La splendide dame à ses côtés n’est autre que la propre sœur du prince. La rivale de la fille du peuple, c’est toi. » Un rictus accompagnait cette dernière phrase. Abasourdie, Plumeria reconsidéra celle qui lui faisait face.
« Vous voulez dire que l’autre femme aimée de mon frère… c’est vous ? »
Sans lui répondre, Domar retira lentement le pendentif d’or qui lui ornait la poitrine et le brandit au bout de sa chaîne finement ciselée. Tout comme la bague de la princesse, il était frappé du sceau royal. La prêtresse eut subitement l’impression que le monde s’était mis à vaciller sur ses bases.
« Cela signifie que l’enfant…  L’enfant qui dort, là, juste à côté de vous… C’est mon neveu ?
-Pauvre petite princesse, siffla en réponse la gitane. Je t’avais pourtant prévenue. Je t’avais prédit que ces nouvelles ne seraient pas à ton goût. » 

   Bouleversée, la jeune fille s’enfuit du taudis nomade, poursuivie par la lueur de jalousie vengeresse qu’elle avait aperçue dans le regard de Domar. Ses voiles claquaient au vent lors de sa course effrénée. Tant pis pour les prières au temple. Elle ne souhaitait voir qu’une seule personne : Nimis. Lui seul pourrait lui raconter que ce n’était là qu’un tissu de mensonges, la prendre dans ses bras et ainsi l’apaiser.

***

   Mais à son retour, il l’attendait au milieu d’un escadron de gardes sur le qui-vive, furieux.

« Où étais-tu passée ?, hurla-t-il. Ignores-tu le danger de telles sorties ? » En larmes, elle vint se blottir contre lui, ce qui fit mourir sur ses lèvres ses invectives. « Allez, entre, ma belle, chuchota-t-il, radouci. Tu me raconteras ce qui t’est arrivé une fois que nous serons seuls. » Elle acquiesça, soulagée d’obtenir un entretien aussi aisément.

   À l’entrée de la salle du trône, Nimis ordonna aux agents qui les suivaient de rester postés à la porte. Lui-même s’installa sur le trône surélevé qu’avait occupé son père avant lui pendant que sa sœur prenait l’un des sièges réservés à la noblesse. Il la laissa opérer comme elle le souhaitait, puis se ravisa et lui fit signe. « Viens. Assieds-toi sur mes genoux, comme autrefois. Je ne veux pas que le protocole nous éloigne. » Eperdue, elle obéit et, les jambes en travers des siennes, elle lova ses bras autour du frère adoré, qui de son côté lui enserra la taille. Cette manœuvre n’empêchait pas ses larmes de continuer à couler.

«Qu’as-tu donc ? », l’implora-t-il en suivant le tracé de ses larmes du doigt. Elle tenta de sourire, mais refusa de lui répondre.
« Si je te le dis, tu ne seras pas content, souffla-t-elle enfin d’un ton enfantin, en paraphrasant sans le vouloir la gitane.    
-Que s'est-il passé, sœurette ? », questionna-t-il, légèrement inquiet. Avait-elle été attaquée par des bandits, dans les rues? Violée, peut-être ? Quelle nouvelle pouvait altérer à ce point un être aussi serein que sa cadette ?
« Je te promets que je ne me fâcherai pas, lui assura-t-il en lui effleurant la joue. Mais je t’en prie, dis-moi ce qui t’arrive. » Elle posa sa propre main sur celle de son frère, qui épousait ainsi la courbe de son visage. Après avoir profondément inspiré, elle lâcha dans un soupir : « Je sais tout. »
Son vis-à-vis tressaillit. « Tout à propos de quoi, mon ange ?
-Je suis au courant pour… pour ton enfant caché. » Il s’écarta soudain, mécontent. Sa stupide promesse l’empêchait de laisser éclater son courroux, et Plumeria s’en rendit compte. « Attends ! J’ai aussi appris que… » Elle n’acheva pas sa phrase et se contenta de le regarder timidement. Mais l’œil dur de son frère l’obligea à poursuivre sa déclaration. « Tu éprouves des sentiments pour moi, n’est-ce pas ?
-L’ignorais-tu ? », se contenta-t-il de rétorquer, sans même tenter de nier.

   À ces mots, les souvenirs se bousculèrent dans l’esprit de l’apprentie prêtresse. Elle revit leurs jeux d’enfants, leur complicité potentiellement coupable, les interventions de leur père. Elle comprit également, sans oser se l’avouer à voix haute, que ce dernier n’était pas mort de manière naturelle. Cependant, c’était autant par amour du pouvoir que par passion pour elle que Nimis l’avait assassiné.

« Et alors ?, renchérit pendant ce temps le parricide. Que comptes-tu faire, à présent ? Te consacrer au dieu de lumière, et t’enfermer à vie dans l’un de ses temples ? À moins que tu ne veuilles me dénoncer et provoquer l’ire du peuple ? »

   Sans prêter attention à ce discours, la jeune fille continua à serrer contre elle son frère, en reprenant la main qu’il avait éloigné d’elle après son discours rageur. Délicatement, elle en baisa les doigts, puis murmura, presque inaudible : « Non. Je te pardonne. » Puis, plus bas encore : « Moi aussi, je t’aime comme il ne l’est pas permis à une simple sœur. Si tu savais combien je m’en suis lamentée ! »

   Et elle tendit ses lèvres au roi, qui s’en empara avidement. Pour eux, une nouvelle ère commençait, jalonnée de pulsions, d’intrigues et de dissimulations…

***

   Quinze ans s’étaient écoulés. A la cour, tous se souvenaient du jour où la princesse Plumeria était revenue éplorée au palais, victime d’une violence dont elle ne pouvait parler et qui en avait fait la mère du jeune Escobar**, mais les plus illuminés des fidèles croyaient dur comme fer que c’était là le fils de Solaris, né par une intercession divine qui aurait touché la jeune dévote. Chacun pensait détenir la vérité – et pourtant, seuls deux personnes la connaissaient réellement.

La chair de sa chair, les os de ses os. Un enfant brun aux yeux d’améthyste, au sang purifié par un tel mélange…



*Fleur des temples=frangipanier
**Escobarderie= tromperie (1769)


« Modifié: 17 Juin 2013 à 15:19:08 par DarkMarius »
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

Verasoie

  • Invité
Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #1 le: 18 Mai 2010 à 23:44:35 »
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Entièrement drapée d’un tissu iridescent,

J'aime bien ce mot, iridescent ! J'vais le rajouter dans ma liste de jolis mots (avec adamantin, etc xD)

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Tel un fantôme, elle se glissait

Pas telle ?

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ainsi entre les étals

deuxième "ainsi" en pas longtemps

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« Ton seul et unique dieu, c’est moi, désormais », lui avait-il chuchoté en riant, provoquant en elle d’incontrôlables frissons de désir qu’elle avait tenté de masquer.

Le début me faisait penser à Aladdin mais en fait non héhé.

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Plumeria se montrait incapable de choisir entre ces deux hypothèses,

Ça me fait penser à la blague sur Poutrelle xD

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Jamais elle ne l’épouserait, condamnée à se languir en vain.

J'aime pas trop cette phrase parce que "condamnée" reste rattaché au "jamais", pour moi. Enfin je trouve que ça passerait mieux s'il y avait une rupture (style "elle était condamnée") mais c'est très personnel.

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C’était en ressassant ces contradictions flagrantes que la princesse aux cheveux blonds parcourait le chemin qui la séparait du temple de marbre pur, consacré à la déité solaire.

Je trouve que là ça en fait un peu trop, enfin, on vient de parler beaucoup de Solaris, du coup ça en "rajoute une couche"...

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Elle devait se retenir de se jeter à ses pieds, voiles et chevelure mêlés

trop classe la fin !

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A ses côtés, son frère-époux la tiendrait par la taille, lui aussi déifié.

À

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Les conseillers n’auraient plus à se préoccuper d’hymen royal,

Lol, hymen royal. Enfin c'est tellement représentatif de leur unique préoccupation, en même temps ^ ^ j'trouve que l'expression claque.

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Et les enfants qui naîtraient de cet hyménée,

du coup c'est dommage parce que la pseudo-répétition casse un peu l'impact du terme au-dessus.

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Toute à ses rêves de gloire sombre,

joli oxymore

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Vêtue de châles bariolés et de jupes superposées, elle berçait un enfant brun, qu’elle portait enveloppé dans une mantille écarlate, nouée en son dos. Un tambourin et d’autres légers fifres suspendus à sa taille tintaient doucement, de même que quelques colifichets tressés dans ses mèches sombres. Sa gorge au teint mat s’ornait d’un talisman doré, et ses mains en coupe imploraient les passants.

J'arrive pas à l'imaginer berçant l'enfant et ayant les mains en coupe :/

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Jamais l’infante n’avait encore rencontré de femme à la séduction plus enivrante.

J'aime bien le terme "infante" mais c'est pas réservé aux bébés ?

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A coup sûr, Nimis avait omis d’évoquer devant elle son parricide et ses désirs incestueux refoulés -

À coup sûr
C'est sympa ce changement de point de vue, comme si on était passés de la tête de la princesse à celle de la gitane grâce à leur contact des mains !

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Ce fut cette dernière impulsion qui l’emporta.

Je trouve ça trop, mh, "mécanique" (?) comme phrase. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire. Un peu froid et extérieur à ses pensées.

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« Pour vous remercier, ô ma sœur, commença-t-elle en feignant de la prendre pour une simple prêtresse, laissez-moi vous dévoiler quelques bribes de votre avenir, si le dieu de la Lumière le permet… »

Je kifferais tellement qu'on me le propose : D

Citer
D’un geste sûr, elle battit adroitement les cartes et les disposa entre elles selon un rituel complexe.

C'est pas pour faire ma relou mais dans ma notice de tarot ils disent que battre les cartes brise les "fluides" :mrgreen: (et puis ça me choque toujours qu'on batte un jeu de tarot mais ça c'est parce que j'adore y jouer et qu'on le bat jamais). Bref ptêtre que certains le battent quand même, mais ça m'a paru bizarre, tu as vérifié ?

Citer
« A vrai dire, je sais ce que tout cela signifie,

À

Citer
d’œil oblique à son fils, puis à sa cliente.

Je trouve dommage de l'appeler cliente alors que c'est elle qui lui a offert de lui lire son avenir ^ ^

Citer
Oh, comme elle s’était montrée aveugle !

Pourtant, elle en avait l'air pas mal au courant dans le début du texte, non ? :/ Enfin j'avais l'impression d'un point de vue interne...

Citer
« Cela signifie que l’enfant…  L’enfant qui dort, là, juste à côté de vous… C’est mon neveu ?

"mon neveu" xD. C'est dommage, ça lui donne un côté trop affectif... alors qu'elle en est jalouse et tout de cet enfant, non ? Enfin je trouve "mon neveu" très attaché comme appellation

Citer
   A l’entrée de la salle du trône

À

Citer
Eperdue, elle obéit et, les jambes perpendiculaires aux siennes, elle lova ses bras autour du frère adoré, qui de son côté lui enserra la taille.

Dommage pour "perpendiculaires", c'est un peu mathématique... Juste dire qu'elle s'assied en travers ? Ou les jambes sur le côté ?

Citer
A ces mots, les souvenirs se

À (je sais j'suis relou xD)

Citer
A moins que tu ne veuilles me dénoncer et provoquer l’ire du peuple ? »

À ! :mrgreen:




J'aime beaucoup la fin ! Globalement j'ai bien accroché, l'intrigue incestueuse etc. Ce que j'ai regretté c'était surtout que le point de vue interne faisait un peu bizarre... comme si à certains moments une narration à la première personne aurait été plus appropriée. Mais, comme j'ai dit, j'aime beaucoup la façon dont est sous-entendue la fin. Voilà ^ ^ Courage pour résister aux vagues du blind test mdr.

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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #2 le: 18 Mai 2010 à 23:49:24 »
Je préfère te prévenir, c'est pas du tout mon type de texte, donc mes commentaires sont à prendre avec des pincettes, hein  :mrgreen:

Bon. Je fais un commentaire global et sans citation, hein, donc ce sont juste des impressions générales du lecteur moyen.

Je vais commencer par les points qui fâchent, je pense. Honnêtement, je l'ai trouvé très long - d'autant plus que c'est pas mon style mais passons  :mrgreen:. Je pense qu'il gagnerait beaucoup à être plus concis, ou plus léger - voire les deux si tu y arrives. Parce que là, il y a quelques passages que j'ai bien aimé, mais ils étaient un peu noyés dans la masse. Tu pourrais vraiment en faire quelque chose de plus court et de plus poétique.

Le deuxième point, c'est le classicisme de l'affaire. Contrairement aux Neiges de l'exil, qui prennent le même topos, ce texte-ci l'exploite moins habilement, je trouve. Enfin, pas moins habilement, parce qu'il est très bien écrit, mais avec moins d'originalité - et puis, justement, moins de poésie, moins de légèreté. En fait, par moment, il m'a un peu fait l'effet "texte à l'eau de rose". Du coup, pour moi, ça le rend un peu moins... efficace, à défaut d'un autre mot (que je ne trouve plus).

Le troisième point - parce qu'il y en avait un troisième quand j'ai commencé à écrire ce commentaire  :mrgreen: - je m'en souviens plus. Ah, si ! C'était à propos de la chute. Bon, je vais encore pointer du doigt un certain manque d'originalité - au final, il se passe ce à quoi tout le monde s'attendait, sans réelle surprise. Je m'attendais à un retournement de situation, quelque chose d'inattendu venant de ta part. Du plus glauque, peut-être  :mrgreen:, ou du moins de l'insolite, quelque chose qui aurait pu modifier l'ambiance, la lecture, ou la perception des personnage.

Au-delà de ça, tout au long du texte, j'ai tout de même perçu une atmosphère assez tendue, justement - je suppose que c'est le but. Et c'est peut-être dû, justement, à cette lenteur que j'ai ressentie. C'est souvent l'impression que me donne un texte soit trop long, soit trop rapide dans son rythme - une tension, une angoisse qui point et qui ne meurt qu'à la fin de la séquence, ou du texte.

Ensuite, il y a aussi des passages qui se dégagent quand même un peu, qui se démarquent un peu plus - j'ai bien aimé, pour ne citer qu'un exemple, le moment où la mégalomanie prend le dessus et où elle se compare à une déesse.

Au final, on a l'impression que j'en retire une mauvaise impression  :D En fait, non, pas vraiment. C'est juste que ce texte n'est pas vraiment de mon genre. Maintenant, malgré la lenteur et le fait que j'ai d'habitude du mal avec ce genre d'histoires, je n'ai pas décroché du début à la fin. J'ai lu un ou deux paragraphes en diagonale, mais sans plus. Je crois que je l'aime bien, en fait, dans son genre. Même s'il n'est pas transcendant, pas trop original (qui a dit Sarah et Setsuna ?  :mrgreen:) et un peu long, il est bien écrit et se laisse lire.

Tout ça pour dire que j'aime bien, mais que c'est loin d'être mon préféré de toi  :D
« Modifié: 18 Mai 2010 à 23:53:58 par Rain »
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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #3 le: 19 Mai 2010 à 11:19:02 »
Alors alors, je parle ici en amatrice tant il est vrai que mes pas me ramènent plus souvent à la section poésie ... :-¬?
j'ai aimé le texte... mais sans plus dans la mesure où je n'accroche pas du tout à ce genre d'univers (je me suis arrétée aux BD de Papyrus.... :huhu:). Cela dit c'est bien écrit (peut etre un peu trop bien parfois), j'adore le jeu sur les voix mais je trouve le thème classique au possible et la fin trop rapide.
Pour être claire et synthétique, je dirais que tu maitrises le sujet, que tu sais où tu vas et comment y aller mais ca manque d'un petit souffle ...personnel qui te permettrait de sortir du cliché de l'amour incestueux.

Une ou deux remarques de détails :

"Toute à ses rêves de gloire sombre" --> sombre gloire serait plus jolie

"Le sens de cet arcane est parfois métaphorique. As-tu été placée devant un choix capital, récemment, ou pris une décision importante ? » L’adolescente secoua la tête en signe de refus."  --> négation n'est pas refus

"Si je ne puis entendre la vérité vraie, alors je ne suis pas digne du dieu qui combat les ténèbres" --> la vérité vraie ? il vaut mieux filer la métaphore de la lumière ...

"Elle acquiesça, soulagée d’obtenir un entretien aussi aisément" --> les pleurs n'étaient donc qu'un calcul ?

"Nimis ordonna aux agents qui les suivaient de rester postés à la porte. « Laissez-nous seuls, je vous prie. " --> pourquoi narrativiser le discours si tu le fais parler ?

"Quel acte de ta part pourrait me déplaire à ce point, sœurette " --> la formulation avec "quel acte" n'a rien de naturelle et sent le protocole ...

 "Avait-elle été attaquée par des bandits, dans les rues? Violée, peut-être ? Quelle nouvelle pouvait altérer à ce point un être aussi serein que sa cadette ?" --> ce ne sont donc pas ses actes...(cf phrase précédente)  et pourquoi ce tragique ?

"se bousculèrent en l’esprit de l’apprentie prêtresse." --> dans  l'esprit

"interpositions de leur père" --> interventions (ou autre) passerait mieux

 "Elle comprit également, sans oser se l’avouer à voix haute, que ce dernier n’était pas mort de manière naturelle."  --> ca s'appelle une révélation ...
« Modifié: 19 Mai 2010 à 16:27:23 par Caliban »
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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #4 le: 20 Mai 2010 à 12:32:10 »
Merci pour tous vos commentaires ! :)

@ Vérasoie: je vais corriger de ce pas tous ces "À" - je trouve ça tellement relou à faire que je ne les mets jamais. Sinon, c'est bien "tel un fantôme" car ça s'accorde avec "fantôme" et le mot "infante" se dit aussi pour les adultes - cf le Cid. Et puis Plumeria est au fond trop... comment dire, trop "gentille" et candide pour haïr l'enfant de Domar - enfin, c'est comme ça que je vois mon personnage, mais tu as le droit de ne pas être d'accord. Merci de ton avis !

@ Rain: "texte à l'eau de rose" xD Bah sur le coup, ça ne me semblait pas aussi affirmé, quoi. Par contre, tu as raison, la chute est un peu convenue, mais l'autre idée que j'avais était trop sombre pour cette petite cruche de Plumeria, j'en ai eu pitié ;D Ensuite, je suis contente que malgré tout, tu me dises avoir apprécié ce texte - ce qui était loin d'être gagné puisque tu dis ne pas être fan de ce genre-là. Merci de tes conseils !

@ Caliban: Je corrige de suite tout ça ! Tes remarques à toi aussi sont très pertinentes. ^^ Lol pour la révélation... enfin comme je le disais plus tôt à Rain, Plumeria n'est pas très fut-fut donc ceci explique cela xD Par contre, peut-être qu'elle manipule un chouïa Nimis, oui. Pour le "tragique" de Nimis, il faut dire qu'il est très inquiet: il y a des espions et même des assassins qui rôdent... Et idem que pour le commentateur précédent, je suis heureuse que tu dises avoir tout de même aimé, malgré le fort classicisme de l'engin. Merci de ton comm' ! (vous avez vu, j'ai varié la formule à chaque fois, lol)
« Modifié: 20 Mai 2010 à 12:45:09 par Ambrena »
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #5 le: 20 Mai 2010 à 19:15:07 »
Citer
Entièrement drapée d’un tissu iridescent, la princesse foulait de son pas feutré les pavés inégaux de la ville.
:mrgreen:
promo sur les adjectifs ?
franchement je te conseille d'en enlever au moins un dans les derniers

Citer
Elle avait surtout pris soin de masquer convenablement ses yeux violets, trop reconnaissables, et s’était ainsi munie du voile des prêtresses, qui lui dissimulait la tête et lui tombait en légères volutes jusqu’aux pieds.
moui. En fait t'as déjà mis qu'elle était entièrement drapée donc... (en fait c'est surtout la relative que je trouve lourde)

Citer
« Ton seul et unique dieu, c’est moi, désormais », lui avait-il chuchoté en riant, provoquant en elle d’incontrôlables frissons de désir qu’elle avait tenté de masquer.
Xd, ça aurait été carrément mieux qu'il l'avait dit sans rire :huhu:

Citer
Seul le culte du Soleil avait maintenu son âme pure et chaste – ce qui n’était que rarement le cas de ses pensées.

lol, j'ai relu pour voir si t'avais mis "corps" mais non, du coup, je pige pas trop en quoi son âme est pure (enfin déjà à la base c'est un concept qui me dépasse :mrgreen:)

Citer
Jamais elle ne l’épouserait. Elle était condamnée à se languir en vain.

Cersei a compris que le mariage, on s'en foutait :huhu:

Citer
cette irrégularité de comportement la laissait au désespoir.
huhu, "irrégularité", si tu veux un effet comique, c'est bon. Sinon ça sonne vraiment étrange

Citer
Elle devait se retenir de se jeter à ses pieds, voiles et chevelure mêlés, afin de le supplier de ne pas l’ignorer et de redevenir celui qu’elle aimait tant.
:-¬? :mrgreen:
oui bon, on va dire que c'est moi, mais je trouve ça "cruche"




Citer
En l’occurrence, elle se comportait vraiment en charlatan, étant donné qu’elle savait ce détail depuis le début.
vi, on a compris :mrgreen: on dirait le narrateur balzacien pour le coup, XD

Citer
Et malgré son inénarrable candeur, Plumeria non plus ne semblait pas tomber des nues.
qu'est-ce que c'est laid "inénarrable" et imprononçable


La fin est un peu... rapide :mrgreen: c'est dommage. Franchement, le sujet avait tout pour me plaire, XD. Mais j'ai pas trop accroché. J'ai trouvé que la façon de le raconter était un "fleur bleue". Disons que ça enlevait le charme du sujet. C'est dommage parce que t'as une bonne plume
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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #6 le: 20 Mai 2010 à 22:10:28 »
Arf, toi aussi, tu trouves que c'est fleur bleue xD Ça doit vraiment l'être, décidément...

Citer
Entièrement drapée d’un tissu iridescent, la princesse foulait de son pas feutré les pavés inégaux de la ville.
:mrgreen:
promo sur les adjectifs ?
franchement je te conseille d'en enlever au moins un dans les derniers
Oui mais lequel? Ils sont tous importants, j'y arrive pas... :-\

Citer
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Elle avait surtout pris soin de masquer convenablement ses yeux violets, trop reconnaissables, et s’était ainsi munie du voile des prêtresses, qui lui dissimulait la tête et lui tombait en légères volutes jusqu’aux pieds.
Moui. En fait t'as déjà mis qu'elle était entièrement drapée donc... (en fait c'est surtout la relative que je trouve lourde)
Hum, c'est pas faux (c'est "relative" que vous comprenez pas ?) Je vais voir ce que je peux faire.

Citer
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« Ton seul et unique dieu, c’est moi, désormais », lui avait-il chuchoté en riant, provoquant en elle d’incontrôlables frissons de désir qu’elle avait tenté de masquer.
Xd, ça aurait été carrément mieux qu'il l'avait dit sans rire :huhu:
J'aimais bien que Nimis le dise en riant, ça fait bien gros taré xD

Citer
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Seul le culte du Soleil avait maintenu son âme pure et chaste – ce qui n’était que rarement le cas de ses pensées.

lol, j'ai relu pour voir si t'avais mis "corps" mais non, du coup, je pige pas trop en quoi son âme est pure (enfin déjà à la base c'est un concept qui me dépasse :mrgreen:)
Ça, le coup de l'âme pure, là, je crois que je l'ai lu chez Saint-Paul. Je me la joue "théogonie de bazar" :D

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Jamais elle ne l’épouserait. Elle était condamnée à se languir en vain.

Cersei a compris que le mariage, on s'en foutait :huhu:
Certes, mais Plumeria est plus cruche "fleur bleue" que Cersei. :mrgreen:

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cette irrégularité de comportement la laissait au désespoir.
huhu, "irrégularité", si tu veux un effet comique, c'est bon. Sinon ça sonne vraiment étrange
XD Ok, je vais voir comment changer ça. "Variations", peut-être ?

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Elle devait se retenir de se jeter à ses pieds, voiles et chevelure mêlés, afin de le supplier de ne pas l’ignorer et de redevenir celui qu’elle aimait tant.
:-¬? :mrgreen:
oui bon, on va dire que c'est moi, mais je trouve ça "cruche"
Ah ? moi, j'aimais bien...

C'est dommage que t'aies pas accroché. Merci pour ton commentaire - et pour le "t'as une bonne plume" :-[
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #7 le: 21 Mai 2010 à 18:32:21 »
Citer
Depuis qu’elle avait compris que les sentiments qu’elle éprouvait envers Nimis
-> trois "que"
Citer
Elle venait de reconnaître, au majeur de la main droite de sa donatrice, le Sceau Royal.

La sœur du prince en personne !
je trouve le lien entre les 2 paragraphes un peu abrupt
. en fait en lisant la suite, je me rends compte que tu changes de point de vue entre les deux et du coup ça fait bizarre


Le début j'ai bien aimé, jusqu'au changement de point de vue. Enfin, bien aimé, mais moins que beaucoup d'autres de tes textes. Ensuite... j'avoue que j'ai trouvé des passages un peu longs, et pas très originaux  :-[  Le manque d'originalité aurait pû je crois passer, si il y avait eu plus de "magie" dans le texte - je veux dire, pas une magie explicite, mais si j'avais été davantage transportée dans cet autre monde, si peut-être cela avait davantage eut un aspect "conte"... je sais pas trop. Au final j'en ai tiré une impression très mitigée. Je ne me suis pas attachée aux personnages (ou trop peu) et l'ambiance n'était aps assez présente, elle ne m'a vraiment attirée qu'à quelques moments, pas suffisant (et par rapport à tes autres textes, beaucoup moins)

Par contre, la toute fin :
Citer
   Quinze ans s’étaient écoulés. A la cour, tous se souvenaient du jour où la princesse Plumeria était revenue éplorée au palais, victime d’une violence dont elle ne pouvait parler et qui en avait fait la mère du jeune Escobar**, mais les plus illuminés des fidèles croyaient dur comme fer que c’était là le fils de Solaris, né par une intercession divine qui aurait touché la jeune dévote. Chacun pensait détenir la vérité – et pourtant, seuls deux personnes la connaissaient réellement.

La chair de sa chair, les os de ses os. Un enfant brun aux yeux d’améthyste, au sang purifié par un tel mélange…
est je trouve très réussie.

C'est bizarre, car l'histoire aurait put me plaire, et à certains moments j'avais l'impression que voila, c'était bon, j'allais me plonger dans le texte et beaucoup l'aimer, mais je n'y parvenais jamais totalement.

Sinon, commentaire bête mais tant pis sur le titre : j'allais dire que j'aimais beaucoup le titre. Puis j'me suis aperçue qu'une rose est une fleur  :mrgreen: ça a l'air bête dit comme ça, mais tu fais un parallèle (ou opposition, enfin c'est presque pareil  :P) entre fleur des temples / rose des rues. Or... la rose est une fleur. Enfin au niveau sonorité et tout c'est très bien, mais au niveau strictement logique et idiot, je trouve ça dommage  :-¬?
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #8 le: 21 Mai 2010 à 23:51:28 »
Citer
Depuis qu’elle avait compris que les sentiments qu’elle éprouvait envers Nimis
-> trois "que"
J'avoue, je me suis un peu lâchée sur les subordonnées xD Mais grammaticalement, ça passe, hein. Subordonnées temporelle, causative puis relative. :huhu:

Citer
en fait en lisant la suite, je me rends compte que tu changes de point de vue entre les deux et du coup ça fait bizarre
Moi, j'aimais bien, ça correspond pile au moment où elles se touchent les mains...

Citer
la toute fin :
Citer
   Quinze ans s’étaient écoulés. A la cour, tous se souvenaient du jour où la princesse Plumeria était revenue éplorée au palais, victime d’une violence dont elle ne pouvait parler et qui en avait fait la mère du jeune Escobar**, mais les plus illuminés des fidèles croyaient dur comme fer que c’était là le fils de Solaris, né par une intercession divine qui aurait touché la jeune dévote. Chacun pensait détenir la vérité – et pourtant, seuls deux personnes la connaissaient réellement.

La chair de sa chair, les os de ses os. Un enfant brun aux yeux d’améthyste, au sang purifié par un tel mélange…
est je trouve très réussie.
Merci. ^^

Citer
C'est bizarre, car l'histoire aurait pu me plaire, et à certains moments j'avais l'impression que voila, c'était bon, j'allais me plonger dans le texte et beaucoup l'aimer, mais je n'y parvenais jamais totalement.
Ah, dommage...

Citer
Sinon, commentaire bête mais tant pis sur le titre : j'allais dire que j'aimais beaucoup le titre. Puis j'me suis aperçue qu'une rose est une fleur  :mrgreen: ça a l'air bête dit comme ça, mais tu fais un parallèle (ou opposition, enfin c'est presque pareil  :P) entre fleur des temples / rose des rues. Or... la rose est une fleur. Enfin au niveau sonorité et tout c'est très bien, mais au niveau strictement logique et idiot, je trouve ça dommage  :-¬?
Oui mais non. :mrgreen: La "fleur des temples", c'est un autre nom du frangipanier - je le dis en note. Et je peux t'assurer que ces deux fleurs sont vraiment très différentes.

Merci d'avoir commenté ! :)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #9 le: 22 Mai 2010 à 01:08:17 »
Citer
Depuis qu’elle avait compris que les sentiments qu’elle éprouvait envers Nimis
-> trois "que"
J'avoue, je me suis un peu lâchée sur les subordonnées xD Mais grammaticalement, ça passe, hein. Subordonnées temporelle, causative puis relative. :huhu:
oui mais un peu lourd :p

Citer
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en fait en lisant la suite, je me rends compte que tu changes de point de vue entre les deux et du coup ça fait bizarre
Moi, j'aimais bien, ça correspond pile au moment où elles se touchent les mains...
le problème c'est que tu sautes une ligne/change de paragraphe de la même manière qu'avant, quand tu ne changes pas de point de vue. Du coup on (du moins, je) pense d'abord que c'est pareil, qu'il n'y a aps de changement

Citer
Oui mais non. :mrgreen: La "fleur des temples", c'est un autre nom du frangipanier - je le dis en note. Et je peux t'assurer que ces deux fleurs sont vraiment très différentes.
le prie c'est que j'ai lu la note >< puis l'ai oubliée...
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Re : Re : Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #10 le: 22 Mai 2010 à 10:47:43 »
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Depuis qu’elle avait compris que les sentiments qu’elle éprouvait envers Nimis
-> trois "que"
J'avoue, je me suis un peu lâchée sur les subordonnées xD Mais grammaticalement, ça passe, hein. Subordonnées temporelle, causative puis relative. :huhu:
oui mais un peu lourd :p
Oui, c'est vrai, mais bon, je ne vois pas trop comment dire les mêmes choses en plus light... :-\

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en fait en lisant la suite, je me rends compte que tu changes de point de vue entre les deux et du coup ça fait bizarre
Moi, j'aimais bien, ça correspond pile au moment où elles se touchent les mains...
le problème c'est que tu sautes une ligne/change de paragraphe de la même manière qu'avant, quand tu ne changes pas de point de vue. Du coup on (du moins, je) pense d'abord que c'est pareil, qu'il n'y a pas de changement
Moui, je vais ptêtre mettre une astérisque, du coup.

Citer
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Oui mais non. :mrgreen: La "fleur des temples", c'est un autre nom du frangipanier - je le dis en note. Et je peux t'assurer que ces deux fleurs sont vraiment très différentes.
le pire c'est que j'ai lu la note >< puis l'ai oubliée...
Lol, dommage xD.

Merci d'avoir re-répondu ! ^^
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #11 le: 23 Mai 2010 à 20:05:52 »

Je trouve le prénom Plumeria pas beau. xD


Citer
au vu de la proximité ambiguë
"au vu" pas très élégant j'trouve (du coup j'en profite pour remarquer : ambigüe orthographe-conseillée :mrgreen:)

Solaris c'est un truc dans la série des Loup Solitaire. J'avais une épée Solaris je crois. Ah non c'était la monnaie ? Bref.

J'trouve le début longuet, la contextualisation n'est pas mal écrite mais fait un peu étouffe-chrétien, étouffe-solarien, tout


Citer
En revanche, toi, Nimis, qui es le plus vieux et donc le plus responsable des deux, je ne veux pas que cela se reproduise, compris ? »
on sent pas bien sa colère j'trouve.


Citer
ce qui laissait à penser une implication de sa part dans la question, bien qu’elle ne vit pas laquelle.
vît (accent que je dédicace à Vera et ernya)


Citer
un autre domaine requerrait toute son attention.
pas plutôt de l'imparfait ?


Citer
C’était une belle gitane aux pieds nus et à la longue chevelure.
Vera on a retrouvé ta gitane !


Citer
-Bien parlé. Tu es courageuse, petite.»
bof ? ça fait un peu cliché


Bon, au début je trouvais ça assez pédant, après ça va mieux malgré le vocabulaire soutenu. Mais ce qui me dérange c'est le choix de la narration. La meilleure façon de raconter ce genre d'histoire, d'éviter les longues et lourdes contextualisations et de donner du poids aux révélations, c'est de faire une fresque à la Martin.
Bon courage :huhu:
Lol, non mais voilà. Mais ce fut plaisant.


dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

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Re : Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #12 le: 23 Mai 2010 à 20:12:53 »
Je trouve le prénom Plumeria pas beau. xD
Eh ben tant pis, je garde parce que c'est le nom latin du frangipanier, na.

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au vu de la proximité ambiguë
"au vu" pas très élégant j'trouve (du coup j'en profite pour remarquer : ambigüe orthographe-conseillée :mrgreen:)
Je ne suis jamais l'orthographe conseillée, je le trouve hyper moche xD .

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J'trouve le début longuet, la contextualisation n'est pas mal écrite mais fait un peu étouffe-chrétien, étouffe-solarien, tout
Citer
En revanche, toi, Nimis, qui es le plus vieux et donc le plus responsable des deux, je ne veux pas que cela se reproduise, compris ? »
on sent pas bien sa colère j'trouve.
Oui, ce que tu dis se tient, mais je vois pas comment y remédier, à vrai dire.

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ce qui laissait à penser une implication de sa part dans la question, bien qu’elle ne vit pas laquelle.
vît (accent que je dédicace à Vera et ernya)
Lol! Voilà, c'est réglé. ^ ^

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un autre domaine requerrait toute son attention.
pas plutôt de l'imparfait ?
Voui, mais alors quelle est la forme du verbe ? :-\ Je ne la trouve pas.

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La meilleure façon de raconter ce genre d'histoire, d'éviter les longues et lourdes contextualisations et de donner du poids aux révélations, c'est de faire une fresque à la Martin.
Bon courage :huhu:
Ouais, ouais, c'est ça; Déjà que 9 pages, ça me semblait beaucoup... :-¬?

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Mais ce fut plaisant.
Oki, merci. :)
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

Roi Loth, Kaamelott, Livre V

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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #13 le: 23 Mai 2010 à 20:15:59 »

Requérait.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

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Re : La fleur des temples et la rose des rues
« Réponse #14 le: 23 Mai 2010 à 20:16:39 »
Ah, oui, voilà, je l'avais sur le bout de la langue! Merci. ^^
"J’ai soudain la sensation limpide d’avoir gaspillé ma jeunesse… L’avoir vue s’échapper de mes mains comme l’anguille effrayée et m’appeler à présent sur le lierre du tombeau, où patiente depuis toujours le chant des enfants, les raisins volés…"

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