Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

06 Mai 2026 à 03:22:38
Bienvenue, Invité. Merci de vous connecter ou de vous inscrire.


Le Monde de L'Écriture » Sous le soleil des topics » Discussions » Le petit salon » Crise éternisante dans le milieu ?

Auteur Sujet: Crise éternisante dans le milieu ?  (Lu 43572 fois)

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #30 le: 03 Avril 2018 à 00:39:07 »
Il n'y a pas de crise dans le monde de l'écriture. Le seul soucis, c'est le changement dans les supports. Alors vous, les auteurs, arrêtez de paniquer. Posez les valises, venez boire un coup, et laissez les se démerder entre eux. Vous avez le temps. Regardez l'Illiade : composée 200 ans avant d'être écrite.

 :D Une parole pleine d'humanité. Moi, je veux bien venir boire un verre si tu m'invites ! J'en serai très heureux.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #31 le: 03 Avril 2018 à 05:01:50 »
Uhuh, effectivement j'ai un peu du mal à définir un discours stable ici, et pour cause comme souligné : ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Or avant d'énoncer clairement les tenants et aboutissants des crises... il convient de les concevoir ! Et à ce stade,  même la recherche officielle n'a pas de formules que l'opinion publique pourrait se répéter inlassablement jusqu'à épuisement du sujet. Ceci explique d'ailleurs la parenthèse de mon topic, qui écarte les 'faux problèmes' du débat pour se recentrer sur le coeur des enjeux...

Qui sont, pour résumer avec nos mots, toujours d'après ici entre autres :
- Le danger lié à l'explosion des sciences (nous y reviendrons juste après)
- L'angoisse que nous ressentons de perplexité (Avistodenas, ton insistance sur le terme fait tout à fait sens)
- L'aveuglement relativiste qui nous pousse à ne pas agir (merci Dieter d'apporter cet élément capital)

Pour préciser un peu la situation :
- Le XVII est l'avènement de la science avec les humanistes puis les lumières. Peu à peu la certitude fait place à la croyance, puisque la religion se meurt et que la science grandit. Notre relation à la connaissance nous donne de l'espoir : on va pouvoir savoir, indubitablement, car nous avons dorénavant une méthode d'accès à la vérité scientifique.
Trois siècles plus tard, c'est le bordel : on se rend compte qu'on ne peut pas tout savoir, et que pire entre autres, nous sommes dans l'obligation d'user de connaissances douteuses pour avancer dans notre gestion de la réalité. C'est là que le religieux refait surface, amputé de ses figures à présent salies par la science.
Le souci ici est bien sûr notre système de gestion des informations, ni plus ni moins. On n'ose à peine reconnaitre qu'en tant qu'être pensant, l'homme est un être de jugement (capacité d'attribuer des valeurs aux choses afin de les utiliser, largement décriée par cette fameuse opinion populaire à problèmes : 'juger c'est mal') et donc un être responsable (puisque marquant de son empreinte l'usage des choses).
- Niant souvent ses peurs, l'humain actuel (qui se devait à une époque de braver jusqu'à la mort pour faire valoir des idées) a du mal à saisir le caractère réel d'un discours qui se veut souvent frivole : 'l'humanité n'en a plus pour longtemps', 'on détruit la planète', se dit-on avec un sourire jaune aux lèvres... on ne sait pas si c'est du lard ou du cochon. Laissez-moi vous dire que ces préjugés ne sont pas sortis de nulle part, et qu'ils reflètent une réalité dont on aime à plaisanter amèrement alors qu'on n'en saisit absolument pas les réels incidences, parfois tellement éloignées du débat public sur l'importance du prix du pain au chocolat.
- De fait, l'humain destructeur n'assumant pas sa responsabilité, devient un danger pour lui et son environnement. Chacun à sa manière rejette une partie du problème, selon la vision de son système. Les écolos veulent un retour en arrière impossible, les capitalistes ne savent pas gérer les inégalités, les communistes la propriété, les socialistes s'embrouillent dans leur libéralisme incompatible... etc

Tout ceci nous écarte les uns des autres : à l'époque où le débat ne se permettait que peu de libertés, nous étions rassemblés autour... aujourd'hui le débat ne sert à qu'à se mettre sur la tronche et brailler à qui voudra bien l'entendre un avis bien trop personnel pour être appliqué à une société.
Quand on parle d'inégalités, on pense souvent matérialisme : 'il est plus riche que moi', 'il a une maison secondaire', 'il mange quatre étoiles', 'il roule en ferrari'...
L'interdiction de juger, que l'opinion publique s'octroie d'elle-même d'un mouvement qu'on pourrait penser suicidaire, l'incite à oublier que les inégalités touchent aussi cette gestion de l'information, symbole du pouvoir actuel. En gros chacun a son avis bien à lui, souvent plus documenté que réfléchi, et y tient si fermement qu'aucun partage n'est permis. Ainsi ceux qui ont le pouvoir le gardent, puisque personne ne veut de leur vision qui semble fonctionner.

Je tiens à préciser pour ceux qui ont posé la question à propos du débat :
Il n'y a pour l'instant, selon moi, qu'une vague situation problématique, qu'il convient d'étudier avant de solutionner... ne grillons pas les étapes. Donc oui la discussion présente m'est fort utile, mais je n'ai pas la prétention de parvenir à une formule opérante que les chercheurs peinent à trouver eux-mêmes.
Ma volonté ici est surtout l'échange de bons procédés dans l'échange de nos points de vue sur la situation actuelle.

Pour relancer un peu la discussion :
Qu'est-ce qui vous fait maronner, vous, personnellement, dans le monde de l'écriture ?
Quelle crise personnelle affrontez-vous ?
La page blanche ? Le labyrinthe de la reconnaissance ? L'étouffante multitude ? autre chose...

Bien à vous,
DQ
.

mercurielle

  • Invité
Re : Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #32 le: 03 Avril 2018 à 10:05:42 »
Bonjour Alan,


D'où mon questionnement : n'est-il pas plus simple de trouver les mots qui correspondent au vocabulaire d'autrui (ici Dot Quote, ailleurs quelqu'un d'autre) plutôt que d'employer un vocabulaire uniformisé qui ne satisfait pas toutes les situations rencontrées ?

On va dire que je fais encore mon littéraire à questionner la langue lorsqu'on parle de problématiques élargies ou globalisées, mais j'ai réellement le sentiment que c'est en trouvant les mots que l'on trouve le sens ou la raison. Je trouve beaucoup à discuter sur le présent sujet, de véritables perspectives.

1/ Le vocabulaire d'Avisto est compris par tout le monde. La langue, entre autres choses, sert à communiquer. 

2/ Non, tu ne fais pas ton littéraire, moi aussi je m'interroge sur la langue en soi. Mais utiliser des mots qui n'existent pas ou formuler des phrases agrammaticales ne me paraît pas le meilleur moyen. Oulipo et l'écriture automatique restent objets de curiosité. Le Nouveau Roman a perdu son pari.

Vois-tu, c'est dans certains poèmes (ici) que je trouve un beau renouvellement de la langue.

mercurielle

  • Invité
Re : Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #33 le: 03 Avril 2018 à 10:23:23 »
Bonjour Dot,

Pour relancer un peu la discussion :
Qu'est-ce qui vous fait maronner, vous, personnellement, dans le monde de l'écriture ?
Quelle crise personnelle affrontez-vous ?
La page blanche ? Le labyrinthe de la reconnaissance ? L'étouffante multitude ? autre chose...

1/ Les livres nuls et mal écrits qui prolifèrent un peu partout, notamment sur le net.

2/ Ma crise perso n'en est pas vraiment une : le temps passant, j'ai évolué, je n'invente plus, je m'intéresse à l'approche biographique.
- En ce qui concerne la page blanche : j'ai remarqué qu'il me suffit de commencer à écrire quelques mots pour que le reste suive, comme si les mots naissaient d'eux-mêmes.
- Je ne crois pas (plus) à la reconnaissance.
- Evidemment, l'étouffante multitude (réponse 1). Voilà une CRISE.   

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Re : Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #34 le: 03 Avril 2018 à 11:10:28 »
1/ Le vocabulaire d'Avisto est compris par tout le monde. La langue, entre autres choses, sert à communiquer. 

Oui, mais la question que je posais était différente (et elle s'adressait à avisto) : Est-ce que le vocabulaire d'avisto permet d'anticiper toutes les situations ? Est-il adapté à tous les cas de figure ?

Dot Quote, je doute que le pouvoir politique soit bien ancré ; je pense même que le pouvoir politique européen est aujourd'hui très instable. C'est même selon moi cette instabilité qui amène le religieux à prendre place, c'est à cause de cela que l'on voit des populismes émerger de droite et de gauche (c'est cela que j'essayais d'évoquer précédemment).

Je ne trouve aucun écho à mes préoccupations dans ce nouveau résumé que tu proposes ; comme si ton regard s'était assombri en peu de temps ; je continue à croire cependant que la tolérance est une issue essentielle.

Hors ligne avistodenas

  • Prophète
  • Messages: 696
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #35 le: 03 Avril 2018 à 11:44:54 »
Dot, je note que ton expression change et se fait moins absconse à mesure que tu communiques, que tu t'adresses à autrui. Preuve qu'il faut être compris.

Tu écris : "mais je n'ai pas la prétention de parvenir à une formule opérante que les chercheurs peinent à trouver eux-mêmes."

Et qu'ils ne trouveront jamais, sauf peut-être dans des cénacles restreints, pour la simple raison que ces formules opérantes n'existent pas dans un monde de la complexité : on a tenté tous les régimes, des plus fascistes aux plus collectivistes et les plus intermédiaires, aucun ne fonctionne à la satisfaction générale, cette satisfaction générale s'avérant "glissante" (le terme est de toi).

Tu écris d'autre part : " j'ai un peu du mal à définir un discours stable ici".
Je te fais observer que le mien l'est, qu'il dit toujours la même chose sous des formes multiples car il s'appuie sur un corpus théorique pensé comme unification.

Je résume donc mon précédent résumé en termes si possibles plus clairs : tous les bonheurs et malheurs, succès et échecs de l'homme, proviennent du simple fait (complexe en sa nature) qu'il pense. Faute de quoi il serait un animal comme les autres.

Dès l'instant que l'homme se met à construire sa Ville, il est heureux pour lui-même, mais il dégrade son environnement, jusqu'au point où les quais de béton et de pierre de Paris ne sont plus les roselières d'origine. Et l'homme en vient à un point où il n'a plus qu'une idée : fleurir ses balcons. Et même y produire du miel.

Que s'est-il passé ? Sa frustration (positive) de se trouver à la merci de la nature l'a poussé à la dompter (ingéniosité, capacité de conjecturer). Et de fil en aiguille, il en vient à éprouver une frustration (négative) du fait qu'il se met à payer le prix fort pour le confort et l'industrialité qu'il s'est acquis.

Si on ne souscrit pas à cette notion du sentiment de frustration positive et négative - lesquels sont cependant moteurs (les sentiments) de toute pensée, sinon, où donc situer cette pensée ? - il suffit de simplifier et de ne tenir compte que de la notion de pensée (sauf que cette dernière recouvre un phénomène si vaste qu'elle n'englobera jamais tous les phénomènes auxquels elle donne lieu).

Donc, la pensée produit tout et son exact contraire : elle s'applique donc à toutes les actions et leurs exacts contraire. D'où il suit : il faut de tout pour faire un monde etc.... Et cette règle, qui s'applique depuis le début de l'ère humaine et s'appliquera jusqu'à son terme quel qu'il soit, produira toujours les même effets, de plus en plus pesants sur notre monde de plus en plus informé tous azimuts, de plus en plus nombreux, de plus en plus frustré (à la négative), de plus en plus exigeant.

C'est ainsi que l'on constate aussi les expressions des égoïsmes les plus patentés, combattus par des humanismes seulement issus des frustrations (négatives, c'est à dire, sociopathiques, névropathiques), mais ceci est une autre histoire.... ;D

Hors ligne avistodenas

  • Prophète
  • Messages: 696
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #36 le: 03 Avril 2018 à 11:52:24 »
Alan, je crois que tu te lances dans un nouveau sujet : celui de la tolérance. Celui de Dot pose la question des crises (qui ne sont que des soubresauts d'un monde toujours en crise quelque part).

Tu écris d'autre part  :" Est-ce que le vocabulaire d'avisto permet d'anticiper toutes les situations ? Est-il adapté à tous les cas de figure ?"

Les anticiper sûrement pas - le monde est beaucoup plus imaginatif que nous ne le sommes), l'expliquer oui, en bonne part, c'est bien la raison pour laquelle je m'ingénie à produire un concept unificateur de l'être humain.

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #37 le: 03 Avril 2018 à 12:43:30 »
Oui, la tolérance, et l'humilité aussi.

Il y a quelque chose qui m'échappe encore dans tes propositions, avistodenas.

Tu écris d'autre part : " j'ai un peu du mal à définir un discours stable ici".
Je te fais observer que le mien l'est, qu'il dit toujours la même chose sous des formes multiples car il s'appuie sur un corpus théorique pensé comme unification.

Les anticiper sûrement pas - le monde est beaucoup plus imaginatif que nous ne le sommes), l'expliquer oui, en bonne part, c'est bien la raison pour laquelle je m'ingénie à produire un concept unificateur de l'être humain.

Penses-tu que tu porterais un discours raisonnable tandis qu'un discours de tolérance et d'humilité serait déraisonnable ? Ou au contraire cherches-tu à prouver que les valeurs de tolérance et d'humilité n'existent pas, et qu'il s'agit d'une illusion ?

Hors ligne avistodenas

  • Prophète
  • Messages: 696
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #38 le: 03 Avril 2018 à 13:15:49 »
Je ne dis rien de tel : ni déraisonnable, ni illusion. Je dis juste qu'il s'agit d'un autre sujet, que tu pourrais tout aussi bien introduire par une réflexion de dix lignes.  ;D  Je te fais confiance... ;D

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #39 le: 03 Avril 2018 à 13:26:50 »
Pourtant, Dot Quote lui-même a plusieurs fois fait référence à l'intolérance et à l'humilité dans ses interventions...

'-'
on peut peut-être s'amuser à dire des bêtises alors...
'-'

Le philosophe n'est-il pas à sa bonne place lorsque qu'il sait qu'il ne sait rien ?

Citer
Quand on parle d'inégalités, on pense souvent matérialisme : 'il est plus riche que moi', 'il a une maison secondaire', 'il mange quatre étoiles', 'il roule en ferrari'...
L'interdiction de juger, que l'opinion publique s'octroie d'elle-même d'un mouvement qu'on pourrait penser suicidaire, l'incite à oublier que les inégalités touchent aussi cette gestion de l'information, symbole du pouvoir actuel. En gros chacun a son avis bien à lui, souvent plus documenté que réfléchi, et y tient si fermement qu'aucun partage n'est permis. Ainsi ceux qui ont le pouvoir le gardent, puisque personne ne veut de leur vision qui semble fonctionner.

Ne serais-tu pas en train de détourner le sujet de son fil, avistodenas ? Peut-être que la question du jugement, des préjugés, de l'immobilisme sont liées à un manque de tolérance ou d'humilité.

Je te pose une réelle question, ne penses-tu pas que l'humilité puisse être une réponse à la crise intellectuelle ou à celle éprouvée dans le monde de l'écriture ? J'aimerais connaître ton opinion sur le sujet.
« Modifié: 03 Avril 2018 à 13:29:01 par Alan Tréard »

Hors ligne avistodenas

  • Prophète
  • Messages: 696
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #40 le: 03 Avril 2018 à 15:52:20 »
Phrase introductive et titre de Dot Quote :

Les chercheurs en sciences humaines le constatent et ont du mal à le communiquer : le monde est en crise !

Est-ce moi qui détourne le sujet ???

Néanmoins je te réponds à :

Je te pose une réelle question, ne penses-tu pas que l'humilité puisse être une réponse à la crise intellectuelle ou à celle éprouvée dans le monde de l'écriture ? J'aimerais connaître ton opinion sur le sujet.

La seule humilité qui vaille est celle qui consiste à reconnaître la somme de nos ignorances. Descartes distingue entre "Humilités vicieuses" et "Humilités vertueuses". Il suffit de s'y reporter.

Tolérer c'est accepter ce que l'on approuve pas. Mais c'est aussi consentir à sa propre faiblesse et il s'agit alors d'un défaut moral.
Là encore, Karl Popper parle de "tolérance laxiste". (Qui tend à détruire la tolérance).

Après, chacun fait son rata philosophique... ;D

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #41 le: 03 Avril 2018 à 16:08:59 »
Tolérer c'est accepter ce que l'on approuve pas. Mais c'est aussi consentir à sa propre faiblesse et il s'agit alors d'un défaut moral.
Là encore, Karl Popper parle de "tolérance laxiste". (Qui tend à détruire la tolérance).

Donc, la crise qui s'exprime dans le monde de l'écriture serait due selon toi à un déficit d'autorité ?

Hors ligne avistodenas

  • Prophète
  • Messages: 696
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #42 le: 03 Avril 2018 à 17:00:39 »
Dans l'enseignement, c'est sûr !

Comment crois-tu que j'aie appris à écrire... ?;D

Et les tables de multiplication ??? En six mois, c'était plié !
« Modifié: 03 Avril 2018 à 17:02:42 par avistodenas »

Hors ligne Alan Tréard

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 749
  • Optimiste, je vais chaud devant.
    • Alan Tréard, c'est moi !
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #43 le: 03 Avril 2018 à 17:24:50 »
Donc, une éducation qui ne serait pas à la hauteur à cause d'un déficit d'autorité (et une causalité entraînerait une crise culturelle majeure).

Peut-être te réfères-tu aux écrits d'Alain Finkielkraut qui semblait aller dans le sens de ce courant de pensée.

On pourrait éventuellement, par la même occasion, reprocher au Ministère de la Culture une impuissance, un déficit d'autorité, bref le sujet est large, la philosophie incessamment évocatrice.

Je commence à mieux cerner le courant dans lequel tu t'inscris (du moins ses contours), et qui serait celui d'un mouvement "pour l'autorité" contre des attitudes primaires, sauvages ou contre la barbarie.

Ah ! Je ne sais plus quand je disais cela, mais avistodenas n'est pas un sauvage, je le savais !!

Merci pour tes réponses qui me permettent déjà de mieux situer ta pensée, et éventuellement de mieux évaluer ce qui nous distingue l'un de l'autre ; je reste convaincu qu'un juste équilibre entre les différents regards reste toujours plus constructif qu'un déficit d'écoute et de discernement.

Dot Quote pourra apporter son propre regard s'il a des éléments à ajouter, je trouve finalement que la discussion est assez enrichissante, un sujet qui a une force de caractère, à mes yeux.

Hors ligne Dot Quote

  • Équipe Mammouth - Maquette
  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 6 171
  • ?
Re : Crise éternisante dans le milieu ?
« Réponse #44 le: 03 Avril 2018 à 18:14:22 »
Bon heu excusez moi si je suis maladroit, mais comme l'a remarqué Avistodenas, je fais des efforts pour m'adapter à votre manière de débattre... ainsi donc, partons sur ce qui m'apparait comme un argument hors sujet que je ne développerai ni n'approfondirai, posant simplement une question lapidaire à l'autre qui n'y répondra que d'une manière sophistique hautement biaisée... Mais d'abord, à l'instar de ce qui semble être une règle de bienséance, un commentaire sur votre manière de commenter (après tout ça a du sens pour diriger les modalités de caractères)... voilà (pour ceux qui n'auraient pas compris (là j'ajoute une pique tout à fait émoussée dont l'effet escompté est peut-être de jouer avec du plastique), pour ceux qui n'auraient pas compris donc, le commentaire fut introduit après sa formulation, ce qui bien sûr, est fracassant veuillez m'en excuser).

Donc :

Mercurielle,
En dehors du fait que Boileau était loin d'être philosophe, je dois avouer qu'il devança par ses mots d'artistes l'imagerie que Hegel formula un siècle plus tard... et ce fait même contredit la phrase qui la fit naitre... tu sais pourquoi ?

Avistodenas,
Fais-tu la différence entre ce que tu cites ou réfères et ce que tu formules par toi-même ? Moi oui. Et c'est d'ailleurs toute la différence entre l'immobilisme qui m'apparait dans tes propositions par exemple en disant 'les chercheurs ne trouveront jamais', qui s'oppose à ce que tous les auteurs que tu cites ont franchi comme pas : 'on peut, et on doit trouver' (je te renvoies à tes propres accointances vis à vis de la liberté que j'entraperçus dans un autre sujet que tu abandonnas d'ailleurs au moment où je te proposais un compromis, pourtant référé, qui serait largement allé dans ton sens si tu avais bien voulu dire autre chose que 'moi j'suis pas d'accord t'façon')

Alan,
Tu es un vrai pourfendeur de la mauvaise foi, je te tire mon chapeau pour ceci, mais au cas où, je te mets en garde contre les dommages internes de cette pratique que je trouve tout à fait morale...

Fiou.
En vrai j'suis désolé de ce léger coup de gueule, mais c'est rude de vous lire x_x
Merci à toi Mercurielle pour les réponses à ma relance, mais je suppose qu'un exemple parmi un n'est pas très pertinent d'un point de vue statistique pour une représentation fiable ; Avistodenas, tu as l'air relativement bien cultivé, et non seulement c'est tout à ton honneur, mais c'est tout au mien, d'échanger avec toi, mais si je peux me permettre, parfois j'ai l'impression que tu fais des raccourcis que seul la culture peut rattraper... or on a pas tous le temps ou les moyens d'aller chercher ce que tu as lu quelque part ; Alan, heu bin ne cherche pas de coup de gueule dans ma tirade précédente, je crois qu'au final je n'ai rien qui m'ait irrité dans ta technique.

J'ai presque envie d'une question ontologique pour relancer, mais je ne suis pas sûr qu'on aurait du résultat à la suivante : 'quelle définition à la crise ?'
Donc, autre chose (faut voir le lien, mais je le vois, peut être d'une illusion qui ne vous touchera pas) : comment souhaiteriez-vous que le monde s'écroule ?
.

 


Écrivez-nous :
Ou retrouvez-nous sur les réseaux sociaux :
Les textes postés sur le forum sont publiés sous licence Creative Commons BY-NC-ND. Merci de la respecter :)

SMF 2.0.19 | SMF © 2017, Simple Machines | Terms and Policies
Manuscript © Blocweb

Page générée en 0.016 secondes avec 16 requêtes.