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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Poésie (Modérateur: Claudius) » Octidi Nivôse

Auteur Sujet: Octidi Nivôse  (Lu 3897 fois)

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
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Octidi Nivôse
« le: 07 janvier 2010 à 21:18:26 »
Poème écrit pour une amie... oui une simple amie. C'était son anniversaire aujourd'hui.

Octidi Nivôse

Lumière ! Flamboiement ! Scintillements, toujours,
Dans le cœur, dans le rire et le ciel nuageux ;
Étincelles partout, dans le temps orageux,
Illuminant enfin, tes doux yeux de velours.

Viens ! Oh, viens près de moi ! Que la fraîche chaleur
De ce soir qui nous vient réchauffe nos corps froids,
Transis d’obscurité, de dentelle et d'effroi,
Revenus de tes mains, du plus clair de tes pleurs.

Tous les baisers sucrés sur ton cou, sans tabou,
Ne font que raviver la fraîcheur et la peine
Dans mon esprit glacé, voué à toi, ma reine.

Sous le souffle du vent et l’éternel courroux
Sous l’assaut des baisers, du plaisir impuni
Ma Muse, mon amour, partons vers l’infini.
« Modifié: 04 août 2010 à 12:07:58 par Zephyr »
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne Giacinto

  • Tabellion
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Re : Octidi Nivôse
« Réponse #1 le: 08 janvier 2010 à 05:01:49 »
Une simple amie, hein...

Une simple amie qui t'inspire beaucoup, à ce que je vois. :-)

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 271
    • Page perso
Re : Octidi Nivôse
« Réponse #2 le: 08 janvier 2010 à 15:46:00 »
Citer
Octidi Nivôse
Ce titre était fichtrement intrigant pour l'inculte que je suis.  :D
*marmonne* Merci Wiki !

Citer
fraiche
fraîche ? (et fraîcheur plus loin ?)

Citer
De ce soir qui nous viens réchauffe nos corps froids
vient

Je suis une quiche en métrique, mais je suis pas sûre des vers suivants :
Citer
Glacés de dentelle, de calme et d'effroi,
Citer
Ô ma Muse, mon amour, je pense à toi souvent.

Pour le poème en lui-même, bien que le thème soit assez courant en poésie, il y a quelque chose qui m'a séduite dans sa simplicité, avec peut-être un bémol pour la dernière strophe que j'ai trouvé moins convaincante.

J'ai surtout apprécié l'image globale que renvoie la première strophe, ainsi que le rythme de la seconde ^^

Toutes les analogies qu'on a toujours voulu trouver entre mes personnages et moi-même m'ont toujours effrayé, je ne me permettrais donc pas de conclusion sur ta simple amie.  :D

"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

pehache

  • Invité
Re : Octidi Nivôse
« Réponse #3 le: 09 janvier 2010 à 09:56:44 »
Poème écrit pour une amie... oui une simple amie. C'était son anniversaire aujourd'hui.

Octidi Nivôse

Lumière ! Lumière ! Scintillements, toujours,
Dans le cœur, dans le rire et le ciel nuageux ;
Étincelles partout, dans le temps orageux,
Illuminant enfin, tes doux yeux de velours.

Viens ! Oh, viens près de moi ! Que la fraiche chaleur
De ce soir qui nous viens réchauffe nos corps froids,
Glacés de dentelle, de calme et d'effroi,
Revenus de tes mains, du plus clair de tes pleurs.

Tous les baisers sucrés sur ton cou, sans tabou,
Ne font que raviver la fraicheur et la peine
Dans mon fort intérieur, voué à toi, ma reine.

Le goût  sur ta langue, le plaisir par dessous,
L'éclat de tes lèvres et le souffle du vent;
Ô ma Muse, mon amour, je pense à toi souvent.

En plus des remarques précédentes, je me permets de relever quelques points:
Tu as tendance à placer des "e" en sixième syllabe de tes (?) alexandrins. C'est, euphoniquement, malheureux. (v.1,7, 12,13).
Quelques vers boitent. v 7, v14.


Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Octidi Nivôse
« Réponse #4 le: 09 janvier 2010 à 09:57:24 »

Eh bien, que dire. C'est assez joli  ^^

Il y a juste quelques problèmes de césure à certains vers, et de rythme aussi.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 673
  • Ex-dragonne
    • Page perso
Re : Octidi Nivôse
« Réponse #5 le: 10 janvier 2010 à 01:03:03 »
Viens ! Oh, viens près de moi ! Que la fraiche chaleur
De ce soir qui nous viens réchauffe nos corps froids,
Glacés de dentelle, de calme et d'effroi,
Revenus de tes mains, du plus clair de tes pleurs.
fraîche/ vient (v 2)
je saisis pas trop à quoi se rapporte "revenus de tes mains"

Tous les baisers sucrés sur ton cou, sans tabou,
Ne font que raviver la fraicheur et la peine
Dans mon fort intérieur, voué à toi, ma reine.
bof pour "fort intérieur", mais j'aime bien le rythme pour "ma reine"

sinon j'aime pas trop la fin, qui est un peu en dessous du reste du poème, on a les exclamatives, l'emportement, quelque chose de plus physique avec les baisers, et puis finalement on retombe dans quelque chose de plus hum abstrait avec "je pense à toi souvent", je sais pas pour une fin de poème, ça me laisse un peu déçue, en plus ça reprend la forme du sonnet donc on attend  une pointe, une chute, quelque chose quoi.
Donc j'aime bien mais la fin laisse à désirer je trouve, on perd le rythme premier et l'élan du début.
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Octidi Nivôse
« Réponse #6 le: 10 janvier 2010 à 10:01:58 »
Corrigé !

Et bien, ça fait plaisir que ça vous plaise !

Kathya : Tu as raison pour les vers qui ne sont pas bons.

pehache : Pour les "e" à la césure, je vais essayé de les corriger. Mais pas pour le premier vers. J'aime bien la répétition de lumière.

ernya : c'est vrai que "fort intérieur ne le fait pas trop. Je vais essayer de changer ça.
              "revenus de tes mains", en fait, je sais pas trop ce qu'il fait là ! Pour l'histoire, j'ai écrit les deux première strophes dans un cours de Géo su la Russie. Et j'ai écrit ce vers dans un moment pour lutter contre l'insomnie, mais j'ai bien aimé le rendu. Alors j'ai pas cherché et j'ai laissé. Libre court à votre imagination pour trouver une signification !

Et je vais également refaire la pointe, j'ai eu soudainement un idée.  Je ne sais pas trop ce qu'elle vaut. Vous me direz quand je l'aurait rédigé.
« Modifié: 10 janvier 2010 à 10:36:52 par Zephyr »
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

Hors ligne Giacinto

  • Tabellion
  • Messages: 56
Re : Octidi Nivôse
« Réponse #7 le: 27 janvier 2010 à 16:29:59 »
Ne touche surtout pas au dernier tercet.

Hors ligne Zephyr

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 373
Re : Octidi Nivôse
« Réponse #8 le: 04 août 2010 à 12:07:35 »
Bonjour tout le monde !

Poème enfin modifié ^^

J'ai essayer de corriger le maximum de chose...Et j'ai changé toute la fin.

Voila l'ancienne version :

Lumière ! Lumière ! Scintillements, toujours,
Dans le cœur, dans le rire et le ciel nuageux ;
Étincelles partout, dans le temps orageux,
Illuminant enfin, tes doux yeux de velours.

Viens ! Oh, viens près de moi ! Que la fraîche chaleur
De ce soir qui nous vient réchauffe nos corps froids,
Glacés de dentelle, de calme et d'effroi,
Revenus de tes mains, du plus clair de tes pleurs.

Tous les baisers sucrés sur ton cou, sans tabou,
Ne font que raviver la fraicheur et la peine
Dans mon fort intérieur, voué à toi, ma reine.

Le goût  sur ta langue, le plaisir par dessous,
L'éclat de tes lèvres et le souffle du vent;
Ô ma Muse, mon amour, je pense à toi souvent.

EDIT : Je déteste "Flamboiement !" !
Si j'écris quelque fois, je n'écris point d'ardeur,
J'écris naïvement tout ce qu'au cœur me touche,
Soit de bien, soit de mal, comme il vient à la bouche,
En un style aussi lent que lente est ma froideur.

Joachim du Bellay, Les Regrets, « 21 »

 


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