Alors, pour répondre à ton commentaire.
Tout d’abord il est vrai que le passage à l’écrit d’un texte de rap fait perdre beaucoup du rythme et du flow. Mais tu as fait le choix de poster ta chanson sans illustration sonore, j’en ai donc déduit que tu voulais qu’il soit jugé en l’état et l’écrit ne fait aucun cadeau au rap. Toutefois, il est possible de rythmer un texte à l’écrit (par les virgules par exemple ou les saut de ligne), donc c’est une technique à prendre car le média est différent, mais il y a des choses que tu peux faire pour corriger l’écriture du rythme (si c’est seulement une histoire de typographie). Par contre, à titre personnelle je reste persuadé qu’un bon texte de rap fait apparaitre ses multisyllabes et autres jeux de rythme à l’écrit, et que le recours à la scène n’est pas indispensable pour se rendre compte que la construction rythmique d’un texte est juste.
Enfin et avant de rentrer dans le détail du texte, je suis heureuse pour toi que tu es un public, cela doit t’encourager à progresser.
Toutefois je ne vois pas en quoi le degré de popularité d’un texte devrait jouer dans ma démarche de critique. Que le texte soit bon ou mauvais, apprécié ou non, il est toujours perfectible de mon point de vue. Ma critique serait la même que tu ai un million de fan ou aucun.
Tu me demande également d’aller au-delà des mots, pour trouver la poésie. Je répondrais que de mon point de vue, la poésie ne pourra jamais justifier ni excuser une erreur d’écriture. Un vers sémantiquement creux, est un vers sémantiquement creux, toute la poésie et les métaphores du monde n’y pourront rien. Il faut maitriser les codes et ensuite briser les codes. Donc je vais rester sur les mots car ça pêche suffisamment de ce coté de mon point de vue pour que la poésie ne s’envole pas, ce qui est dommage.
Nous sommes dans le clair obscur
En peinture le clair-obscur est une technique utilisant la lumière et l’ombre pour créer un effet de surgissement et de relief. Ce terme semble te tenir à cœur puisque tu l’utilise aussi dans le refrain, je m’interroge cependant sur le sens que tu lui donne.
On se façonne, on est notre propre sculpture
« Sculpture » et « obscure » forme une rime courante (elle n’a rien de surprenant), d’autant plus que d’un point de vue du sens le vers me semble creux. L’idée qu’on est l’artisan de notre propre personnalité, à la fois matériaux et maitre d’œuvre dans l’élaboration de nous-même, pourrait être intéressante. Mais ici c’est trop peu développer à mon sens. Je ne comprends pas ce que tu veux dire, tu ne sembles pas aller au bout des choses. Du coup ce que je retiens au final c’est qu’il te fallait un vers qui introduise « sculpture » pour la rime, et c’est dommage.
Nos faces cachées nous font faces
Ce vers est un peu convenu, je trouve.
dans une symétrie presque inavouables
Ce vers libre casse beaucoup le rythme à mon sens
En fait ces deux vers sont des vers libres, ce qui est toujours dommage à mon avis dans une chanson. Du point de vus construction et sens c’est également léger.
Nos faces cachées nous font face en symétrie » -> j’imagine que l’idée est d’évoquer un miroir entre « la personne sociale » (celle que l’on montre au monde, aux personnes que l’on cotoît) et la « personne intérieur » (celle que l’on cache aux autres où que l’on cache à soit même). Du coup le terme de « symétrie » ne me semble pas adéquate : puisque ton premier vers introduit une opposition (« nous font face ») entre deux aspects de l’individu et qu’ils s’opposent justement parce qu’ils sont différents, je ne vois pas comment ils pourraient être symétrique (c’est-à-dire identique, semblable). J’imagine que le terme « symétrie » était là pour évoquer le jeu de miroir, comme quand on se regarde dans la glace et que le miroir semble nous dire nos quatre vérités. Mais dans ce cas pourquoi « inavouable » ? C’est la symétrie qui est inavouable ? Mais s’il y a opposition entre « personne sociale » et « personne intérieur » alors il n’y a pas symétrie, car les deux sont différentes et non superposable l’une à l’autre, donc il n’y a rien d’inavouable.
Ce qui pourrait être inavouable à la rigueur, serait l’existence de cette « face caché ».
Pour résumé, sur ces deux vers tu utilises trois figures topiques du rap : la face sombre qui s’impose, le jeu du miroir entre deux parts de l’individu, et l’aspect inavouable de certains aspect d’une personnalité. La construction est confuse syntaxiquement et le fait que tes vers soit libre casse le rythme de l’ensemble et donne un aspect brouillon celons moi (mais je le répète ce n’est que mon avis, tu as tout à fait le droit c’être satisfait de ces vers si tu les estime juste).
On cherche l'autre dans le miroir
Ici l’utilisation du mot miroir fait un bon écho avec le vers précèdent.
Je veux dire par là que tu utilisais déjà la métaphore du miroir depuis deux vers, employé le mot ici officialise la chose en quelque sorte. Il créer un effet de maitrise du discourt et donne le sentiment que le sens se construit progressivement.
Ou du moins il pourrait le faire si les vers précèdent étaient bien construit.
D’un point de vue sémantique je trouve également ce vers creux : que signifie-t-il ? qu’on cherche l’autre en nous-même ? qu’on cherche en l’autre un double de nous-même ?
On voudrait chacun notre dessein mais on n'utilise les mêmes pochoirs.
Ce vers me semble beaucoup trop long pour maintenir le rythme. Tu dis que le texte passe bien sur scène, je me demande vraiment comment tu cale ce passage. Ensuite je n’accroche pas du tout à la rime avec pochoir.
Par contre c’est le premier vers que je trouve pas mal en termes de sens/construction : on voudrait chacun avoir/être unique mais ont est finalement tous le produit de la même société, on est tous fait dans le même moule. L’image du dessin et du pochoir est plutôt innovante.
Ça me rappele un proche à moi
Je n’aime pas du tout ce vers, il me fait complètement sortir de la chanson.
Je pense qu’il y aurait une meilleure façon d’introduire l’anecdote que tu développe par la suite.
Difficile pour lui de faire ses propres choix
Ici, niveau rythme je ne vois pas du tout comment tu arrive à la caller avec le vers précédent.
Peut-être en le prononçant comme ça : « Difficil’ pour lui d’fair ses propr’choix » mais je trouve ça plutôt disgracieux.
Égocentrique il laissait ses proches choirs
Je ne suis pas fane de la répétition phonique en « ch » dans « proche » et « choirs ». D’autant plus si tu élide le « e » à l’oral en « proch’choirs ».
Avec un premier mot en trois syllabes, tu aurais aussi une reprise avec le rythme du vers du dessus qui pourrait être intéressante (en comparaison « égocentrique fais une syllabe de trop).
Je l'ai vu la peine en bandoulière à Barbes Rochechouart
A nouveau je trouve ce vers un peu long pour garder un bon rythme (mais peut-être qu’en musique celui-là passe ?). On pourrait à mon sens supprimer « Barbes » pour plus d’efficacité.
« La peine en bandoulière » : je trouve l’image intéressante, mais elle est de toi ? j’ai l’impression que tu pourrais l’avoir prise de quelque part (c’est une impression que j’ai en lisant le texte, la simplicité avec laquelle tu l’emplois me fait penser que tu pourrais l’avoir entendu ailleurs, mais n’y voit aucune critique ou attaque).
Il a avait commit le pire
Petite faute de frappe.
Et je comprend que la rime « pire »/ « empire » t’intéresse mais ici c’est à nouveau léger d’un point de vue sémantique. L’expression « commettre le pire » est couramment utilisé comme litote pour désigner un homicide ou un suicide (c’est ainsi que la plupart des gens comprendront cette phrase). Or dans la suite on apprend « Il avait juste eu une vie empirique » donc ce vers induit le lecteur en erreur, obscurcit le sens et casse le rythme.
Il a avait commit le pire
et désormais dans le bien voulait monter un empire
Avec ces deux vers on retrouve le thème du gangster qui tente de se ranger, courant dans le rap.
Mais sauf que cela est en contradiction total avec la suite, c’est dommage (d’autant plus que la formule et la rime sont stéréotypé).
Il avait juste eu une vie empirique
il voulait lire pouvoir toucher le théorique
Après ses poings, il souhaitait utiliser sa rhétorique
Donc avec ces vers on comprend que le parcours du personnage est plutôt celui d’un jeune, n’ayant pas été à l’école, ayant tout apris sur le terrain et souhaitant à présent s’instruire (et qui possiblement se mettrait au rap, l’image du texte de rap plutôt que du coup de poing est assez topique).
J’aime bien la progression de ces trois vers.
C'était un enfant du ter ter, un soldat tellurique
Qu’est ce que c’est un « soldat tellurique » ?
Encore un mot là pour la rime, le son plutôt que le sens, c’est domage.
Je sais que sa mauvaise période est révolue
De ce que nous dis la chanson, ça mauvaise période consistait à la désertition des bans de l’école, et en un apprentissage par la pratique, ce qui en soit n’a rien de dégradant (c’est lèger comme « mauvaise période »).
A la paix intérieur il s'est enfin résolu
D’un point de vue purement sémantique, ce vers dit le contraire de ce que tu sembles vouloir dire.
« se résoudre à qqchose » signifie accepter une situation inéluctable. Par exemple : « face aux conseils de son médecin, il s’est résolu à arrêter de boire » dans cette phrase « il » n’a pas choisi d’arrêter de boire, mais il a accépter de le faire car on ne lui certainement pas laisser le choix.
Dans ton couplet, ton personnage ne semble pas « s’être résolu » au bien : il semble avoir choisi lui-même de s’instruire (sans contrainte absolu venant de l’extérieur, si ces contraintes existe, ta chanson n’en parle pas).
Pour conclure sur le couplet : on voit bien qu’il a été essentiellement construit par la rime.
Elles sont presque toutes riches (sauf les deux premiers vers qui sont suffisant et les deux suivant qui sont libre) mais le sens des phrases qui les encadre est très lâche, avec une accumulation de figure topique du rap. Les six premiers vers ne sont pas assez percutants à mon sens et n’approfondissent pas assez leur thématique (le miroir, la dualité), et l’anecdote est très brouillonne à mon sens dans sa composition.
Le fait que la strophe ait été construite par la rime donne à de nombreux vers l’effet de remplissage. Les mots ne sont pas assez porteurs de sens celons moi.
Nous sommes dans le clair obscur
Le mal que l'on fait une usurpation de notre signature
Une oeuvre est belle grâce à ses ratures
De cristallin à sibyllin nous sommes la jointure
Pour le claire obscure même remarque que précédemment.
Le second vers : les mots sont compliqués, le rythme est travaillé mais ça n’a aucun sens. Si je reformule : les méfait commit volent notre signe distinctif. J’ai beau essayé de rester délicate dans ma critique, mettre un vers de remplissage dans le refrain c’est moche. Alors oui beaucoup de chansons ont des vers n’ayant pas véritablement de sens, même là c’est du rap et le rap c’est des textes brut, brutaux, percutant.
Troisième vers : une œuvre est toujours la version finalisée d’une pièce, sans rature donc. Mais je pinaille, pourquoi pas donc.
Quatrième vers : « jointure » c’est-à-dire là où deux éléments se rejoignent, c’est assez bien trouver, joli.
Chaque jours on porte différents filtres, différents masques
On échange, on recycle, on fait communiquer les vasques
Niveau construction et rythme ces deux vers rendent très bien, on entend parfaitement les multisyllabes, y’a un joli jeu de symétrie entre eux. Par contre, comme je l’avais déjà dit précédemment je trouve que le sens ne suit pas.
On déteint sur l'autre comme des buvards
Léger niveau sens à mon avis : tu veux dire que on influence ceux qu’on rencontre très facilement ? je ne suis pas sûr que ce soit généralisable (certaines personnes sont très influençables et d’autres pas du tout). Ensuite un buvard ne déteint pas, c’est même sa fonction première : c’est un morceau de papier utilisé pour absorber l’excédent d’encre d’une feuille pour éviter qu’elle bave.
On cherche notre chemin en traînant sur les boulevards
Pourquoi pas.
Mais c’est un vers un peu facile je trouve.
On veut braquer notre chance mais on reste coincé dans le sasse
Un peu trop stéréotypé à mon gout.
Je pense à ce mec et maintenant son histoire je ressasse
Ici la syntaxe tranche avec ta construction habituelle, on sent que tu as adopté cette forme pour le rime et c’est dommage.
Il collectionnait les femmes comme des trophées
Il a essayé de garder celle qu'il aimait mais il en avait trop fait
J’aime bien ces vers, la rime sur riche est cool.
Il voulait coucher avec tout le monde sauf avec morphé
Un jour les rôles se sont inversés et c'est lui qui a morflé
Niveau rythme ça passe, par contre niveau sens, c’est à nouveau léger.
« Il voulait coucher avec tout le monde » : donc sans distinction d’âge, de sexe ou d’attirance. Je ne vois pas trop le rapport avec le fait de ne pas vouloir dormir (sauf pour la rime) a moins qu’il faille comprendre que chaque temps à ne pas niquer était du temps perdu ?
« Un jour les rôles se sont inversés et c’est lui qui a morflé » : si je me fis strictement à la syntaxe je devrais comprendre que « tout le monde » à coucher avec lui (il voulait coucher avec tout le monde puis les rôles se sont inversés). S’il a subi un viol collectif je comprends qu’il est morflé, mais je ne suis pas certaine que ce soit ce que tu voulais dire.
Sa nouvelle compagne fût la solitude
Avec elle c'était une étreinte pleine de turpitudes
D'un amour sincère il est passé à un amour tarifé
Ses sourires et ses espoirs se sont rarefiés
Ce passage est certainement le mieux construit jusqu’à présent.
Niveau rythme c’est cool et niveau sens : il est devenu seul, c’est solitude était rempli de penser honteuse car/ à cause du fait qu’il allait voir des prostitué. J’aime la façon dont le sens se construit progressivement. On comprend pourquoi les étreintes de la solitude sont pleine de turpitude, parce qu’il va voir des putes. Mais d’un autre coté on comprend aussi que se ne sont pas «les étreintes de l’amour tarifé » qui sont avilissante, ni la solitude, mais plutôt les pensées du personnage (que la solitude et la frustration nourrit).
C’est dit avec subtilité, sans vulgarité, c’est chouette.
Pour plus d’efficacité dans le rythme j’aurais bien mit un truc du style :
« Sa nouvelle compagne fût la solitude
Avec elle ses étreintes pleines de turpitudes
D'un amour sincère il est passé à l’amour tarifé
Ses sourires et ses espoirs se sont rarefiés »
Mais c’est vraiment du détaille.
Il a esquivé les faux anges et toutes les mises en danger
Je ne comprends pas ce que tu veux dire par « faux anges »
Il devenu ce mec rangé
Il ne s'aime plus seulement lui mais aussi ceux qui sont à ses côtés
Ce passage me semble en contradiction avec ce que tu dis précédemment de ton personnage.
Tu dis plus haut qu’il a décidé de tout changer, mais ces deux vers ne montrent pas de véritable changement. Ton personnage avait en effet l’aire sur la mauvaise pente, mais on peut tout à fait être ranger, s’aimer, soutenir ses proche, et pourtant être célibataire et voir des putes. Ces deux vers ne montrent pas une rupture avec le comportement du personnage qui s’avilissait lui-même dans des rapport uniquement physique et donc frustrant. Donc ils sont en contradiction avec le vers qui dit que ton personnage a décidé de tout changer (ou plutôt tu dis qu’il a décidé de tout changer, mais la suite du couplet ne va pas dans ce sens).
De plus je ne vois pas comment tu peux caller le dernier vers dans le rythme.
Un couplet mieux construit celons moi du point de vue du rythme.
On retrouve une structure similaire au premier avec six vers de stéréotype du rap accompagner d’un portrait de personnage. Le sens est toujours trop léger à mon gout et le début me semble manquer de structure et de finalité. On voit toujours que le couplet est construit par les rimes, qui sont majoritairement riche à l’exception de deux assonance (morphé/morflé ; tarifé/rarifié) qui passe tout à fait car le rythme des multisyllabe les soutient bien.
On pousse tous notre pierre comme sisiphe
L'important n'est pas d'être décisionnaire mais plutôt décisive
Je trouve que le rythme n’y est pas, et la rime non plus, dommage.
La vie est un grand bal masqué
Ou parfois tu viens sans être déguisé
Le sens est à nouveau absent.
Je croyais que la symétrie entre la face caché et visible était inavouable ? Pourtant ici l’individu dit qu’il peut se révéler sans aucun masque ? Ca me semble contradictoire.
Si c’était pour marquer un sentiment de rupture avec les codes sociaux, l’image du « mauvais déguisement » serait plus pertinente par exemple : « ou personne t’explique comment te déguiser ».
Aiguisé ses armes sur l'altérité
Aïe
Joli niveau rythme, mais tellement destructeur niveau sens : « la vie est un grand bal masqué ou tu t’entraine à détruire tout ce qui est différent ». Ça pourrait être une critique. Mais dans un texte de rap « aiguisé ses armes » a toujours un sens positif (c’est devenir plus fort, plus grand). Le type de structure que tu utilise se comprend presque toujours dans le rap comme une injonction : « il faut aiguiser ses armes sur l’altérité ».
Complexe car le jugement peut-être altéré
Donc si je suis ma logique : il est difficile d’aiguisé ses armes en détruisant tout ce qui est différent parce que des fois on a pas l’esprit claire ? Donc il faut avoir l’esprit claire pour pouvoir bien aiguiser ses armes sur l’altérité ?
Ralliée des centaines de personnes avec de communes idées
Interversion finale qui dénote avec ta syntaxe habituel, on sent que c’est pour la rime, dommage.
Mais sa philanthropie cachait des intentions mercantiles
Sa philosophie, escroquer des innocentes familles
Pas de rime et rythme pas top à mon sens.
Démasquée, vous imaginez bien la fin du film
De l'amour à la haine on sait que la distance est infime...
Rime assez légère aussi.
Le portrait de ce couplet est mieux géré d’un point de vue narratif (il raconte bien le parcours du personnage). Il est également mieux introduit. J’ai moins eu l’impression d’un couplet construit par la rime que dans les précédents, par contre le début et toujours de mon point de vue clairement insuffisant d’un point de vue sémantique.
Bilan général :
On sent que le texte est travaillé. Tu as une structure pour chaque couplet, avec une première partie introductive voulant donner une vision du monde ou de certain aspect du monde, avec des phrases à porté général. Puis suis un portrait exemplaire (à comprendre : ayant vocation à servir d’exemple). Je n’ai pas compté mais j’ai le sentiment que chaque partie fait toujours exactement le même nombre de vers.
Le premier souci celons moi est que tes premières parties sont presque toujours des lieux ou s’accumulent les stéréotypes du rap. Je comprends que tu sois imprégné de cette musique et que cet héritage se manifeste dans ton écriture, mais à mon sens ces parties seraient mieux exploité si elles étaient mieux structurées. Tu pourrais par exemple t’en servir d’introduction aux portrait (énoncé des vérités sur le monde, que tu illustrerais ensuite par le parcours d’une personne). C’est peut-être déjà ce que tu fais mais le rapport au sens est tellement fluctuant que je ne l’ai pas perçu à la lecture.
Le sens est selon moi un des gros problèmes de ton textes : certains vers n’ont véritablement aucun sens dès lors qu’on en décortique la structure syntaxique. Et je suis désolé de le dire comme ça car je me doute que cela ne doit pas être agréable à entendre, mais le rap c’est au moins autant du texte que du flow (et pour moi personnellement, beaucoup plus du texte que du flow).
On sent que tu construis tes chansons par les rimes en premiers (car elles sont toujours relativement correctes) par le rythme en deuxième (car tu as des trouvailles chouettes), mais le sens ne suit pas en de nombreux endroit (ce qui est normal car c’est extrêmement difficile). Je pense que le sens ne peut se travailler qu’à l’écrit, quand l’absence de musique ne fait pas de cadeau, et qu’il faut parfois accepter de reconnaître des faiblesses lorsque cela permet de progresser.
Voilà,
Et si tu as quelque chose à apporter à l'un de mes textes hésite pas.
Si possible en plus pertinent et moins puérile que ton précédant commentaire.
J'espère que mon commentaire ne t'auras pas parut trop abrupte, en tout cas il n'a pas pour but de te décourager, ni de remettre en doute tes compétence ou ton expérience de scène. Juste de te montrer qu'il est toujours possible de progresser artistiquement ou humainement.