Résumé :Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Genre : Nouvelle métatextuelle et philosophique---
« Le cœur a ses raisons que la raison ignore » Pascal (ENTRE) LES LIGNES— Je te mets en(tre) parenthèses.
Cela m’a fait (comme) un choc.
— (Pour)quoi ?
— (Réfléchir.) Tu me rends la vie impossible.
— Vrai(ment) ? (C’est) décidé ? (comme) ça ? un (beau) matin ?
— Oui, il était temps. (Je pense).
— Tant d’années que tu y songes, pourquoi (maintenant) ?
— Sans raison (particulière).
— Ce « sans raison » (m’écœure) ! Toi qui as toujours une (bonne) raison !
— Parce que toi tu n’en n’as aucune !
— Non, là tu as tort (sur toute la ligne) !
— C’est ce que tu crois (sans savoir).
— Tu ne peux pas te séparer (de moi) ! Tu le sais (bien) !
— Je ne me sépare pas, je mets en(tre) parenthèses.
— Tu n’as aucune raison (de faire cela) ! Tu as besoin de moi !
— J’ai surtout besoin de me concentrer. (Toi, tu ne sais pas garder ton sang froid !)
Ah ! Ça, oui ! (Et je n’aime pas sa logique, à lui.) Et depuis quand c’est lui qui décide de tout, ici ? Il se croit tout permis ! (Et pourquoi ? Simplement parce qu’il est plus raisonnable !) Voilà, mon avis. (Il prend de meilleures décisions, qu’il dit.) Et soi-disant, c’est lui qui (nous) fait exister. (Mais, c’est moi qui fait vibrer, je vous le dis !).
Et sa raison, c’est n’importe quoi. (Il en connaît d’autres, lui, qui me mettent entre parenthèses comme ça ?) Comme s’il pouvait choisir (pour nous deux) ! Il faut être deux dans ce genre d’histoire, non ? Enfin, on ne décide pas tout seul (de se séparer) ! Il faut l’accord de l’autre. Et moi, je ne le donne pas.
***
Les lignes, qu’elles sont belles, les lignes ! Toutes droites et sans virages. Toutes franches et sans mensonges. (Le sens est ailleurs). Mais dans les lignes, il y a des parenthèses…
(« Le nez de Cléopâtre, s’il eut été plus court, toute la face du monde en aurait été changé », pense Pascal.) Il faut mettre le nez dans les lignes, voilà.
(La face du monde change-t-elle pour une parenthèse comme devant un nez ?)***
— Je philosophe aussi des fois ! (Il faut toujours que tu étales tes neurones, dissertes et ergotes !)
— Tu juges à brûle-pourpoint ! Tu es insensé ! (Tu respires trop fort, aussi…)
— (C’est parce que, moi, je m’exprime avec passion !) Tu es insensible ! Tu ne sais rien faire d’autres que tout calculer, étudier, soupeser !
— Tu es égoïste, surtout ! (Tout doit toujours tourner autour de toi !)
— Je ne fonctionne pas comme toi, c’est tout ! (Et, sans moi, tu ne serais rien !)
— (Je serais plus performant.) Toi, je ne te comprends jamais !
— Tu ne m’écoutes pas, plutôt ! (Quoi que je dise, je me cogne sans cesse contre ton esprit borné !)
— On n’entend que toi, ici, tu veux dire ! (Tu tambourines à tout-va, pour n’importe quoi !)
— Pas ma faute, (les émotions, ça résonne) ! Tu fais la sourde oreille, aussi !
— C’est parce qu’on ne peut jamais discuter avec toi ! Tu t’emportes, (t’emballes,) sonnes, craches, (crèves,) tousses, (aimes,) désaimes, changes (comme un volcan tout feu tout flamme) ! A la fin, tu gagnes toujours. Je ne peux en placer une et tu as le dernier mot !
— Et, toi, tu argumentes tout ! médites longuement ! (pèses !) considères ! et reconsidères ! (ne prends aucun risque !) ne cesses jamais de réfléchir ! Tout est toujours calculé et décidé ! Tu n’en finis jamais ! (Tu as toujours une raison derrière la tête) ! Tu n’agis pas et critiques tout ce que j’entreprends !
— Mais, toi, tu te trompes ! Tu commets des erreurs !
— C’est la vie ça, il faut se tromper pour vivre !
— Je n’en peux plus. Je ne supporte plus ton manque de discernement ! Je veux prendre les bonnes décisions.
— Ça n’a aucun sens de se séparer maintenant ! Essayons de nous entendre…
Il ne peut pas vraiment me laisser cogiter, pas vrai ? Ça serait la meilleure ! Qu’il m’ignore alors que je bats pour lui ! Boum boum. Boum boum.
— Je t’en prie… Ne m’ignore pas… La vie est moins belle sans moi !
Mes remerciements :
A Loïc pour une histoire de négation,
A Milora pour avoir cherché avec tant d'intérêt la clef de mes parenthèses,
A LaurCéli pour avoir encensé mon style et mon terrible dilemme dans ce texte !