Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Ils marchaient

Auteur Sujet: Ils marchaient  (Lu 8978 fois)

Hors ligne Kailiana

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Ils marchaient
« le: 21 Octobre 2009 à 18:15:33 »
Non jsuis pas morte ! J'ai même un texte  :mrgreen: Assez court et je suis en train d'écrire la suite même s'ils peuvent se lire l'un sans l'autre  :-¬?
Bon par contre, je sais pas ce que ceux qui n'ont pas lu certains de mes autres textes comprendront. Tant pis pour eux, z'ont qu'à les lire (ou pas, et me dire ce qu'ils pensent de ce texte tel quel  :P)
Ecrit après avoir lu La route de Cormac McCarthy, sublime livre dont il faudrait que je parle dans la section adaptée ; sur la musique d'Ergo Proxy, parce que ça allait bien avec.
(titre pouvant être modifié suivant ce que vous dites/ce qui sera écrit ensuite)
J'évite de trop en dire sur le texte pour le moment  :-[ Jsais pas du tout si ça fait ce que je voulais.


Ils marchaient

...

Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte. Il dodelinait la tête doucement et sans cesse, envoyait ses trompes remuer les débris du sol sans résultat. Les pierres qu'il bousculait roulaient dans la poussière sans jamais rien dévoiler. Il n'y avait pas si longtemps pourtant il trouvait encore quelques trésors – il en avait gardé un peu en lui mais il n'avait pu s'empêcher de les disséminer tout autour et leur nombre diminuait et bientôt il n'aurait plus rien.
Une trompe agrippa ce qu'il crut d'abord être un caillou. Un disque fin. Il en avait déjà possédé, ornés de dessins disparates qui illustraient ses voyages, mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien. Une pièce qu'il ajouta à sa collection déserte.
Il reprit sa route en trébuchant. Il laissait de longues traces derrière lui dans la poussière, un chemin sinueux comme la trace d'une limace se traînant péniblement sur un monde bien trop grand. Ce ne fut que bien plus tard quand la lumière blafarde se fût fanée puis accrue plusieurs fois qu'il buta contre une souche desséchée. Le bois ressemblait à de la pierre et plus rien de vivant n'y était apparent.
Il songea un instant y planter quelques graines. Il rêvait de couleurs, de forêts vertes ou même de quelques feuilles. Peut-être restait-il dans le bois un petit quelque chose qui pourrait nourrir une maigre et solitaire graine ? Mais il avait déjà essayé sans résultat concluant. Il n'avait pas le talent de la louve blanche qu'il avait croisée autrefois. Même elle aurait eu bien du mal à ajouter une touche de verdure au désert environnant. Il ne servait à rien qu'il gâche les quelques graines qui restaient dans sa collection.
Pleurnichant presque, le collectionisateur s'accouda à la souche et s'immergea un instant dans son château-cerveau. Les grandes et belles pièces lui paraissaient bien vides. Il en avait barricadé quelques unes afin qu'elles tombent dans l'oubli et se désagrègent. Par-ci par-là il apercevait encore un peu de couleur : un bouquet de tulipes rouges qu'il avait récupéré dans un moulin, des perruches esseulées qui tournaient sans cesse dans la même pièce, une vieille voiture rose pétant... Mais il possédait surtout des pierres grises, des arbres morts, de la poussière encore, et encore. Il aurait dû se montrer plus avare. Distribuer uniquement lorsqu'il ne pouvait faire autrement. Il se retrouvait sans rien à présent, vide. Comme le monde.
Il se désespérait.
Il avait bien tenté de faire son travail de pollinisation en essaimant ce qu'il possédait – un instant il avait maintenu la dégradation du monde en suspens, un instant il avait pensé que les humains s'en sortiraient comme toujours (ils étaient si forts !) mais non ; peine perdue. Il avait continué malgré tout, ses cales étaient encore bien remplies et il pouvait se permettre des largesses. Pourtant il ne possédait qu'une infime fraction du monde et cela ne suffisait pas à le recréer. Il s'était senti inutile avec ses pitoyables échantillons et était finalement arrivé en manque et ne distribuait plus qu'au compte-goutte.
Dans le monde immobile le collectionisateur reprit sa route traînant trompes et pattes. Solitaire il entra dans une ville autrefois accueillante mais qui dévastée se vautrait dans ses immeubles écroulés. Le cimetière d'habitations l'oppressait. Il y distinguait les fantômes de ceux qui avaient vécu là. Il ne restait pourtant plus rien que de vagues broussailles pétrifiées et parfois quelques os se désagrégeant sur le sol et rejoignant la poussière qui était partout et un temps arrêté -
perdu sur le sol au milieu de la cendre un chapeau de fou encore un peu coloré.

la suite
« Modifié: 13 Novembre 2014 à 11:34:42 par Kailiana »
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : Il marchait
« Réponse #1 le: 21 Octobre 2009 à 19:32:43 »


Hola !


Citation de: Lial
Il ne se permettait pas de perdre espoir mais il se sentait sur le point de le faire.
la fin est un peu lourde, j'trouve


Citer
Une trompe agrippa ce qu'il cru d'abord être un caillou
crut
Citer
mais avait une forme trop régulière pour l'être.
lourd aussi, trouvéé-je.


Citer
ses cales étaient encore bien remplies et il pouvait se permettre des largesse.
largesses

Citer
et ne distribuait plus qu'au compte goutte.
compte-goutte, non ?


Citer
mais qui se retrouvait dévastée aux immeubles écroulées.
pour le coup ça fait un peu trop faute de français. Et "retrouvait"... hm.



Le château-cerveau, les longues phrases sans virgules, LA FIN, le ton parfois de comptine (avec des rimes internes ou un vocabulaire un peu plus enfantin que la moyenne), moins pathétique que "tristounet", tout ça j'ai beaucoup aimé. Ca fait écho aux textes précédents, et tout.

Quelques (rares) lourdeurs avec des subordonnées pas très jolies.



Voilà, un bon petit texte lialé parfait pour annoncer un retour en force plus massif et définitif :mrgreen:

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Re : Il marchait
« Réponse #2 le: 21 Octobre 2009 à 20:29:11 »
Ca fait un moment que je n'ai plus lu de texte sur le collectionnisateur, donc je t'avoue que certaines subtilités m'échappent. Mais ça fait plaisir de retrouver cet étrange personnage  ;)

J'attends la suite(enfin, l'autre texte) ^^
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Re : Il marchait
« Réponse #3 le: 21 Octobre 2009 à 20:54:33 »
j'avoue ne pas du tout avoir aimé le premier paragraphe, je sais que c'est un effet de style, mais, moi, je trouve ça juste lourd et laborieux :-[

en effet, c'est sympa de retrouver le colletionisateur même si je pense qu'à force de l'utiliser il perd un peu de sa force première, je le trouvais plus intéressant et étrangement plus travaillé dans tes textes précédents

il y a toutefois du bon, après le premier paragraphe mais  j'ai pas aimé plus que ça, soit c'est trop court ( mais il y a une petite suite si j'ai bien compris) soit c'est pas assez "entraînant"
en fait quand je l'ai lu, je me suis dit "mouais et ?", j'ai l'impression que c'est un début, que tu n'es pas entrée plus profondément dans ce que tu voulais faire
je crois que j'aurais plus apprécié dans un ensemble plus long, là je suis un peu arrivée à la fin sans avoir eu le temps de rentrer dedans ou d'accrocher
après, évidemment ce n'est que mon avis, les autres ont bien aimé ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Il marchait
« Réponse #4 le: 22 Octobre 2009 à 13:41:34 »
Hey, ça faisait longtemps...   ^^

Chipotage c'est parti :

Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte.
J'aurais mis un point après "changeaient". Pour mieux rendre compte du paysage monochrome. Et puis ça donnerait un joli rythme, un plus beau son à la phrase, je trouve.

Il en possédait beaucoup avant ornés de dessins variés mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien.
La phrase m'a fait buter un peu. Même si j'aime cette économie de ponctuation que tu proposes (un peu comme dans La Route, d'ailleurs, trop fort MacCarthy pour ça, bref), cette phrase pêche un peu je trouve. Y a une brèche entre "beaucoup"/"avant"/"ornés". Chais pas comment expliquer.

Une pièce qu'il ajouta à sa collection déserte.
Jolie phrase. Bien trouvé le "collection déserte".

(...) comme la trace d'une limace se trainant péniblement sur un monde bien trop grand.
traînant.

Ce ne fut que bien plus tard quand la lumière blafarde se fût fanée puis accrue plusieurs fois qu'il buta contre une souche desséchée.
La lumière balafarde qui se fane... :coeur:

Il ne servait à rien qu'il gâche les quelques graines qui restaient dans sa collection.
Gros doute : on dit "qui restait de sa collec." ou "qu'il restait de sa collec" ?

Mais il possédait surtout des pierres grises, des arbres morts, de la poussière encore et encore.
Simple suggestion : j'aurais mis une virgule après le premier "encore", pour accentuer le "et encore".

Il se retrouvait sans rien à présent, vide comme le monde.
Encore une suggestion de ponctuation (t'en fais ce que tu veux, mais ton texte offre de belles pistes de ponctuation ^ ^) : Il se retrouvait sans rien à présent. Vide. Comme le monde.
Pour signifier ce vide.

Dans le monde immobile le collectionisateur reprit sa route trainant trompes et pattes.
traînant.

Solitaire il entra dans une ville qui avait été accueillante mais qui se retrouvait dévastée aux immeubles écroulées.
Je comprends pas le écroulées "ées" ? C'est une faute ou c'est fait exprès ?
Sinon, comme Loredan, le "retrouvait" est bif-bof.
Par contre j'aime beaucoup le début de la phrase avec "solitaire" en premier.

.

J'aime beaucoup ! Vraiment. Y a une ambiance qui me plaît beaucoup. On retrouve tes autres textes mais l'ambiance est plus épurée (positivement), forte toute en étant fluide. J'avais l'impression que l'écriture était mieux maîtrisée encore quand dans tes autres textes. Après, on est un peu sur sa fin parce que c'est court. Enfin c'est pas qu'on est sur sa fin mais on en voudrait plus quoi.  :mrgreen:
Aussi, la ponctuation et les silences sous-jacents c'est génial. On retrouve un peu La Route de McCarthy.  
Les rimes aussi qui sont présentes dans le texte c'est bien. Et puis ça donne, comme dit Loredan, ce côté enfantin, mais sans être gnan-gnan.

en effet, c'est sympa de retrouver le colletionisateur même si je pense qu'à force de l'utiliser il perd un peu de sa force première, je le trouvais plus intéressant et étrangement plus travaillé dans tes textes précédents
Je suis pas forcément d'accord. Au contraire, je pense, que reprendre des persos, permet de mieux les approfondir, les épaissir, les épurer, etc.

Bref, y a de la matière, et ça pourrait gagner encore plus si tu étoffais ou allais encore plus loin avec cette matière-là.

Alors voilà, j'attends la "suite".
 :)
« Modifié: 22 Octobre 2009 à 13:45:58 par Nienna »
"Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges."

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Re : Il marchait
« Réponse #5 le: 22 Octobre 2009 à 14:11:38 »
Pfou, ben c'est trop désolant, c'est pas comme ça que j'aurais voulu retrouver ce bon vieux collectionnisateur... (et l'évocation de la louve blanche, itou)

Et puis le manque de ponctuation m'a beaucoup gênée, c'est très compact à lire, oppressant, mécanique. Même si j'imagine que ça participe de l'effet voulu, ça ne me plaît vraiment pas.

Et je m'aperçois sans surprise que ernya est du même avis, ça me rassure ^^ (parce que quand même, j'aime pas être aussi catégorique sur une mauvaise lecture)

Pour le chipotage:

Citer
Il dodelinait la tête doucement et

je crois qu'il faut "de" après dodeliner

Citer
il en avait gardés un
gardé sans s
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
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Re : Il marchait
« Réponse #6 le: 22 Octobre 2009 à 14:57:54 »
J'ai répondu dans l'ordre du texte pas forcément des commentaires sur les détails :

Il ne se permettait pas de perdre espoir mais il se sentait sur le point de le faire. ->  Il s'interdisait de perdre espoir car se sentait sur le point de renoncer.

Citer
Citation de: Kailiana le Hier à 18:15:33
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte.
J'aurais mis un point après "changeaient". Pour mieux rendre compte du paysage monochrome. Et puis ça donnerait un joli rythme, un plus beau son à la phrase, je trouve.
Je préfère laisser comme ça ici, ça donne plus l'idée du "il marchait sans jamais s'arrêter/tout est pareil" (je trouve). Et si je mets un point j'ai un enchainement de phrases assez courtes ensuite, ça donne pas du tout le même rythme (après je peux changer d'avis  :-¬?)

Une trompe agrippa ce qu'il cru d'abord être un caillou mais avait une forme trop régulière pour l'être. -> Une trompe agrippa ce qu'il crut d'abord être un caillou. Un disque fin trop régulier.

Il en possédait beaucoup avant ornés de dessins variés mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien.  -> Il en avait déjà possédé, ornés de dessins disparates qui illustraient tous ses voyages, mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien.

Citer
Il ne servait à rien qu'il gâche les quelques graines qui restaient dans sa collection.
Gros doute : on dit "qui restait de sa collec." ou "qu'il restait de sa collec" ?
j'ai tjrs dit "qui" mais certains disent "qu'il" donc je sais pas  :-[

Citer
Je comprends pas le écroulées "ées" ? C'est une faute ou c'est fait exprès ?
c'est une faute  :-¬? :-[

Citer
Solitaire il entra dans une ville qui avait été accueillante mais qui se retrouvait dévastée aux immeubles écroulées.
Au choix :
- Solitaire il entra dans une ville qui avait été accueillante mais qui s'affalait dévastée les immeubles écroulés
- Solitaire il entra dans une ville qui avait été accueillante mais qui dévastée se vautraient dans ses immeubles écroulés
- Solitaire il entra dans une ville autrefois accueillante mais qui dévastée se vautraient dans ses immeubles écroulés.
(j'mets la dernier pour l'instant pas ça peut changer^^")



@Lo : Ben merci  :P La suite devrait pas trop tarder. Et ce texte peut toujours subir des changements pour les phrases trop lourdes  :-¬?

@Krap : Merci à toi aussi ^^ Oui j'avais un peu peur que ceux qui se souvenaient plus du collec' ne comprennent pas forcément tout parfaitement. Mais j'avais pas non plus envie de tout redétailler...

@Ernya : pour le premier paragraphe, jsuis pas aussi douée que MacCarthy  :mrgreen: Mais j'avoue que même dans La route, au début je trouvais cette absence de ponctuation vraiment bizarre. Puis au bout de quelques paragraphes ça coulait tout seul. Mais du coup je comprends parfaitement ton point de vue  :-[ Même si pour l'instant je changerai pas ce début (mais peut tenter de l'améliorer^^)
Citer
même si je pense qu'à force de l'utiliser il perd un peu de sa force première, je le trouvais plus intéressant et étrangement plus travaillé dans tes textes précédents
C'est bizarre que tu dises ça. Enfin, en partie. Pas totalement en fait.
Dans les premiers textes avec le collec', il était personnage principal : le texte existait pour raconter son histoire.
Ici, j'ai une histoire/une ambiance à raconter, et j'utilise le collec' pour arriver à mes fins. C'est un peu simplifié (d'autant que du coup ça devient une historie du collec) mais c'est vrai que dans ce texte-là, pour moi le collectionisateur en lui-même a moins d'importance que dans d'autres textes où il apparait.
Citer
il y a toutefois du bon, après le premier paragraphe mais  j'ai pas aimé plus que ça, soit c'est trop court ( mais il y a une petite suite si j'ai bien compris) soit c'est pas assez "entraînant"
en fait quand je l'ai lu, je me suis dit "mouais et ?", j'ai l'impression que c'est un début, que tu n'es pas entrée plus profondément dans ce que tu voulais faire
je crois que j'aurais plus apprécié dans un ensemble plus long, là je suis un peu arrivée à la fin sans avoir eu le temps de rentrer dedans ou d'accrocher
J'avais un peu peur de ça à la relecture  :-¬? Mais j'avais l'impression qu'en tentant d'en rajouter avec ce personnage, je ferais plus du remplissage qu'autre chose donc j'ai préféré m'arrêter. A voir avec la suite (j'aurai peut-être dû attendre pour poster l'ensemble  :-[)

@Nienna : ben, merci  :-[ Je vais tâcher d'améliorer ça !


Rajout après le commentaire de Leia :
Citer
Et puis le manque de ponctuation m'a beaucoup gênée, c'est très compact à lire, oppressant, mécanique. Même si j'imagine que ça participe de l'effet voulu, ça ne me plaît vraiment pas.
Je vais être franche : d'un côté j'aurais préféré que le texte te plaise, d'un autre je voulais pas non plus que le texte soit... comment dire... enfin je voulais si possible qu'il mette un peu "mal à l'aise". Mais en fait je pense que j'ai raté mon coup car j'ai fais un mélange et... ça plait pas à tous  :-¬? Et j'ai pas non plus envie d'enlever cet aspect du texte. Je sais pas si je peux réussir à faire aimer le texte à plus de personnes tout en gardant ce que je voudrais... (oui, j'ai toujours l'espoir d'un texte qui plaise à un maximum de lecteurs  :mrgreen:)
Citer
(parce que quand même, j'aime pas être aussi catégorique sur une mauvaise lecture)
Oh ben faut quand même le dire si t'aimes pas tu sais, t'as le droit et ça aide de le savoir  :P
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : Il marchait
« Réponse #7 le: 22 Octobre 2009 à 18:34:22 »
Je réponds aux changements de phrases faits (faut bien titiller :P) :

Il ne se permettait pas de perdre espoir mais il se sentait sur le point de le faire. ->  Il s'interdisait de perdre espoir car se sentait sur le point de renoncer.
Perso je préférais la première phrase, celle de base.  :mrgreen: Je trouve le "interdisait" trop violent, trop strict.

Une trompe agrippa ce qu'il cru d'abord être un caillou mais avait une forme trop régulière pour l'être. -> Une trompe agrippa ce qu'il crut d'abord être un caillou. Un disque fin trop régulier.
Mieux.

Il en possédait beaucoup avant ornés de dessins variés mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien.  -> Il en avait déjà possédé, ornés de dessins disparates qui illustraient tous ses voyages, mais celui-ci trop abimé ne ressemblait plus à rien.
Avec "illustrant" au lieu de "qui ..." ça serait encore mieux. Mais c'est vrai que j'ai l'habitude, dans mes textes, de virer au max les relatives, les "qui"/"que"/"quoi". Donc c'est vraiment subjectif. 

Pour l'autre phrase, la 3 est celle que je préfère.

 :)
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Re : Il marchait
« Réponse #8 le: 22 Octobre 2009 à 22:49:21 »
Citer
- Solitaire il entra dans une ville autrefois accueillante mais qui dévastée se vautraient dans ses immeubles écroulés.

aussi ma pref, mais c'est "vautrait" :mrgreen:
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Re : Il marchait
« Réponse #9 le: 23 Octobre 2009 à 06:58:59 »
C'est vrai que cela n'est pas un genre qui me plait d'ordinaire. Je n'ai pas accroché, je viens de lire un roman sur un sujet semblable et je ne vois pas très bien à quoi cela aboutit. L'impression de lourdeur et de désolation est bien rendue, mais dans quel but ?
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Re : Il marchait
« Réponse #10 le: 24 Octobre 2009 à 12:11:18 »
Pas le temps de lire les commentaires (je devrais même pas avoir pris le temps de lire le texte, mais un nouveau Kailiana, ça se fait pas attendre !)

Citer
Il en avait barricadées quelques unes
barricadé

Citer
ceux qui avaient vécus là
vécu

A part ça, à la différence de certains (oui, j'ai quand même survolé les commentaires), le style ne m'a pas du tout gênée, j'ai trouvé ça très bien écrit.
Mais... mais... mais ça va pas ? Tu peux pas détruire tout le monde de tes personnages ! C'est malin, je suis triste pour la journée, maintenant ! (preuve que le texte est bien, mais non, je veux pas que ce soit comme ça !). Le détail du chapeau du fou à la fin m'a achevée !
Allez hop, tu nous remets de la joie dans la suite, non mais oh ! Sinon je vais déprimer, moi !

Collectionisateur...  :coeur:
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

pehache

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Re : Il marchait
« Réponse #11 le: 25 Octobre 2009 à 20:00:41 »
Il marchait et jamais les paysages ne changeaient toujours cet amalgame de gris cendre et triste sans que rien n'en ressorte. Il dodelinait la tête doucement et [ ici une , obligatoire grammaticalement et logiquement]
. Il n'avait pas le talent de la louve blanche qu'il avait croisée autrefois. Même elle aurait eu bien du mal à ajouter une touche de verdure au désert environnant. Il ne servait à rien qu'il gâche (qu'il gâchât... oui, je sais...)   les quelques graines qui restaient dans sa collection.
le collectionisateur : le mot est laid, non ?
 qui dévastée se vautraient(ait) dans ses immeubles écroulés. Le cimetière d'habitations l'oppressait. Il y distinguait les fantômes de ceux qui avaient vécus là. Il ne restait  qui était partout (lourd, je trouve).)

J'ai bien aimé.


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Re : Re : Il marchait
« Réponse #12 le: 25 Octobre 2009 à 20:03:01 »

le collectionisateur : le mot est laid, non ?

Non, le mot est très beau  :mrgreen: (Mil, en mode fan)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Il marchait
« Réponse #13 le: 26 Octobre 2009 à 07:42:00 »
"Collectionisateur"
Pour ajouter un avis je trouve que le mot est très laid et lourd
Il fait catégorie administrative d'un agent public,
On sent bien l'intention : lier le collectionneur et celui qui veut reconstruire
je ne sens pas d'espoir dans ce mot mais plutôt une sorte de mécanique insensible et désabusée.

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Re : Il marchait
« Réponse #14 le: 26 Octobre 2009 à 21:05:38 »
Sans vouloir être plus Kailianiste que Kailiana, je crois que c'est tirer un peu l'interprétation : ne pas oublier que le Collectionisateur est un personnage récurrent des nouvelles de Kailiana, loin d'avoir été créé pour cette nouvelle-ci.
Et à moi, le mot m'évoque plutôt une déformation de langage enfantine et charmante. Comme disait ma prof de lettres, *ton dogmatique* "il n'est pas concluant de baser une interprétation sur ce qu'évoquent les sons, parce que ça renvoie souvent à des choses très différentes selon les individus" ! ^^
Cela dit, c'est idiot de ma part de parler à la place de Kailiana xD  (je suis fan, c'est pas ma faute !  :-[ )
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

 


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