Salut Assoula,
Tu tiens un bon sujet, et le ton est plutôt juste. Quelques fautes à corriger ici et là, et les guillemets me semblent superflus.
Ce qui me dérange personnellement, est que le poème hésite entre des strophes "canoniques" avec des rimes croisées et des passages tout à fait prosaïques (surtout vers la fin). Il faudrait (à mon humble avis) soit peaufiner le poème d'un point de vue prosodique, sans quoi il semble manquer de rigueur, soit assumer le côté prosaïque, en travaillant le rythme, en laissant tomber les rimes qui semblent un peu "forcées", et en optant pour des formulations plus naturelles, par exemple :
Un psy, non, il ne voudra jamais en consulter
De passer pour un mauvais mari
Toutes les issues semblent bloquées
J'aurais en outre une interrogation sur le fond : s'il était aussi simple pour la femme maltraitée de se dire que son mari est un monstre et qu'elle n'a qu'à le quitter, le problème perdrait de sa dimension tragique. Le vrai drame, c'est que les femmes battues sont en proie à toutes sortes de sentiments qui les empêchent bien souvent de partir : l'espoir que leur mari les traite mieux un jour, la peur d'être seule et en situation de précarité, la culpabilité à l'idée que c'est peut-être elles qui rendent leur homme violent, etc.
Si tu ajoutais une sorte de paragraphe délibératif qui ajoutait ces nuances, ton poème gagnerait en force et en justesse.