Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

09 Juin 2026 à 06:24:20
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Convergence

Auteur Sujet: Convergence  (Lu 3607 fois)

Hors ligne Kathya

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Convergence
« le: 14 Septembre 2009 à 22:51:39 »
Une autre histoire à points de vue multiples, bien qu'elle n'ait pas d'autres points communs avec Akya...
Je ne suis toujours pas satisfaite de cette nouvelle là, d'une part parce que ça ressemble trop à de la fantasy, et d'autre part parce que je l'ai gardé en tête longtemps avant de l'écrire, et je préfère l'image que j'en garde à sa version retranscrite.  ::)
(Et sans doute aussi parce que pour une fois la fin est compréhensible  ;D)
Une fois de plus le titre est pifométrique.  :D


Amaryde

          Une enfant sommeille. Elle est ma chair. La prunelle de mes yeux. Mon présent égoïste. Née de mon seul corps alors que l’étreinte de son géniteur n’était plus qu’un songe, un rêve éveillé où ses bras puissants m’enlaçaient avec passion sous l’œil éhonté de bruyants volatiles. Bergeronnettes et geais, mésanges et moineaux, j’avais cru qu’avec moi vous riiez du destin, et je n’ai rien écouté de vos stridents avertissements. Car dans les bois ancestraux vous m’aviez fait serment, de protéger ma fille tout autant que je vous chérissais. Plus perspicaces que moi, vous aviez vu dès lors ce que mes yeux fuyaient.

          Et voilà qu’elle dormait, mon ange déchue du ciel, ses cheveux d’or bouclant sur le tissu grossier, n’ayant pu lui offrir le satin qu’elle méritait. Malgré les coups du sort j’étais parvenue à l’élever à l’abri du besoin, à surmonter les ragots et à préserver sa pureté, avec plus de ferveur que je ne l’avais fait de la mienne, je l’avoue. J’avais eu tant de peines que mon cœur vibrait de joie à la vue de ce sommeil paisible. Immérité, diraient ceux qui ne jurent que par la force déployée. Mais depuis toujours, j’avais pour elle d’autres projets. Elle prendrait ma place, elle avait pour les herbes un talent inné, fruit du labeur de ses yeux enfantins guettant mes allées et venues. Elle ferait une excellente guérisseuse, me succéderait au service de ma Dame, et sa beauté mystique la ferait remarquer, et épouser, qui sait, par quelque damoiseau puîné qui lui offrirait l’existence qui m’avait échappée, plus sûrement que le sanglot d’un poisson dans une épuisette lâche.
  
          Et même si l’évidence parlait désormais contre elle, et qu’on niait son habileté à influer sur la vie, je ne désespérais pas qu’elle obtienne de ma Dame une seconde chance. Je ne serais pas allée jusqu’à soigner en son nom ceux qui se presseraient à sa porte, mais en secret, j’espérais que ma mort les plongerait dans un tel désarroi qu’ils n’auraient d’autre choix que de se fier à elle. Ce n’était pas mesquinerie de ma part, elle était douée, je le savais. J’étais fière et blessée, d’être seule à en être intimement convaincue. Le rêve que je caressais pour elle ne pouvait souffrir aucune contrariété. Je pensais qu’il se réaliserait aussi sûrement que le printemps succède à l’hiver.

          Jusqu’à ce que, la recouvrant du drap qui délaissait sa frêle silhouette, l’horreur ne me saisisse en un étau glacé. Sur ses membres alanguis enivrés de sommeil, sa peau diaphane, à l’image de la lune qui veillait sur ses nuits, accusait de sombres meurtrissures. Le regard suspendu aux marques violacées, mon cœur pourtant solide oublia un battement. J’avais vu trop de sang pour frémir à sa vue, mais le spectacle de ma fille constellée d’ecchymoses valait tous les cortèges putrides, toutes les pestes, que ce monde eut connu. Chair lacérée, os brisés, gangrènes et draps maculés d’immondices, rien ne m’affectait plus. Et pourtant, mue par une fascination douloureuse, je soulevais le drap comme j’eus fait d’un linceul, feignant de l’ajuster encore. J’eus peine à embrasser d’un seul regard les coups innombrables. Se retournant, Micia croisa mon regard, de ses yeux d’aube légère qu’elle ne tenait pas de moi, et esquissant son plus doux sourire, elle rejoignit ses rêves avant qu’il ne mourut.

          En cette nuit singulière, le Démon a germé dans mon âme, graine fertile remplaçant tous les enfants à naître que je n’aurais jamais. Sinon, comment mes doigts auraient-ils pu broyer les herbes assassines, les distiller avec une telle expertise, les mêler avec malice au miel qui les noierait ?    
Le destin m’est cruel, je l’affronte avec les seules armes que je posséde. Mes doigts se raffermissent sur la coupe de poison, et je sais que je ne tremblerai pas. Lorsque je serai morte, c’est elle qu’ils choisiront dans un dernier recours.
          Mon trésor, mon enfant. Tu goûteras au délice d’une juste vengeance. Puisse-t-elle t’épargner la douleur de ma perte.

Xan


          J’ai faim.
Comment vaincre une idée fixe ?
J’ai soif.
La remplacer par une autre avait son efficacité. Provisoire.
Ma gorge desséchée ne m’aidait pas vraiment à oblitérer les gargouillements dépités de mon estomac. Ressassant amèrement les faits qui m’avaient conduit ici, j’admettais que le temps écoulé apaisait ma colère, et que mes actes me paraissaient, non moins légitimes, mais plus déraisonnables.

          Regrettais-je ? Aurais-je recommencé si tout avait été effacé et l’ardoise aussi vierge que les cuisses d’une prêtresse ? Sans la moindre hésitation, je le savais. Et pourtant, alors que mon regard errait sur les poutres poussiéreuses éraflant le tissu que la nuit étirait dans ma cellule de fortune, je savais aussi qu’à l’aube je jurerai l’inverse et que mon repentir égalerait celui d’une mauvaise fille à son mari cornu.

          Je pensais que mon père approuverait. Il m’avait tant seriné que je n’avais pas à avoir honte de ma condition. Il avait toujours du respect pour la Dame et pour Amaryde, il paraissait même que je lui devrais d’être sorti vivant du ventre de Mère.

          Oui, j’ai levé la main sur elle. Oui, c’est une fille. Mais je n’avais pas l’impression d’agir plus en lâche que lorsqu’elle et Esrada nous tendaient des pièges pendards aux heures de service. Combien de fois ai-je reçu des coups qui leur étaient destinés ! Combien de seaux renversés par leur faute et de chausses crottées ! Combien de nuits identiques à celle-ci, à prier pour une miche, gémir pour un peu d’eau ?

          Quelque sympathie particulière qu’ait Esrada pour cette peste, elle n’en reste pas moins du même rang que moi. Si j’endure sans broncher ni rougir les remontrances de mon maître tout comme les corrections de mon père, puisse l’aversion que j’ai pour elle lui rappeler quel cul de basse-fosse est le sien, aussi mignon soit-il ! J’ai eu tort de faire justice moi-même, mais la Dame saura lui rappeler quelle place est la sienne, et que le gibet récompense les pies voleuses. J’ai aperçu l’éclat du rubis à son cou et cela me suffit. Qu’elle ose arborer sur un simple cordon de cuir le fruit de son larcin défie l’entendement, mais sa vanité la perdra, je le jure. Même Esrada saura. Je rêve, de l’indignation incendiant son regard de jade, de la rage déformant ses lèvres élégantes pour bannir à jamais son odieuse camériste. Hélas, j’ai peur que le procès ne s’éternise et que la jeune maîtresse ne parte avant sa fin.

Micia

          Quel bruit font les larmes qui meurent à leur naissance, embuant le tissu d’auréoles humides ? Aucun je l’espère. Je ne voudrais pas faire de peine à Mère. Je pensais pouvoir la sauver. J’avais vérifié trois fois les étiquettes aux écritures hésitantes, cueillies les racines qui chassent la fièvre et décapitées les fleurs qui taisent les maux des femmes à chaque lune nouvelle. J’imaginais revoir Esrada, souriante, rutilante dans son habit de noces, parée telle une princesse attendant son amant. J’ai tellement honte. Cela devait marcher. Je n’ai pas failli, mère.

          Je quêtais ta gratitude, Esrada. Je désirais que tu emportes de moi, dans ta nouvelle demeure, le souvenir de ta petite sœur chérie. Je voulais que, plus tard, lorsque tu ferais tournoyer dans les airs le fruit de ton union, l’innocence d’un sourire te rappelle ce que nous avions partagé. Ne m’abandonne pas aux limbes du passé. Je ne veux pas être un souvenir parmi d’autres. J’ai toujours ta bague, tu sais, mais que garderas-tu de moi, qui n’ai rien à t’offrir ?

          Le blâme est mérité. L’exil me tend les bras. J’aspire au départ, et le murmure des ragots s’agite dans mon sillage. L’heure est proche. Félicitations, grande sœur. Tu seras une épouse remarquable, je n’en doute pas. Et dans l’ombre des bois, si la fortune me sourit, je saluerai ton départ vers ton nouveau foyer. Au moins ne verras-tu pas les larmes noyer mes yeux.

Esrada

          Traîtres. Je vous hais. Vous n’aviez pas le droit. J’ai confessé mon désarroi, vous vous êtes joués de moi. Je ne veux pas me marier, je ne veux pas d’enfants, je ne veux pas voir sa main dans la mienne. Ni émotion, ni caprice dans ma résolution. Vous ne me sauverez pas. C’est un coup en plein cœur que vous m’avez porté, alors ne vous étonnez plus si mes membres vacillent.

          Micia, pardonne-moi, puisses-tu me pardonner. La potion que tu m’as fait porter a abreuvé les plantes. Et pourtant je ne puis lâcher la coupe. Je la cache précieusement, comme le seul souvenir qu’il me reste de toi. Je ne pensais pas aux conséquences. J’étais furieuse, je le suis toujours. Je ne voulais pas guérir. Il m’a possédé, que lui faut-il ma main ? J’ai décidé de mon sort, a-t-il dit en riant grassement, lorsqu’il m’a prise à ta place, ignorant mon rang, alors qu’il te lorgnait sur le chemin de terre qui conduit au village, nous prenant toutes deux pour deux pauvres bougresses. Je n’aurais pas dû te suivre et pourtant, je n’arrive pas à regretter cela. Pardonne-moi, Micia, j’ai pour toi le respect que je n’aurais jamais pour lui. Voilà l’homme, le scélérat, la bête que j’épouse. J’aurais affronté l’opprobre et accepté le moins reluisant des chevaliers de Mère s’il le fallait, mais voici qu’il est bien né, et Mère ne veut pas vendre au rabais une enfant déflorée. Mon cœur saigne, et saigne d’autant plus que je ne te reverrai pas.

          J’ai peur pour toi, et pour toi je serai forte. Si l’exil est ton lot qu’importe, j’exigerai de mon époux qu’il t’engage à notre cour bien que ce « nous » me coûte car il ne t’inclue pas. Je vivrai pour toi, Micia, car il me plaît de savoir que sans moi tu ne survivras pas. Je te préserverai de lui. Nous serons réunies, s’il te plaît de partager ma tour d’ivoire. Mais je t’en prie, je ne veux plus voir l’émerveillement étoiler tes yeux naïfs. Ce n’est pas un beau mariage, Micia.

          Je serai forte. Mes doigts se resserrent sur le bol apporté il y a peu. Celui-là me sauvera, m’a-t-on dit. Je m’en veux. Je sais que tu aurais fait aussi bien que ta vieille mère. Je ne voulais pas te faire de mal. J’étais sotte, je pensais ma vie sans valeur alors qu’elle se monnayait dans mon dos. Mes doigts tremblent sur la coupe. Le bol est trop grand, la mixture fluide mais sirupeuse, et je renonce à en transvaser plus que l’équivalent de quelques cuillérées. Je repose ou laisse choir, tant mes gestes sont gourds, le bol à mon chevet. Je serai forte, Micia. Et je leur dirai, que c’est à ta coupe que j’ai bu. Je leur dirai…
Mais c’est si étrange, ce goût de miel.
« Modifié: 23 Septembre 2009 à 17:08:33 par Kathya »
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

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Hors ligne camdailclot

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Re : Convergence
« Réponse #1 le: 15 Septembre 2009 à 07:58:28 »
aie !
Une faute d'orthographe
tu écris : "m’avez portez"
est ce qu'elle nuit au texte ?
Je plaisante bien sûr.
Personne n'est à l'abri.

La forme de ton texte est intéressante, les points de vue multiples sont un exercice souvent pratiqué dans les ateliers d'écriture.
Ici le genre garde une grande force.
J'ai beaucoup aimé le lire et me suis laissé emporter.

Puis je trouver le style parfois un peu "emphatique". Bien que cela s'accorde au mieux avec l'époque supposée de la narration.
Ce qui est plaisant c'est que justement l'époque n'est que suggérée sans trop de détails.

Le texte eut été encore plus fort si tu avais écris les différents points de vue avec une "langue" plus différente à chaque fois. Comme pour marquer mieux le passage d'un personnage à l'autre

Certaines comparaisons sont assez "curieuses"
par ex : "aussi vierge que les cuisses d’une prêtresse"

Certaines expressions aussi
"Quel bruit font les larmes qui meurent à leur naissance"

Quelques expressions sont banales également
Mais c'est impossible d'y échapper.

Je te trouve trop dure dans ton autocritique
Justement tu as bien évité le piège de la "fantasy" ( piège qui se referme souvent sur les récits de ce forum)
Les points de vue multiples donnent une quatrième dimension et un relief saisissant à ton récit.
Le lecteur pénètre dans cet univers très profondément
Le fait de garder un récit longtemps en tête lui donne souvent plus de force et d'âme, le problème c'est qu'en le couchant sur le papier ce n'est pas facile de lui donner une forme en adéquation avec ses pensées. C'est un de mes problèmes récurrents, je comprends donc parfaitement ce que tu ressens.

Bravo en tout cas !
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musicien de jazz, voyageur, aquarelliste
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aime la vie
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Hors ligne Kathya

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Re : Re : Convergence
« Réponse #2 le: 15 Septembre 2009 à 13:04:10 »
Mea culpa, la faute a disparu...  :D

J'ai conscience que le style est un peu lourd par moment, mais je voulais me départir de ma nouvelle précédente du même genre où le ton était bien plus léger. J'ai longuement hésité à détailler ou non, à laisser plus d'indices, je n'ai pas l'habitude d'écrire des textes avec si peu d'actions...

Pour ce qui est de trancher davantage par le langage, j'ai eu du mal à m'y résigner, car je ne voulais pas briser la continuité du récit. J'ai respecté les caractères comme je les imaginais, mais pas vraiment (voire pas du tout) les registres de langue...

Pour les expressions bizarres ou très banales, j'ai écrit ce texte sur un coup de tête avec peu de temps, certaines ne me plaisent toujours pas. Notamment la première que tu as relevée, qui date de ma tentative avortée de donner à Xan un langage moins recherché, tandis que j'aime beaucoup la deuxième image qui s'accorde selon moi à la naïveté saugrenue du personnage de Micia.

J'ai enlevé quelques banalités avant de poster, mais la vieille guérisseuse en dit encore pas mal... Et vu que tout le récit s'apparente ou presque à des paroles, je me suis dit que ce n'était peut-être pas si gênant.

Disons que ce texte me laisse une impression mitigée. Je sais que j'en aurais été plus satisfaite si je l'avais écrit avec davantage de soin mais maintenant qu'il est écrit, j'ai bien plus de mal à le modifier. Il m'apparaît "trop simple" et pourtant ne gagnerait sûrement rien à la complexité. J'ai beaucoup de mal à le regarder d'un œil neuf.

Et enfin, je suis maniaque et toujours prête à râler, même sur mes propres textes...

Merci d'avoir lu et commenté ! ^^
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Hors ligne Fubuki

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Re : Convergence
« Réponse #3 le: 16 Septembre 2009 à 23:54:16 »

Le texte est plaisant à lire mais j'ai eu du mal à comprendre ...

Amaryde est la mère de Micia, et Esrada la fille de la Dame ?

Xan est celui qui a battu Micia ?

Voilà ce que j'ai compris ...

Mais du coup on pense que le poison préparé par Amaryde est destiné à Xan qui a battu sa fille (si tant est que les réponses à mes questions s'avèrent juste ^^) or c'est Esrada qui boit le poison (si l'allusion au goût de miel se révèle être le poison) ...

Alors où est l'intrigue ? Je me suis perdu dans la lecture ... avec les questions les plus simples : Qui est qui ? Qui en veut à qui ? Qui aime qui ? Qui fait du mal à qui ?

C'est sûrement très simple à comprendre mais je suis perdue quand même ! xD
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Hors ligne ernya

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Re : Convergence
« Réponse #4 le: 17 Septembre 2009 à 00:51:15 »

Amaryde
Plus perspicace que moi, vous aviez vu dès lors ce que mes yeux fuyaient.
un "s" à perspicace ?

enfantins guettant mes allers et venus.
allées et venues

Elle ferait une excellente guérisseuse, me succéderait au service de ma Dame, et sa beauté mystique la ferait remarquer, et épouser, qui sait, par quelque damoiseau puîné qui lui offrirait l’existence qui m’avait échappé, plus sûrement que le sanglot d’un poisson dans une épuisette lâche.
ça fait beaucoup de relatifs pour une phrase :mrgreen:
m'avait échappée

  
ceux qui se presserait à sa porte, 
presseraient

J’étais fière et blessée, d’être seule à en être intimement convaincue.
d'être la seule ?
c'est un peu lourd en tout cas

Le destin m’est cruel, je l’affronte avec les seules armes que je possédais.
pourquoi un imparfait ? il faudrait plutôt un présent, non ?


moi j'ai compris que Xan frappait Micia, Micia qui est la soeur d'Estrada et la fille d'Amaryde, c'est ça ? ><

j'ai trouvé le texte un brin confus, mais rien de vraiment grave, la lecture se fait aisément quand même
il y a des passages très poétiques que j'ai beaucoup aimé, et en fait le seul point négatif se serait que j'aurais vu ça plus long....
enfin bon difficile de faire autrement avec ce que tu as écrit, mais peut-être prendre un peu plus de temps pour chaque personnage, le personnage de Xan passe un peu à la trappe par exemple
mais sinon j'ai bien aimé ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Kathya

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Re : Convergence
« Réponse #5 le: 17 Septembre 2009 à 00:55:59 »
Et moi qui croyais que pour une fois j'avais écris quelque chose de clair...  >< :D

Citer
Amaryde est la mère de Micia, et Esrada la fille de la Dame ?
Oui ! ^^

Citer
Xan est celui qui a battu Micia ?
Oui ! ^^

Citer
Mais du coup on pense que le poison préparé par Amaryde est destiné à Xan qui a battu sa fille
Au détail près qu'Amaryde ne sait pas que c'est lui.

Citer
or c'est Esrada qui boit le poison (si l'allusion au goût de miel se révèle être le poison) ...
Oui ! ^^

Citer
Alors où est l'intrigue ?
Euh... Joker ! ^^ L'intrigue consiste simplement à démêler les fils...

Citer
Qui est qui ?
Amaryde la guérisseuse du village, Micia sa fille. Xan un garçon de cuisine. Esrada la fille de la Dame.

Citer
Qui en veut à qui ?
-Amaryde en veut au village entier, car elle se sent trahie. Elle a sacrifié son existence pour préserver la vie d'autrui, et ne vit que pour sa fille. Elle est blessée qu'on puisse voir sa fille comme une incapable (car elle n'a pas réussi à soigner Esrada) et vu que la logique veut qu'on se tourne vers elle, qui a la réputation et l'expérience, elle pète un câble et décide d'empoisonner Esrada. Elle part du principe que de deux choses l'une, soit ils s'imagineront que rien ne pouvait la sauver et elle sera "vengée" (c'est un peu la faute d'Esrada qui veut pas guérir, non mais ><), soit ils la tueront elle pour son crime et n'auront plus qu'à se fier à sa fille... C'est tordu mais elle est au moins à moitié folle à la fin de sa partie.  :D

-Xan en veut à Micia pour les mauvais tours qu'elle lui a joué. Elle a été entraînée par Esrada, mais reconnaissant sa condition, il se défend de faire des reproches à l'héritière de la Dame...

-Micia ne s'en veut qu'à elle-même, de n'avoir pas su sauver Esrada.

-Esrada en veut à sa mère pour son mariage arrangé, à son futur mari qu'elle hait, et à la terre entière au passage car elle a un caractère pour le moins enflammé.

Citer
Qui aime qui ?
-Amaryde aime sa fille.
-Xan a du respect pour Esrada.
-Micia aime sa mère et voit Esrada comme sa sœur de cœur.
-Esrada aime Micia à sa manière.

Citer
Qui fait du mal à qui ?
-Amaryde fait du mal à sa fille. D'une part elle ne l'a pas assuré de la confiance qu'elle avait en ses capacités, et d'autre part Micia n'approuverait pas les projets morbides de sa mère si elle en avait connaissance. Elle fait aussi du mal à Esrada, s'il est nécessaire de le préciser...

-Xan fait du mal à Micia car il jure de la dénoncer pour avoir volé un bijou à Esrada. Elle lui a en vérité offert en souvenir, mais après la mort de cette dernière, plus personne ne plaidera sa cause.

-Micia a pourri la vie de Xan sous l'influence d'Esrada. Elle est persuadée que sa mère lui en veut pour son échec, mais en fait il n'en est rien.

-Esrada a nui à Xan. Elle fait du mal à Micia en refusant le remède qu'elle lui a concocté, anéantissant sa réputation en tant que guérisseuse. En transvasant les coupes elle ne fait qu'empirer les choses, car Micia sera la première accusée de son assassinat...

Je vous assure ça me paraissait simple et même trop simple.  ><

PS : Je n'exclue jamais le mega happy end, on ne peut pas exclure qu'Esrada survive, seule la dose fait le poison...  ::)


Merci ernya, fautes corrigées o/
Il me semblait bien que je savais plus écrire "allées et venues".  ><

Pour la phrase à rallonge, c'était pas une négligence de ma part, c'était pour accentuer le côté délirant des rêves de la mère... La tournure n'est pas élégante, mais plutôt dure à suivre, ce qui était l'effet recherché... ^^

Pour l'imparfait j'avais changé les temps plusieurs fois et celui-ci m'avait échappé.  
Tu as plutôt bien compris, pour les détails, cf plus haut.  :D

J'ai hésité à rallonger de peur de creuser l'écart entre les différentes parties. (J'aurais pas forcément rallongé le passage de Xan par exemple, car c'est celui qui apporte le moins à l'intrigue général, il est plutôt là pour enfoncer le clou... )
Et le côté "précipité" m'arrange, aucun des personnages ne prend le temps de s'adresser au lecteur convenablement, de lui raconter les événements dans l'ordre ou de manière exhaustive. Chacun livre sa version, et si toutes concordent (et convergent ><), aucune ne s'offre le luxe de l'objectivité.
« Modifié: 17 Septembre 2009 à 02:01:47 par Kathya »
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Re : Convergence
« Réponse #6 le: 17 Septembre 2009 à 01:22:17 »
mmmmokay donc je vois que mes questionnements n'étaient pas du luxe en fait !  :D

Je comprends mieux les méandres de l'esprit d'Amaryde avec tes explications qu'à la lecture du texte ... C'est dommage  :huhu:

Et d'ailleurs Esrada devait guérir de quoi ? o_o

Citer
Micia a pourri la vie de Xan sous l'influence de Micia

Sous l'influence d'Esrada je suppose ? =)


Sinon donc pour résumer maintenant j'ai compris que :

Amaryde se venge d'Esdrada car elle pense que c'est elle qui a commandité l'agression de Micia pour se venger de son remède qui n'aurait pas marcher.
Quiproquo regrettable quand on finit par savoir que l'agresseur est en fait Xan.

J'ai bon ?  :D

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Hors ligne Kathya

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Re : Re : Convergence
« Réponse #7 le: 17 Septembre 2009 à 01:44:05 »
Je comprends mieux les méandres de l'esprit d'Amaryde avec tes explications qu'à la lecture du texte ... C'est dommage  :huhu:
Je voulais pas trop expliciter les choses, la partie d'Amaryde étant écrite de manière à faire penser qu'elle va se suicider pour que sa fille la remplace...  ::)

Citer
Et d'ailleurs Esrada devait guérir de quoi ? o_o

Libre au lecteur de s'en faire son idée, mais si tu veux la mienne, cette jeune fille souffre :
-d'une maladie purement psychosomatique. C'est un peu la gamine qui a de la fièvre pour pas aller à l'école...
D'autant plus qu'elle a un peu eu l'habitude que tout se déroule à sa guise. (Pour moi la phrase "Je vivrai pour toi, Micia, car il me plaît de savoir que sans moi tu ne survivras pas. " résume à elle seule le caractère odieux et prétentieux d'Esrada. )
-d'une anorexie prolongée accompagnée d'une dépression sévère...
-des nausées liées au fait qu'elle est peut-être enceinte...

Bref de 3 fois rien. Esrada n'est pas à l'article de la mort mais se plaît à le laisser penser. Elle boit la potion davantage pour pouvoir dire à sa mère "regarde je suis guérie" que pour se soigner et aussi parce qu'elle est malheureuse au point de se laisser dépérir et donc pas vraiment au mieux de sa force non plus. Mais le fait qu'elle ne soit pas "vraiment" malade participe à l'ironie du récit...  ;D


Citer
Citer
Micia a pourri la vie de Xan sous l'influence de Micia

Sous l'influence d'Esrada je suppose ? =)
Oui, je suis fatiguée.  ::)

Citer
Sinon donc pour résumer maintenant j'ai compris que :

Amaryde se venge d'Esdrada car elle pense que c'est elle qui a commandité l'agression de Micia pour se venger de son remède qui n'aurait pas marcher.
Quiproquo regrettable quand on finit par savoir que l'agresseur est en fait Xan.

Libre à chacun d'interpréter à sa guise, mais tu as une vision du personnage bien plus charmante que moi.  :D
Pour moi le quiproquo résidait davantage dans "Amaryde se venge d'Esrada car si elle n'avait pas existé, sa fille serait toujours bien vue pour lui succéder, et également parce qu'Esrada symbolise à elle seule tous les enfants qui ont vécu une existence plus agréable que son inestimable fille."

Après chaque personnage est victime d'un (ou plusieurs) quiproquo(s).
« Modifié: 17 Septembre 2009 à 02:02:48 par Kathya »
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

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Verasoie

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Re : Convergence
« Réponse #8 le: 23 Septembre 2009 à 11:05:57 »
Tu écris super bien o_o. Je sais pas si j'ai déjà lu d'autres textes de toi (faut que je rattrape ça), mais, je sais pas... j'adore tes métaphores/comparaisons/remarques acerbes/pensées du personnage.

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J’avais vu trop de sang pour frémir à sa vue, mais le spectacle de ma fille constellée d’ecchymoses valait tous les cortèges putrides, toutes les pestes, que ce monde eut connu.
J'aime !
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Regrettais-je ? Aurais-je recommencé si tout avait été effacé et l’ardoise aussi vierge que les cuisses d’une prêtresse ?
J'adore la comparaison. XD

Hum sinon j'ai été trop frustrée à la fin, parce que j'avais rien compris aux quiproquos. ><. Donc ça s'est éclairé dans les commentaires, mais je pense que ça pourrait être plus clair, même si je sais pas comment :/.

Edit: ah ben en fait, j'avais lu Akya, et j'avais adoré le style aussi :mrgreen: *commentaire inutile*
« Modifié: 23 Septembre 2009 à 11:12:56 par Verasoie »

Hors ligne Kathya

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Re : Convergence
« Réponse #9 le: 23 Septembre 2009 à 17:18:02 »
Merci.  :D

Zut, quand je l'ai posté j'avais vraiment l'impression que c'était (trop) simple...
Peut-être que je devrais préciser les liens entre les personnages et détailler l'état d'esprit de la mère, bien que sa partie soit déjà la plus longue...  ???
Après faudrait que je fasse une étude statistique, généralement la moitié de mes lecteurs passe à côté de ce qu'il fallait comprendre...  ::)

Ça me surprend dans le bon sens, car à première vue je pensais que les gens qui avaient apprécié Akya n'aimeraient pas cette nouvelle vu que l'univers et la tonalité sont complètement différents.
(Même Xan fait plus mature que Jefferson...  :mrgreen:)
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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