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12 Juin 2026 à 10:08:45
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le prince oublié, ou

Auteur Sujet: Le prince oublié, ou  (Lu 11713 fois)

Hors ligne Kathya

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #30 le: 05 Septembre 2009 à 20:38:03 »
Rien à redire sur cette partie qui donne enfin son sens au titre.  :D
*imagine la tête des ennemis devant l'acte en train de ce demander ce que c'est que ce "ou"*

La transition m'a plu, sans doute parce qu'elle offre une dimension supplémentaire à l'histoire. (l'héroïne amnésique torturée reste assez creuse à mes yeux... ^^")

La suite !  :D

Edit : N'empêche que, pour moi, s'affirmer certain, ça revient un peu à dire : "Je suis certain d'être certain que..."
« Modifié: 05 Septembre 2009 à 20:43:08 par Kathya »
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Milora

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Re : Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #31 le: 06 Septembre 2009 à 18:25:07 »
Rrmm... Ce n'est pas très  constructif, comme commentaire, mais bon...
Mais si, ça l'est ! Tout commentaire, dès lors qu'il renseigne sur ce qu'a pensé le lecteur, est constructif ! Et le tien me fait très plaisir :)

Matt --> Certes... Mais c'est pas très bon signe sur l'intérêt de cette histoire, lol.

Kathya --> Soit ! J'enlèverai le "certains" ! Le lecteur est roi...  ;)

Bon ben voilà, suite et fin... Je remercie ceux qui l'ont suivie en entier (et ceux qui n'en ont lu qu'un bout aussi ^ ^)... La fin ne me satisfait pas trop, je la changerai peut-être... Woilà.
______________________

*
*   *

      Autour du monticule rocheux sur lequel était juché le château, la plaine s’étendait à l’horizon, dans les tons jaunes et chauds des champs avant les moissons. Jusqu’à ce que la jeune femme ne le relève, je n’avais jamais remarqué que ce paysage vierge de forêts et de routes était peu habituel – il est vrai que passer à travers champs avec nos machines de guerre m’avait toujours paru une étrange stratégie. Je l’avais suppliée de m’accompagner à nos pourparlers. Elle avait d’abord refusé, arguant qu’elle avait rempli son rôle et qu’elle avait hâte de tirer sa révérence dans cette « histoire de fous à lier avec des chaînes inoxydables ». Elle m’avait relaté ses manœuvres pour atteindre le donjon ainsi que cette amnésie qui la rongeait. J’avais prêté une oreille attentive à ses déboires, et après son récit aussi tragique qu’émouvant, j’avais répondu :
-   Ah oui ? Bon… Alors, vous m’accompagnez ?
      Elle avait soupiré comme si je lui demandais de s’arracher un œil, puis elle avait fini par accepter. Elle sentait que je n’étais pas à la hauteur du rôle qui m’était échu.
      Et nous nous tenions à présent à cent pas du pont dormant, moi en avant, elle à en retrait, et à l’arrière, cinq de nos plus valeureux soldats – les seuls à tenir debout, en vérité. En face, se dressait un pavillon bleu sombre encadré de gardes. Les chevaux paissaient à l’écart, se remettant de leurs efforts. Nous étions en retard – comment aurions nous pu être à l’heure ? L’ennemi avait détruit notre clocher, et il n’y avait plus personne pour sonner les vêpres.
      Enfin, la tenture du pavillon s’écarta, et parut un homme d’une cinquantaine d’années à la barbe poivre et sel. Il s’avança dans notre direction, escorté de deux gaillards dont la main semblait cousue à la garde de leurs dagues. Arrivé face à moi, il renifla, dubitatif. Mon aspect ne soutenait pas la comparaison avec son riche pourpoint de velours bordeaux, mais je tentai de me rattraper par un air déterminé.
-   Vous affirmez être le seigneur d’Herbault ? lâcha-t-il d’un timbre rocailleux.
-   Oui ! – ma voix prit malencontreusement la gamme des pinsons et des canaris.
-   Des informateurs me disent le contraire, poursuivit-il. Prouvez-le !
      Je tirai notre espèce de testament de ma manche, et le déposai entre les doigts du seigneur de Groma. Il le déroula avec une lenteur désarmante et le parcourut des yeux. Il n’avait pas sourcillé à la lecture du titre – ouf.
-   Bien, conclut-il en me le rendant. Je vous crois. La rumeur circulait que votre père entretenait un enfant illégitime depuis bien longtemps. Qu’importe ! Son sang coule dans vos veines, et vous devrez le verser à mes pieds !
      Ouille. Les choses ne prenaient pas le tour que m’avait promis la jeune femme. Je l’aperçus se mordre nerveusement les lèvres. L’envie de la pousser en avant en m’écriant : « c’est pas moi, c’est elle ! » me traversa furtivement l’esprit. Mon silence s’éternisa. Nous étions arrivés à une impasse.
-   Seigneur ? m’appela-t-elle alors d’un ton plus réservé qu’à l’ordinaire.
-   Oui ?
-   Puis-je m’exprimer ?
-   Oh, oui ! Oui, oui, allez-y ! Je vous y autorise ! N’hésitez pas !
      Elle me rejoignit en face du seigneur de Groma.
-   Si je puis me permettre, Votre Magnificence… pourquoi voulez-vous tuer mon maître ?
-   C’est inscrit dans la prophétie. Son sang devra être versé pour guérir ma fille unique.
      Ce à quoi elle répondit respectueusement :
-   Oh purée, une prophétie, c’est de la triche, ça.
      Je me raclai la gorge pour lui rappeler que, si elle n’était plus l’héroïne, elle pouvait encore provoquer quelques catastrophes. Fort heureusement, elle se ressaisit.
-   La prophétie mentionne-t-elle explicitement que le seigneur d’Herbault doit mourir ? s’enquit-elle.
-   Son sang doit être versé aux pieds de mon innocente enfant. C’est la seule condition de sa rémission. Ainsi a parlé la Fée Blanche.
-   Versé ? C’est bien cela ? insista-t-elle, sans réaliser que chaque évocation de mon sort à venir me donnait l’envie de prendre mes jambes à mon cou en agitant les bras.
      J’étais un soldat. Je n’avais pas peur d’obéir aux injonctions, de me battre et de souffrir, de donner ma vie pour mon général s’il le fallait. Mais se faire exécuter, seul, pour les beaux yeux d’une princesse grippée, cela m’envahissait d’une peur incontrôlable.
-   Versé, oui ! s’impatienta le seigneur de Groma. Votre Grandeur, acceptez-vous la reddition – histoire que j’épargne le reste de votre cour – ou dois-je massacrer tout le monde et me récolter une pénitence et des Ave Maria à n’en plus finir pour expier mes fautes ?
-   Ça, cher auteur, c’était d’une poésie ! murmura la jeune fille avec dédain en aparté.
      Elle glissa soudain dans une flaque de boue et se rétablit in extremis. Nous ne relevâmes pas l’incident. Puis, à haute voix, elle ajouta :
-   Personne ne va massacrer personne, ni réciter quoi que ce soit. Le seigneur d’Herbaudt peut très bien verser son sang sans en mourir. La quantité n’est pas précisée, si ? Bon alors, approchez, Votre Grâce.
      Je m’exécutai et lui abandonnai ma main… et mon poignard. Non, cela ne pouvait pas être aussi simple ? Mon regard croisa celui du seigneur de Groma, et je fus certain que la même pensée l’avait traversé.
-   Faites venir votre fille, Votre… heu… Radieuse Bonté.
      L’on fit sortir du pavillon une chaise à porteurs brodée de perles. Lorsque la couche de la princesse fut à notre niveau, on écarta les tentures moirées, dévoilant le visage angélique d’une magnifique jeune personne endormie. Ses longs cheveux d’or ondoyaient sur un oreiller immaculé, une mèche abandonnée sur ses joues de porcelaines contrastait avec ses lèvres corail. Ses paupières étaient rabattues sur de longs cils soyeux, laissant présager la splendeur de ses yeux. Elle incarnait la Beauté endormie.
-   Allez hop, j’ai pas que ça à faire, maugréa ma jeune fille blonde à moi.
      Sans prévenir, elle enfonça la lame dans la paume de ma main et pressa sur la plaie pour la faire saigner. Je crispai les mâchoires sous la morsure du fer, mais ce ne fut qu’une broutille à côté des multiples blessures que mon métier m’avait apportées. Une goutte rouge carmin ruissela sur mon poignet, et tomba au sol sur un épi de blé. Nous retînmes tous notre souffle, aspirés dans la contemplation de la princesse agonisante.
      Princesse qui continua d’agoniser en silence, sans la moindre réaction.
-   Subterfuge inutile ! s’écria le seigneur de Groma, belliqueux. Votre Altesse doit mourir !
-   Votre prophétie est fausse ! contrattaquai-je, prêt à tirer mon épée et à défendre mon ma vie au péril de ma vie – concept surprenant mais non dénué de logique.
-   Taisez-vous, les gars ! nous coupa la jeune femme. La prophétie dit que le sang doit couler aux pieds de la princesse, non ? Venez par ici.
      Elle m’entraîna au-dessus des chevilles de l’endormie, et pressa encore sur l’entaille. Une deuxième goutte perla, scintillant dans le soleil couchant. Elle trouva son chemin plus facilement que la première, et tomba sur les draps avec grâce.
      Ce fut comme un enchantement. Les narines de la princesse frémirent, son corps remua faiblement, puis elle bailla avec vigueur et ouvrit ses mirifiques yeux bleu marine.
-   Père ! bredouilla-t-elle d’une voix fluette.
-   Oh, mon enfant, mon cher ange ! sanglota le seigneur de Groma en se jetant à son chevet pour la serrer dans ses bras.
      Je poussai un soupir de soulagement, imité par ma sauveuse. A partir de là, tout ne fut plus autour de nous qu’exclamations exaltées et cris de liesse. Un miracle venait de se produire, l’innocence revivait, la lignée des Groma était sauvée ! Les gardes adverses semblaient partager l’enthousiasme de leur seigneur, entre accolades et rires enjoués.
      Laissant père et fille à leurs retrouvailles, nous retournâmes auprès de nos soldats. L’affaire n’était pas terminée, mais il me semblait sincèrement que l’homme allait nous laisser en paix. Ainsi, j’étais bien le fils du seigneur d’Herbaudt ! J’en doutais encore fortement, lorsque mon sang avait jailli de ma peau. Et pourtant, c’était vrai ! Un prince, j’étais donc un prince… J’administrai une tape sur l’épaule d’Aldred qui me sourit, radieux. Nous n’allions pas mourir aujourd’hui !
-   Votre Magnificence ? me rappela le seigneur de Groma.
      D’accord : ils n’allaient pas mourir aujourd’hui. Pour ma part, les choses étaient plus fluctuantes.
-   Oui ? demandai-je prudemment.
-   Vous possédez dorénavant ce château, les terres environnantes, et des domaines dispersés dans le royaume, n’est-ce pas ?
-   Oui, confirmai-je, tout disposé à les lui céder s’il insistait un peu – par exemple en me menaçant de me tuer…
-   Ma fille est mon unique héritière. Nos terres jouxtent fort souvent les vôtres. Ce serait profitable à chacun si, en remerciement de votre grandeur d’âme et de votre abnégation pour sauver mon enfant, vous acceptiez sa main.
-   Désolé, dis-je tendrement, mais mon cœur bat pour une autre.
      Je me tournai vers ma blondinette énergique qui semblait rayonner en cette fin de journée. Non, pas pour elle : ma femme s’appelait Liane et nous avions deux gosses adorables.
-   Je ne sais pas comment tu as fait, mais merci, lui dis-je du fond de mon âme.
      Elle balaya l’affaire d’un geste de la main.
-   Oh, vous savez, j’ai été héroïne, je sais ce que c’est. Vous devriez rentrer au château. Vos gens vont avoir besoin de vous. Vous avez beaucoup à reconstruire.
-   Tu ne nous accompagnes pas ?
-   J’ai déjà donné ! s’exclama-t-elle, mi-rieuse, mi-rancunière. Je pense que je vais plutôt partir à l’aventure (Elle désigna vaguement la campagne environnante). Histoire de m’inventer un avenir, puisque visiblement, je n’aurai pas de passé…
      Je ne sus un moment que répondre. Tant de choses avaient changé en si peu de temps… Le seigneur de Groma faisait à présent virevolter sa fille dans ses bras, oubliant toute retenue dans son exhibition de papa-poule. La tête que ferait Liane quand je lui expliquerais qu’elle était devenue une duchesse… La jeune femme me sourit une dernière fois.
-   Attends ! la rattrapai-je alors qu’elle avait déjà parcouru quelques mètres. Je ne sais pas si ça peut t’aider, mais je crois que j’ai déjà entendu le cuistot t’appeler par ton nom. Si je me souviens bien, tu t’appelles… Azad.
      Son visage s’illumina.
-   Azad…, répéta-t-elle doucement. Oui, ça me plait bien. Bon allez, c’est pas le tout ça. J’ai un auteur à martyriser, moi ! Pas question que son histoire idiote se termine dans les règles de l’art.
      Elle m’adressa un clin d’œil final, et tourna les talons.



Fin.
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne ernya

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #32 le: 06 Septembre 2009 à 18:59:39 »
extrait 1

Autour de moi, le combat faisait rage, l’agitation était telle que mon esprit n’arrivait pas à détailler ce que me présentaient mes yeux, et qui n’était alors constitué que d’innombrables mouvements perçus du coin de l’œil, incohérentes taches mouvantes de couleurs au sein d’une masse bigarrée, zébrée parfois d’éclats métalliques, où le rouge semblait l’emporter un peu plus à chaque instant.
et on respire où ? :mrgreen:
nan franchement cette phrase est juste trop longue

      Sauf que ce n’était pas un petit renfoncement. Ce n’était pas qu’un petit renfoncement.
j'aime pas trop cette reprise, je la trouve peu utile

qui semblait avoir été construit davantage pour le descendre que pour le remonter.
j'hésite... c'est pas mieux de mettre " qui semblait avoir été davantage...."  ?

Je me pris à craindre
j'aime pas trop la formulation

extrait  4


Je tirai la langue dans le vide, mais il ne réagit plus.

hum... réagissait, non ?
sinon ce serait plutôt "mais il ne réagit pas" ?


sinon, Mil', Mil', Mil', tu n'as pas reregardé Pirates des Caraïbes il y a peu de temps ? :mrgreen:
  parce que l'histoire du sang quand même...
bref.

J'aime bien ce texte, on retrouve ton humour, j'aime bien le jeu avec l'Auteur, le changement de point de vue est original et bien utilisé, bref, c'est un texte vraiment sympa, bien écrit et avec lequel on passe un bon moment ^^
     
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Milora

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #33 le: 06 Septembre 2009 à 19:03:42 »
Ah tiens, j'avais pas du tout fait le lien avec Pirates des Caraibes ! (A vrai dire, j'ai mis un temps à percuter). Ouais, c'est vrai que ça ressemble un peu beaucoup  :mrgreen: Bon, tant pis ^^

Pour la phrase trop longue, ben je voulais un peu que le lecteur se perde dedans, comme l'héroïne qui est perdue... Mais c'est peut-être trop, du coup  :-¬?

Pour le pas/plus : ben non, il a déjà réagi puisqu'il lui a donné une tape sur la tête par pierre interposée (il doit être de la famille de Gibbs  :mrgreen: ), donc cette fois il ne réagit pas, donc c'est "plus"...

Pour le davantage il me semble que les deux sont pareil, mais si la version que tu proposes passe mieux, je changerai.

Merci d'avoir lu ! :)
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Hors ligne Turgon Malwesul

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #34 le: 07 Septembre 2009 à 09:18:56 »
Ah je n'aime pas la fin, elle annonce que tout est déjà fini!! C'est trop court! J'ai beaucoup aimé, et j'aurais souhaité un peu plus de teste. Mais bon... Vaut mieux un bon texte court qu'un long et mauvais livre!

Le changement de personne est bien placé, bien qu'il manque les remarques amusantes de l'héroïne du début.

Après, la fin, je la trouve... facile? Tout est détruit, le chateau a l'air en ruine, pas mal de soldats sont morts MAIS tout est bien qui finit bien? Pour moi, à changer ^^

Mais bravo encore pour ton texte!
Crois au pouvoir de l'Ecriture

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #35 le: 07 Septembre 2009 à 10:53:46 »
Tout est pas parfait non plus à la fin, lol, vu la galère qu'ils vont avoir pour tout reconstruire avec si peu de gens en vie xD Mais vu que les deux héros ne sont, ni l'un ni l'autre, particulièrement altruiste, ça finit bien pour eux vu qu'ils sauvent leur peau xD (Sinon je peux en faire moins sur l'ambiance de liesse finale, mais c'était censé être légèrement du second degré : le seigneur de Groma en fait un peu trop, lol).

Pour les remarques amusantes de l'héroïne qui manquent... j'ai essayé de faire en sorte que le second personnage soit différent, avec un humour différent, mais que les deux aient de l'humour dans leur façon de raconter... Ça marche apparemment pas. (Peut-être parce que j'ai eu un petit peu de mal avec le narrateur soldat, qui connaissait les termes mieux que moi et que la première héroïne xD)

Pour cette histoire de sang qui ressemble trop à Pirates des Caraibes, vous en pensez quoi si je change pour le fait de déposer la tête aux pieds de la princesse ? (rien ne disant que la tête doit être détachée du corps...)

Sinon pour la longueur, je pense que l'allonger ferait perdre son intérêt au texte : l'idée de départ n'est pas assez intéressante ou originale pour en faire quelque chose de plus long. Mais je peux changer un peu la fin, si elle est ratée...

Merci d'avoir lu en tous cas !  :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Gros Lo

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #36 le: 07 Septembre 2009 à 13:20:13 »
Citer
une mèche abandonnée sur ses joues de porcelaines
porcelaine, non ?


Citer
prêt à tirer mon épée et à défendre mon ma vie au péril de
"mon" à supprimer


Citer
puis elle bailla avec vigueur
je sais pas si ce ^-là disparaît avec la réforme de l'ortho. Si c'est pas fait exprès, ce serait "bâilla"...


Citer
Non, pas pour elle : ma femme s’appelait Liane et nous avions deux gosses adorables.
cette phrase à un côté trentenaire blasé, mais c'est drôle :mrgreen:


La conclusion est très bien, plus généralement j'ai préféré ce dernier envoi au reste. Eh bien voilà qui est fait ^^ c'est bien mené et souvent drôle, j'aime bien le côté... décors en carton.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #37 le: 07 Septembre 2009 à 13:24:40 »
Citer
Et nous nous tenions à présent à cent pas du pont dormant, moi en avant, elle à en retrait, et à l’arrière

Un petit "à" en trop à "elle à en retrait".

Citer
Il n’avait pas sourcillé à la lecture du titre – ouf.

Faut pas un "!" après "ouf" ?

Citer
-   Votre prophétie est fausse ! contrattaquai-je, prêt à tirer mon épée et à défendre mon ma vie au péril de ma vie

Un "mon" en trop à "mon ma vie"  :mrgreen:

Citer
Bon allez, c’est pas le tout ça.

"le" en trop ?

------------

C'est pas la partie que je préfère mais je la trouve bien écrite.

En fait, surtout, j'ai une sensation de "fin terminée et pas terminée". Peut-être que je manque d'imagination, qui faut que je trouve une suite dans ma tête, je sais pas... en tout cas je reste bloqué sur la fin comme si j'avais envie d'en apprendre plus.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne Citron

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #38 le: 07 Septembre 2009 à 19:36:29 »
La tête? genre comme Glasfeu dans Fitz? ça fait la même chose : déjà vu :p

J'ai bien aimé. Mais je trouve la fin trop rapide. Non pas que le texte en entier soit trop court (ça encore, même si on apprécierait que ça dure parce que c'est sympa, c'est une nouvelle donc bon) mais vraiment que ça s'enchaîne trop vite à mon goût.

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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Re : Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #39 le: 07 Septembre 2009 à 19:39:24 »
La tête? genre comme Glasfeu dans Fitz? ça fait la même chose : déjà vu :p
Oui mais comme j'ai pas lu, ça me donnerait pas l'impression d'avoir plagié  :mrgreen:
*Repart en quête d'une autre idée*


La fin, trop rapide ? Bon... Je vois... va falloir que je retravaille...
Le dernier envoi, ou vraiment la fin, fin ?

Merci d'avoir lu et commenté, en tous cas !  :)
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Hors ligne Leia Tortoise

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #40 le: 08 Septembre 2009 à 15:40:18 »
Alors, je reprend:

Pour l'envoi précédent, merci d'avoir corrigé la faute, c'est déjà plus clair!
Par contre je trouve que la séparation au moment des changements de points de vue devrait être plus marquée, ou alors c'est moi qui ai trop l'habitude des narratrices féminines (surtout venant d'auteures féminines) et qui n'ai pas réussi à me mettre dans le tête qu'on était passé dans celle du gars (quand j'y suis enfin arrivée c'était à deux doigts de la toute fin, lol)
La fin de l'avant-dernier envoi m'avait moi aussi fait un peu tiquer, mais je ne saurais pas dire pourquoi.

Pour le dernier envoi:

Citer
moi en avant, elle à en retrait
faute...

Citer
comment aurions nous pu
faut pas des tirets? aurions-nous?

Citer
Ce à quoi elle répondit respectueusement :
-   Oh purée, une prophétie, c’est de la triche, ça.
Juste MDR :D

Citer
défendre mon ma vie au péril de ma vie – concept surprenant mais non dénué de logique.
cafouillage...

Et euh... Bah désolée mais je persiste: l'histoire n'a pas assez d'intérêt, pas assez étonnante et passionnante... Dommage.
« Modifié: 12 Septembre 2009 à 11:53:13 par Leia Tortoise »
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
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Hors ligne Kathya

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #41 le: 10 Septembre 2009 à 19:49:08 »
Ce dernier envoi a comme tous les autres son lot d'infos qui tombent comme des cheveux sur la soupe. Je pense que c'est cet aspect là qui m'agace et qui donne son côté carton à l'histoire, mais sûrement aussi son insouciante légèreté. Je suppose que c'est affaire de points de vue.

Le changement de personnage ne me dérange pas car le garde ne rappelle pas toutes les dix lignes qu'il n'a pas demandé à être personnage principal/secondaire de l'histoire...  ::)

J'aime bien l'ironie de la fin bateau pseudo-conte de fée avec mega happy end à la fin. (car le début avec attaque de château était assez cliché aussi.) Je trouve la fin rapide et facile, mais c'est le propre de la plupart des actions et rebondissements de cette nouvelle, donc je ne le relèverai pas. x'D

Je trouve qu'il manque une réaction du papa-poule face au refus du nouveau seigneur d'épouser sa fille ! Le narrateur dit au lecteur qu'il est marié, mais ça m'étonne que Groma se satisfasse de cette réponse qui laisse entendre que son inestimable fille ne fait pas le poids face à celle qu'il aime...

Pour moi la fin est correcte dans le sens où elle reste dans la continuité. ^^
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Avant l'hiver, Léa Silhol

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #42 le: 12 Septembre 2009 à 11:03:46 »
C'est noté ! Je corrigerai les fautes relevées.

C'est étrange, d'habitude quand on me dit que mon texte est raté, je me range à l'avis du lecteur (qui a forcément raison quand il est multiple), et j'ai envie de jeter mon texte au loin pour ne plus jamais y repenser. Mais celui-là, malgré ses nombreux défauts, j'y reste attachée pour je ne sais quelle raison, alors je pense que je vais le mettre de côté un temps, et puis je le remanierai pour pallier ce qui fait que vous n'avez pas aimé ! Donc voilà, je tenterai probablement une version 2 avec une narratrice moins répétitive, une intrigue un peu plus ficelée, une fin plus complète...

Merci d'avoir lu, surtout quand vous accrochiez très moyennement !  :) Vos commentaires me sont précieux :)
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Hors ligne Kailiana

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Re : Le prince oublié, ou
« Réponse #43 le: 07 Juillet 2010 à 13:45:07 »
Déterrage - j'étais passée à côté de ce texte  :mrgreen:


Citer
Le monstre avançait toujours et je me voyais reculer sans avoir à en donner l’ordre à mon corps, parfaitement tétanisée.
elle est tétanisée pourtant elle bouge ? un peu contradictoire
Citer
      Je débouchai devant une paire de bottes en mouvement. Elles s’éloignèrent au pas de course, emportant vraisemblablement leur propriétaire,
ça fait bizarre, on dirait qu'elle ne voit que les bottes (mais qu'elle les voit) par contre qu'elles n'ont pas de propriétaires, justement, enfin c'est étrange
Citer
cela sanctionnait de graves erreurs de sa part.
bof
Citer
      Je m’étais trompée de chambre. C’était la seule explication : les gardes surveillaient le seul accès à cette partie du donjon, et ils s’affirmaient certains que leur seigneur y était reclus depuis des heures, pour trouver une façon de nous sauver. Mais c’était impossible.
c'est quoi qui est impossible ?  ???
Citer
Lorsque j’atteignis la sortie, et que les deux soldats se tournèrent vers moi
virgule inutile

Pour la réaction d'Erwan lorsque l'héroïne forge la lettre (dans la fin du passage du 3 septembre), je la trouve moyenne/peu naturelle, surtout le "-   Bon, vas-y… On verra bien !"

Citer
      La jeune fille posa la plume sur le bureau et souffla sur la page pour faire sécher l’encre, avant d’apposer le sceau du seigneur d’Herbaudt.
ya un changement de point de vue ? sur le coup ça fait... bizarre o_O
Citer
   Personne ne va massacrer personne, ni réciter quoi que ce soit. Le seigneur d’Herbaudt peut très bien verser son sang sans en mourir. La quantité n’est pas précisée, si ? Bon alors, approchez, Votre Grâce.
Pirates des Caraïbes 1 ?  :mrgreen:

La fin... bof. Déjà le changement de point de vue je trouve ça moyen. L'idée de changer le pt de vue parce qu'on change de "héros" est bonne mais il y a selon moi deux problèmes :
1) le soldat/héros a bcp moins d'humour et rend le texte plus banal
2) si le soldat prend la place de la fille, dans ma logique, c'est lui qui devient le perso principal, donc qui peut changer le passé de l'histoire. Je sais pas si ce que je dis est clair, mais si les places sont échangées, il faudrait que ce le soit jusqu'au bout.

C'est dommage, 'javais bcp aimé le début. Ca m'a fait pensé à... attends que je le retrouve... Un héros pas comme les autres, un ptit roman jeunesse que j'avais beaucoup aimé quand je l'avais lu. Sauf que dans le cas de ton histoire, je trouve que la fin n'est là que parce qu'il fallait trouver une solution pour en finir, bref ça me satisfait pas. C'est trop facile je trouve ; il aurait fallu trouver un truc plus original pour en terminer (oui je sais, plus facile à dire qu'à faire)
Bref, j'ai bcp aimé le début avec l'humour/ambiance, mais la fin m'a déçue.
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

 


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