Texte écrit pendant le stage, qui m'est venu comme cela, où il y a certaines images et métaphores du réel, mais qui n'apparaissent pas. J'espère que vous prendrez plaisir à le lire.
Bonne lecture !
L'infini s'éveilla dans un bâillement, chanta. Prélude d'une vie. Orbe d'une journée nouvelle. Les ritournelles battirent des ailes, volèrent vers l'horizon écumant. Immarcescibles sont nos vœux, nos voix ; les voiles de la fantaisie glissent sur des nuages imaginaires, aussi éphémères que les souffles des hommes. A l'aube des mémoires éveillées, une lumière timide dansa dans l'ombre, s'enflamma et retomba en cendres. Son écho incandescent déchira la toile fine de l'éternel, se déposa sur la joue du ciel comme les gouttelettes de l'éther. Sa flamme sourde brilla comme l'espoir avant de s'éteindre comme une âme furtive sur le monde des vivants. Une fleur accueillit le soleil comme on accueille l'amour, aveuglé par son éclat, les mains en coupole pour que la tendresse qui coule entre ses doigts étrenne sa solitude. L'encre s'écoula sur les pages blanches du Destin, traçant des lits creux où reposeront les larmes du bonheur, forgeant des rivières de chagrin. Les sables du temps prirent d'assaut les chimères enlisées dans les esprits endormis. Les yeux ouverts sur une façade de rêves évanouis au matin levant, une étoile expira sans regret ; son soupir est une symphonie, hommage au Printemps.