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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [Défi] La traversée de tous les dangers

Auteur Sujet: [Défi] La traversée de tous les dangers  (Lu 3119 fois)

Hors ligne Milora

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[Défi] La traversée de tous les dangers
« le: 21 juillet 2009 à 15:48:17 »
Les amis, je n'ai plus 7, mais 6 défis en cours !

Citation de: Verasoie, le 27 mars 2009
Milora, je te défie.... *balance par terre un gant en caoutchouc rose*... d'écrire un texte autobiographique concernant ton enfance (attention, l'authenticité est requise !)

Ce fut un peu difficile - c'est donc bien un défi ! - et j'ai, comme d'habitude, un petit peu triché. Oui parce que la scène n'a sans doute pas eu lieu exactement comme je la dépeins, c'est plutôt un pot-pourris de plusieurs moments similaires. J'ai tenté de retrouver l'état d'esprit, les sensations et les sentiments de l'époque... Mais après tout, c'est le propre des autobiographies, non ?
Voilà, c'est assez rare chez moi, mais le résultat est donc un texte assez personnel... ce qui ne vous empêche pas de donner critiques acérées !
_________________________

La traversée de tous les dangers


    Je traversai la grange à pas de velours. Le sol de béton ne faisait aucun bruit sous mes pieds. Dans le jardin, le soleil baignait de jaune l’herbe mal tondue et les petits murets. Je parvins sur le seuil en silence, maintenant un équilibre précaire pour ne pas toucher la pelouse. La rumeur des feuilles s’élevait à chaque coup de vent, fraîche et envoûtante. A la moindre alerte, tout était perdu. Je ne donnais pas cher de notre peau s’ils nous rattrapaient. J’avais déjà été punie – souvent. S’enfuir était devenu la dernière, la seule alternative à la résidence forcée entre ces murs ; et elle valait tous les dangers.
    Je me retournai pour vérifier que mes amis me suivaient. Il y avait Thomas, Nicolas, Suzanne et Emilie. Suzanne et Emilie, il fallait que je fasse un effort pour me souvenir de leurs prénoms, parce qu’il y en avait tellement, des jolis prénoms pour les filles, que je changeais souvent. Thomas et Nicolas, eux, je ne risquais pas de me tromper : je prenais toujours ceux-là. Quand je serais grande, j’aurais quatre enfants : d’abord deux filles, et puis deux garçons – des jumeaux, pour aller plus vite – et je les appellerais comme ça.
    Ils me confirmèrent que tout allait bien par un hochement de tête invisible. C’était le moment.
    Silencieux comme des ombres, nous quittâmes l’orphelinat, bondissant de pierre en pierre pour ne pas déclencher les alarmes. Le premier contact sur le sol donnerait l’alerte. Pour ma part, je réussis sans peine ; mais Emilie, la plus jeune d’entre nous, avait du mal. Elle était effrayée, il fallait la comprendre. Mais comme dans Les Goonies, on ne la laisserait pas en arrière. Je tendis la main pour l’aider et repris mon trajet.
    L’après-midi tombait et le vent était frais, mais je n’avais pas envie de mettre le sweat attaché à ma taille. C’était moins pratique que les manches courtes pour ce genre d’aventures. Je glissai de ma pierre, décidai que ça ne comptait pas, et repris mon chemin semé d’embuches.
    Voilà, l’allée centrale du jardin était finie. Nous nous trouvions à présent à l’orée d’une forêt sombre et mystérieuse. Dans ma tête, son image se superposa un instant à la large cour herbue où Zizou ronronnait paisiblement. Il faudrait faire attention en passant devant le fauve sanguinaire qui hantait ces bois.
J’échangeai quelques répliques muettes avec Thomas qui était tenté de revenir en arrière, puis nous sautâmes de nos pierres pour rejoindre l’abri tout relatif de la forêt. Soudain, l’alarme retentit avec violence, stridente dans le calme de la nature. Nous étions repérés ! Emilie ouvrit de grands yeux terrifiés et les baissa lentement jusqu’à son pied, incapable de bouger : elle venait de le poser à côté de son caillou. Par terre. Ma respiration s’accéléra.
    Il n’y avait pas une minute à perdre. Au point où nous en étions, fouler le sol n’y ferait plus grand-chose. Je saisis Emilie dans mes bras, et nous prîmes le pas de course, tous les cinq, à en perdre haleine, vers le refuge salvateur du sous-bois. Déjà, des gardes ninja armés se présentaient à divers endroits de la propriété, arrachant un petit cri de frayeur à Suzanne. C’était la plus âgée, mais pas la plus courageuse. Emilie l’était bien plus, et Thomas et Nicolas frimaient beaucoup, parce que c’était des garçons. Oups, « frimaient », ça ne se disait pas. Ils se vantaient beaucoup.
    Nous décrivîmes plusieurs cercles dans le jardin, de plus en plus essoufflés. Il ne fallait pour rien au monde nous laisser rattraper. J’avais découvert la vérité quatre jours auparavant : l’orphelinat nous avait enlevés à nos vrais parents sept ans plus tôt. Avec Nicolas, nous nous étions glissés dans le bureau de l’affreuse directrice et nous avions volé les documents indiquant leurs adresses actuelles. Je les avais en ce moment même dans la poche de mon pantalon – même s’il n’en possédait pas.
    Les gardes surgissaient de partout, à présent. Les branches craquaient dans tous les sens. Suzanne trébucha sur une racine et il fallut que Nicolas l’aide à se relever, le cœur battant.
    « On n’y arrivera jamais », s’affola Emilie, contre mon oreille.
    « Si ! », dis-je pour la rassurer, consciente qu’elle n’avait pas tort.
    Il restait une solution. Une unique solution. La plus atroce et la plus dangereuses des solutions.
    Je consultai Nicolas du regard : il avait eu la même idée. Nous n’avions plus le choix. Evitant à la dernière minute un garde qui se profilait derrière les buissons, nous bifurquâmes à gauche et courûmes de toutes nos forces, heurtant les troncs de l’épaule, enjambant les taupinières, trébuchant dans l’herbe haute. Nos souffles étaient si rauques qu’une peur presque réelle me tenaillait.
    Je parvins sur les lieux la première, serrant la main d’Emilie pour qu’elle ne crie pas en apercevant celui dans la tanière de qui nous nous jetions. Il y aurait eu de quoi. Il est là, majestueux, sa fourrure rousse soulevée à chaque inspiration, ses yeux plissés pour profiter du tiède soleil qui tombait depuis la montagne, ses griffes acérées lovées au creux de ses pattes.
    Le Félin.
    « Tu es folle ! » s’écria Thomas d’un ton suraigu, faisant un pas en arrière. Nous nous disputâmes à mi-voix, mais les autres convinrent que j’avais raison. Il n’y avait qu’un passage pour quitter la forêt sans tomber sur les gardiens de l’orphelinat, et c’était celui-ci. Protégé par l’effroyable bête.
    Zizou remua la queue, agacé que je trouble sa tranquillité. Maman me l’avait bien expliqué : les chats qui remuent la queue, ça veut dire qu’ils ne sont pas contents et quand ils ne sont pas contents, il faut être prudent. Je gardai donc mes distances lorsque je mis un genou à terre et que je baissai la tête avec humilité, oubliant complètement qu’Emilie était encore dans mes bras.
    « Qui êtes-vous pour troubler mon repos ? » gronda l’animal en se léchant les poils.
    « Pardonnez-nous, Votre Altesse, dis-je au nom de mes amis tétanisés. Nous désirons juste passer parce que nous sommes poursuivis ».
    « Ton cœur est pur, dit la bête. Je te laisserai passer si tu réponds à une énigme. »
    Je relevai la tête pour affronter son regard imaginaire, parce qu’en vrai, Maman m’a dit aussi qu’il ne faut pas regarder les chats dans les yeux.
    « Combien font trois fois cinq ? »
    Je déglutis. Heureusement que j’avais révisé mes tables de multiplication ! Je ne les savais pas bien après cinq, mais là je n’eus aucun doute.
    « Quinze », répondis-je avec superbe, catégorique.
    Zizou en eut assez que je lui cache le soleil et se leva, agitant sa queue panachée d’angora, pour s’en aller trouver un coin de jardin plus tranquille.
    « Tu as réussi ! s’écria Nicolas, admiratif. Vite, ils viennent par ici ! »
    Nous reprîmes notre course. Il fallut faire une pause parce que Thomas était trop fatigué, et j’attrapai des fruits tombés par terre en guise de repas. Je fis bien attention à m’essuyer les mains et à ne les faire manger qu’à mes amis, parce que pour de vrai, les baies de sorbier, c’est toxique. Kelly m’a dit que non, qu’elle en a mangé et qu’il ne s’est rien passé, mais Kelly est un peu peste même si c’est ma copine. Je crois que ce n’était pas vrai. Et puis Maman me l’a expliqué. Alors je reposai la grappe dans l’herbe, attrapai la main invisible de Magali, et courus jusqu’à la petite courette qui ouvrait sur la rue. Je tirai la porte de fer en la soulevant en même temps. Ce n’était pas facile et parfois je n’y arrivais pas toute seule, mais ce jour-là, poussée par les regards de mes amis que je devais sauver, je réussis du deuxième coup. Nous grimpâmes chacun sur les vélos que nous avions abandonnés là, et je me mis à pédaler sur la petite route devant le jardin, flanquée d’un côté par le rugissement continuel de la rivière, et de l’autre par la vigne-vierge dégoulinant du grillage qui entourait le jardin. Parce si on ne l’avait pas plantée, tous les gens qui passaient nous auraient vus quand on mangeait dehors, et ce n’était pas très agréable. Surtout que c’était par ici que passaient les touristes qui logeaient aux gîtes.
    Je resserrai mes mains sur le guidon de mon vélo. Je l’avais appelé Kid, parce que c’était écrit dessus et que ça ressemblait à Kit de K2000. C’était mon fidèle destrier, toujours là pour moi, et dans cette aventure encore il nous emmènerait jusqu’à la gare imaginaire, et je continuerais à pédaler pour faire comme si le train nous faisait traverser la France. Bien sûr, l’orphelinat était dans le Nord, mais nos vrais parents respectifs n’habitaient qu’en bas de Toulouse, parce qu’au-dessus, je ne connaissais pas beaucoup de noms d’endroits.
    Comme nous n’avions pas de billets, nous dûmes rouler le long du quai pour rattraper le train déjà parti. Thomas eut le plus de mal à monter, mais nous nous mîmes à l’abri dans un wagon de marchandises, espérant que le contrôleur ne s’inquiéterait pas de croiser cinq enfants tout seuls. Magali s’endormit vite, à mon cinquième aller-retour devant le jardin, et je m’aperçus que je l’avais appelée Emilie au début, mais tant pis, Magali c’était plus joli, et il y avait une Magali très sympa à l’école de Lordat avec qui nous faisions des rencontres.
    Nous déposâmes Suzanne à Toulouse, Thomas à Pamiers, Nicolas à Foix, et comme nous n’avions pas retrouvé les parents de Magali, elle allait devenir ma petite sœur si mes parents acceptaient.
    Les roues de mon vélo crissèrent quand je m’arrêtai devant la porte du jardin. Je vérifiai qu’aucune voiture ne venait de la route par le pont un peu plus loin, puis m’employai à ouvrir le portail. Je mis plus de temps cette fois ; le vent était froid et me fit frissonner. J’aurais dû mettre mon sweat.
    Je rentrai mon vélo dans le jardin, et aperçus Maman en train de ramasser le linge. Elle était là, après toutes ces années, affairée autour d’une corde à linge comme si rien n’était jamais arrivé. Ainsi c’était à cela qu’elle ressemblait ! Remplie de joie, je lâchai la main de Magali et courus vers elle pour la serrer dans mes bras.
-   Ma poussinette ! m’accueillit-elle avec un sourire en me passant une main autour des épaules. Tu t’es bien amusée ? Le soir va tomber, on va rentrer.
    Je rangeai mon vélo dans la grange et, avec la sensation du devoir accompli, saluai une dernière fois Magali. La prochaine fois que je ferais ce jeu, il faudrait y mettre un peu plus de personnages : cinq, ça ne laissait pas trop de place pour un traître, et puis on n’avait déposé personne à Ax-Les-Thermes. Je partis savourer une tranche de pain avec un carré de chocolat noir. Il fallait reprendre des forces. Demain, je serais la princesse Fantagaro et je délivrerais Romualdo du maléfique Tarabas.
« Modifié: 24 février 2010 à 18:05:01 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Verasoie

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #1 le: 21 juillet 2009 à 15:59:24 »
Défi relevé !
Franchement, j'adore ^ ^
La dualité (ouh quel mot savant) entre la réalité et le jeu, ça me fait un peu penser aux Razmockets, c'est marrant  ^ ^ En tout cas je le trouve vraiment bien écrit, je n'ai pas senti de longueur, il dure juste ce qu'il faut pour qu'on soie dans l'ambiance etc. Puis l'énigme du Félin, ça m'a fait rire : D.
J'ai bien fait de te défier là dessus, je trouve ça marrant de lire des anecdotes vécues ^ ^ ça change, en plus :P

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à la large cours herbue
Juste "cour" non ?

Hors ligne Milora

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #2 le: 21 juillet 2009 à 16:00:45 »
C'est vrai ? Merci ! :) J'ai eu un peu de mal à combiner écriture enfantine et récit d'action pas trop laborieux... Contente que ça passe bien !

*va s'atteler aux 6 défis restants... Eh oui, je croyais qu'il ne m'en restait que 5, mais je n'avais pas vu que Lo m'avait défiée d'écrire un texte dont l'héroïne tombe amoureuse d'un gnou... XD*
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Hors ligne Zacharielle

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #3 le: 21 juillet 2009 à 16:01:36 »
Comme je te l'ai dit, j'ai beaucoup apprécié la lecture de ce texte, il a la fraîcheur de l'enfance et des vacances ^^ J'aime particulièrement le rôle du Félin  :mrgreen:

Et c'est vrai que ça fait un peu penser aux Razmoket, tiens xD

Hors ligne Milora

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #4 le: 21 juillet 2009 à 16:12:16 »
Merci !  :) Jamais vu les Razmokets. Je voulais juste préciser que mes lubies en matière de prénoms ont bien changé, depuis xD (de même que l'idée des 4 jumeaux ! )
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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #5 le: 21 juillet 2009 à 17:23:38 »
Haaan j'adoore!!! J'ai l'impression que je ne connais aucune des références, mais je plussoie ce que les autres ont dit: cette dualité entre réalité et jeu est vraiment géniale, c'est exactement la façon de penser des enfants qui jouent ("on fait comme ça, on dirait que, il y aurait ça, oui mais c'est mieux comme ça, là ça compte pas"...), ça m'a rappelé tellement de souvenirs!

Bravo et merci!!  (comme d'habitude, quoi... on va vraiment créer ce fan-club des Mil'addicts, lol!)
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #6 le: 21 juillet 2009 à 17:35:20 »
 :-[ Merci !  :) Ça fait super plaisir, d'autant que, comme je le disais au début, c'était assez personnel comme histoire, et j'avais moins de possibilité de mise à distance qu'avec mes autres textes, lol. Vous avez pu constater que je me donnais toujours le beau rôle dans mes jeux, lol, mais c'est pas marrant de jouer tout seul si vous jouez le personnage qui se fait emprisonner dès le début ! :P

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ça m'a rappelé tellement de souvenirs!
:) C'est exactement ce que je cherchais ! :) En plus du côté autobiographique imposé. J'avais envie d'écrire un p'tit bout d'enfance...  :-[ (*tente de cacher que l'an dernier, seule sur la plage, elle s'est éclatée avec le même genre de délires, et qu'heureusement que c'était tôt et qu'il n'y avait personne, sinon ils se demanderaient pourquoi une jeune fille était en train de crapahuter sur les rochers en s'adressant à un Demie-Lune imaginaire... Bah, j'avais 20 ans, et alors ?  :-¬? *)

Citer
J'ai l'impression que je ne connais aucune des références
Ah bon ? :o K2000 et Les Goonies, c'est des classiques, pourtant ! Et les trois noms à la fin, c'est dans La Caverne de la Rose d'Or, un téléfilm italien qui passait chaque Noël sur M6 et que j'adorais quand j'étais petite ^^

Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Leia Tortoise

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #7 le: 21 juillet 2009 à 21:02:03 »
En fait je crois que j'étais déjà pas très télé... Tout ça ne me rappelle rien, ou juste de nom et ça va pas plus loin... C'est bizarre pourtant on est de la même génération et j'avais quand même un peu de télé malgré tout!
(là tout de suite je me souviens des tortues ninja  :mrgreen: Albator, Dragon Ball, Cat's eye... les minikeums un peu après... mais c'est tout...)
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Hors ligne cocopops

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #8 le: 22 juillet 2009 à 12:07:26 »
Je suis trop jeune pour partager tes références mais je connais quand même k2000 et les goonies! heureusement

Je trouve ton défi très bien réussi, ton chat me fait un peu penser au chat dans alice au pay des merveilles et au sphinx dans le mythe d'oedipe, et comme les autres cette dualité entre le jeu et la réalite est très amusante et intéressante.



Hors ligne Jezy

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #9 le: 24 juillet 2009 à 13:04:09 »
Ha, découvrons la vie de la petite Mil'. Ceci peut-il expliquer cela ? Une analyse psychanalyste au bout du récit ? XD


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maintenant un équilibre précaire
j'aime pas trop le "maintenant", je trouve que ca va mal avec "équilibre précaire". Peut etre "conservant" ou simplement "en équilibre précaire"...

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Je glissai de ma pierre, décidai que ça ne comptait pas, et repris mon chemin semé d’embuches.
Ha jadore ^^ je me vois tellement, là !

Quelle imagination quand meme ! Et quelle logique, quel suivit dans la démarche. Tout concorde, ça doit petre ça que l'esprit "adulte" a modifié. Comme quand on se réveille d'un rêve et qu'on le rend sensé alors qu'il ne l'était pas.
Je sais que tous mes jeu et mes inventions de petite fille était très très loin de la vérité, mal ficelé, toujours a trouver un moyen de renverser la situation...

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Je les avais en ce moment même dans la poche de mon pantalon – même s’il n’en possédait pas.
::)

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« Ton cœur est pur, dit la bête. Je te laisserai passer si tu réponds à une énigme. »
    Je relevai la tête pour affronter son regard imaginaire, parce qu’en vrai, Maman m’a dit aussi qu’il ne faut pas regarder les chats dans les yeux.
    « Combien font trois fois cinq ? »
MDR ! Trop bien l'énigme !

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Alors je reposai la grappe dans l’herbe, attrapai la main invisible de Magali,
  ??? Ca se rapporte au fait qu'elle oublie facilement le nom de ses amies j'imagine.

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Magali s’endormit vite, à mon cinquième aller-retour devant le jardin, et je m’aperçus que je l’avais appelée Emilie au début, mais tant pis, Magali c’était plus joli, et il y avait une Magali très sympa à l’école de Lordat avec qui nous faisions des rencontres.
Héhé ^^ !


J'aime beaucoup ! Comme d'hab, c'est super bien écrit, on est vraiment dedans, les petites touches de réalités sont juste assez bien dissimulé pour qu'on reste plongé dans le monde imaginaire tout en ayant conscience que c'est pour de faux, donc en fait on voit vraiment a travers les yeux d'une petite fille qui joue tout en sachant que c'est pour de faux. Et ça j'adore, cette impression, ça fait du bien !
En plus j'suis trop contente parce que les descriptions avec les gîtes et le pont, je revois les photos et j'ai l'impression d'y être (enfin, dans la mesure du possible XD).

Bref, c'est jolie, c'est bien écrit et j'espère que ça t'a fait du bien de rédiger ça, un p'tit tour approfondi dans le passé ça fait pas de mal, hein ?!  :D
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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #10 le: 24 juillet 2009 à 14:37:43 »
Cocopops --> merci ! :)

Jezy -->
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Quelle imagination quand meme ! Et quelle logique, quel suivit dans la démarche. Tout concorde, ça doit petre ça que l'esprit "adulte" a modifié. Comme quand on se réveille d'un rêve et qu'on le rend sensé alors qu'il ne l'était pas.
Je sais que tous mes jeu et mes inventions de petite fille était très très loin de la vérité, mal ficelé, toujours a trouver un moyen de renverser la situation...
En fait, je faisais souvent ce même jeu, avec le même scénario, donc à la fin c'était relativement peaufiné ! XD

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Citation
maintenant un équilibre précaire
j'aime pas trop le "maintenant", je trouve que ca va mal avec "équilibre précaire". Peut etre "conservant" ou simplement "en équilibre précaire"...
Ah bon, cette tournure te gène ? Il me semblait que c'étiat une expression toute faite... Conservant, ça me semble un peu maladroit dans le contexte...

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j'espère que ça t'a fait du bien de rédiger ça, un p'tit tour approfondi dans le passé ça fait pas de mal, hein ?! 
  C'est vrai que c'était agréable ! :)
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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #11 le: 16 août 2009 à 23:09:12 »
Bon. Je suis peut-être replongée dans ma période "mouais, peut mieux faire", mais moi, j'ai pas autant accroché :-[

je connais pas les références  :-[

en fait, j'ai trouvé le texte un peu... entre deux chaises :mrgreen:
on sentait que c'était une histoire inventée mais en même temps, je trouve que t'as peut-être pas suffisamment insisté sur cette idée de jeu, de réalité qu'on s'invente

et puis, je trouve que t'as un peu contourné quand même :noange:
parce que presque tous les enfants s'inventent des histoires, là, j'ai pas vraiment vu de Mil' enfant ( je ne prétends pas non plus savoir ce que ça donne :P), du coup le côté croustillant de l'autobio, je l'avais pas, d'où ma déception :mrgreen:

voilà voilu
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #12 le: 17 août 2009 à 12:23:34 »
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en fait, j'ai trouvé le texte un peu... entre deux chaises
on sentait que c'était une histoire inventée mais en même temps, je trouve que t'as peut-être pas suffisamment insisté sur cette idée de jeu, de réalité qu'on s'invente
J'avoue que je coprends pas trop ce que tu veux dire...  :-[

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et puis, je trouve que t'as un peu contourné quand même
parce que presque tous les enfants s'inventent des histoires, là, j'ai pas vraiment vu de Mil' enfant ( je ne prétends pas non plus savoir ce que ça donne ),
Mais c'était mon histoire à moi ! Avec mon chat, mon jardin, ma copine de classe, mon vélo... :P

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du coup le côté croustillant de l'autobio, je l'avais pas, d'où ma déception
Mais oui mais non, parce que si tu parles du côté dégoulinant de narcissisme genre Rousseau qui s'auto-analyse ou raconte la moindre essence de sa glorieuse personne... je pourrais pas faire ça en étant autobiographique, puisque ça me ressemble pas :P
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Hors ligne ernya

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #13 le: 17 août 2009 à 17:55:52 »
Mil'.... tu critiques pas Rousseau, merci.
 :mrgreen:

Ouais, mais quand même, là on a une histoire inventée, pas la petite Mil' qui fait tourner en bourrique sa maman :P
du coup c'est pas vraiment toi... c'est un peu comme la personne qui écrit et la personne qui vit, c'est pas exactement la même personne

hum.. sinon pour mieux m'exprimer, disons que j'ai trouvé que c'était pas toujours très cohérent... J'aurais peut-être préféré que tu insistes sur le fait qu'elle s'invente une histoire ne mettant plus de choses du genre que sa copine s'appelait autrement au début mais qu'entre temps elle a changé de prénom et que tant pis...

parce que ta petite histoire ne m'a pas vraiment transcendée :-[
du coup, au niveau de l'écriture, je trouvais ça un peu moins bien :-[
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

cassandre

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Re : [Défi] La traversée de tous les dangers
« Réponse #14 le: 18 août 2009 à 19:43:58 »
Moi je connais toutes les références. Moi aussi petite je me battais contre Tarabas ou la Reine Noire pour sauver Romualdo. Mais après Tarabas c'était un gentil comme dans la série (hihi) Souvenirs, souvenirs. Enfin , sinon j'ai bien aimé ton texte. Ca m'a fait pensée à mon enfance quand j'inventais un monde imaginaire avec ma soeur jumelle (qui existe vraiment) et qu'on partais à l'aventure.  C'est vrai que du coup on peux se dire que c'est l'histoire d'un peu tout le monde et pas que de toi . Mais c'est mignon et plutôt bien écrit.

 


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