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27 Juin 2026 à 21:53:27
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Monstre

Auteur Sujet: Le Monstre  (Lu 1447 fois)

Hors ligne JigoKu Kokoro

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  • Quiche fourréé tapant n'importe quoi
Le Monstre
« le: 19 Août 2016 à 15:31:21 »
J’ai rencontré un monstre. Un monstre étrange loin de ce que l’on imagine dans ses cauchemars. Un monstre « gentil », un qui n’effraie pas, un qui au contraire provoque le sentiment inverse.

Je l’ai observé longtemps, évoluer au milieu des autres. Pas une personne ne pouvait s’empêcher de l’apprécier, pas une personne ne pouvait s’empêcher de vouloir être ami avec lui. Il était sympathique, prévenant, à l’écoute. Il était celui qui aide, qui soutien, qui a toujours la bouche pleine de belles paroles qui réconfortent ou encouragent. Il était à l’opposé de comment moi je le percevais.

Car moi, je le voyais autrement. Ce monstre « gentil » ne l’étais pas tant que ça. Son parfum était enivrant, sa gentillesse était attirante mais en réalité ce n’était qu’une sorte de poison.  Les gens devenus ses amis, les gens devenus proches ne se rendaient alors plus compte des petites entailles que le monstre leurs provoquaient par moment. Çà et là, disséminé au cours des journées, le monstre infligeait d’infime blessure que les gens ne voyaient pas.

Petit à petit, toujours enivré par le monstre, ils saignaient, ils souffraient. Jamais ils n’arrivaient à croire que c’était la faute du monstre. Celui-ci feignait l’ignorance et continuait à distribuer sa fausse gentillesse à tout le monde en ayant parfois le culot de croire qu’il était sincère. Cela me dégoutait mais j’étais lâche et j’avais peur alors je l’ai laissé faire.

Plus il était proche des gens et plus ceux-ci souffraient. Il a été même été très proche de personnes et à celle-ci je l’ai vu infliger des blessures de plus en plus graves et de manière de plus en plus violentes. Mais le monstre avait bien fait son travail avant. Son parfum poison, son comportement proche et attentionné avaient fait leurs travails, les gens ne voulaient plus s’éloigner.

Ces personnes finirent bien sûr par ce rendre compte que toutes leurs souffrances étaient issues du monstre qui ne se gêna pas pour le leur avouer mais l’emprise était trop forte et les personnes pardonnaient, pardonnaient…  Toujours... Encore…

Dans le sillage du monstre les blessés les plus grave formaient un petit groupe solidaire complétement acquis à sa cause et qui le défendait bec et ongles même quand le monstre lui-même déclamait le danger qu’il y avait à le fréquenter.  Rien n’y faisait, jamais le monstre ne paraissait à sa réelle image devant les gens. Il était trop tard, il avait déjà conquis tout le monde.

Moi seul était immunisé, moi seul, voyait tout. Le monstre le savait et s’en moquait. J’étais trop lâche pour l’affronter, trop lâche pour tenter de faire comprendre aux gens le danger. Ils étaient dépendant de ce que le monstre offrait et lui était dépendant de de cette affection que les gens lui donnaient. 

Un tableau triste et noir qui ne s’aggravait que de jour en jour. Une fois le monstre m’a parlé et m’a confié : « Tu ne peux pas lutter, moi-même j’ai déjà  essayé. J’ai vécu longtemps loin des gens, effrayé par leurs contacts. Pourtant, après les avoir approchés une première fois,  je n’ai pas pu résister et je suis resté près d’eux. Ce n’est que plus tard que j’ai compris ce que je faisais.
Aujourd’hui, je sais que je n’aurais pas dû pour leur propre bien mais c’est trop tard. Même en le refusant de tout mon être, les gens viennent et leur affection me fait renoncer à les protéger de moi. »

Ce jour-là j’ai découvert que le monstre avait aussi peu de volonté que moi face à tout ça. Je me dégoûtais de voir ma passivité. Je me dégoûtais d’assister à toute ces scènes de gentillesse et de douleur qui gravitaient autour du monstre mais rien n’y faisait. Je restais immobile, étranglé par ma lâcheté, étranglé par mes propres sentiments envers moi.

Je ne suis pas sincère, je ne veux pas de la vérité. La vérité justement, je la fuis, je ne veux pas la voir. Je ne veux pas l’entendre car ce monstre que je côtoie c’est dans le miroir de ma salle de bain que je lui parle tous les jours…

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Ningen soto, bakemono naka....
"L'amour et la haine sont les deux faces d'une même pièce qu'il est bien trop aisé de retourner..." - JK

Hors ligne GuiGui

  • Plumelette
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Re : Le Monstre
« Réponse #1 le: 19 Août 2016 à 19:01:06 »
Salut, c'est plutôt bien écrit, j'ai bien aimé. Par contre, tu utilises trop de fois le mot "lâche" à mon goût. Et je n'ai pas vraiment compris la chute de l'histoire, le monstre c'est lui ? Les blessures qu'il inflige sont-elles vraiment physiques? :???: ^^

Hors ligne Cambrien

  • Aède
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Re : Le Monstre
« Réponse #2 le: 19 Août 2016 à 21:22:19 »
Je note pas mal de fautes de grammaire, en particulier les accords de verbes au pluriel. Quelques coquilles, genre doublons, également.

Le verbe être (faible) est trop utilisé.

En ce qui concerne le fond, je crois deviner que le monstre en question ne fait qu’un avec le narrateur, mais peut-être suis-je dans l’erreur ?

Au final, c’est assez bien pensé et correctement écrit si on fait abstraction des remarques ci-dessus.

Hors ligne Chouc

  • Palimpseste Astral
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  • Chourlotte Brontë
Re : Le Monstre
« Réponse #3 le: 20 Août 2016 à 12:29:09 »
Bonjour JK,

Un texte bien rédigé, le mal-être du narrateur est assez évident et on comprend rapidement qu'il ne fait qu'un avec le monstre. Toutefois, quelques tournures gagneraient à être retravaillées afin de sublimer cette mise en abîme. Quelques fautes ici ou là et pas mal de répétitions, mais rien qui gène la lecture ou la compréhension.

Merci pour cette lecture, au plaisir.
Tel esprit qui croyait se pendre.

Hors ligne nanomag

  • Calliopéen
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    • zouboukouf
Re : Le Monstre
« Réponse #4 le: 20 Août 2016 à 18:32:24 »
Salut!

J'ai bien aimé l'histoire de fond, c'est bien amené, je ne m'y attendais presque pas ;)

La première moitié du texte m'a semblé un peu répétitive, les mêmes choses dites différemment, je n'ai pas bien vu l'évolution.
(il y a aussi des répétitions de mots, perso ça me donne l'impression d'un vocabulaire limité, mais c'est peut-être fait exprès)

Il y a quelques tournures que je trouve bizarre et quelques fautes mais rien qui ne m'a empêchée de continuer jusqu'au bout :)

(tu peux utiliser wordle.net pour voir les mots les plus utilisés, c'est fun en plus :D)

répétitions :
un qui n’effraie pas, un qui au contraire
Pas une personne ne pouvait s’[...], pas une personne
Les gens devenus ses amis, les gens devenus proches

fautes:
Çà et là, disséminé au cours des journées, le monstre infligeait d’infime blessure  -> infimes blessures au pluriel, par contre je ne suis pas sûre du disséminé, c'est les blessures qui sont disséminées?
toujours enivré par le monstre, ils saignaient, -> enivrés
 Il a été même été très proche de personnes et à celle-ci je l’ai vu infliger des blessures de plus en plus graves et de manière de plus en plus violentes. -> toujours des pluriels manquants
Should we reboot universe ?

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Hors ligne Kerena

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Re : Le Monstre
« Réponse #5 le: 22 Août 2016 à 16:10:54 »
Hello !

Je crois que je t'ai jamais lu. C'est parti !

Citer
le monstre infligeait d’infime blessure

d'infimes blessures

Citer
Son parfum poison, son comportement proche et attentionné avaient fait leurs travails,

leur travail : bizarrerie, mais ici le "leur" suffit au pluriel

Citer
par ce rendre compte

se

Citer
Dans le sillage du monstre les blessés les plus grave formaient un petit groupe solidaire complétement acquis à sa cause et qui le défendait bec et ongles même quand le monstre lui-même déclamait le danger qu’il y avait à le fréquenter. 

Ciel ! Des virgules, pitié ! :aah:
=> Dans le sillage du monstre, les blessés les plus graves formaient un petit groupe solidaire complétement acquis à sa cause, et qui le défendait bec et ongles même quand le monstre lui-même déclamait le danger qu’il y avait à le fréquenter. 

Citer
Ils étaient dépendant

dépendants



A part ces fautes, je vais être moins enthousiaste que mes camarades commentateurs. Alors non, je ne m'attendais pas à cette fin. Néanmoins, j'ai trouvé que c'était un peu classique, tout ça. Le gars trop gentil qui ne l'est pas, le miroir à la fin, j'ai l'impression d'avoir déjà lu cette histoire plusieurs fois. La fausse gentillesse, la gentillesse intéressée, il y a plein d'autres façons de l'aborder.

Désolée JKK ! Une autre fois peut-être  ^^
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


 


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