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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » "sortilège" nouvelle fantastique

Auteur Sujet: "sortilège" nouvelle fantastique  (Lu 4357 fois)

elvira

  • Invité
"sortilège" nouvelle fantastique
« le: 10 Mai 2009 à 13:43:17 »
voici une nouvelle avec laquelle j'ai reçu les encouragements d'une maison d'édition lors d'un concours! bonne lecture!

Je suis concentrée si je prie très fort, ça va marcher.Soudain, des images me reviennent en mémoire, c’était il y a quelques jours lors d’une rencontre mystérieuse.

Un vent glacial balayait les rues ce soir là, le brouillard était dense, on ne voyait pas à 10 mètres. C’était une nuit sans lune. Je me rendais au bal costumé organisé par Sébastian d’Angicourt, un nouvel élève du lycée. Ma démarche était perturbée par ma robe de Marquise ample et lourde. Mon idée de costume n’était pas très pratique finalement. Mon pire cauchemar était au bout de la rue, pour atteindre le manoir des d’Angicourt, je devais passer devant le vieux cimetière de la croix de Fer, précisément là où depuis quelques semaines plusieurs meurtres avaient été commis. A la vue des premières tombes, un frisson parcourut tout mon corps, je récitais des prières dans ma tête pour faire partir mon angoisse. J’étais issue d’une famille catholique assez influente dans mon village, mon père en était le Diacre . Ce soir là pour une fois, j’avais la permission de minuit.

Je longe le mur en pierre, tout  à coup, un cri désagréable me perce les tympans : je n’ose y croire, posée sur la branche d’un tilleul, une pie me fixe avec un regard noir comme si j’étais une proie. Une pie en pleine nuit ? C’est plutôt étrange, en général, je n’aimais pas ce genre de volatile pour moi c’était un animal de mauvais augure. Je décide d’accélérer le pas, fuir au plus vite ce lieu funeste.

Enfin, je me trouve devant le portail d’entrée du manoir : la peinture s’écaille par endroit. L’allée menant au manoir est bordée de torches enflammées, le gravier craque sous mes pas. J’arrive enfin dans la salle de bal, elle est immense et noire de monde. Il a  invité tout le lycée, ma parole ! J’aperçois une sorcière, un fantôme, un costume de Scream puis soudain c’est bien lui, Sébastian d’Angicourt ! En costume de Marquis : une veste noire ourlée d’un filet d’or et une chemise blanche aux manches bouffantes. C’est un garçon très mignon, brun, yeux couleurs de l’émeraude, il doit mesurer au moins un mètre quatre vingt dix. Toutes les filles du lycée sont folles de lui depuis son arrivée. Mais, il avait un petit quelque chose dans le regard qui me donnait parfois la chair de poule. Moi, il ne m’avait jamais adressé la parole, il avait toujours l’air hautain et ce soir, il était encore égal à lui même. Je me demande pourquoi je suis venue, je ne sais même pas danser la valse et puis qui pourrait inviter, Marie, la fille du Diacre : tout le monde devait croire que j’allais finir bonne sœur !

Finalement, je file en douce dans un grand couloir sombre, les murs sont recouverts de vieux tableaux de portraits : ce devait être la galerie des ancêtres d’Angicourt.
Je suis fascinée par tous ces personnages, ils ont curieusement tous le teint pâle comme Sébastian et un regard étrange comme sans vie. Le portrait d’une femme brune en robe pourpre attire mon attention, elle est d’une beauté extraordinaire mais avec un regard triste.

― «  C’est mon arrière-arrière grand mère. »
Je ne l’avais pas entendu arrivé, il était juste derrière moi, c’était lui, Sébastian !
― « Aahhhh ! »
― «  Bonsoir, je suis Sébastian d’Angicourt, pardon de t’ avoir effrayé ! »
« Sébastian d’Angicourt », il y a le mot ange dans son nom de famille, c’est peut être ça, ce doit être un ange, tombé du ciel rien que pour moi ! pff, qu’est ce que je raconte, je m’égare là, c’est juste un garçon comme un autre… Je n’en reviens pas, il m’a adressé la parole, lui qui est si distant d’ordinaire. Il est vraiment immense et beau comme un dieu de l’Olympe je n’ose le regarder dans les yeux tellement je suis troublée.
― « Bonsoir, moi c’est Marie Pardonnet. Elle est très belle dans sa robe pourpre !  »
― « Oui, elle te ressemble un peu, je trouve qu’elle a  le même regard que toi tout à l’heure lorsque tu est entrée dans la salle de bal, un peu mélancolique ».
Soudain, je sens mes joues brûler, j’ai envie de me cacher derrière un des énormes rideaux du couloir.
― «  Ah oui ? tu rigoles, elle est plus jolie que moi ! »
Il rit doucement et dit :
― « en tout cas tes yeux sont plus beaux, surtout avec les reflets des candélabres du couloir. »
Je me voyais bien vivre ici avec lui, c’est ce que j’ai toujours rêvé, c’était un peu le prince charmant dans son château, il manquait le cheval blanc et tout serait parfait !
― « Avant le lycée, tu ne venais pas à l’école du quartier ? »
―  « Non, j’avais un précepteur mais pour le lycée, j’ai eu envie de rencontrer des gens. »
― «  Si ça te dis, je peux te faire visiter le manoir » dit-il en changeant de sujet.
Soudain, il me prit la main, elle était glacée comme s’il l’avait plongée dans une congère : une décharge électrique parcoure tout mon corps, il avait sûrement ressentit quelque chose car il lâcha ma main brusquement.
― « Heu, oui, pas de problème. »
― « Dommages qu’il ne fasse pas jour car le parc est magnifique. »
Il m’expliqua le plan des jardins à la française en détail, il décrivait chaque arbre, chaque statue tel un poème et moi je buvais ses paroles. C’était la première fois que je me sentais bien avec un garçon.
― « Viens, retournons dans la salle de bal, je ne peux pas délaisser mes invités plus longtemps ! »
―  « Le buffet est par là, tu dois avoir faim ? »
―  « Oh oui ! Merci ! »
Le buffet était magnifiquement décoré de nappes blanches et rouges vaporeuses avec quelques chandeliers dorés et bien garni de toutes sortes de mets délicieux. Je pris une assiette et me servi copieusement.
― « Tu ne manges rien ? »
― « Non, je n’ai pas faim. »
Soudain, la musique commença, bientôt tous les couples s’étaient formés et il ne restait plus que moi et Sébastian. C’était un air de musique classique, le beau Danube bleu, je crois.
― « Vous voulez bien m’accorder cette danse, mademoiselle ?
Sans attendre ma réponse, il me prend la main et m’entraîne sur le parquet de la salle de bal.
―  « Je ne sais pas danser la valse. »
― « Regarde, ce n’est pas difficile, je vais te conduire, laisse toi porter par la musique, j’adore cet air, c’est mon préféré ! »
C’est vrai, il a raison, après quelques hésitations, je danse la valse et avec un apollon en plus ! En peu de temps, ma tête commence à tourner.
― « Regarde moi dans les yeux, ça va passe. »
― « Malgré ma timidité, je plonge dans ses yeux et je me sens beaucoup mieux. »
C’est comme s’il lisait dans mes pensées et anticipait toutes mes réactions.
La fin de la musique approche et il me dit :
―  « Viens, allons sur la terrasse. »
Je sens le poids de tous les regards sur moi, les autres élèves semblent étonnés de me voir au bras de Sébastian, même Stella, la plus belle fille de ma classe ne l’intéresse pas !
― « Tu es la fille du Diacre, c’est bien ça ? »
― « Oui, j’assiste à toutes les messes mais toi je ne t’ai jamais vu. »
― « Ma foi s’exprime mieux à l’écart de la foule. »
― « On ne sait jamais, un jour tu m’adresseras peut être une de tes prières. »
― « Si tu en as besoin, oui. »
― « Tu peux commencer maintenant, ça te dit un petit tour de Porsche ? »

Oh là là, ce doit être, la belle Porsche noire garée juste devant l’entrée. J’adore les voitures de sport et puis seule avec lui… non, je ne dois pas succomber à son charme, je vais être déçue comme avec tous les autres…
― « Et bien oui mais il faut que nous soyons de retour avant minuit ! »

Sébastian m’ouvre la porte côté passager de la Porsche, geste que les garçons ne font plus depuis longtemps ! Les sièges sont en cuir noir et rouge, il y a un parfum de lilas dans l’habitacle, très agréable. Lui, dépose délicatement sa veste sur le dossier de son siège et démarre le moteur de la voiture. J’aime le ronronnement caractéristique des Porsche ! Il roule doucement dans l’allée puis dès que nous sommes sur l’asphalte, il me fait un clin d’œil et appuie sur l’accélérateur. Je crois être dans une fusée, je n’arrive pas à décoller ma tête du siège, la route défile à toute allure.
Sébastian se met à rire, franchement cela ne m’étonne pas : je suis crispée, mes mains agrippées au siège.
― « Alors, tu aimes la vitesse ? »
― « Heu, oui mais à petite dose, tu roules trop vite là ! attention, y’a un camion devant ! »
― « Alors fais ta prière, c’est le moment ! »
― « Quoi ? t’es dingue ! »
― « Ne t’inquiètes pas, j’ai l’habitude de ma voiture, regarde, il est déjà derrière nous ! »
― « Je n’en doute pas mais tu conduits toujours comme ça ? »
― « Oui, j’aime bien c’est grisant. »
― « Et sans ceinture en plus ! »
― « Oh, pas besoin, dit il avec décontraction. »
― « Enfin, ralenti quand même, j’ai mal au cœur là ! »
― « Oh, désolé ! »
La voiture roule à une vitesse raisonnable maintenant.
Voilà, je rencontre un garçon mignon qui semble me trouver à son goût et c’est un fou du volant, franchement j’ai pas de chance décidément.
Soudain, nous sommes près du vieux cimetière, il gare la voiture devant l’entrée.
― « Viens, j’ai quelques chose à te montrer ! » dit-il avec décontraction.
― « Quoi, t’es pas bien, aller dans un cimetière en pleine nuit ? en plus t’es au courant des meurtres ?
― « Oui, mais tu ne crains rien, tu es avec moi »
― « Bon si tu veux .» Malgré tout, je sens l’angoisse monter, il fait sombre et la brume est opaque maintenant.
Nous arrivâmes près d’une tombe magnifiquement sculptée. Il y avait des roses rouges dans des vases au pied de l’édifice.
― « Voilà le tombeau familial, j’y viens de temps en temps. »
― « En pleine nuit ? »
― « Oui ça m’arrive, au moins t’es pas dérangé par les voisins ! »
― « Ça c’est sûr mais c’est quand même étrange »
Je regarde ma montre.
― « Oulà ! il est presque minuit ! dépêchons nous, il faut que je rentre ! »
― « Ok, je te raccompagne alors ! »
― « Ok, sans excès de vitesse. »
― « Comme tu voudras ! »
Au loin, on apercevait déjà les lueurs faibles du village.
― « C’est ici, arrêtes toi s’il te plaît ! »
― « Comme vous voudrez mademoiselle !
puis soudain, il me prend la main et y dépose un baiser.
― « Heu, bon je dois y aller, il est tard, on doit m’attendre à la maison. »
― « Lundi, à minuit, rejoins moi au cimetière, à l’endroit où nous étions cette nuit, j’aurais quelque chose à te dire. »
― «  Oui, j’essayerais, je vais devoir faire le mur ! »
― « Tu vas y arriver, j’en suis sûr, bonne nuit ! »
― « Bonne nuit. »

Bien entendu, je n’arrive pas à fermer l’œil et pour la première fois, je rêve de Sébastian… Mais c’est plus un cauchemar qu’un beau rêve : je me voyais envahie par des fumées noires, je sombrais dans les limbes et puis il y avait cette pie qui me fixait comme celle du cimetière ce soir. Heureusement, le beau visage de Sébastian apparut soudain, ce qui m’apaisa.

Lundi 23h45, tout le monde dort dans la maison, il faut que je sorte à tout prix !  Je descends le long de la gouttière, je suis folle, je n’ai jamais fait ça ! Si mon père l’apprend, il va m’enfermer dans un couvent à vie ! Je remonte la rue, longe le mur en pierre, ça y est je suis au cimetière. J’ai froid, je sens les poils de mes bras se tendrent sur ma peau. Allez un peu de courage, je vais rejoindre Sébastian et il a quelque chose à me dire ! il veut peut être m’épouser ! pff n’importe quoi, je m’égare encore une fois lorsque je songe à lui !
Oh ! c’est pas vrai, qu’est ce que… non encore ce maudit volatile ! Cette pie au regard plus noir que son plumage : d’un coup elle s’envole en poussant un cri lugubre, j’en ai froid dans le dos. C’est étrange, elle est une fois de plus sur mon chemin, c’est mauvais signe j’en suis certaine. Bon, ça va aller, je marche à toute vitesse, ça y est, le tombeau familial des d’Angicourt est tout proche, mais pas de Sébastian. Je suis devant le tombeau, je regarde la liste des personnes : c’est impressionnant, les hommes sont tous morts très jeunes, entre 20 et 30 ans.

― « Bonsoir, Mademoiselle. »
― « Ahhh ! tu veux que je fasse une crise cardiaque ou quoi ! »
― « Désolé, ça m’amuse ! »
― « Ouais et bien moi non ! Bonsoir quand même ! »
― « Alors qu’avais tu à me dire en pleine nuit et dans un cimetière ! »
― « Ça. »
Il m’attire à lui, serre ma taille, il hésite un instant comme si l’épreuve était difficile pour lui puis ses lèvres se posent sur les miennes. J’oublie le lieu, je suis bien dans les bras de cet être magnifique.
Tout à coup, j’ai la tête qui tourne, je suis sur le point de m’évanouir.
Je sens des mains glacées autour de mon cou, mais non c’est impossible ! J’ouvre les yeux, Sébastian a le regard incandescent comme la lave, il est en train de m’étrangler ! Il serre de plus en plus ! Mais d’un coup lâche prise.
Je tente de reprendre mon souffle.
― « Arrête ! Qu’est-ce qui te prends, tu es possédé ou quoi ! Je t’aime ! Mais, je deviens folle, je suis amoureuse d’un meurtrier !
A ce moment là, Sébastian disparut sous une épaisse fumée noire et soudain, non, c’est impossible, il vient de se changer en pie. C’est incroyable, je dois être en train de rêver !
Alors, je me rappelais les paroles qu’il avait prononcé sur la terrasse du manoir : « un jour tu m’adresseras peut être une de tes prières ». Je me mets à genou, les mains jointes, paupières closes.

Je t’en supplie mon Dieu, écoute ma prière et sauve son âme : sans lui je ne suis rien, je n’ai jamais ressentie ça pour personne auparavant. Je t’en prie exauce ma prière…Je l’aime tellement !

J’entends les cris stridents de l’animal puis plus rien. Je rouvre les yeux, je vois à la place de la pie une colombe immaculée puis dans une fumée blanche cette fois, il apparaît allongé sur le sol. Il est vivant, il ouvre les yeux  et me dit :
― « Je t’avais dit que tu prierais pour moi, tu as brisé le sortilège, un démon possédait mon âme, seul l’amour et les prières d une jeune fille pure pouvaient me sauver, je t’aime. »
― « Je t’aime aussi ».
― «  À jamais » renchérit-il. »

Hors ligne Kailiana

  • Palimpseste Astral
  • Messages: 3 801
  • Lial' | Calamar placide
Re : "sortilège" nouvelle fantastique
« Réponse #1 le: 18 Mai 2009 à 18:56:08 »
Première remarque : pour les dialogues, il faut choisir entre les tirets et les guillemets.

Citer
pardon de t’ avoir effrayé
effrayée
Citer
pff, qu’est ce que je raconte, je m’égare là, c’est juste un garçon comme un autre… Je n’en reviens pas, il m’a adressé la parole, lui qui est si distant d’ordinaire. Il est vraiment immense et beau comme un dieu de l’Olympe je n’ose le regarder dans les yeux tellement je suis troublée.
"un peu" bateau
Citer
en tout cas
En
Citer
c’est ce que j’ai toujours rêvé
ce dont
Citer
c’était un peu le prince charmant dans son château, il manquait le cheval blanc et tout serait parfait !
je n'arrive pas à savoir si c'est à prendre au premier degré ou pas...
Remarque : tu passes du présent au passé au petit bonheur la chance. Il faut choisir entre les temps !
Autre remarque : à plusieurs reprises, je n'arrive pas à savoir qui parle
Citer
― « Malgré ma timidité, je plonge dans ses yeux et je me sens beaucoup mieux. »
tiret et guillemets en trop (ce n'est pas une parole, si ?)


Je passes sur les détails.
Alors là tout de suite euh... c'est pas mon genre de texte. Je veux dire j'aime bien les vampires, j'adore Anne Rice, Twilight c'est pas mal et je suis fan de Vincent (qui n'est pas un vampire mais passons  :mrgreen:) Mais là... si ton texte est à prendre au premier degré (et j'ai bien l'impression que c'est le cas...) alors je le trouve beaucoup trop naïf. Ca pourrait passer si il n'y avait pas d'accroches à la lecture... si tu veux corriger ton texte, je te conseille d'abord :
- de reprendre les dialogues : à certains moments tu repasses à la ligne, ce qui veut dire que ce n'est plus la même personne qui parle, alors que d'après ce qui est dit j'ai l'impression que c'est toujours la même personne
- de choisir entre le présent et le passé (conjugaison des verbes)
Ensuite niveau style et surtout "scénario", c'est naïf et prend vraiment tous les clichés du genre. On aime ou on n'aime pas... moi c'est pas mon truc  ;)

Bon courage !
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
Mark Twain

La théorie, c'est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c'est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi.
Einstein

elvira

  • Invité
Re : "sortilège" nouvelle fantastique
« Réponse #2 le: 18 Mai 2009 à 19:48:57 »
tu as le droit de ne pas aimer, mais c'est justement avec cette nouvelle que j'ai reçu les encouragements d'une maison d'édition, pour ce qui est du choix du temps, et bien la maison d'édition m'a dit que ça donnait une dynamique au texte! merci de ton commentaire...

Hors ligne galolet13

  • Tabellion
  • Messages: 50
Re : "sortilège" nouvelle fantastique
« Réponse #3 le: 18 Mai 2009 à 20:01:28 »
Citer
Je ne l’avais pas entendu arrivé
arriver

Citer
le même regard que toi tout à l’heure lorsque tu est entrée dans la salle de bal, un peu mélancolique
es

Citer
Le buffet était magnifiquement décoré de nappes blanches et rouges vaporeuses avec quelques chandeliers dorés et bien garni
garnis

Citer
Je pris une assiette et me servi copieusement
servis

Citer
Je n’en doute pas mais tu conduits toujours comme ça
conduis

Citer
Enfin, ralenti quand même, j’ai mal au cœur là
ralentis

Citer
C’est ici, arrêtes toi s’il te plaît !
arrête

Citer
Lundi, à minuit, rejoins moi au cimetière, à l’endroit où nous étions cette nuit, j’aurais quelque chose à te dire.
j'aurai

Citer
Oui, j’essayerais, je vais devoir faire le mur !
j'essaierai ou j'essayerai

Citer
je me voyais envahie par des fumées noires, je sombrais dans les limbes et puis il y avait cette pie qui me fixait comme celle du cimetière ce soir
cette phrase me parait trop longue. Si tu la fragmentes ça donnera plus d'effets. Et le 'ce soir' est superflu, il alourdit la phrase.

Citer
J’ai froid, je sens les poils de mes bras se tendrent sur ma peau
se tendre. Sinon j'aurais plutôt mis se hérisser.

Citer
Qu’est-ce qui te prends, tu es possédé ou quoi
prend

Citer
je n’ai jamais ressentie ça pour personne auparavant
ressenti

Sinon il y a un peu trop de répétition du mot lycée. Tu l'as dit une fois, ça va. Au lieu de mettre 'toutes les filles du lycée' tu pourrais changer ça par 'toutes les filles de terminal' ou quelques choses dans ce genre là, mais c'est à toi de voir.
Pour les dialogues, il y a beaucoup de points d'exclamations lol si tu essaies de lire ça tout haut ça sonne vraiment bizarre... (chez moi c'est les trois petits points que je mets à tort et à travers si ça peu te rassurer... chacun ses manies  :) )

Sinon c'est pas vraiment mon genre de texte. C'est un sujet un peu bateau et certains passages sonnent un peu faux (par exemple les émotions de Marie, elle parait très superficiel quand on lit le récit. On connait en gros son éducation catholique, mais son comportement ne va pas du tout avec. Elle n'éprouve pas de remord à faire le mur par exemple) ou sont du déjà vu

Citer
elle était glacée comme s’il l’avait plongée dans une congère
c'est déjà apparu chez Meyer  ;) mais en même temps ça rend bien l'image...

Et il semble assez bizarre qu'elle continue à l'aimer alors qu'il a essayé de l'étrangler lol alors que tu le présentes comme un nouveau à qui elle n'a jamais adressé la parole...

Bref à ta place je retravaillerais les émotions des personnages et les dialogues, ainsi peut-être que la fin, elle est un peu trop rapide et on comprend pas tellement ce qui se passe vraiment dans leur tête. Ca rendrait le récit plus attachant! Sinon c'était bien  :)

Hors ligne ernya

  • Vortex Intertextuel
  • Messages: 7 683
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Re : "sortilège" nouvelle fantastique
« Réponse #4 le: 23 Mai 2009 à 23:15:03 »
ça va être un peu long :-[


Je suis concentrée si je prie très fort, ça va marcher.
je mettrais une virgule après "concentrée"

Soudain, des images me reviennent en mémoire, c’était il y a quelques jours lors d’une rencontre mystérieuse.
hum, comme début, je trouve que ça fait un peu trop déjà vu ou artificiel
ça changerait vraiment le sens si tu commençais directement à " Un vent glacial" ?

Un vent glacial balayait les rues ce soir là, le brouillard était dense, on ne voyait pas à 10 mètres.
dix

Mon idée de costume n’était pas très pratique finalement. Mon pire cauchemar était au bout de la rue, pour atteindre le manoir des d’Angicourt, je devais passer devant le vieux cimetière de la croix de Fer, précisément là où depuis quelques semaines plusieurs meurtres avaient été commis.
là, je trouve qu'entre les deux phrases, il y a un problème de transition
on passe un peu comme un cheveu sur la soupe au cimetière

Je longe le mur en pierre, tout  à coup, un cri désagréable me perce les tympans : je n’ose y croire, posée sur la branche d’un tilleul, une pie me fixe avec un regard noir comme si j’étais une proie.
tiens c'est marrant le changement de temps, un peu bizarre
je pense que ça passerait peut-être mieux si tu mettais la phrase précédente au présent  ?

Je suis fascinée par tous ces personnages, ils ont curieusement tous le teint pâle comme Sébastian et un regard étrange comme sans vie.
"suis" fait bizarre, on dirait que tu commentes plus que tu ne racontes
peut-être plutôt "je reste facinée" ?

― «  C’est mon arrière-arrière grand mère. »
nope
pour les dialogues ( au niveau guilletmets et tirets)c'est comme ça
" Bonjour, dit machine.
-Coucou, ça va ?
-Oui"
(désolée pour l'exemple complètement pourri ><)

Je ne l’avais pas entendu arrivé, il était juste derrière moi, c’était lui, Sébastian !
― « Aahhhh ! »
lol, je trouve que ça fait bizarre
je pense qu'il vaudrait mieux mettre en narration qu'elle pousse un cri d'efroi, ça fera mieux, lol

― « Oui, elle te ressemble un peu, je trouve qu’elle a  le même regard que toi tout à l’heure lorsque tu est entrée dans la salle de bal, un peu mélancolique ».
tu es

Je me voyais bien vivre ici avec lui, c’est ce que j’ai toujours rêvé, c’était un peu le prince charmant dans son château, il manquait le cheval blanc et tout serait parfait !
hum le côté "jeune fille qui tombe amoureuse" là ça fait un peu cliché et surtout trop soudain :-[

― « Dommages qu’il ne fasse pas jour car le parc est magnifique. »
dommage

― « Viens, retournons dans la salle de bal, je ne peux pas délaisser mes invités plus longtemps ! »
―  « Le buffet est par là, tu dois avoir faim ? »
―  « Oh oui ! Merci ! »
Le buffet était magnifiquement décoré de nappes blanches et rouges vaporeuses avec quelques chandeliers dorés et bien garni de toutes sortes de mets délicieux. Je pris une assiette et me servi copieusement.
― « Tu ne manges rien ? »
― « Non, je n’ai pas faim. »
euh... il y a un problème, non ?
il venait de lui dire qu'il avait faim ? ???

― « Regarde moi dans les yeux, ça va passe. »
passer

― « Malgré ma timidité, je plonge dans ses yeux et je me sens beaucoup mieux. »
C’est comme s’il lisait dans mes pensées et anticipait toutes mes réactions.
j'ai pas compris

― « Tu es la fille du Diacre, c’est bien ça ? »
― « Oui, j’assiste à toutes les messes mais toi je ne t’ai jamais vu. »
― « Ma foi s’exprime mieux à l’écart de la foule. »
― « On ne sait jamais, un jour tu m’adresseras peut être une de tes prières. »
― « Si tu en as besoin, oui. »
― « Tu peux commencer maintenant, ça te dit un petit tour de Porsche ? »
je crois qu'il y a un problème avec tes dialogues, si l'on suit le raisonnement, c'est Marie qui propose de faire un tour en porsche ><

― « Je n’en doute pas mais tu conduits toujours comme ça ? »
conduis

― « Viens, j’ai quelques chose à te montrer ! » dit-il avec décontraction.
quelque

― « C’est ici, arrêtes toi s’il te plaît ! »
arrête-toi

Lundi 23h45, tout le monde dort dans la maison, il faut que je sorte à tout prix !  Je descends le long de la gouttière, je suis folle, je n’ai jamais fait ça ! Si mon père l’apprend, il va m’enfermer dans un couvent à vie !
il y a un peu trop de points d'exclamation là ....

― « Bonsoir, Mademoiselle. »
― « Ahhh ! tu veux que je fasse une crise cardiaque ou quoi ! »
― « Désolé, ça m’amuse ! »
― « Ouais et bien moi non ! Bonsoir quand même ! »
― « Alors qu’avais tu à me dire en pleine nuit et dans un cimetière ! »
― « Ça. »
encore un problème de dialogue
"alors qu'avais-tu" doit être dans la même réplique que "bonsoir"

― « Arrête ! Qu’est-ce qui te prends, tu es possédé ou quoi ! Je t’aime ! Mais, je deviens folle, je suis amoureuse d’un meurtrier !
:o
hum... je.... excuse ma franchise :-[
c'est ironico-parodique ? parce que c'est un peu beaucoup absurde :-[

je n’ai jamais ressentie ça pour personne auparavant.
ressenti


alors, hum, j'ai pas du tout aimé :-[
je trouve qu'il y a des incohérences qui nuisent au texte... comment t'expliquer ? Il y a du réalisme et de l'antiréalisme qui se mélangent dans une même phrase, c'est perturbant, lol
par exemple, elle ne le connaît mais tout d'un coup c'est l'homme de sa vie
personnellement, je trouve ça antiréaliste au possible et cliché
si on ne croit pas une histoire, on ne peut pas rentrer dedans et accrocher au texte
ton texte serait bien plus crédible si tu revoyais les sentiments de Marie
je veux dire: pour l'histoire il faut qu'elle tombe amoureuse, ok. Mais alors, le plus intéressant ce serait de nous montrer comment elle en vient à l'aimer, on aime pas quelqu'un comme ça d'une seconde à l' autre
et puis qu'elle l'aime, c'est pas très intéressant en soi, par contre les évolutions de ses sentiments, ça c'est intéressant
tu vois ce que je veux dire ?

en bref, j'ai pas aimé et c'est principalement une question de goûts, donc tu ne peux rien y faire, pas grave
mais ça ne veut pas dire que tu ne pourrais pas rendre ton texte mieux, je pense vraiment qu'en revoyant les petites étourderies  d'ortho et des dialogues  et en retravaillant à fond l'évolution de sentiments de Marie, ton texte gagnera grandement en intensité ;)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Ellitrym

  • Invité
Re : "sortilège" nouvelle fantastique
« Réponse #5 le: 03 Juin 2009 à 13:08:07 »
Selon moi, le gros truc à revoir serait les dialogues. Exemple :

― « Viens, retournons dans la salle de bal, je ne peux pas délaisser mes invités plus longtemps ! »
―  « Le buffet est par là, tu dois avoir faim ? »
―  « Oh oui ! Merci ! »
Ce serait plutôt :

- " Viens, retournons dans la salle de bal, je ne peux pas délaisser mes invités plus longtemps ! Le buffet est par là, tu dois avoir faim ?"
- "Oh Oui ! Merci !"

Autre chose, et toujours sur les dialogues. Sous réserve de me planter comme il faut  :-[, il me semble qu'on ne met pas de tiret suivi de guillemets. C'est soit l'un soit l'autre, et dans le cas des guillemets, on les ouvre au début du dialogue et on les ferme à la fin. Il doit aussi y avoir quelque chose avec les verbes de paroles, à vérifier  ;) Donc, en reprenant le même exemple que plus haut, ça donnerait, avec les tirets :

- Viens, retournons dans la salle de bal, je ne peux pas délaisser mes invités plus longtemps ! Le buffet est par là, tu dois avoir faim ?
- Oh Oui ! Merci !

ou, si tu tiens à tes guillemets :

" Viens, retournons dans la salle de bal, je ne peux pas délaisser mes invités plus longtemps ! Le buffet est par là, tu dois avoir faim ?
- Oh Oui ! Merci !"

Voilà. C'est surtout ce qui m'a frappée, en plus de quelques incohérences par-ci par là. Après, niveau histoire... Bah j'ai pas vraiment aimé, désolée  :-[ Je ne suis pas fan des histoires d'amour avec vampires et autres bestiaux nocturnes, genre Twilight.

Hors ligne Nerwen

  • Tabellion
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Re : "sortilège" nouvelle fantastique
« Réponse #6 le: 09 Juin 2009 à 21:29:33 »
Je ne reviendrais pas sur les dialogues qui ont aussi perturbés ma lecture, mais bon j'avoue que j'ai pas accroché malgré ma grande passion pour les vampires j'ai trouvé ça un peu plat et déjà vu  :-[
Mais je suis sure que beaucoup de jeune gens apprécient ce genre d'histoire facile à lire.
Personnellement j'aime mieux creuser le coté obscur du vampire et laisser les jeunes filles en fleurs entre elles au lycée  ;)
Le récit n'est plus l'écriture d'une aventure, mais l'aventure d'une écriture.

Hors ligne Kei

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 674
  • Où est mon arc?
Re : "sortilège" nouvelle fantastique
« Réponse #7 le: 18 Juin 2009 à 01:07:00 »
Bon, déjà, j’avoue que ce genre de récit à la Twilight n'est pas vraiment mon péché mignon et que la narration à la première personne, je n’apprécie véritablement que lorsque c’est parfaitement maîtrisé et que cela sert l’intrigue/le personnage (exemple : L’assassin royal et Bartimeus).

<Ma démarche était perturbée par ma robe de Marquise ample et lourde. Mon idée de costume n’était pas très pratique finalement. Mon pire cauchemar était au bout de la rue,>
Et voilà, l’écueil de « Me, myself and I »…

<Une pie en pleine nuit ?>
Je croyais qu’on était le soir… De plus, les pies étant des corvidés, les voir chasser de nuit est rare mais pas impossible. Enfin ça à la rigueur c'est un détail.

<Enfin, je me trouve devant le portail d’entrée du manoir : la peinture s’écaille par endroit.>

L’usage des deux points est-il bien nécessaire ?
<yeux couleurs de l’émeraude>

Couleur d’émeraude, ça suffit ^^
<un regard étrange comme sans vie>

Une virgule après étrange peut-être ?
<mais avec un regard triste>

Attention aux répétitions !
Bon, je ne reviendrai sur les défauts de mise en forme du dialogue mais

« Aahhhh ! »
« elle poussa un cri » serait peut-être plus agréable

<pff, qu’est ce que je raconte>
« pff » passe assez mal à l’écrit ailleurs que sur msn…

<c’est ce que j’ai toujours rêvé>
Ce dont j’ai…

<parcoure>
Il manque un « u »

<C’était la première fois que je me sentais bien avec un garçon.>
<je vais être déçue comme avec tous les autres…>
Ça ne se contredit pas un peu ?

<Lundi 23h45>
Qu’est-ce que cela coute d’écrire en vingt-trois heures quarante-cinq ?

<se sens les poils de mes bras se tendrent sur ma peau>
Hum, formulation maladroite

<« Je t’avais dit que tu prierais pour moi, tu as brisé le sortilège, un démon possédait mon âme, seul l’amour et les prières d une jeune fille pure pouvaient me sauver, je t’aime. »>
Et il dit tout ça en un seul souffle ? Je veux bien que l’émotion aide, mais quand même…

La concordance des temps… autant dans certaines langues permettent certaines fantaisies, autant le français impose un choix.Mais d'autres ont développé, je ne m'y attarderai donc pas.
Good, better, best. Never let it rest.
'Til your good is better and your better is best.

Hors ligne lord-asriel

  • Tabellion
  • Messages: 31
Re : "sortilège" nouvelle fantastique
« Réponse #8 le: 18 Juin 2009 à 01:45:39 »
Comme les autres les dialogues m'ont perturbés, je les aient relus plusieurs fois parce que je ne comprenais pas qui parlait, ça devenait incohérent...

Le cri m'a aussi perturbé, mais sans forcément l'intégrer à la narration il suffirait à mon avis de le placer avant la phrase de narration pour qu'il semble moins perturbant :

Citer
― «  C’est mon arrière-arrière grand mère. »
― « Aahhhh ! »
Je ne l’avais pas entendu arrivé, il était juste derrière moi, c’était lui, Sébastian !

Sinon l'histoire ne m'a pas passionné non plus, on se doute très tôt que Sebastian est le meurtrier du cimetière et la fin n'est effectivement pas très réaliste. En fait je pense que le problème vient du ton donné au texte, l'histoire en elle même fait assez "conte" mais le style de narration n'est pas celui d'un conte... Dans un comte les clichés ne sont pas gênant ni ce genre de fin. Mais cela revient à rendre les personnages encore plus "cliché", pour qu'on croit à la prière de la fin il faut que la jeune fille soit un personnage très naïf et il faut qu'on sente plus la force de l'amour que la lie à lui... A ce moment là ça peut peut-être marcher, mais il faut plus caractériser les personnages, à mon avis...
"Que bonito es un entierro, que bonito es un entierro ; ire a verte al cementerio, con una flor y un perro, con una flor y un perro..."

 


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