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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Nouvelle - Faiblesse d'homme

Auteur Sujet: Nouvelle - Faiblesse d'homme  (Lu 7710 fois)

Hors ligne Marygold

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Nouvelle - Faiblesse d'homme
« le: 12 Février 2007 à 19:01:34 »
Comme j'écris peu en ce moment, je recycle un "vieux" texte de novembre que j'avais écrit pour les Rivages (certains vont le reconnaître). Il y avait eu pas mal de discussions autour, alors si vous avez un truc à dire, allez-y

Faiblesse d’homme

Je m'éveillai, ce matin là, dégoulinant de sueur. Le souffle court, je me dressai rapidement pour jeter un œil aux alentours ; ce n'était pas un cauchemar : la plaine était déserte, ils étaient partis mais le triste foyer demeurait dans son cercle de pierres et l’odeur de chair brûlée persistait dans l’air. Je ne pus réprimer un hoquet de dégoût à la vue des restes calcinés de ce qui avait été, quelques heures auparavant, un homme. A la hâte, je me confectionnai un masque de fortune avec un morceau de ma couverture avant de revenir vers le foyer mourant. J’hésitai sur la conduite à tenir : d’un côté, Colias m’attendait à quelques lieues d’ici et j’entendrais pendant longtemps ses cris si j’avais du retard ; de l’autre, cet homme qui avait bravement défendu sa vie et celle d’une jeune fille méritait d’être inhumé décemment et non exposé aux charognards qui ne tarderaient pas à arriver. Le sentiment de honte qui grandissait en moi depuis mon réveil me fit choisir la seconde option.

Les images et les cris de la nuit repassaient dans ma tête, me martelant le cerveau tandis que je me mettais en quête de bois pour élever un bûcher funéraire digne de ce nom. Je m’étais installé pour la nuit à l’abri de la forêt de Freyd et je m’étais endormi rapidement. Du moins je le croyais. Dans mon « rêve », j’avais entendu des hurlements qui provenaient de la plaine et je m’étais levé, armes en main, pour aller voir ce qui se passait. Le feu était visible de loin et à la lueur des flammes les silhouettes sombres des hommes d’armes ressemblaient à des démons de la nuit. A l’abri d’un cairn de pierre j’avais observé, pétrifié de terreur, un vieil homme se faire torturer sur le feu tandis qu’une jeune fille se débattait entre deux soudards. Je pus distinguer, à la faveur d’une flamme, les armes du comte Damias sur leurs plastrons. Que faisaient-ils si loin du château ? Ils avaient bien parcouru une centaine de lieues pour arriver jusqu’ici, et nous étions hors du territoire du comte. Avaient-ils poursuivi leurs deux victimes jusqu’ici ? Balayant ces questions sans importance, ma raison me hurlait d’aller porter secours au vieil homme mais mon corps semblait de pierre et ne me répondait pas. Une absurde terreur me paralysait et me condamnait à écouter, tétanisé, les cris horribles du vieillard et les supplications de la jeune fille ; lorsque le vent tourna un peu, envoyant la fumée noirâtre dans ma direction, je perçus cette odeur si caractéristique de chair brûlée et n’y tenant plus, je tournai de l’œil.

Quel courageux guerrier, me moquai-je en jetant rageusement une brassée de branches à terre. J’avais honte de ma faiblesse, à présent. Peut-être aurais-je pu le sauver si j’étais sorti de derrière le cairn, du moins j’aurais essayé… Au lieu de cela le vieil homme était mort dans une torture ignoble, et la jeune fille avait certainement été enlevée, violée, et peut-être tuée un peu plus loin. Je maudissais cent fois ma lâcheté tout en élevant un petit bûcher. Lorsque j’eus placé dessus – avec beaucoup de répulsion, certes – les restes de l’homme, j’y mis le feu en prononçant les paroles rituelles qui permettraient à ce vieillard courageux de rejoindre le Dernier Ciel. Les branches de genêts et d’autres plantes odoriférantes que j’avais trouvées atténuaient l’odeur mais je gardai mon masque de tissu par précaution : il ne manquait plus que je m’évanouisse une seconde fois.

Laissant le bûcher se consumer, je retournai à la forêt pour récupérer mes affaires et repartis sans un regard aux vestiges de la nuit. Selon mes estimations, j’avais passé deux heures ici, il fallait donc me dépêcher pour rejoindre Colias avant qu’il ne parte. Je pressais le pas, laissant mes pensées errer comme je le faisais souvent. L’image de la jeune fille de la nuit revenait sans cesse, sans que je puisse voir son visage. Elle finit par obnubiler toute mon attention si bien que je trébuchai sur une pierre en arrivant près de la rivière. Un éclat de rire m’accueillit.

- Pas assez dormi, Pian ? se moqua une voix grave. Tu aurais peut-être voulu une berceuse ?
- La ferme, Colias. Je ne suis pas d’humeur.
- Tu es en retard, petit. J’ai bien le droit à une petite compensation !
- J’ai été retardé, lui dis-je.

Je lui racontai alors l’histoire en omettant que j’y avais assisté – ce qui la réduisait considérablement – mais je pus néanmoins lui montrer un couteau que j’avais retrouvé près du feu, sur le manche duquel était poinçonné les armes du comte Damias. Colias semblait furieux, et je le comprenais. Sa famille avait souffert des agissements de ce barbare et de ses sbires.
Mais il avait une autre raison et j’en fis aussitôt la connaissance.

- Merci pour mon grand-père, fit une voix.

Je me retournai pour voir une jeune fille sortir des buissons qui bordaient la rivière. Elle avait de longs cheveux bruns, emmêlés et sales, son visage fin portait des traces noires et des marques de coups, du sang coagulait sur sa lèvre inférieure, et sa tunique marron était déchirée en plusieurs endroits. Malgré cela je la trouvais très belle et je me surpris même à être intimidé par les iris noirs qui me fixaient.

- Je… de rien, bredouillai-je, mal à l’aise devant celle que j’aurais dû sauver cette nuit.
- Il était prêtre, et j’avais peur qu’il ne puisse jamais atteindre le Dernier Ciel, alors qu’il avait toujours vécu en homme charitable, expliqua-t-elle.
Les larmes qu’elle n’essayait même pas de retenir traçaient des sillons sur ses joues maculées.
- Je suis désolé, soufflai-je sincèrement.
Elle ne pouvait comprendre pourquoi mon cœur était soudain si oppressé, mais elle me fit un faible sourire avant de détourner la tête.
- Il était prêtre, il était prêtre, grommela Colias. C’est bien beau, mais c’était surtout lui qu’on attendait.

Sa révélation m’abattit. La mission qu’on nous avait confiée à Mirmos était de retrouver un prêtre porteur d’un trésor inestimable à l’endroit dit Le Gué Léger. Je devais y rejoindre Colias après être passé par la forêt de Freyd où je voulais revoir l’ermite qui m’avait servi de père. Et voilà que par ma faute, le prêtre était mort. Et nous irions certainement le rejoindre lorsque notre commanditaire le saurait.

Je m’assis en soupirant sur la borne de pierre qui indiquait le Gué Léger.
- On est fichus, dis-je inutilement.
Colias approuva :
- Tu crois que Damias le savait ? Qu’il voulait le trésor de ce prêtre ?
- Sûr, quoi d’autre ? Et merde ! Maintenant il l’a !
- Non, il ne l’a pas, fit la jeune fille en venant se placer devant moi.
Je relevai les yeux, interrogateur. Ses larmes avaient séché, laissant de longues traces grises sur ses joues. Je tournai la tête vers Colias mais il semblait aussi surpris que moi.
- J’étais le « trésor » de ce prêtre, nous annonça-t-elle simplement. Je m’appelle Lia, je suis la fille de Merten.
- Le seigneur Merten ? Celui qui nous a confié la mission ? demandai-je, abasourdi.
- Précisément, affirma Lia. Je vivais avec ma mère, sa première épouse, à l’ouest du comté de Damias, près du lac de Guells. Ce prêtre devait me ramener chez mon père puisque j’étais en âge d’être mariée. Et vous étiez certainement là pour veiller à notre sécurité jusqu’à Mirmos. Mais s’il a parlé de « trésor », il n’est pas étonnant qu’il ait suscité la convoitise de Damias. Ses soldats nous ont poursuivis jusqu’au delà de la frontière et…
Elle s’arrêta et ferma ses yeux sombres, incapable de continuer.

-Ce n’était donc pas ton… euh, votre grand-père ? demandai-je maladroitement.
- Non, mais il était tout comme, dit-elle tristement.
-Mais attendez ! s’écria Colias. C’est bien beau cette histoire mais pourquoi un faible prêtre pour vous ramener ? Il ne pouvait pas envoyer des mercenaires si vous étiez si importante à ses yeux ? Il ne pouvait pas nous demander de venir vous chercher ?
- Vous n’y connaissez rien en diplomatie, vous, pas vrai ? demanda-t-elle avec un sourire sans joie.
Mon ami haussa les épaules en bougonnant.
- Damias est bien plus puissant que mon père, même si cela me brûle la langue de l’admettre, et tous les deux se haïssent. Ses sbires sont des brutes sanguinaires et vous n’aviez aucun droit de traverser son comté.
- Ça je le sais, fit Colias d’un ton dur.
- Bien. Alors vous devez aussi savoir que le roi ne veut aucune discorde entre ses féaux. Et ce porc de Damias a trop d’influence sur lui pour que mon père se permette de commettre un impair, c’est du moins ce que j’ai compris. Une action discrète était donc sa meilleure solution. Et ce prêtre n’était pas faible, croyez-moi.

Je me retins à grand peine d’approuver – pour ne pas révéler que j’avais assisté à la torture. Elle avait raison, seul un homme courageux aurait pu tenir aussi longtemps face à ces brutes sanguinaires. Je me sentais de plus en plus mal devant elle et même devant mon compagnon qui n’aurait certainement pas fui, lui, devant le danger. Ce malaise-là me décida à agir. J’avais besoin d’expier cette faiblesse, quitte à y laisser la vie. On ne pense pas à ces choses-là lorsqu’on est jeune. Tout ce que je voyais c’est que Lia avait été maltraitée, le prêtre tué, que notre mission était compromise, et que, même si la jeune fille ne nous disait pas tout, il y avait des coupables à châtier.

- Où sont-ils maintenant ? demandai-je.
Lia haussa les épaules en signe d’ignorance.
- Je les ai quittés à quelques lieues d’ici, mais ils ont crû que je me dirigerais vers Mirmos, je les ai entendus passer.
- donc ils doivent être entre Mirmos et la frontière du comté, calcula Colias. Impeccable. Ça ne nous fait que deux cent petites lieues à ratisser. Pas d’accord, petit ?
- Ne m’appelle pas comme ça ! grognai-je, irrité par son ironie. En fait, ils doivent être tout près : à cheval ils ont vite fait d’aller jusqu’à la crête et de là on voit toute la plaine jusqu’à Mirmos. Ils ont eu le temps de faire le trajet ce matin, et ils n’ont pas vu ce qu’ils cherchaient. Donc ils sont sur le chemin du retour.
- A pied, nous n’irons pas bien loin, objecta Lia.
Colias la regarda comme si elle était devenue folle.
- Nous ? Mais ma petite, toi tu vas rester cachée là en nous attendant !
- Pas question ! Je dois venir : ils ont mes affaires et il faut à tout prix que je récupère quelque chose !
- Nous vous ramènerons vos affaires, dis-je. C’est un peu trop dangereux pour vous.
- Je sais très bien à quoi m’attendre, répliqua-t-elle sèchement. A ce que je sache, c’est moi qui ai passé la nuit avec eux !
Je rougis stupidement et Colias eut un rire bref.
- On perd du temps, dit-il en reprenant son sérieux. Toi, tu restes là et nous on s’active ! Faut te trouver un cheval, petit.
- Tu m’as mal comprise, grosse brute ! s’écria Lia en se dressant face à lui. Je pars avec vous et on ne discute pas !
- Je n’ai pas envie qu’il t’arrive quoi que ce soit, petite, dit Colias. S’il le faut je t’attacherai moi-même à cette borne pour que tu ne bouges pas !
Il avança l’air menaçant vers Lia. La fine silhouette de la jeune fille ne faisait décidément pas le poids face à l’impressionnante carrure de mon compagnon.
- Ça serait vraiment idiot, répliqua Lia sans paraître intimidée. Ne t’inquiète pas pour moi, il ne m’arrivera rien. Je veux juste m’assurer que mon objet est en sécurité.

Colias me regarda et, comme je haussais les épaules, n’ajouta rien. Il nous signifia de l’attendre ici et partit avec son propre cheval vers l’est.
- Toi aussi tu penses que je ne devrais pas venir ? me demanda soudain Lia.
- Oui, répondis-je sincèrement. Et je pense que tu nous caches quelque chose.
- Toi tu ne caches rien ? répliqua-t-elle.
Je me retournai vivement et la fixai. Se pouvait-il qu’elle m’ait vu la nuit dernière ? Non, elle n’avait pas l’air en colère. Néanmoins, la culpabilité avait refait surface et je ne pouvais supporter l’éclat de ses yeux sombres.
- Si, bien sûr. Tout homme cache quelque chose en lui.
- C’est ce que je crois aussi, dit-elle. Est-ce que toi tu veux en parler ?
Sa voix était douce et j’eus presque envie de lui avouer tout ce que j’avais sur le cœur. Mais je me retins de justesse.
- Non, je ne crois pas. C’est trop… ignoble.
- Que crois-tu que j’ai vu cette nuit ? Le cœur de ces hommes était sûrement bien plus laid que le tien.
- Ils ne vous ont pas… commençai-je en me maudissant de rougir une fois de plus.
- Non. Mais merci de t’en inquiéter. Ce porc de Damias a dû leur donner des ordres stricts… à part pour le prêtre.

Je ne répondis rien. J’aurais voulu lui promettre que le comte aussi paierait pour cette nuit mais comment aurais-je pu tenir cette promesse ?
- Comment vous êtes-vous échappée ? demandai-je à la place.
- J’ai profité de la nuit. Ils ont fini par s’endormir en laissant un veilleur. Ils me croyaient évanouie et n’ont pas songé à resserrer mes liens. J’ai réussi à m’en débarrasser, expliqua-t-elle en me montrant ses poignets rougis. J’ai assommé l’homme et je me suis enfuie le plus silencieusement possible jusqu’ici où je me suis cachée derrière ces buissons jusqu’à ce que la grosse brute arrive.
- Combien sont-ils ? demandai-je en souriant au sarcasme.
- Six.
- Six ? Mais…
Je m’arrêtai soudain. J’en avais compté sept de ma cachette cette nuit, et j’allais stupidement lui faire part de cette différence. Malheureusement elle vit mon trouble.
- Qu’y a-t-il ?
- Non… rien.
- Tu les as vus ? demanda-t-elle.
- Pourquoi dis-tu ça ? répliquai-je, agressif.

Elle ne répondit rien et me fixa sans que je puisse discerner dans ses yeux une expression particulière. Mais, conscient que je m’étais trahi par mon ton et ma rudesse, je lui avouai.
Elle resta silencieuse, me fixant toujours. J’avais comme un nœud dans l’estomac.
- Je suis désolé, soufflai-je en baissant les yeux. J’étais … derrière le cairn. Caché. Je les ai vus, oui, et… je voulais l’aider… mais je n’ai pas pu. Mon corps… mon corps refusait de bouger et…
Je me tus. Inutile de continuer, je m’étais assez ridiculisé. Jamais je n’oserais relever la tête, et lorsque Colias arriverait…
- Je comprends, dit-elle doucement, me coupant dans mes réflexions. Moi aussi, je crois que je n’aurais pas pu. Il n’était rien pour vous… et sauver les jeunes filles n’est pas le travail d’un mercenaire.
- Je ne suis pas un… Oui, vous avez raison. Mais j’aurais voulu être autre chose qu’un simple mercenaire, avouai-je dans un murmure.
Lia posa sa main sur mon bras et me força à relever la tête.
- Je ne te méprise pas, déclara-t-elle.
- Moi je me méprise, dis-je.
- La faiblesse fait partie de l’homme. C’est à toi de l’accepter.

Je ne répondis rien. Le bruit de chevaux au trot se fit entendre et un instant plus tard Colias fut en vue. Lorsqu’il arriva il me tendit les rênes d’un hongre gris et fit de même avec une jument alezane pour Lia.
- L’homme qui me les a… vendus a dit les avoir vu partir vers l’ouest, annonça-t-il.
- Bien, dis-je sans même ciller sur son hésitation. Allons-y.
Je lançai ma monture et les autres me suivirent. Colias passa rapidement en tête tandis que je chevauchais aux côtés de Lia. Elle se tenait avec grâce sur sa selle et malgré sa tunique déchirée et son aspect négligé, sa naissance aristocratique était manifeste. Pour la seconde fois depuis notre rencontre, je me surpris à la trouver belle. Je tournai la tête, honteux, avant qu’elle ne sente mon regard sur elle.

Nous trouvâmes assez rapidement les six soldats – j’avais résolu le mystère du nombre en supposant que Lia avait tué le veilleur dans sa fuite. Ils ne se pressaient guère et, ne se sachant pas poursuivis, ils ne faisaient aucun effort pour dissimuler leurs traces, de sorte que nous les rejoignîmes avant le milieu de l’après-midi. Nous avions réussi à extorquer à Lia la promesse qu’elle resterait en arrière et attendrait la fin du combat pour rechercher ses affaires. Mais à peine Colias avait-il décapité un premier soudard qu’elle se rua sur un second, dague en main, en hurlant. Je me précipitai moi-même dans la lutte sans tarder. Le combat ne dura pas longtemps. Nous bénéficions de l’effet de surprise et, sans me vanter, Colias et moi n’étions pas mauvais, lui à la hache, et moi à l’épée. Ainsi en quelques minutes les six soudards gisaient morts aux pieds de leurs chevaux.

Lia sauta à terre et se mit à inspecter les affaires des soldats.
- Bon alors, il est où ton fameux objet ? demanda Colias. Je ne vois rien qui ressemble à des affaires de fille !
- Oh non, il n’y a rien. Ils ont tout brûler pendant la nuit.
- Alors tu as menti ? m’exclamai-je. Pourquoi ?
- Pour pouvoir me venger, Pian, répondit-elle en fixant ses prunelles sombres sur les miennes. Tu vois, à chacun ses défauts !

Colias nous regarda, l’air interrogateur, avant de hausser les épaules, signe qu’il renonçait à comprendre. Il remonta sur son cheval et je fis de même. Lia ramassa quelque chose au cou de l’un des soudards et se mit en selle à son tour. Tandis que Colias partait en avant je l’interrogeai.
- Qu’est-ce que c’est ?
- L’anneau du prêtre, répondit-elle. Tu te méprises toujours ?
Surpris par ce changement brutal de conversation, je ne répondis pas tout de suite.
- Oui. Rien de ce que je pourrais faire à présent, aussi héroïque que cela soit, ne changera le fait que j’ai été faible cette nuit.
- C’est bien. Tu sais ce que m’a enseigné ce prêtre quand j’étais plus jeune ? Que seuls les idiots oublient leurs erreurs.
- J’ai manqué de courage une fois, répliquai-je, je peux très bien…
- Tu ne recommenceras pas, me coupa Lia.

Un sourire illumina un instant son visage lorsqu'elle me regarda. Elle avait confiance en moi et elle savait que je ferais tout pour honorer cette confiance. Le nœud dans mon estomac se desserra. Et disparut.

FIN
« Modifié: 15 Septembre 2009 à 13:06:15 par Marygold »
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #1 le: 16 Février 2007 à 20:00:28 »
Coucou !

Bon alors j'aime beaucoup cette petite nouvelle, c'est bien écrit ! Mais quand je suis arrivé sur le mot FIN je me suis dis "mince alors déjà la fin !" Si tu as l'occasion il faudrait que tu prolonges l'intrigue et la quête de ton histoire, au moins sur encore quelques pages ! Voilà
« Modifié: 15 Septembre 2009 à 13:06:43 par Marygold »
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #2 le: 16 Février 2007 à 20:36:55 »
prolonger cette nouvelle... pourquoi pas ? ça me tenterait bien, même si au départ la nouvelle devait tourner autour de la "faiblesse" de Pian.

Mais je comprends que le lecteur se demande ce qui arrive après au trio (moi je sais :P)
J'y songerai Soww'el, merci pour ton passage et ton commentaire !
« Modifié: 15 Septembre 2009 à 13:06:58 par Marygold »
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #3 le: 18 Février 2007 à 14:34:27 »
Hi hi, ce texte me dit quelque chose :P

J'aime beaucoup. Tu écris bien, c'est fluide, et ton intrigue est suffisamment bien menée pour qu'on veuille savolir la suite ;)

Par contre, je n'aime pas trop le titre... :-\
 Enfin, l'écrivain est maître de ses textes et de ses titres, encore heureux :)
« Modifié: 15 Septembre 2009 à 13:07:23 par Marygold »
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #4 le: 18 Février 2007 à 20:17:16 »
Merci Loredan... :)

Pour le titre, qu'est-ce qui ne te plaît pas ? Il éclaire pourtant le texte et me semble assez justifié (ou l'est-il trop ?)
« Modifié: 15 Septembre 2009 à 13:07:41 par Marygold »
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #5 le: 19 Février 2007 à 00:47:12 »
C'est sur la forme que ça me fait tiquer, en fait... la tournure de l'expression^^
« Modifié: 15 Septembre 2009 à 13:07:59 par Marygold »
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #6 le: 19 Février 2007 à 14:38:37 »
Je vote pour une extension de nouvelle personnellement ^^

ta nouvelle est drôlement bien tournée, impeccable! ni trop ni trop peu (ah non, là c'est pas vrai, ça dure pas assez longtemps). En fait le mot que je déteste le plus dans le tout vocabulaire français c'est le mot : FIN. je le hais. donc heu si par hasard, on sait jamais, tu t'ennuyais fortement et que heu, tu sais, tu avais un stylo-une plume-un crayon-un burin et un marteau et que tu avais envie de faire profiter tout le monde de la suite ben... c'est avec plaisir que je te lirais ^^
« Modifié: 15 Septembre 2009 à 13:08:25 par Marygold »
"D'après une théorie, le jour où quelqu'un découvrira exactement à quoi sert l'Univers et pourquoi
il est là, il disparaîtra sur-le-champ pour se voir remplacé par quelque chose de considérablement plus inexplicable et bizarre. D'après une autre théorie, la chose est déjà arrivée."  Douglas Adams

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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #7 le: 27 Mars 2007 à 22:50:00 »
Je tiens à vous informer...


Cette nouvelle est arrivée deuxième à l'AT Krondor !
Bravo Mary ! ;)
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #8 le: 04 Juillet 2008 à 17:39:39 »
j'ai bien aimé, Mary ;)

C'est bien écrit, là dessus, il n'y a rien à redire
mais comme Wind, j'aurais bien aimé avoir peut-être un peu plus de remords, d'introspection
mais ça passe quand même bien sans
ah si! une petite chose: je trouve qu'il avoue un peu trop facilement sa faiblesse à la jeune fille

voilà et bravo pour ta deuxième place :)
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #9 le: 04 Juillet 2008 à 17:59:51 »
Merci ernya ! :)
Je suis d'accord avec toi sur les deux points... Pour ma défense, je dois dire que c'est le 1er texte vraiment abouti que j'ai écrit quand je me suis lancée dans la fiction originale, alors il n'est pas exempt de défauts. Mais j'ai toujours envie de le continuer ou de l'intégrer dans une fiction plus grande... C'est en attente !

Citation de: ernya
voilà et bravo pour ta deuxième place
Merci ! mais on devait être quoi ? trois participants :mrgreen: et c'est Lo qui avait gagné !
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #10 le: 04 Juillet 2008 à 18:03:05 »
Citation de: ernya
voilà et bravo pour ta deuxième place
Merci ! mais on devait être quoi ? trois participants :mrgreen: et c'est Lo qui avait gagné !
[/quote]

ah ? et alors ?
au fait, Lo' a posté son texte sur le fofo  ?
(pour voir si c'est vraiment mieux, lol)
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #11 le: 04 Juillet 2008 à 18:09:15 »
Oui, le texte de Lo c'était le Retour du Fendeur d'écume... Vraiment très bon !
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #12 le: 04 Juillet 2008 à 18:13:34 »
Excusez-moi d'atterrir comme une chaussette dans le potage, mais je vois que vous parlez d'un AT Krondor... Auquel cas, si je comprend bien, les textes sont inspirés de l'univers de Krondor, c'est ça? (je peux pas vérifier, je connais pas encore cette série) Auquel cas, ne seraient-ce point des fanfictions? (au grand dam de Lo'?  :mrgreen: )

Et il me semble que je t'avais déjà dit ce que je pensais de ce texte à l'époque, que tu avais même poursuivi un tout petit peu sur fictionpress, ce me semble...
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #13 le: 04 Juillet 2008 à 18:21:35 »
Citer
Et il me semble que je t'avais déjà dit ce que je pensais de ce texte à l'époque, que tu avais même poursuivi un tout petit peu sur fictionpress, ce me semble...
Oui, oui, j'avais déjà eu ton avis je crois. Mais pour ce qui est de la suite, j'en avais écrite ou inventée une, j'en suis sûre, mais je suis moins sûre de l'avoir publiée. Ce n'était pas pour une autre histoire, plutôt ? (vais vérifier quand même...^^)

Et pour répondre à ton autre question, non ce n'était pas des fanfics. Juste un AT qui demandait des textes de fantasy, il me semble (je n'ai pas bonne mémoire).
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Re : Nouvelle - Faiblesse d'homme
« Réponse #14 le: 04 Juillet 2008 à 20:33:53 »
Okay. (à vrai dire je ne suis plus tout à fait sûre non plus, ça fait un bail ^^)

Citer
Et pour répondre à ton autre question, non ce n'était pas des fanfics. Juste un AT qui demandait des textes de fantasy, il me semble (je n'ai pas bonne mémoire).
Mais alors pourquoi Krondor?  ??? (*état de perplexitude avancée*)
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
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