Mesdames, messieurs.
Cette heure est grave.
Les personnages qui suivent sont tous monstrueux, tous piliers de leurs histoires.
Voici l'heure de la dream hen, ou cocotte de rêve pour les non anglophones.
Réfléchissez, calculez, parlez avec votre coeur... Mais surtout, votez !
Kon : Oeuvre : Bleach, de Tite Kubo
Histoire : Ichigo devait être un adolescent ordinaire, sauf qu’il voit les âmes des défunt•e•s. En voulant aider une jeune femme en détresse, il devient
shinigami : il doit guider les âmes vers l’au-delà. S’ensuivent de nombreuses aventures qui vont l’amener, avec sa bande d’amis, à rencontrer des ennemis toujours plus puissants qui mettent le monde en péril.
Description :
Kon est une âme modifiée. Il est censé occuper le corps d’Ichigo lorsque celui-ci est sous sa forme de Shinigami afin que le corps ne reste pas sans défense et immobile. Le reste du temps, il occupe une peluche à forme de lion. Obsédé par le sexe, il a tendance à plonger sous les jupes et dans les décolletés des filles qui ne s’embarrassent pas de manières quand elles le renvoient à ses études. Parfois énervant, parfois attachant, Kon est attaché au respect de la vie. Ayant vécu une bonne partie de sa vie sous forme de pilule, longtemps promis à la mort car défectueux, on peut le comprendre.
Extraits :
Vidéo :
ExtraitFiche par Loïc
John Highfather :Œuvre :Cycle de Golgotha, de R.S Belcher
L’histoire :Jim ne peut plus rentrer chez lui après des événements tragiques. Il trouve refuge plus ou moins contre son gré dans la ville de Golgotha, dans le Nevada. Il se retrouve embarqué dans la suite d’événements surnaturels qui menacent le monde entier. Rien que ça.
Description :Highfather est le shérif de Golgotha. Il ne peut pas mourir, ce qui peut s’avérer pratique quand on fait ce métier, à défaut d’être agréable. Comme Jim et Mutt, ses adjoints, on ne peut pas dire qu’il fasse partie des personnalités les plus appréciées de la population. Il faut dire que les marques des cordes qui ont servi à le pendre sur son cou ne sont pas du plus bel effet.
Highfather est dédié à la protection de Golgotha. Il sait mieux que personne ce qu’il peut se passer et tente comme il peut de faire la synthèse entre les différents groupes qui agitent la ville. Il fait également preuve d’une grande tolérance envers celles et ceux qui ne sont pas comme lui.
Extrait :(pas d'extrait pour cette fiche ! On en appelle à vôt'bon cœur pour en proposer un, m'sieur-dames !)
Fiche par Loïc
Marisa Coulter :Oeuvre : À la croisée des mondes, de Philip Pullman
L’histoire :Dans un monde parallèle, l’âme des humains se manifeste sous la forme d’un
daemon. On y suit Lyra, jeune fille intrépide qui part dans le Grand Nord sauver son ami Roger, enlevé par des chasseurs d’enfants.
Description :Fine politicienne, Marisa Coulter est l’une des personnalités les plus en vue du pouvoir religieux. Elle mène les combats contre la Poussière et, persuadée qu’il s’agit là de l’origine du pêché originel, cherche à en débarrasser les enfants en les séparant de leur
daemon. Il s’agit de l’un des antagonistes principaux de Lyra et Will. Sans pitié, elle n’hésite pas à être cruelle si cela peut lui permettre d’arriver à ses fins.
Extrait : Une douzaine de personnes étaient assises autour d’une grande table. Une ou deux levèrent la tête un court instant lorsque [la sorcière] entra, la regardèrent d’un œil indifférent, et oublièrent aussitôt sa présence. Elle resta debout près e la porte, en silence, et observa la scène. Le conseil était présidé par un vieil homme portant une robe de Cardinal, et tous les autres semblaient appartenir à différents ordres ecclésiastiques, à l’exception de Mme Coulter, seule femme présente. Celle-ci avait jeté son long manteau de fourrure sur le dossier d’une chaise ; ses joues étaient empourprées par la chaleur qui régnait dans les profondeurs du bateau.
[…]
Serafina reporta la sienne sur la discussion qui roulait autour de la table, car elle avait saisi au vol le mot « sorcière ».
— Elle sait quelque chose au sujet de cette enfant, déclara un des ecclésiastiques. Elle l’a avoué. D’ailleurs, toutes les sorcières savent qui est cette fillette.
— Moi je me demande surtout ce que sait Mme Coulter, dit le Cardinal. N’aurait-elle pas dû nous avertir de certaines choses ?
— Exprimez-vous de manière plus directe, répondit Mme Coulter d’un ton glacial. Vous oubliez que je suis une femme, votre Éminence, je ne possède pas la finesse d’esprit d’un prince de l’Église. Quelle est donc cette prétendue vérité que je suis censée connaître au sujet de cette enfant ?
L’expression duCardinal était chargée de sous-entendus, mais il ne dit rien. Après un instant de silence pseant, un des ecclésiastiques prit la parole, d’un ton presque contrit :
— Voyez-vous, madame Coulter, dit-il, il existe apparemment une prophétie au sujet de cette fillette. Tous les signes sont réunis. À commencer par les circonstances de sa venue au monde.
[…]
— Quelle est donc cette prophétie dont vous parlez ? demanda Mme Coulter, qui semblait de plus en plus furieuse. Comment osez-vous me cacher une telle chose ?
Le pouvoir qu’elle exerçait sur ces hommes était palpable. Le singe doré promena son regard noir tout autour de la table, et nul n’osa l’affronter.
Fiche par Loïc
Dorian Gray :Œuvre : Le Portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde
Description :Tout commence lorsque Dorian Gray fait la connaissance de Lord Henry, un ami du peintre Basil Hallward. Alors que Dorian, simple et naïf, n’avait aucune idée de sa propre beauté qui est exceptionnelle, Lord Henry fait tout pour qu’il en prenne conscience. Il se laisse séduire par ses théories sur la jeunesse et le plaisir, flatté de s’entendre dire qu’il est : « Un nouvel hédonisme ». Au même moment, Basil, qui a fait un portrait de Dorian, le révèle à ses deux amis. Va naître dès lors en Dorian une profonde jalousie à l'égard de son propre portrait. Il formule le souhait que le tableau vieillisse à sa place pour pouvoir garder lui-même sa beauté d'adolescent.
Par la suite le jeune homme tombe amoureux d'une comédienne dont le jeu le fascine, Sibyl Vane, et lui promet le mariage. Mais son amour pour Dorian empêche Sibyl d'incarner ses personnages comme elle le faisait auparavant et son jeu devient très mauvais, ce que peuvent constater Basil et Lord Henry que Dorian a emmenés avec lui au théâtre. Profondément déçu et humilié, Dorian répudie Sibyl et la quitte brutalement, la laissant effondrée. En rentrant il remarque sur le portrait une expression de cruauté qu'il ne lui connaissait pas. Il pense alors que son vœu a été exaucé.
C’est le début de sa nouvelle vie, entièrement dirigée vers les plaisirs matériels et la jouissance. Et à mesure qu’il s’enlise dans les débauches et les perversions, son portrait ne cesse de s’enlaidir, marqué par les excès de Dorian, dont la beauté demeure absolument intacte.
Avec les années, Dorian aura de plus en plus de mal à supporter le poids de son terrible secret. Au final, excédé, il enfonce un couteau dans son portrait, espérant ainsi ne plus avoir à regarder ses crimes en face.
[Fin de la fiche coupée pour éviter le spoil !]
Extrait :Dorian ne répondit pas ; il arriva nonchalamment vers son portrait et se tourna vers lui... Quand il l’aperçut, il sursauta et ses joues rougirent un moment de plaisir. Un éclair de joie passa dans ses yeux, car il se reconnut pour la première fois. Il demeura quelque temps immobile, admirant, se doutant que Hallward lui parlait, sans comprendre la signification de ses paroles. Le sens de sa propre beauté surgit en lui comme une révélation. Il ne l’avait jusqu’alors jamais perçu. Les compliments de Basil Hallward lui avaient semblé être simplement des exagérations charmantes d’amitié. Il les avait écoutés en riant, et vite oubliés... son caractère n’avait point été influencé par eux. Lord Henry Wotton était venu avec son étrange panégyrique de la jeunesse, l’avertissement terrible de sa brièveté. Il en avait été frappé à point nommé, et à présent, en face de l’ombre de sa propre beauté, il en sentait la pleine réalité s’épandre en lui. Oui, un jour viendrait où sa face serait ridée et plissée, ses yeux creusés et sans couleur, la grâce de sa figure brisée et dé- formée. L’écarlate de ses lèvres passerait, comme se ternirait l’or de sa chevelure. La vie qui devait façonner son âme abîmerait son corps ; il deviendrait horrible, hideux, baroque... Comme il pensait à tout cela, une sensation aiguë de douleur le traversa comme une dague, et fit frissonner chacune des délicates fibres de son être. L’améthyste de ses yeux se fonça ; un brouillard de larmes les obscurcit. Il sentit qu’une main de glace se posait sur son cœur.
[…]
– Quelle chose profondément triste, murmurait Dorian, les yeux encore fixés sur son portrait. Oh ! Oui, profondément triste ! Je deviendrai vieux, horrible, affreux ! Mais cette peinture restera toujours jeune. Elle ne sera jamais plus vieille que ce jour même de juin. Ah ! Si cela pouvait changer ; si c’était moi qui toujours devais rester jeune, et si cette peinture pouvait vieillir ! Pour cela, pour cela je donnerais tout ! Il n’est rien dans le monde que je ne donnerais... Mon âme, même !
Fiche par extasy