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06 novembre 2026 à 17:10:38
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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » La veuve d'Orion

Auteur Sujet: La veuve d'Orion  (Lu 6666 fois)

Hors ligne Nienna

  • Aède
  • Messages: 194
La veuve d'Orion
« le: 23 février 2009 à 19:40:04 »
Nouveau texte.
Alors...je suis partie sans idées fixes, comme si souvent quand j'écris (ce qui n'est pas forcément un point positif). Mais cette fois-ci j'ai eu un peu de mal à tenir la barre face à la tempête d'idées et de mots qui s'est abattue. J'ai résisté, tant bien que mal, et je suis arrivée à ancrer ce fameux point final. Quoique...c'est pas une certitude. Il peut encore bouger.
Bref, j'ai très peur que vous n'accrochiez pas parce que c'est plutôt illogique comme histoire (pas brouillon j'espère quand même) et j'ai peur qu'il y ait des passages trop rapides, que j'ai zappé des étapes pour rendre le texte compréhensible. Surtout pour la fin. Vous l'aurez compris, je ne suis pas vraiment satisfaite mais bon je suis partie sans idée fixe, j'dois assumer. C'est un peu comme faire un gâteau pour la première fois mais sans recette...le goût ne passe pas toujours  :mrgreen:

Donc petit conseil : n'essayez pas de chercher le pourquoi du comment. Il n'y en a pas.

Bonne lecture (ou pas) !

..........................................................................................

LA VEUVE D’ORION

*

Le soleil s’effritait, la lumière s’ébréchait, les ombres s’éveillaient. Sur la colline, là où la toundra grignote le temps et les souvenirs, nous nous sommes allongés, l’un contre l’autre, avec la nuit pour seul refuge.

De ta main fébrile, tu m’as fermé les yeux et as déposé une feuille sur mes lèvres. Enivrante, je la sentais frémir sous mon souffle chaud.

« Mâche et avale. » tu m’as dit.

D’un coup de langue j’ai offert la chaleur de mon corps à cette feuille. J’ai mâché. J’ai avalé.

« Ouvre-toi. Accueille l’essence de la plante dans les creux de ton corps. Suis-moi.»

C’était âcre mais violemment revigorant. Ma langue, mes lèvres se travestirent d’une poudre ambrée. Mon corps s’anima d’une chaleur jusqu’alors inconnue.
J’eus des convulsions. J’ai transpiré. J’ai gémi.
Tu as lové ma main dans la moiteur de ton corps. Et tu as attendu que je me calme.

Et puis.
Le chaos.
Un silence entre deux temps.

Tu as rapproché ton corps brûlant du mien. Et de ton haleine amère tu m’as pénétrée de ces quelques mots.


« L'opium agrandit ce qui n'a pas de bornes,
Allonge l'illimité,
Approfondit le temps, creuse la volupté,
Et de plaisirs noirs et mornes
Remplit l'âme au delà de sa capacité. » ¤

« Allons-nous en. »

Et nous sommes partis. Voguer dans un océan de folie.

D’un coup. La chaleur s’est propagée. Plus forte encore. Une vague étouffante. Submergeante. Massacrante. Déversant sur mon corps une écume écarlate. Noyant tout embryon de raison.

La toundra a pris feu.
Sous mes yeux de vagabonde opiomane.

Les flammes se déployaient.

« Où es-tu ? » susurre ma voix. 
« Loin dans la toundra, avec des loups au pelage rouge soyeux. Rejoins-moi.»
« Il y a le feu…»
« … et des loups qui dansent.»

Je t’ai cherché. Toi et tes loups. Mais autour de moi, le bois crépitait et rugissait à la mort. Il n’y avait que de la fumée et des cendres.

« Où es-tu ? »
Seul un hurlement m’a répondu.

C’est alors que je t’ai aperçu, à fleur de mort dans l’ivresse de la nuit, entamant une ultime danse avec les flammes volubiles, à la gueule salivante d’étincelles.
Les loups
Autour de vous virevoltaient des cendres. Poussières de vies. Et le blizzard, seule mémoire de ce qui fut, éructait des maximes ensanglantées.
Un souffle. Des cendres vinrent s’agripper à tes cheveux incandescents. On aurait dit des anges dans la chevelure du diable.

Pendant que tu dansais avec les loups, je jouais au funambule avec la peur. Dissimulée derrière un pan de mon ombre, elle engloutissait, clandestinement, le fil de ma vie.
Soudain, j’ai eu envie de gémir, de vomir, de courir. Mais l'essence de la feuille âcre à en perdre l’esprit, se tapissait en moi. En nous. Nous empêchait d’agir. Nous nous étions fougueusement offerts à elle. Elle nous avait enfermés dans son cœur, prison végétale, avec la folie pour unique dépositaire.

J’ai senti une aiguille tricoter dans mon âme : il y a certains voyages dont on ne revient pas, des destinations si éloignées que plus personne ne peut venir nous chercher.
Alors, j’ai contemplé ta mort.

Tu as crié. Une fois. Un cri, viscéral, lancé à l’infini. Fracassant. Chuintant. Dégoulinant. Qui résonne comme du verre pilé.

Alors tu as su, un poignard lancé à travers l’ivresse de ta folie : jamais plus tu ne reviendras.

Mais malgré la peur et la douleur. Malgré les anges et ta tête endiablée. Malgré les loups et cette mort certaine, guettant ton dernier souffle à l’ombre de ta vie, tu dansais, les yeux ouverts pour admirer les étoiles.
Une dernière fois.
Comme le jour de ta naissance, tu regardais les étoiles.
Vers Orion.
Comme si l’origine et la fin s’embrassaient soudainement et s’élevaient en une pensée commune.
Vers l’éternel Orion.

A jamais tatouée dans les plis de ma peau de jeune veuve solitaire.

Cette nuit-là, j’ai senti des ombres délirantes vagabonder dans les plaines éventées de ma mémoire, lécher mes yeux aux pupilles saignantes de larmes, tournées vers Orion. Orion qui danse comme un diable, dans le cosmos.
J’ai tissé ma propre ligne de fuite avec les braises qu’il restait de ton corps. Pour le souvenir. Et j’ai quitté cet océan de feu, cette prison venimeuse, le cœur martelé, comme le coquelicot tiraillé dans la plaine venteuse, épinglé à ce corps engoncé dans un carcan de souvenirs brûlants, suspendus à jamais au-dessus du gouffre vorace de l’oubli.

Je devenais un oiseau de passage, aux plumes sculptées par le sable usé du temps, qui ne s’arrêterait jamais de voler, par peur d’être enfermé dans une cage dont il n’aurait la clef.


« Ne m’oublie pas. »

Dans le lointain quelques loups hurlent encore.


.....................

¤ --> extrait du poème Le poison, Baudelaire (Les fleurs du mal)

« Modifié: 01 mars 2009 à 14:29:35 par Nienna »
"Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges."

Rimbaud - Alchimie du verbe

Hors ligne Matt

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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #1 le: 23 février 2009 à 21:25:32 »

Bonsoir,

Avant de commencer, une petite question.

Voilà, j'ai lu ton texte et aperçois un style nouveau que je ne connais point. Un style que tu utilises très correctement je pense mis à part à la fin à partir de "Seul un hurlement..."

Tu places les dialogues à droite, quelques mots sont centrés, parfois ce sont quelques phrases et à gauche la description. Tu as repris ceci sur quelqu'un ou tu as construis toi même ce style ? Je le trouve très intéressant. Seul bémol, dans un livre, je ne pense pas que l'on puisse accepter ceci.

Passons au texte.

Citer
Alors...je suis partie sans idées fixes

On part souvent ainsi. Ce qui force l'auteur à revoir son texte plusieurs fois et à le rendre plus beau.

--------------------

Citer
C’était âcre mais violement revigorant.

"violemment"

Citer
Ma langue, mes lèvres se travestirent d’une poudre ambrée

Peux-tu m'expliquer ce passage.

Citer
Et puis. Le chaos. Un silence...

Parfaitement bien dit. Et là question ? la forme que tu imposes, est-ce un rendu de l'expression "un silence..." car lorque l'on lit "Et puis. Le chaos.."  ce fameux "silence" est au niveau de chaos, non ? (bon, j'essaye de chercher à comprendre ton style mais il n'y a peut-être rien à comprendre...)

Citer
Une vague étouffante. Submergeante. Massacrante

Un peu trop de points. Ce genre de choses on le retrouve assez souvent dans la fin de ton texte.

Citer
au dessus du gouffre vorace de l’oubli.

"au-dessus"

--------------------

Dans l'ensemble, je trouve ton texte plutôt bien. Il est vrai que l'on peut se sentir perdu mais il y a là de très belles choses. Maintenant reste à voir la forme du texte car niveau syntaxe tout va bien je crois. Cette forme, au début elle est présente, elle m'envoûte si je puis dire, et à la fin elle disparaît, pourquoi ? revois ceci car c'est vraiment important. Après je peux me tromper, il se peut que ce soit pas l'affichage correcte du texte, mais bon, quand j'ai vu ça je me suis dit qu'il y avait sous ce texte quelque chose d'interessant à regarder et à garder.

Bonne continuation !
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

Hors ligne ernya

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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #2 le: 23 février 2009 à 21:50:12 »
Lu!

Alors au début, j'ai été un peu déroutée par la forme ( rah! faudra que je perde mes habitudes classiques!) et en fait, je trouve que ça rend plus que bien, donc j'admire! ^^
pour le fond, j'irai pas chercher de sens exact à chaque phrase, je trouve que c'est beau, j'aime bien le ryhme, les images, les impressions que tu donnes
j'aime un peu moins le "n'oublie pas", mais c'est strictement personnel, en fait, je l'aimerais plus en discours indirect


donc voilà j'ai bien aimé :)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Gros Lo

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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #3 le: 24 février 2009 à 01:58:38 »
Citation de: LM
Dans l'ensemble, je trouve ton texte plutôt bien.
moi non :-[ moi non, moi j'ai surkiffé grave bien sûr, et en l'avouant je nuis à ma crédibilité de critique pointilleux aux tendances acerbes, mais tant pis hein, je te kiffe à mort, pour le coup, et je sais bien que tu vas commencer à te lasser de ce genre de critiques, à commencer à zapper les miennes parce que "oh loredan, bah t'façon il dit toujours la même chose, il est bien gentil mais il m'aide pas beaucoup", mais je vais pas me forcer à trouver des défauts non plu... (bravo, tu m'as énervé, manquait plu que ça)


Alors, première chose : ton intro est très réussie :P le point final qui s'ancre, tout ça.


Citer
Déversant sur mon corps une écume écarlate.
<3 (c'est le bonus alexandrin qui y contribue)


Citer
Il n’y  avait que de la fumée et des cendres.
un espace en trop entre "y" et "avait"


Citer
à fleur de mort dans l’ivresse de la nuit ... à la gueule salivante d’étincelles.
très réussi


Citer
On aurait dit des anges dans la chevelure du diable.
ben... super classe


Citer
il y a certains voyages dont on  ne revient pas
pareil, histoire que tout soit parfait : un espace en trop entre "on" et "ne"


Citer
par peur d’être enfermé dans une cage dont il n’aurait la clef.
un peu banale comme image, même si elle n'est pas lourde.



Voilà, donc donc donc.

Le titre est super, très poétique, il [me] donne envie de lire le texte (enfin j'avais déjà une grosse envie puisque c'était un de tes textes, mais... bref). J'ai remarqué, je crois que j'ai rien à faire, que c'est moins ce que ça symbolise et ce que ça signifie dans la texte, et sa portée poétique, qui fait que j'apprécie le titre, c'est la manière dont ça s'écrit. Les deux fois cinq lettres, avec la même lettre en place 1 et en place 4, le V et le O, c'est une sorte d'ouvrage graphique je trouve xD enfin je sais pas si c'est voulu, peut-être involontairement je sais pas, genre un sentiment de satisfaction qui fait que tu l'as gardé comme titre. Super classe, donc.

J'aime beaucoup la narration, surtout au début, le côté saccadé comme chez Rimbaud (les "je", les coordonnants), au début d'Une Saison en enfer,
"Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère - Et je l'ai injuriée",
j'ai retrouvé ce rythme-là au début de ton texte.

Pour le reste, j'ai été séduit donc par le titre, et par la première phrase, spontanément je me suis dit : "pourquoi c'est pas ça que j'arrive à écrire ?"
voilà voilà, je pense que ça résume, parce que je l'ai pensé tout le texte, je trouve qu'il y a de la puissance poétique dans tes textes. J'aime vraiment, quoi, je veux dire, les jours qui vont venir, j'aurai ton texte qui va me travailler dans un coin de la tête, et j'aurai envie de le relire. Ca me le fait pas souvent. Les textes de Vera ne me font pas ça, pour ne citer qu'elle. Ton texte (et Rengaine d'un trou avant lui, peut-être un peu plus puissant encore, grâce au dialogue ; mais avec un titre qui pêche un peu je trouve) me fait le même effet que quand je lis du très bon classique. En même temps je me débrouille pour les lire le soir très tard, donc j'ai un coefficient d'enthousiasme plus élevé qu'à une heure plus normale. Mais je veux juste dire (et après j'arrête parce que tu vas vraiment finir par te lasser et ne plus lire mes "critiques") que je n'exagère en rien (je suis toujours d'accord avec mes avis le matin à tête reposée) et que je trouve vraiment que c'est de la poésie, forte, chaude, puissante, et c'est ce que j'aime, et j'aimerais te lire davantage (c'est aussi parce que tu postes si peu que ça fait ce genre d'électrochocs, mais c'est pas bien de poster si peu tu sais), et qu'entre nous on sait que c'est vraiment de haute volée !

et puis je me retiens d'ajouter un smiley guimauve parce que y a des limites, ho.




[si tu veux, je peux reprendre le texte en relevant chaque mot qui me fait hausser le sourcil, mais j'ai peur, ce faisant, d'être juste idiot, comme quand on lit du Rimbaud ou du Lautréamont et qu'on dit "j'aurais pas pris cette formulation" : il y a toujours le contrecoup "mais allez tais-toi et apprécie, s'il a mis ça c'est qu'il n'y a rien d'autre de mieux, et que ta proposition passe simplement à côté de dimensions que t'as pas remarqué". Donc en toute honnêteté et objectivité, je pense que ça nuirait au texte de le reprendre à chaque haussement de sourcil. Par contre j'aimerais que tu explicites les choses qui ne te satisfont pas.]


Moi je vais le relire, les seuls reproches seraient peut-être niveau intelligibilité (mais encore une fois, même dans les classiques, y a des choses qu'on ne comprend pas toujours), mais il faut relire et rerelire pour être sûr du bien-fondé du reproche, donc c'est ce que je vais faire.


(edit : oui j'ai oublié de dire xD que tu as gagné le pari, au fait. Je pensais pas que tu réussirais à surprendre et plaire [avec des "me" à chaque fois] après ton précédent texte. Bon, ben je le rerelirai demain et, sauf désillusion de dernière minute, je l'ajoute à mes prefs)
(edit 2 : waouh je pensais m'être limité, en fait ça fait pavé ce comm...)

edit 3 (sans parenthèse, il s'assume celui-là) : maintenant que j'suis lancé, autant conclure. Ce genre de textes m'enthousiasme à mort, mais c'est très déprimant après goût. Après coup. Lapsus, je le laisse, on n'est plus à ça près, à 2h21... oui donc, déprimant, pour la puissance du texte, en fait, sa force, les flammes qu'ils suscitent. A côté, tout le reste a l'air fade, étouffé dans les cendres. Bon en fait non, cet edit ne s'assume pas complètement, je vais m'arrêter là, j'avais dit "et après j'arrête" il y a 20 lignes, désolé.
« Modifié: 24 février 2009 à 02:26:51 par Loredan »
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

Hors ligne Nienna

  • Aède
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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #4 le: 26 février 2009 à 19:28:44 »
C'est parti, j'ai un peu de temps, je me lance dans la réponse de vos commentaires, honnêtement, intéressants. Je sens d'avance que ça va prendre un certain temps et une certaine longueur.   :mrgreen:
Bref, ne commençons pas à s'égarer sinon c'est mort.

Alors je vais répondre dans l'ordre ça sera plus facile :

D'abord merci pour les fautes, je corrige.

Tu as repris ceci sur quelqu'un ou tu as construis toi même ce style ? Je le trouve très intéressant. Seul bémol, dans un livre, je ne pense pas que l'on puisse accepter ceci.

C'est un peu des deux, je pense. Je m'explique : j'aime, comme la plupart d'entre nous, beaucoup lire. Forcément les livres/auteurs que je lis et que j'admire, m'inspirent, m'influencent, me servent de "modèles". Sans aller jusqu'à l'imitation. Par exemple, Damasio (pour changer ^^), J-P Cannet (dramaturge contemporain pas très connu), Bilal, Baudelaire... et d'autres que j'oublie. Donc oui leurs styles, leurs manières de montrer les choses me plaisent et je me retrouve dans ce qu'ils disent. Donc de ce point de vue là je pense qu'on peut dire que j'ai repris certaines choses. Après le fait de mettre les dialogues à droite, certaines phrase au centre et tout, ça me vient en écrivant. J'ai répondu, oui, non ?  ;)

Citer
Alors...je suis partie sans idées fixes

On part souvent ainsi. Ce qui force l'auteur à revoir son texte plusieurs fois et à le rendre plus beau.

D'accord avec toi mais perso, ça m'amène aussi à des impasses, des brouillons infinis...mais je ne pourrais pas m'en passer, je pense  ::)

Citer
Ma langue, mes lèvres se travestirent d’une poudre ambrée

Peux-tu m'expliquer ce passage.

Alors. C'est bien d'avoir relever ce passage parce que c'est peut-être illogique et je m'en suis pas rendue compte en l'écrivant. Ce dont je parle, c'est que la feuille avalée rend une poudre ambrée qui recouvre les lèvres et la langue du perso. Mais faut savoir qu'à la base j'étais pas partie sur l'idée de l'opium. Mais dans l'extrait que je voulais mettre de Baudelaire, il parlait d'opium. J'ai vu, après qques recherches sur "Wiki mon ami", que l'opium pouvait être consommé par voie orale donc ça fonctionnait. Mais maintenant je doute que l'opium (la plante) puisse dégager une telle couleur...? C'est pas très clair mon explication...Vous suivez ?  :-[

Citer
Et puis. Le chaos. Un silence...

Parfaitement bien dit. Et là question ? la forme que tu imposes, est-ce un rendu de l'expression "un silence..." car lorque l'on lit "Et puis. Le chaos.."  ce fameux "silence" est au niveau de chaos, non ? (bon, j'essaye de chercher à comprendre ton style mais il n'y a peut-être rien à comprendre...)

Merci.
et oui, tu as tout à fait saisi ce dont je voulais rendre compte : le silence au niveau de chaos. D'où l'écriture très brève et la "mise en page" (droite - centre - gauche) qui force le lecteur à mettre une pause, explicite (enfin pour moi) le silence/chaos.

Citer
Une vague étouffante. Submergeante. Massacrante

Un peu trop de points. Ce genre de choses on le retrouve assez souvent dans la fin de ton texte.

J'en prend note, mais j'aimerais avoir d'autres avis. Pour moi les points sont plutôt nécessaires mais peut-être est une vision erronée. Mais je reconnais que c'est assez récurent à la fin et dans mes textes en général...

Dans l'ensemble, je trouve ton texte plutôt bien. Il est vrai que l'on peut se sentir perdu mais il y a là de très belles choses.

Merci.

Ensuite venons-en à ta question principale, la fameuse question de la forme. Sans faire trop long, je vais essayer. D'abord ça me fait plaisir que tu dises "je me suis dit qu'il y avait sous ce texte quelque chose d'intéressant à regarder et à garder" parce que malgré tout, cette idée de "regarder le texte" ça me plaît bien. Sinon, cette forme s'est, on va dire, imposée à moi. Ce n'est pas moi qui me suis dis "tiens si je mettais ça là ? Et si je disais que ça signifiait ça." Non. Je vais vite fait reprendre le texte pour m'expliquer.
Pour les dialogues à droite, je ne voulais pas les insérer dans le texte à gauche, à la suite des "descriptions". Pour moi, les qques répliques sont un peu "hors temps" donc seules à droite, pour les séparer du reste en qque sorte.
Pour les phrases "chaos"/"silence" --> cf plus haut (enfin tu as répondu de toi-même, en l'occurrence).
Pour les phrases centrées ("la toundra a pris feu/sous mes yeux...") c'est pareil, c'est pour 1) accentuer la chose ; 2) je pense que c'est une phrase clef du texte dans le sens où elles marque une pause, un changement. On rentre dans la "folie", le côté un peu plus flou. Donc pour moi, c'était nécessaire de souligner cette phrase, au centre.
Pour l'extrait de Baudelaire, au centre, c'est 1) parce que c'est pas de moi ; 2) c'est différent du reste des dialogues. Donc au centre aussi.

Après, comme tu le soulignes, à la fin cette "forme" n'y est plus. Mais c'est pas "volontaire". C'est juste qu'en écrivant je n'ai pas senti la nécessité par la suite de dégager des phrases, des passages. Le texte ne le proposait pas, selon moi. Et donc je pense, que c'est pas pour autant que le style du début disparaît totalement. Mais si ça t'as gêné va falloir que j'y réfléchisse.
J'espère que j'ai assouvi tes questionnements par rapport à cette forme. Sinon n'hésite pas à demander. Et puis j'aurais sûrement d'autres trucs à dire dans qques temps.

Merci d'avoir commenté. Et puis, ben, contente que ça te plaise.   ^^

[ouf, ça va vraiment être long, j'en suis même pas à la moitié  :mrgreen:]

Ernya :

Lu!
Idem, merci.

Alors au début, j'ai été un peu déroutée par la forme ( rah! faudra que je perde mes habitudes classiques!) et en fait, je trouve que ça rend plus que bien, donc j'admire! ^^

lol ! Et merci. ça me fait plaisir que tu dises ça parce si d'habitude t'es plus "portée" par des textes plus classiques mais que t'as quand même aimé cette forme ben c'est positif.  :)

j'aime un peu moins le "n'oublie pas", mais c'est strictement personnel, en fait, je l'aimerais plus en discours indirect

Très franchement je suis indécise par rapport à cette phrase. Je ne sais pas, moi-même, si elle me plaît vraiment. Je l'ai mise un peu sur un coup de tête, à l'arrache à la fin. Mais par contre je suis plutôt pour que ce soit du discours direct. En D. indirect ça changerai le ton que j'aimerais. Je voudrais que cette phrase soit ressentie un peu comme un murmure, un souffle de souvenirs, qqchose qui vient de loin.

Loredan :

At first, ton commentaire, contrairement à ce que tu crois, est intéressant parce que tu te contentes pas de dire "j'aime beaucoup" tu expliques bien, donc c'est cool.
Sinon, hop j'ai supprimé les espaces en trop. (lecture très méticuleuse, merci :p)
 
moi j'ai surkiffé grave bien sûr, et en l'avouant je nuis à ma crédibilité de critique pointilleux aux tendances acerbes, mais tant pis hein, je te kiffe à mort, pour le coup, et je sais bien que tu vas commencer à te lasser de ce genre de critiques, à commencer à zapper les miennes

Merci, ça fait toujours très plaisir, tu sais. Et puis franchement les critiques positives sont parfois "difficiles" à recevoir parce que j'ai tendance à tout remettre en question après. ("est-ce que mon texte est vraiment aussi bien que ce que les lecteurs disent ?" "est-ce que c'est pas eux qui perçoivent le texte d'une manière qui m'échappe ?" etc).
Mais bon, ça fait vraiment très plaisir et ça me donne envie de me mettre tout de suite à écrire autre chose.  ^^

Alors, première chose : ton intro est très réussie :P le point final qui s'ancre, tout ça.

Muarf !   :mrgreen:

Citer
Déversant sur mon corps une écume écarlate.
<3 (c'est le bonus alexandrin qui y contribue)

Gné ? Dans cette phrase un alexandrin ? (12 c'est ça ?) Euh si c'est le cas, c'est pas fait exprès...  :huhu: (kiffant ce smiley)

Citer
par peur d’être enfermé dans une cage dont il n’aurait la clef.
un peu banale comme image, même si elle n'est pas lourde.

C'est vrai c'est une image plus que banale mais je l'aime bien malgré tout. Enfin bon, je changerai si un jour je trouve une image plus originale.

Les deux fois cinq lettres, avec la même lettre en place 1 et en place 4, le V et le O, c'est une sorte d'ouvrage graphique je trouve xD

Perso j'avais vu (en postant le texte seulement) le deux fois 5 lettres du titre. Mais pour le reste ça m'avait même pas traversé l'esprit  :mrgreen: Maintenant que tu le dis je trouve ça cool ^^
Sinon c'est un titre qui m'est venu "comme ça" pendant que j'écrivais ce texte. Il s'est imposé à moi en plein milieu de l'écriture. Il sonnait bien alors je l'ai gardé.

J'aime beaucoup la narration, surtout au début, le côté saccadé comme chez Rimbaud (les "je", les coordonnants), au début d'Une Saison en enfer,
"Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux. - Et je l'ai trouvée amère - Et je l'ai injuriée",
j'ai retrouvé ce rythme-là au début de ton texte.

 :-[   :-[  Plus que flattée...(même si je n'oserai jamais m'égaler à ce Monsieur Rimbaud)

je trouve qu'il y a de la puissance poétique dans tes textes.

 :-[

(et Rengaine d'un trou avant lui, peut-être un peu plus puissant encore, grâce au dialogue ; mais avec un titre qui pêche un peu je trouve)

Je trouve aussi. Et je suis plus attachée à Rengaine d'un trou qu'à celui-là.

me fait le même effet que quand je lis du très bon classique.

idem que ma réponse pour Rimbaud...je ne sais pas quoi répondre parce que, sincèrement, je m'attendais pas à ce que ce texte soit perçu de cette façon...pas aussi fort... :-[ (ça fait bcp de bonhomme rougissant tout ça mais je pourrais en mettre à tous tes paragraphes je crois).

(...) et j'aimerais te lire davantage (c'est aussi parce que tu postes si peu que ça fait ce genre d'électrochocs, mais c'est pas bien de poster si peu tu sais)

Hé, hé...moi aussi j'aimerais poster plus mais je n'ai pas d'autres textes potables  à poster (j'veux dire autres que des brouillons ou des vieux textes poussiéreux de quand j'étais plus jeune). J'écris extrêmement lentement. Un texte comme celui-là, ça peut me prend plusieurs semaines... ( ><) Parce que j'écris pas de manière vraiment régulière. C'est selon mes humeurs, mes envies/besoins d'écrire, les circonstances...J'ai d'abord des éclats de futurs textes qui me viennent. Mais après, généralement, tant que j'ai pas les qques premières phrases relativement correctes, j'arrive pas à commencer. Et parfois, trouver ces phrases ça peut me mettre plusieurs jours/semaines (oui, oui c'est grave). Ensuite, soit ça vient d'un coup et en qques jours c'est fini ; soit ça vient par à coup et donc ça met plus de temps. Et puis j'ai besoin de pauses parfois. Ne rien écrire (excepté les petits textes en écriture automatique) pendant plusieurs jours voire semaines. Pour mieux me remplir. Ça peut paraître étrange mais c'est ma manière de fonctionner. Je ne sais pas, et j'admire ceux qui arrivent (cad bcp d'entre vous), poster des textes régulièrement. J'ai pas envie de me forcer pour faire des trucs qui me plaisent pas trop. Je préfère aller à mon rythme. Mais j'aimerais vraiment écrire plus rapidement, peut-être qu'à force de m'entraîner ça viendra...alors désolée si j'ai pas bcp posté...  :-[

et puis je me retiens d'ajouter un smiley guimauve parce que y a des limites, ho.

lol ! Oué, faut pas pousser quand même xd

Donc en toute honnêteté et objectivité, je pense que ça nuirait au texte de le reprendre à chaque haussement de sourcil. Par contre j'aimerais que tu explicites les choses qui ne te satisfont pas.

Je le pense aussi et puis sincèrement, je m'en sentirais pas trop capable : tout bien expliquer c'est pas si facile...

Pour ce qui est des choses qui ne satisfont pas :
d'abord j'ai fini et posté ce texte un peu à la volée. J'avais la sensation un peu de m'embrouiller alors j'ai posté pour mettre fin à ça. Donc je suis restée sur un après goût de je sais pas trop, un peu comme de la frustration (mais en plus faible). Parce que je sentais que certains trucs m'échappaient.
Ce qui m'amène à parler du principal points d'insatisfaction et dont tu parles justre après, c'est par rapport à l'intelligibilité du texte.  Je suis totalement pour, que des auteurs (amateurs ou pas) ne se contentent pas d'offrir du pré-mâché aux lecteurs. Je m'explique. Pour moi, un bon texte, doit donner des clés aux lecteurs mais doit aussi le faire "travailler" pendant sa lecture. Je veux dire c'est beaucoup plus rigolo, à mon sens de lectrice, quand le lecteur est un peu dérouté, qu'il doit relire certains passages pour saisir les fils de l'histoire. un bon auteur, pour moi, soit savoir brouiller les pistes mais de manière intelligible, pas pour perdre le lecteur. C'est ce que j'essaye de faire un peu dans mes textes. Mais là, j'ai l'impression que le sens se perd derrière de belles phrases ou tournures, derrière ce côté poétique. C'est bien mais sur ce coup j'ai un peu l'impression que c'est trop. Mais apparemment vous ne l'avez pas ressenti pareil donc peut-être que je me trompe et que je n'ai pas assez de recul.
Voili...

tu as gagné le pari, au fait. Je pensais pas que tu réussirais à surprendre et plaire [avec des "me" à chaque fois] après ton précédent texte.

Très franchement (sans prétention ou quoi que ce soit), c'est peut-être un peu idiot de dire ça, mais quand j'ai vu certains commentaires sur Rengaine d'un trou, je me suis bon pour le prochain texte c'est mort pour moi. Alors ravie  :D

Ce genre de textes m'enthousiasme à mort, mais c'est très déprimant après goût. Après coup. Déprimant, pour la puissance du texte, en fait, sa force, les flammes qu'ils suscitent. A côté, tout le reste a l'air fade, étouffé dans les cendres. Bon en fait non, cet edit ne s'assume pas complètement

Je pense pas. J'espère pas en tout cas. Parce que, ce que je propose là, c'est une manière parmi d'autre d'écrire. Mais y en a pas une mieux que les autres, ça dépend des goûts. Y a d'autres textes qui sont très forts mais écrit d'une manière différente. Chacun apporte un regard personnel. Moi j'admire certains textes sur ce forum et je me dis aussi "whaa si j'arrivais à écrire ça." Enfin, tu vois ce que je veux dire ?

Bon je voulais dire aussi [ça explique aussi un peu mes textes peut-être], on va dire que ça sera ma conclusion : quand j'écris, j'ai tendance à visualiser mon texte de manière théâtrale. C'est assez marrant d'ailleurs. Je visualise le petit théâtre poisseux dans lequel je joue avec mon groupe, la scène et j'imagine mon texte, mes persos de la même manière que j'appréhende un perso au théâtre avant de jouer. Pour moi, écrire est très proche de jouer (au théâtre). C'est la même approche, enfin je le ressens de comme ça. Et ça m'aide à rendre compte de certaines scènes, à transcrire les sentiments/comportements/attitudes des persos, l'ambiance. Enfin bref, voilà quoi.

Et merci encore à vous trois d'avoir lu et commenté !!  :)

[Ouf c'est long tout ça ! Mais si vous d'autres questions n'hésitez pas !!]
« Modifié: 27 février 2009 à 18:28:34 par Nienna »
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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #5 le: 26 février 2009 à 20:39:26 »

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J'ai répondu, oui, non ?

Parfaitement, merci pour ta réponse.

Citer
J'en prend note, mais j'aimerais avoir d'autres avis.

D'autres avis ? je comprends pas pourquoi tu dis ceci ici.

Citer
Après, comme tu le soulignes, à la fin cette "forme" n'y est plus. Mais c'est pas "volontaire". C'est juste qu'en écrivant je n'ai pas senti la nécessité par la suite de dégager des phrases, des passages. Le texte ne le proposait pas, selon moi. Et donc je pense, que c'est pas pour autant que le style du début disparaît totalement. Mais si ça t'as gêné va falloir que j'y réfléchisse.
J'espère que j'ai assouvi tes questionnement par rapport à cette forme. Sinon n'hésite pas à demander. Et puis j'aurais sûrement d'autres trucs à dire dans qques temps.

Tout est clair, ne t'inquiètes pas. Je ne dis pas que le style disparaît mais c'est juste que tu passes d'une forme à une autre et moi c'est ça qui m'a surpris.

Bonne continuation !
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #6 le: 28 février 2009 à 12:20:34 »
A Leblanc -Matthieu :

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J'en prend note, mais j'aimerais avoir d'autres avis.
D'autres avis ? je comprends pas pourquoi tu dis ceci ici.

Parce que pour moi cette suite de points est plutôt utile mais tu dis avoir été un peu "gêné", qu'il y a trop de points dans cette phrase. Je ne sais pas trop quoi en penser alors j'attends de voir si d'autres trouveront ces phrases trop "pointées". ^^

Voili.
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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #7 le: 01 mars 2009 à 11:05:35 »
Alors.

D'abord pour le "trop de points", moi j'ai pas trouvé.

Ensuite le commentaire de Lo' m'a bien amusée, surtout le début  :mrgreen: (d'autant qu'en fait t'as finalement fait une critique super détaillée  :P)

Pour ce qui est du texte, ensuite (qui est quand même le sujet principal).
Déjà, Nienna, t'es une piqueuse de nom  :mrgreen: Mais c'est vrai qu'Orion est très beau comme nom je trouve et donc comme on se comprend je t'excuse  :coeur:

Ensuite, j'aime vraiment beaucoup le style, le fait de décaler les dialogues et certains mots, et... le style tout court, très poétique. Et je ne sais pas si c'est parce que je sais que tu aimes le théâtre ou uniquement à cause du texte, mais même sans lire tes explications dans tes commentaires, je trouve toujours (enfin, pour ce texte et rengaine d'un trou) que ça fait très "théâtral", avec... enfin, le mélange dialogue/description est bien fait je trouve, j'aime bien.
Par rapport à Rengaine d'un trou, je préfère le style de ce texte-ci je crois ; plus... "poétique". Niveau sens par contre, j'aime un peu moins, je trouve que c'est... moins "choc", moins étrange et pourtant plus confus car il y a moins une ligne directrice. En fait ici j'ai l'impression qu'il y a deux parties : l'opium, puis Orion.

En conclusion, j'aime bien (et j'aime beaucoup le style). C'est le sens que j'ai moins apprécié (le passage "soudain" à Orion surtout : j'ai eu l'impression qu'il y avait quelque chose à comprendre, mais j'étais pas sûre et j'ai aps compris quoi... ) Mais aussi le fait que tu utilises ce nom (Orion) n'aide pas, parce que je me suis obstinée dans cette voie et ai fait des recherches sur cette étoile/constellation/nébuleuse et ais cherché des idées de texte et... bref, pour l'instant ça n'a rien donné pour moi, mais toujorus est-il qu'à cause de ton titre et de mes propres idées, je m'attendais à ce que l'utilisation du terme "orion" ait une signification particulière (pourquoi cette étoile et pas une autre, quoi) alors qu'en fait j'ai l'impression que ce n'est pas le cas. Mais je pense que ça vient essentiellement de moi parce que maintenant dans ma tête Orion représente mon perso, et... c'est pas évident de l'oublier le temps de lrie un autre texte xD

Bon mon commentaire est assez décousu je crois, désolée -_-"
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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #8 le: 01 mars 2009 à 14:27:13 »
Déjà, Nienna, t'es une piqueuse de nom  :mrgreen: Mais c'est vrai qu'Orion est très beau comme nom je trouve et donc comme on se comprend je t'excuse  :coeur:

C'est vrai...j'avais pas fait attention.  >< Mais Orion quoi  !! xd [Je crois que c'est en lisant L'enfant bleu que je me suis vraiment rendue compte que c'était un prénom calé pour un perso...] Bref, si tu m'excuse alors ça va  ^^

Ensuite, j'aime vraiment beaucoup le style, le fait de décaler les dialogues et certains mots, et... le style tout court, très poétique.

Merci.  :-[

Niveau sens par contre, j'aime un peu moins, je trouve que c'est... moins "choc", moins étrange et pourtant plus confus car il y a moins une ligne directrice. En fait ici j'ai l'impression qu'il y a deux parties : l'opium, puis Orion.

(...)C'est le sens que j'ai moins apprécié (le passage "soudain" à Orion surtout : j'ai eu l'impression qu'il y avait quelque chose à comprendre, mais j'étais pas sûre et j'ai aps compris quoi... )

ça va peut-être paraître étrange, mais plus je relis ce texte, plus je me dis que je le comprends pas moi-même... Je suis d'accord avec le faire que la ligne directrice est flou, effacée par rapport au reste. Et c'est ce qui me gêne le plus...

à cause de ton titre et de mes propres idées, je m'attendais à ce que l'utilisation du terme "orion" ait une signification particulière (pourquoi cette étoile et pas une autre, quoi) alors qu'en fait j'ai l'impression que ce n'est pas le cas.

Orion, parce que c'est l'une des seules constellations que je sais repérer dans le ciel depuis que je suis toute petite... :-[
Non mais sinon, c'est parce que le nom me plaît beaucoup. Bien sûr j'ai fais des recherches sur elle. Franchement il y a eu un moment où j'ai pensé ne pas utiliser ce nom parce que la symbolique ne correspondait pas vraiment avec mon histoire...et puis finalement je l'ai gardé. Parce que c'est cette constellation qui m'est venue dès le départ et que je ne pouvais plus imaginer l'histoire sans "Orion". Un peu décevant peut-être.

Mais je pense que ça vient essentiellement de moi parce que maintenant dans ma tête Orion représente mon perso, et... c'est pas évident de l'oublier le temps de lrie un autre texte xD

Peut-être aussi...j'avoue, j'ai pas fait très attention en reprenant ce nom.

Merci d'être passée   ; )
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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #9 le: 02 mars 2009 à 21:03:02 »
Un texte agréable à lire
Je ne me pencherais pas sur le style, je ne suis pas assez doué moi même pour me permettre ce genre de chose.

La "présentation" du texte m'a laissé perplexe en première lecture
C'était mieux à la seconde, passé la "surprise" d'une telle présentation
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Hors ligne Nienna

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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #10 le: 04 mars 2009 à 13:05:18 »
Hop ! Merci d'être passée !  :)

Oui c'est pas une "présentation" habituelle, classique. C'est ce qui me plaît aussi, essayer d'innover en quelque sorte, sortir de l'habitude. Même si je reste probablement influencée par mes lectures. Mais j'essaye d'apporter un petit truc nouveau à chaque fois que je peux.
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Verasoie

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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #11 le: 09 mars 2009 à 16:33:23 »
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Alors tu as su, un poignard lancé à travers l’ivresse de ta folie : jamais plus tu ne reviendras.

C'est un détail mais j'aurais mis "reviendrais", enfin vu que ton style est atypique tu peux te permettre de laisser comme ça si c'était voulu ^^

J'ai beaucoup aimé aussi pour ma part, en retrouvant ce qui m'avait plu dans l'autre texte que j'ai lu de toi, les verbes bizarrement utilisés (la lumière s'ébréchait ^^), les images, etc. Je le relirai à l'occasion parce que j'ai l'impression qu'avec tes textes, une deuxième lecture plus tard est toujours très différente ^^

Hors ligne Nienna

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Re : Re : La veuve d'Orion
« Réponse #12 le: 09 mars 2009 à 20:45:55 »
Tiens, merci d'être passée ^^

C'est un détail mais j'aurais mis "reviendrais", enfin vu que ton style est atypique tu peux te permettre de laisser comme ça si c'était voulu ^^

J'avais hésité quand je l'ai écrit. Et j'hésite toujours. Et c'est assez énervant. ><

Je le relirai à l'occasion parce que j'ai l'impression qu'avec tes textes, une deuxième lecture plus tard est toujours très différente ^^

ah ben ça me plaît ce que tu dis là...merci !  :D
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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #13 le: 10 octobre 2010 à 19:39:08 »

Je viens de le relire, y a vraiment de très belles choses dans ce texte, surtout la deuxième partie en fait, que je trouve plus percutante (la 1ère a peut-être tendance à être un peu banale sous des apparences poétiques).

Rien que l'emploi bien géré du mot opiomane. Sous mes yeux de vagabonde opiomane, gaaa.

Dans la 2ème partie y a toujours un côté... un peu "poésie cliché", avec la mention récurrente des cendres, l'amour et la mort, tout ça. La mise en page est bien.

Tu pourrais peut-être le retravailler en essayant de ne garder que son trognon sacré, je sais pas comment dire :-X en n'en gardant que la quintessence, sa poésie originale, sa mise en page, la relation entre les personnages, mais en remaniant, peut-être en raccourcissant un peu ou alors en le réécrivant, je ne sais pas trop.
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Re : La veuve d'Orion
« Réponse #14 le: 11 octobre 2010 à 07:50:32 »
Pour ma part j'avais manqué ce texte...  ::)
(En fait j'ai presque une date fatidique de reprise d'activité mdienne. Au delà j'ai tout lu, je n'ai presque rien lu.)

Très agréable surprise en tout cas ! Je le trouve plus intuitif que les autres textes que j'ai lus de toi, comme si dans celui-là, la forme était vraiment parfaitement adaptée au fond. Je n'ai rien relevé qui m'ait gêné, j'ai apprécié les images et l'ambiance qu'elles suscitaient, pis voilà.

Le commentaire du matin n'est pas très pertinent, je demande une dérogation pour autoriser les "Wouah, trop bien. lol  :coeur:." de 7 à 8h. *sort*
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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