Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Du ciment sous les plaines

Auteur Sujet: Du ciment sous les plaines  (Lu 3834 fois)

Alexeï

  • Invité
Du ciment sous les plaines
« le: 04 Février 2009 à 22:57:33 »
L'esthétique quelque peu particulière du texte  peut heurter, agacer voire horrifier. Je pense qu'il y a plus a ressentir qu'a comprendre, mais bon... Vous verrez!

                                                  Du ciment sous les plaines

Parfois ils demandent. Là-bas. Qu’y a t-il ? Je ne sais pas. Ils veulent des mots. Sans sens. Sans âme. L’essence. Elle se perd. Chaque fois. A travers chaque mot que je lui inflige. A ce lieu. A sa mémoire. L’essence. Ce lieu. Dévasté. Vide. Pur.

Déchéance. Damnation. Ils disaient. Cette ville. Tijuana. On vendait la mort aux suicidaires. De l’alcool aux alcooliques.  Les Péchés. La Foi. L’oubli. La fin à travers chaque rue. Chaque homme. Dans chaque regard.
Je ne sais pas. Ici. Ce bruit. Mon crâne. L’alcool. Mes veines. Ces chiottes. Moi. Entre ces deux plaques. Blanches. Froides à en crever. Ce type. Ses dix dollars que je n’avais pas. Ces flics. Le sac de ce bordel. Ma queue entre mes mains devant. Ce latex éclaté. Devant cette cuvette pleine de merde. Cette pute. Ces mots. Sida. Mort. Décomposition. Vente d’organe. Capitalisme. Sépulture. Quête. Plaisir. Absolu. Néant. J’y suis retourné. Elle était là. Une lueur. Ses gémissements. Une lueur obscure. Sa respiration. Sa peau. S’enfonçant dans les ténèbres.  Je la perdais. Absolu. J’ai… J’ai oublié. Extase ils disaient. Mon crâne noyé dans mon sang. J’ai tout oublié. Le sida. Le pourrissement de ma chair. Ma mort. Je la voyais. La puissance. Le monde. Mon empire. Un auto-génocide. J’étais le dernier. Le premier homme. J’emporterai l’humanité avec moi. L’éternité. Une poignée de seconde. Ecroulée.
Il a réapparu. Lorsque mes yeux clos. Leur monde. Se sont ouverts. Leur réel. J’ai pu voir. Même ivre. Cette pute s’habiller. Les rideaux s’ouvrir. Les tables enfumées. Les bières délaissées. Les hommes. Leurs billets. La scène. Les barres. Ces femmes. Perdues. Leurs corps. Leurs cendres.
Il n’y avait rien ici bas. La chute. Quelques secondes entre l’extase et le néant. Addiction. Chaque fois plus violente. Quelques secondes chaque fois plus courtes. Les femmes le néant. Plus profond. Plus noir. Leur odeur. Obsession. Leurs cuisses. Un gouffre. L’amour ils disent. Aimer. Un sens. Dieu me sauvera. Ils disent. L’amour me sauvera. Si l’alcool ne me tue pas, elles le feront. Les femmes. Il n’y a rien.

Ils l’appellent la Grande Savane. Claire. Solaire. Vide. Sans autre limite que l’horizon. Rien ne vit. Les plantes s’étouffent dans sa terre acide. Les hommes suffoquent face à son néant. Sa grandeur implacable. Insoumise. Eternelle. Seule l’herbe et quelques arbres survivent ici. Seule une poignée d’hommes n’a pas cédé. Vierge. Façonnée depuis le chaos. Intacte. Je viens d’ici. Du désert. Humble. Avant qu’ils ne le façonnent. Avant qu’ils ne créent leurs dieux. Avant qu’ils ne croient le comprendre. Je suis ici car la poussière retourne à la poussière. Je suis ici. Epuisé. Ils l’appellent la Gran Sabana.

J’étais là. Recroquevillé. Un fœtus pourrissant. Sobre. Sans argent. Les murs lézardés. La chaleur. J’étais là. Moite. Impuissant. Je pensais. Alcool. Dénuement. Argent. Tequila. Foie. Cirrhose.  Je voulais foutre le camp d’ici. Impossible. J’étais à la fin. Prêt à rendre l’âme. Immortel. Au bout de cette péninsule. Des centaines de kilomètres. De désert. Des ces terres arides. Stériles. Baja California. Je ne pouvais pas nager. Je ne pouvais pas remonter. Pas descendre. J’avais échoué ici. Cerné par les eaux. Les cieux embrasés. Les terres calcinées.
De l’alcool pour conquérir le monde. Pour voir leurs empires s’effondrer. De l’alcool pour voir leurs dieux pendus. Leurs guides immolés. De l’alcool pour tenir jusqu’au soleil levant. L’aube. De l’alcool pour descendre parmi eux.
J’attendais. J’espérais. Les choses passent. Les maux finissent par se terrer. Peu importe le temps. Peu importe la foi.
Je rampais. Je dégueulais. L’endroit où les hommes deviennent des dieux. Anéantis. Juste. L’endroit où ils s’entassent. Juste. L’endroit où ils meurent. Mexico. Je me relevais. Cette rage. Sainte. Celle. Transcendante. Celle qui vous  fait dépasser leur condition. Leur monde. Fils de pute. J’hurlais. Hijo de puta. Des bouteilles éclataient. J’étais au dessus. La condition humaine. De la merde. Mon crâne. Le bruit. Le sang. Mes poings forgés par chaque coup. Il était là ce flingue. Ce putain de flingue entre mes deux yeux. Je pensais. Délivrance. Gloire. Non. Je ne pouvais pas mourir. Pas avant que. Non. Le destin. Ces choses. Grandes. Immortelles. Tout ce que j’allais réaliser. Je ne pouvais pas mourir avant ça. Peu importe les armes. Les hommes. Les maux. Je le savais. Je le sentais. Mon destin à travers chaque bouteille. Chaque regard. A travers ma chair. Il était là. Immarcescible.
Dans mon sang. Dissous. Mes veines dilatées. Chaque organe.  Sous ma peau. De l’alcool. A travers mes tempes. Mon crâne englouti. Pour quelques instants. Jusqu’au prochain verre. Jusqu’à la prochaine bouteille. Mes yeux. La vie. Les hommes. Mon esprit. Mon destin. Limpides. Lumineux. De l’alcool pour voir le monde. Dévoilé. Jusqu’à se qu’il s’effondre. Jusqu’à la chute. Implacablement. Jusqu’à m’éveiller dans mes tripes. De l’alcool. Il n’y a rien.

Je marche. Sans aucun autre but que l’horizon. On voit se mouvoir les nuages dans les cieux jusqu’à l’infini. Les limites ne sont plus.  On voit la noirceur s’abattre. Puis disparaître. Les orages se déchaîner au loin. Je vois les choses arriver puis partir. Sereinement. Il n’y a pas d’avenir ici sinon les nuages qui arrivent. L’horizon devant moi. Il n’existe de passé sinon l’étendue d’où je viens. Je ne vois plus de présent ici si ce n’est mon corps et cette pluie. Pure. Me lavant. Rompant mes derniers liens. Absolution. Refaisant de moi ce que j’ai perdu. Un être. Sans autres possessions que mes songes. Sans avoir. Un être.
Il n’existe de temps ici sinon les arbres grandissant. S’affaissant. Mourant.  Sinon la terre s’abreuvant d’eau. Se calcinant. Sinon l’aube. Le crépuscule. Les hommes ont disparu. Emportant leur avidité intestine. Comprendre.  Nommer. Dominer chaque chose. Ici il n’y avait rien à comprendre. Juste entendre ce silence indescriptible qu’ils ont laissé. Juste sentir l’essence sous ces plaines passer à travers moi. M’emplir. Sentir l’ivresse d’un endroit sans monde. Sans ces mondes artificiels qu’ils ont élevé, qui ont croulé pendant des millénaires. Cet endroit. Mon corps. Mon esprit. Les barrières ne sont plus. Je suis matière parmi la matière. Fondu dans ces plaines sans aucun de leurs mondes pour m’en séparer. Je suis l’herbe. Ces monts plats forgés depuis le chaos originel. Je suis les origines. Je suis le terme. Le dernier des hommes. D’une espèce éteinte.
Il ne reste plus que ce ciel ensanglanté après la chute du soleil. Des milliers d’années, d’innombrables civilisations, de leur orgueil. Il ne reste quelques pierres. Une demeure en ruine. Le dernier vestige d’une espèce éteinte. Un fossile. Si personne n’est la pour le nommer, pour le dominer. Elle s’enfonce. Elle devient cet endroit. Je ne suis pas un des leur. Je n’ai rien à dominer. Rien à comprendre. J’emporterai mon espèce dans le temps. Comme  ces arbres qui s’affaissent et qui meurent. Comme l’aube emportera la noirceur des cieux.

J’étais nu. Mon cerveau m’avait lâché. Suffoquant. Nu. Errant. Plus que du tissu comme armure. Je mourrais. Leurs mots. Leurs gestes. Sous ma peau. Incrustés. Chacune de mes plaies. S’ouvrir. Je les sentais. Une par une. Je mourrais dans cette fumée. Asphyxié. Lacéré. C’était ma fin.  Je survivais. Comme à chaque fois. Immortel.
Un endroit sans nom. Sans sol. Nul part où marcher. Un ours. Mes veines prêtes à s’arracher. Mon crâne à imploser. Leur vacarme. Des voix d’outre-tombe. Leur monde m’avait planté. La mort m’avait planté. Je gisais. Seul. Oublié. Mon corps m’avait lâché.
Des chiottes. Le sol. La pisse. Un ombre derrière. Moi. Accroupis. Obsédé. Lignes blanches. Ils essayaient de rentrer. La porte. Close. L’ombre derrière. Les lignes. Je sortais. Différent.

Ils étaient semblables. Les hommes.  Manger. Forniquer. Suivre. Mourir. Leur vie. Je ne voulais pas de leur merde. De leur monde. Leur condition. Ma langue. Je buvais. Anesthésiée. Plus rien. Je ne sentais rien. Mon corps était mort. Je l’avais surpassé. Je les avais surpassés. Je voyais quelque chose. De plus grand. Au-delà. Je pouvais le toucher. J’étais proche. Au-delà de leur peur, de leur chair, de leur esprit. Mon immortalité. J’allais la créer. Et ils disparaîtront. Et je disparaîtrai.
Ce bruit. Mes tempes prêtes à céder. De la bière. Ecstasy. Mon corps. La foudre à travers moi. Ma langue dans la bouche d’une lesbienne. Engloutir des litres de vodka. Jusqu'à ce qu’il me lâche. Mon corps. Mon cœur. J’étais immortel. Jusqu’à ce que je la crée. Ma vie éternelle. Ma mémoire. Je n’ai pas peur de la mort. Je ne connais plus la peur. Leurs chaînes. Leurs terreurs. Non. La mort. La fin. Le commencement. Peu importe. J’irai. Sans peur. Après m’être jeté dans l’éternité.
Des décennies de souffrances. Des hommes. Noyés. Brisés. Le bagne ici parmi ces camés. Cayenne. Je les voyais. Le prix. Ils ont payé. Accablé par la chaleur. Errant. Leur chair meurtrie. Leur esprit rongé. Obsédé. Mourant. Le prix de mes visions ? Un cadavre ambulant. Etait-ce le prix pour surpasser leur monde ? Ne l’ont-ils jamais vu ? L’au-delà de leurs peurs. De leurs cages. Un monde contre un autre. De la came. Une réalité contre une autre. Non. Aucun échange. Je n’en voulais pas. Leur merde. Annihilation. Mon espèce s’éteindra avec moi. Aucun compromis. Je les voyais. Faibles. Affalés sur le béton. Se vidant. Faibles. Je ne paierai pas. Je n’étais pas eux. J’étais le chainon manquant. L’initiateur. La fin. L’ère nouvelle. Je n’étais personne. Personne n’existe là où j’allais. Là où je les menais. Les drogues. Il n’y a rien.

Réaliser. Ils me poursuivent jusqu’ici. S’apercevoir. Leurs couleurs, leurs mots. Eux. Hantant mon esprit. Se rendre compte. Ils m’ont appris. Ils m’ont transmis leur cancer. Ils m’ont tué. Me laissant errer, pourrir. Qui a posé du ciment sous les plaines ? Qui a fait ce que je vois ? Des plaques de béton sous les arbres, sous l’herbe, sous les montagnes.  Ils ont amené leur monde jusqu’ici. Au-delà de leur disparition.  Tout ce que je vois. Tout ce qu’ils m’ont appris à voir. Ils m’ont infecté. Rien n’est naturel. Rien n’est originel. Représentation artificielle. Ils sont éternels. Tant que je suis en vie.  J’emporterai l’éternité. Le ciment sous les plaines. Les noms. Je suis la dernière sphère où ils vivent. Où respire leur mémoire. Je suis leur reste ultime. Conditionné. Emprisonné.
Je peux la sentir. Mes yeux entachés. L’essence. Corrompus. Des entrailles de ce sol. Plus profond que leur ciment. L’âme de cet endroit. Au-delà. De leur monde. De leur cancer. L’essence d’un lieu vierge. Un lieu qui était là avant. Qui me survivra. L’unique chose naturelle. La seule chose qu’ils n’aient pas enfoncée dans ma chair. Je marche. Aveugle. Avec l’essence pour seul guide. L’Absolu. Cette essence originelle. Chaotique. Peu importe les femmes. L’alcool. Peu importe les drogues. Je suis arrivé ici. En dix-neuf ans. A mon terme. A une nouvelle ère. Où la dernière sphère de l’humanité se sera éteinte. Où quelque chose de nouveau recommencera dans les forêts en ruine de Manhattan. Dans le désert glacé de Moscou. Dans les marécages infectés de Hong Kong. Dans les entrailles des lieux purgés de leur passé. Où mes traces auront disparu. Où l’éternité. Mes illusions. Où l’absolu m’aura dévoré. Où il n’existe de temps sinon l’aube. La nuit. L’Apocalypse.

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Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #1 le: 05 Février 2009 à 22:33:20 »
ça ne me choque pas, ça ne m'horrifie pas... Par contre ça me laisse un peu froide. Je dois dire que je n'ai rien compris. Ou presque. Ton héros est en train de sombrer, il perd complètement la boule, il ne sait plus parler...
Les phrases hachées (disons les mots  :P) retranscrivent pas mal l'idée que le personnage ne forme plus de phrases, mais que des pensées traversent son esprit...
Par contre, je trouve ça un peu long. A force de rien comprendre, je me suis lasssée. Quelques paragraphes à la syntaxe un peu plus conventionnelle auraient permis à ton texte un peu plus de compréhension...
Voila, donc je n'ai pas compris, mais c'est peut-être moi. Faut voir ce qu'en pensent les autres.
Le langage n'est pas la vérité. Il est notre manière d'exister au monde.

Alexeï

  • Invité
Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #2 le: 05 Février 2009 à 22:59:41 »
C'est un texte sur ce besoin intestin que certain ont de chercher quelque chose de plus grand, de plus pur; quelque chose au-delà de ce qu'une société sous-vide nous propose, au delà d'une certaine condition humaine en fin de compte assez médiocre. On peut appeler ça Dieu, l'absolu, l'essence, un sens, peu importe les mots. Une chose que l'on peut parfois apercevoir Lorsque votre sang arrive à toute vitesse dans votre crâne avant d'éjaculer, lorsque l'alcool s'incruste dans votre sang ou encore lorsque vous vous retrouvez à dominer le monde avec quelques lignes de cocaïne. Du moins C'est une vision que je donne dans mon texte. Il y a 1 paragraphe pour le sexe, 1 pour l'alcool et 1 pour les drogues où l'on atteint une sorte d'absolu artificielle qui s'écroule à chaque fois tôt ou tard, malgré les doses toujours plus importantes. Paragraphes écrits de manière hachée pour représenter la confusion, la frénésie qui s'empare de moi lorsque je me retrouve dans certains états. Ah oui, c'est d'inspiration autobiographique au fait. Les autres paragraphes sont sur cette sorte d'absolu, d'apaisement trouvé lorsque les hommes, le monde a disparu dans un endroit presque désert appelé la Gran sabana dans le sud du Vénézuéla. J'oppose Le monde comme entité artificiel à la planète comme entité natuelle. Une entité naturelle qui en fin de compte n'est peu être qu'une simple représentation artificielle que l'on a d'elle même. Mais j'ai senti qu'il y avait quelque chose de plus profond que ces choses que l'on m'a appris à voir. La solution est peu être de surpasser sa culture d'essayer de revenir à une sorte d'état de virginité, de devenir aveugle pour voir la planète et non plus le monde. Pour résumer je dirais de l'absence de cet "absolu" malgré la conscience que j'en ai, malgré le fait que je l'aperçoive dans la dépravation découle sa recherche maladive dans un lieu où les hommes ont disparu. Je pense qu'il y a plus à ressentir qu'à comprendre dans mon texte. Je ne sais pas si ce que je viens de dire est très clair mais c'est plus ou moins le sujet principal du texte avec quelques autres sous-jacent. Et il y a en effet cette chute que tu as ressenti, cette chute à plusieurs niveaux, de l'homme, d'un homme, du monde, des illusions... Mais chacun y verra finalement quelque chose qu'il lui est propre. Je l'espère du moins! a+!
« Modifié: 05 Février 2009 à 23:02:14 par Alexeï »

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Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #3 le: 05 Février 2009 à 23:33:45 »


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Ses dix dollars que je n’avais pas.
ces, je pense



Alors, en fait ce texte m'a fait un effet assez bizarre. J'ai toujours tendance à apprécier ce qui sort de l'ordinaire, quitte à passer sur des maladresses ou des lourdeurs.

Mais là en fait les phrases nominales sont tellement systématiques que, durant toute la lecture, j'étais complètement blasé. Et pourtant ton texte m'intéressait, c'est juste que le côté involontairement "regardez comme c'est rebelle" de la systématisation des phrases nominales m'a carrément détaché de ce dont tu parlais. Ca m'intéressait, mais j'étais complètement "hors du texte", tu vois. Y a des passages qui font un peu "je vais au bout des choses, et du coup j'ai compris ce que les autres ne comprennent pas", mais ça m'a pas du tout gêné, seulement le côté "morale écologiste" vers la fin qui m'a un peu soulé parce que, pour le coup, c'est tout sauf sortir de l'ordinaire, et ce n'était pas suffisamment bien dit pour bien passer.

Bon mais c'est personnel et j'aimerais pas que tu désertes à tout jamais ce forum à cause de cet avis xD

c'est juste que j'ai trouvé l'approche pas inintéressante, mais c'est comme un bon refrain qu'on assène à tour de bras sur toutes les fréquences : à force, on éteint la radio. Là j'ai continué parce que je trouvais ça intéressant. Mais pas "prenant", pas comme un texte doit l'être, je sais pas c'est mon humble impression :P

'oilà !

sinon c'est pas mal écrit, mais paradoxalement j'ai moins aimé la partie à la syntaxe à peu près normale.
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Alexeï

  • Invité
Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #4 le: 06 Février 2009 à 02:03:43 »
Je comprends que la syntaxe puisse agacer, elle illustre selon moi assez fidèlement l'état chaotique dans le quelle on peut apercevoir certaines choses avant qu'elles s'échappent et que tout s'écroule . Avant la chute.  Je ne trouve pas qu'il y ait de logique écolo à la fin ou du moins c'est indépendant de ma volonté, je ne suis pas écolo et les écolos m'agacent. je parle de ces choses , cette sorte d'essence que j'ai trouvé  en ce lieu où les hommes ont disparu, où je me suis efforcé de dépasser la représentation artificielle de ce lieu que m'a léguer le "monde", celui qu'ils ont créé, leur culture, pour ne ressentir que cette essence qui est peu être l'accès à un stade supérieur. Les écolos , malgré se qu'ils disent ne veulent sauvé la planète. Elle n'a pas besoin d'être sauvé et nous ne pouvons la détruire. Elle est une continuité, elle change, elle évolue ou se dégrade, juste une question de point de vu. Par contre nous pouvons détruire notre monde, et c'est ce même monde qu'ils exècrent que les écolos veulent sauver. Ce n'est que mon avis en tous cas c'est pourquoi je ne suis pas écolo.

Verasoie

  • Invité
Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #5 le: 10 Février 2009 à 00:51:09 »
J'ai lu ^^

Du côté du style, les phrases nominales j'ai trouvé que ça représentait très bien l'aspect chaotique... à certains passages. Surtout aux débuts de paragraphe en fait, quand tu commences une nouvelle idée. Après, j'ai lu le texte en écoutant de la musique donc ça m'a aidé à garder un rythme mais sinon je pense que le trop plein de phrases comme ça devient un peu lassant. Enfin, c'est une façon d'écrire comme une autre et si tu la choisis je respecte ^^ mais très personnellement j'en aurais vu moins, ou plus de phrases "mi longues" comme tu en fais quelques unes ("Je marche. Sans aucun autre but que l’horizon. On voit se mouvoir les nuages dans les cieux jusqu’à l’infini. Les limites ne sont plus.  On voit la noirceur s’abattre. Puis disparaître. Les orages se déchaîner au loin. Je vois les choses arriver puis partir. Sereinement. Il n’y a pas d’avenir ici sinon les nuages qui arrivent.", enfin, ce passage par exemple est plus "fluide") et donc avec plus d'impact.

Voilà, sinon pour ce que tu fais passer, j'ai bien aimé. Les images assez violentes et chaotiques, ouais, c'est sympa. ^^

Hors ligne ernya

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Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #6 le: 11 Février 2009 à 00:17:06 »
je vais pas dire grand chose de différent

je vais même être peut-être un peu franche, j'espère que tu m'excuseras, il est tard, et dans ces cas-là, j'y vais pas par quatre chemins, lol
donc, oui, les phrases nominales, l'idée est bonne, disons que j'ai bien aimé pour le  premier paragraphe mais ensuite plus du tout
oui, c'est pour montrer le côté hâché mais quand même je trouve que ça fait vraiment trop, parce que du coup il n'y a plus de rythme, vu que c'est toujours la même chose, en fait, je sais pas trop, mais ça rendrait peut-être mieux si justement t'alernais les phrases courtes nominales et les phrases longues: en gros, tu fais la même chose mais en mettant aux endroits que tu trouves les plus appropriés des virgules. Du coup, quand tu mettras des phrases courtes et des point partout, ça fera un vrai changement de rythme, ça serait vraiment plus percutant, je pense
( en fait c'est pas tant que ce soit des phrases nominales que je te reproche c'est que ce soit en gros toujours un mot, un point, etc; en faut c'est la ponctuation qui me saoule :mrgreen:)


pour la suite du texte, je reconnais que j'ai complètement décroché :-[
je trouvais ça long, une longue litanie sauf que là, la litanie n'était pas "belle"

voilà en gros ce que je peux te dire, bon, maintenant c'est personnel, j'ai toujours eu du mal avec les textes un peu "engagés"
« Modifié: 11 Février 2009 à 19:04:44 par ernya »
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Matt

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Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #7 le: 11 Février 2009 à 18:47:03 »

Pardon pour ma franchise mais je trouve la ponctuation agaçante, le texte est long et je perds rapidement le nord. 

En y regardant de près je pense que tu as voulu créer un style, ton style, ce qui est bien, et si c'est le cas, montre le moi, pour le moment je ne vois rien.

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J’étais le chainon manquant

"chaînon".

Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

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Alexeï

  • Invité
Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #8 le: 11 Février 2009 à 19:16:43 »
Je n'ai pas vraiment essayé de me créer un style, c'est juste que j'ai voulu tenter quelque chose, je me suis lancé dans "l'expérimental", si je puis dire... Je pense que le texte est plus à envisager comme un ensemble, une articulation, plutôt que de le prendre paragraphe par paragraphe, mais bon si la forme vous agace, elle vous agace! Ce n'est pas dramatique. ;) J'ai essayé de manier la forme de tel sorte qu'elle soit à l'image de mes sentiments dans les divers paragraphes. Comme vous pouvez voir dans les paragraphes dans la Gran Sabana, le phrase sont allongées, plus lyriques, les évocations moins noires et violentes pour exprimer cet espèce de sentiment de plénitude où la frénésie et la violence des états précédents  ont disparu. Bon voilà pour la forme qui peu déranger car pour le fond je vous en ai déjà parlé! En tout cas merci pour vos réponse et ne vous excusez pas pour votre franchise, elle est bienvenue!

Hors ligne Matt

  • Calame Supersonique
  • Messages: 1 543
Re : Du ciment sous les plaines
« Réponse #9 le: 12 Février 2009 à 08:02:16 »

Essaye alors de commencer par quelque chose de court. Il y aura peut-être un meilleur effet. Et si tu dis "expérimental" c'est bien que tu cherches une sorte d'écriture nouvelle... non ?
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Rainer Maria Rilke

 


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