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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Roses de sable et de vent

Auteur Sujet: Roses de sable et de vent  (Lu 5390 fois)

Hors ligne Gros Lo

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Roses de sable et de vent
« le: 31 Janvier 2009 à 00:16:02 »
Pff je galère avec ce titre... "La route du noroit" ? "Le saltimbanque à la rose" ? je sais pas je verrai, en attendant j'ai pris celui-ci ("le saltimbanque") mais en fait non, changé encore...

bon en fait j'suis crevé, le mal de la fin de semaine tout ça, donc j'suis pas super lucide pour faire une intro en relevant les bons défauts... j'ai ouvert Word et j'ai mis un morceau qui me fait toujours forte impression, et ça a marché, plus ou moins. Voilà le lascar... j'étais bien content quand je l'ai fini, mais finalement, relu sans la musique, relu avec, mouais ben pfff. A vous...







Roses de sable et de vent



C’est l’hymne vagabond qui roule et s’écoule en remous de sable et de gravillons, le fil des routes qui se tend qui s’étend, l’horizon brouillé qu’on rattrape sans fin, pendant que les percussions éclatent et se dissolvent en vœux insouciants – et nous leur emboîtons le pas. Cheminant à travers les marais de poussière et sur les lignes goudronnées, c’est la vie qui me happe et qui sera nôtre, puisque l’on s’aime.

C’est la marche face au vent, main dans la main, tête nue, les poches vides de dollars, la solitude nous guette et jamais ne nous cueille, la mer file vers ses abysses. C’est un autre printemps lorsque le lilas aux grappes fragiles tapisse les bas-côtés et ce n’est qu’un été de plus, Noé comptait sur le nord, et sur l’ouest et sur l’est, et c’était aussi l’idée de Wenn, rêvant en cercle clos, pour elle le nord plus que tout autre ; les cigognes à tire d’ailes dans l’air lourd, vers le nord, vers le nord.

C’est la gitane et le sable doré, larges boucles et dents qui se heurtent, les caravanes sous les pins et les larmes résineuses, vers le sud l’horreur est si loin, et les chiens aboyaient, sans moi tu dansais sur la piste, des seigneurs tournoyant pour tes lèvres de misère, pas un seul ne tombait amoureux dans tes bras sous tes coups, c’était le sud. Engoncé dans les langues brunes du varech, pris dans l’acharnement des crachats de l’océan et des rochers salivants et noirs, il y avait un homme entre l’amour et la mort, avec emprisonné dans la paume un petit crucifix de nacre ; vers le sud l’horreur est si loin je ne te savais pas si difficile, l’almée, c’est que j’ai l’esprit brouillé. C’était le sud.

C’est dans la brise la marche des exilés du bonheur simple, des boisseaux de blé, du parfum des airelles, et les songes en commun. La route s’étiolait dans le bleu, la voie des petits bannis, le ciel et la mer qui s’aimaient loin devant, et l’on fredonnait dans la bruine, c’était le jour où l’on traverserait la lande, la bruyère s’accrochait aux roues grinçantes, et le peuple d’ajoncs nous saluait en froissements moroses, c’était simple comme l’eau, comme l’ivresse des vents. Ta peau m’était satinée, j’avais sorti les aiguilles et mon nécessaire de tatoueur, tu riais aux picotements colorés, je me perdais dans les gouttelettes rouges et j’y voyais cent constellations, je te voyais toi, ton cœur, ton sein, dans la lèvre et dans l’œil, le ventre rond près du franc sourire, et il y avait la rondeur de ton bras, tes petits doigts si doux, le long épi de ton corps, et tes hanches sensibles ; la vulve cachée qui comptait pour deux. Nous étions les douze signes, elle était le ciel et la nuit, je me contentais du jour et du ciel, et cela suffisait, car j’étais les vents sans qu’elle cessât d’être la rose. C’était notre témoin, ce dos constellé de lilas, de marées, les étoiles de la lande, ce dos qui se souvenait du nord et l’ouest qui s’annonçait.

C’est l’autre, le sable, la gitane, la belle qui console et qui charme en berçant, la mère que l’on cherche quand l’épouse n’est plus, les lampes jaunissaient le plafond, de la graisse figée maculait le comptoir, comme la lande était loin, c’était les déités du sud qui, la main sur mon épaule, me poussaient vers ce corps de gitane, comme il était loin mon dieu, celui des origines, lorsqu’il n’y avait que la route et la boussole, les aiguilles assoupies, ma Wenn pour conduire la roulotte et fabriquer la petite croix de nacre, et m’appeler Noé en la nouant autour de mon cou. Wenn, ainsi l’appelais-je, et elle m’en était gré. Mais la belle au comptoir était brune et fiévreuse, buvait l’ambre des pins et plongeait nue dans les bassins salés, elle était seule et se riait du nord, elle avait la peau hâlée, fraîche sous la paume, n’avait cure des aiguilles de tatoueur et ne brûlait que pour le sud, le sud ; c’est ce que j’étais devenu et elle m’en était gré, dans le lourd galop du vent d’ouest.

C’est l’hymne vagabond qui s’écroule et la route aux saltimbanques à jamais distendue, la funambule au bas du précipice et lui rejeté par l’écume. Et le cadavre cassé sur la grève, les os saillants, la peau de lune crevassée par le sel, c’est le début de l’automne et le nord à présent ; les gitans ont suivi l’été, ils descendaient un peu plus. Noé avait les plaies farcies de sel et les yeux mangés par les vers des sables. Ces yeux, ces yeux gris sombre qui tombèrent un jour sur le fil rompu et l’amas de chair morte au bas du ravin, ces yeux hantés par Wenn incandescente sur le bûcher funèbre – ils s’étaient obscurcis un peu plus. Rebrousser chemin, et dans l’œil l’éclat soudain de l’anthracite lorsque vint Sud, lorsque vint la gitane. Entre mer et rochers, étouffé de varech et de sable, rongé par l’écume et les vers, là où les vents d’ouest, à bout de souffle, se cognant aux rivages, dispersaient quelques cendres d’une rose, Noé s’ancrait enfin.






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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #1 le: 31 Janvier 2009 à 13:49:38 »
Citer
C’est l’hymne vagabond qui roule et s’écoule en remous de sable et de gravillons, le fil des routes qui se tend qui s’étend, l’horizon brouillé qu’on rattrape sans fin, pendant que les percussions éclatent et se dissolvent en vœux insouciants – et nous leur emboîtons le pas
  :coeur:
Citer
vers le sud l’horreur est si loin je ne te savais pas si difficile,
répétition minime (mais je la signale car c'est pt-ê possible de faire mieux) de "si" (et en fait ce que j'aime le moins dans cette phrase, mais c'est vraiment bête et ça vient sans doute de moi et je vois pas comment faire autrement, c'est le "est", que j'ai tendance à lire comme Est/Nord/sud/Ouest et non comme le verbe... je dois m'y reprendre à deux fois)
Citer
La route s’étiolait dans le bleu, la voie des petits bannis, c’était le ciel et la mer qui s’aimaient loin devant, et l’on fredonnait dans la bruine, c’était le jour où l’on traverserait la lande, la bruyère s’accrochait aux roues grinçantes, et le peuple d’ajoncs nous saluait en froissements moroses, c’était simple comme l’eau, comme l’ivresse des vents.
j'aime moins que le reste, disons qu'ici je vois plus la répétition de "c'était" que les descriptions et les phrases en elles-mêmes, qui sont moins belles que ce que tu fait à côté
Citer
comme la lande était loin,
très très personnel, mais j'aime moins
Citer
Ces yeux, ces yeux gris sombre qui tombèrent un jour sur le fil rompu et l’amas de chair morte au bas du ravin, ces yeux hantés par Wenn incandescente sur le bûcher funèbre – ils s’étaient obscurcis un peu plus.
encore très perso, mais la répétition en début de phrase aurait peut-être été plus forte si tu n'avais pas répété "ces yeux, ces yeux" en début de phrase. Je sais pas.



J'ai préféré ce texte à l'exil du peuple. Mais, quand j'y réfléchis, je suis incapable de dire pourquoi. Je crois que je préfère le style général de l'exil (avec ses "à coups", les brisures de rythme entre paragraphes), je préfère également l'ambiance de l'exil, je crois, mais au final... dans l'exil, jsais pas, il manquait quelque chose. Disons qu'ici, j'ai cherché à apprécier les phrases et les images sans me soucier de la signification, c'est peut-être pour ça  :-¬? Parce que si tu me demandes de quoi ce texte parle... euh... oui, bon. Y'a des images, y'a une ambiance, mais...  :-[
Et c'est ça que je regrettes le plus. J'ai l'impression que ce texte est une belle vitrine qui pourrait presque amener plein d'émotions, d'impressions, mais... pour reprendre mon truc bizarre que je disais pour ton précédent texte : il manque un cadre  :mrgreen:

Comment expliquer ça... bon, je reprends un exemple connu : la Horde du Contrevent. Le style y est... spécial. Mais Damasio a réussi, dans une certaine mesure, à former un tout (un livre, quoi, avec une histoire) qui utilisait ce style. Du coup ce n'est plus le style pour le style.
Alors que dans ce texte, oui c'est très (très très) bien écrit, mais... j'aimerais qu'il y ait autre chose à se mettre sous la dent.

Mais bon, c'est très perso comme avis. Seulement, tes deux derniers textes sont vraiment à la frontière entre prose poétique et nouvelle, et du coup... enfin, je sais pas, mais j'ai du mal à les apprécier à leur juste valeur ><

(et puis aussi, y'a le truc du "je suis habituée à tes textes", parce que quelqu'un te lisant pour la première fois peut bien plus apprécier ton texte en admirant ton style ; seulement moi j'y suis déjà habituée  :mrgreen:)
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #2 le: 31 Janvier 2009 à 15:44:18 »
pareil que Kail', j'ai largement préféré celui-ci et pourtant le titre, ça faisait encore très le clézien, lol!

en fait, au début, je me suis dit que ça n'allait pas me plaire et en fait non
je me suis laissé entraînée par l'anaphore "c'est" et ça coulait tout seul comme le sable qui file entre les doigts ( vous excuserez hein, je sors de 6h de DST de lettres)
en fait, justement là, j'ai plus "ressenti" quelque chose, c'était pas que des phrases avec des mots bien mais qui fatiguent plus qu'autre chose ( je parle pour moi, hein, je fais pas de généralisation)
et puis forcément le couple qui est différent, c'est pas l'image super belle de "ah comme on est heureux", surtout avec la fin, xD


pour réagir par rapport au post de Kail: disons que moi, je ne vois pas exactement les choses comme ça
je trouve que ce texte ressemble plus à ta dernière nouvelle Le chien de l'occident mais que ce serait.... le premier jet de ta nouvelle
en gros ce que je veux dire, c'est que je pense que le texte gagnerait sûrement à être un peu plus développé mais du coup ça t'obligerait à faire quelque chose d'un peu moins poétisé
je l'apprécie bien comme ça mais tu pourrais vraiment l'allonger

voilà^^
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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #3 le: 31 Janvier 2009 à 20:17:26 »

Aaaalors !


Lial'

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vers le sud l’horreur est si loin je ne te savais pas si difficile,
répétition minime (mais je la signale car c'est pt-ê possible de faire mieux) de "si" (et en fait ce que j'aime le moins dans cette phrase, mais c'est vraiment bête et ça vient sans doute de moi et je vois pas comment faire autrement, c'est le "est", que j'ai tendance à lire comme Est/Nord/sud/Ouest et non comme le verbe... je dois m'y reprendre à deux fois)
tu penses que les majuscules apporteraient d'autres défauts ou pas ? je change ? perso s'il y en a, je ne les vois pas, mais on sait jamais. Alors la règle c'est "le nord de l'île" mais "l'île du Nord", c'est ça ? mais "pousser plus à l'ouest" ou "plus à l'Ouest" ?


Citer
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La route s’étiolait dans le bleu, la voie des petits bannis, c’était le ciel et la mer qui s’aimaient loin devant, et l’on fredonnait dans la bruine, c’était le jour où l’on traverserait la lande, la bruyère s’accrochait aux roues grinçantes, et le peuple d’ajoncs nous saluait en froissements moroses, c’était simple comme l’eau, comme l’ivresse des vents.
j'aime moins que le reste, disons qu'ici je vois plus la répétition de "c'était" que les descriptions et les phrases en elles-mêmes, qui sont moins belles que ce que tu fait à côté
si j'enlève le "c'était" du "ciel et la mer", ça passe mieux ?


Citer
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Ces yeux, ces yeux gris sombre qui tombèrent un jour sur le fil rompu et l’amas de chair morte au bas du ravin, ces yeux hantés par Wenn incandescente sur le bûcher funèbre – ils s’étaient obscurcis un peu plus.
encore très perso, mais la répétition en début de phrase aurait peut-être été plus forte si tu n'avais pas répété "ces yeux, ces yeux" en début de phrase. Je sais pas.
ouais mais je vois pas trop comment modifier... enfin je chercherai.



Citer
Je crois que je préfère le style général de l'exil (avec ses "à coups", les brisures de rythme entre paragraphes), je préfère également l'ambiance de l'exil, je crois, mais au final... dans l'exil, jsais pas, il manquait quelque chose. Disons qu'ici, j'ai cherché à apprécier les phrases et les images sans me soucier de la signification, c'est peut-être pour ça  :-¬?
donc ça vient de toi en fait ? :D lol, oui en fait je pense, enfin je crois, que dans ce texte-ci il y a quand même une sorte de musique qui est absente dans l'autre...?


Citer
Parce que si tu me demandes de quoi ce texte parle... euh... oui, bon. Y'a des images, y'a une ambiance, mais...  :-[
Et c'est ça que je regrettes le plus. J'ai l'impression que ce texte est une belle vitrine qui pourrait presque amener plein d'émotions, d'impressions, mais... pour reprendre mon truc bizarre que je disais pour ton précédent texte : il manque un cadre  :mrgreen:
arf ouais, peut-être qu'il faudrait allonger comme le dit ernya... j'ai peur de perdre la musique et le rythme, si je corrige trop...


Citer
Alors que dans ce texte, oui c'est très (très très) bien écrit, mais... j'aimerais qu'il y ait autre chose à se mettre sous la dent.
j'vais essayer d'éclaircir l'histoire alors.



Ernya


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en fait, au début, je me suis dit que ça n'allait pas me plaire et en fait non
mdr xD


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je trouve que ce texte ressemble plus à ta dernière nouvelle Le chien de l'occident mais que ce serait.... le premier jet de ta nouvelle
le premier jet, ou le plan ? si c'est le plan... faudrait peut-être que je le convertisse en nouvelle, je sais pas... pourquoi pas, mais j'y avais pas pensé, et, tel le héros hobbien, il faudra beaucoup de temps pour que l'idée fasse son chemin :-¬?


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en gros ce que je veux dire, c'est que je pense que le texte gagnerait sûrement à être un peu plus développé mais du coup ça t'obligerait à faire quelque chose d'un peu moins poétisé
oui mais pourquoi pas, quitte à laisser ce texte-ci tel quel, et à faire une version en mode "nouvelle".
Parce que y a pas mal d'idées dedans, j'veux dire c'est pas comme celui des moaïs, les personnages ont une histoire, on peut considérer qu'y a des péripéties et tout... ouais je verrai.


merci à vous deux en tout cas ! moi je préfère ce texte-là aussi, à celui du peuple de l'océan, heureusement, sinon je me serais senti contraint à en écrire un troisième pour finir sur une bonne impression xD (comme un buffet de desserts décevant)
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Hors ligne Spes

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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #4 le: 31 Janvier 2009 à 20:58:50 »
Bonsoir !
J'ai du le relire pour réussir à comprendre un peu - sûrement la musique presque à fond, à côté, ne m'a-t-elle pas aidé.
On retrouve bien le style des tes autres textes, à mon avis, et je dois dire que ces longues phrases dont la signification n'est que suggérée me perdent toujours autant. Il y a toutefois de très belles images, notamment "les cigognes à tire d’ailes dans l’air lourd, vers le nord, vers le nord." qui m'a beaucoup plu, je ne sais pour quelle raison. Je trouve que tu choisis souvent les mots justes, sûrement parce que tes descriptions me parlent.
Par contre, au niveau des personnages et de l'intrigue, c'est flou. Ainsi, la femme aimée est funambule et tombe d'une falaise ? Si tel est le cas, ça ne m'a pas vraiment gêné.. Peut-être faudrait-il mettre davantage en avant les sentiments et le ressenti des personnages ? Ce n'est qu'une simple suggestion, mais j'aurais bien vu quelques mots prononcés, pour alléger l'effet "bloc" ^^

Citer
la vulve cachée qui comptait pour deux.

Pourquoi ce "qui comptait pour deux" ? A propos de cette phrase, j'aimais, mais " le long épi de ton corps" m'a parut plutôt incongru

Citer
les lampes jaunissaient le plafond, de la graisse figée maculait le comptoir,

A ce point, je me suis dit que je n'avais pas du tout saisi la situation spatiale.. L'homme raconte ses souvenirs tandis qu'il est près de ce comptoir ?

Citer
C’est l’hymne vagabond qui s’écroule et la route aux saltimbanques à jamais distendue, la funambule au bas du précipice et lui rejeté par l’écume.

"lui", c'est-à-dire l'hymne vagabond ?

Peut-être devrais-tu mettre quelques petits numéros1 pour expliquer les mots les moins courants ( almée, par exemple )

En bref, c'est un beau texte, mais je pense qu'il rendrait mieux s'il était "dilué"
« Modifié: 31 Janvier 2009 à 21:01:46 par Spes »

Hors ligne Gros Lo

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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #5 le: 31 Janvier 2009 à 21:12:08 »
Citation de: Spes
J'ai du le relire pour réussir à comprendre un peu - sûrement la musique presque à fond, à côté, ne m'a-t-elle pas aidé.
Ca dépend, si c'est le morceau qui m'a influencé ça marche encore mieux ;D mais y a pas grand monde pour aimer Saez et S'en aller...


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Par contre, au niveau des personnages et de l'intrigue, c'est flou. Ainsi, la femme aimée est funambule et tombe d'une falaise ? Si tel est le cas, ça ne m'a pas vraiment gêné.. Peut-être faudrait-il mettre davantage en avant les sentiments et le ressenti des personnages ? Ce n'est qu'une simple suggestion, mais j'aurais bien vu quelques mots prononcés, pour alléger l'effet "bloc" ^^
en fait j'ai toujours l'impression qu'en ramenant le texte à l'intrigue pure et dure, je tombe dans la facilité et que ça rend moins bien, plus commun et tout ><  mais je le convertirai p't-être en nouvelle.


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la vulve cachée qui comptait pour deux.

Pourquoi ce "qui comptait pour deux" ? A propos de cette phrase, j'aimais, mais " le long épi de ton corps" m'a parut plutôt incongru
c'est parce qu'en fait les petits points sanglants dues aux aiguilles, pour le tatouage, font des constellations, et du coup il s'imagine le zodiaque sur le dos de Wenn :
Citer
je te voyais toi, ton cœur, ton sein, dans la lèvre et dans l’œil, le ventre rond près du franc sourire, et il y avait la rondeur de ton bras, tes petits doigts si doux, le long épi de ton corps, et tes hanches sensibles ; la vulve cachée qui comptait pour deux.
ça fait douze, en comptant la vulve pour deux.


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les lampes jaunissaient le plafond, de la graisse figée maculait le comptoir,

A ce point, je me suis dit que je n'avais pas du tout saisi la situation spatiale.. L'homme raconte ses souvenirs tandis qu'il est près de ce comptoir ?
en fait c'est un épisode au même titre que le tatouage dans la lande, oui peut-être un souvenir. En tout cas la situation spatiale... bouge :mrgreen: ils sont sur les routes, puis sur la lande... et en alternance, il y a les épisodes postérieurs de la rencontre avec la gitane.


Citer
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C’est l’hymne vagabond qui s’écroule et la route aux saltimbanques à jamais distendue, la funambule au bas du précipice et lui rejeté par l’écume.

"lui", c'est-à-dire l'hymne vagabond ?
non, lui le personnage, Noé.


Citer
Peut-être devrais-tu mettre quelques petits numéros1 pour expliquer les mots les moins courants ( almée, par exemple )
y en a beaucoup ? :-[ almée, c'est une danseuse orientale. Et dérivé, une courtisane.


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En bref, c'est un beau texte, mais je pense qu'il rendrait mieux s'il était "dilué"
c'est cool vous aboutissez tous à la même conclusion alors ;D dilué dans une nouvelle comme le Chien ?
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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #6 le: 01 Février 2009 à 18:48:26 »
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tu penses que les majuscules apporteraient d'autres défauts ou pas ? je change ? perso s'il y en a, je ne les vois pas, mais on sait jamais. Alors la règle c'est "le nord de l'île" mais "l'île du Nord", c'est ça ? mais "pousser plus à l'ouest" ou "plus à l'Ouest" ?
Euh aucune idée. Tu peux laisser comme ça parce que ça devait venir de moi.

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si j'enlève le "c'était" du "ciel et la mer", ça passe mieux ?
un peu mieux

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lol, oui en fait je pense, enfin je crois, que dans ce texte-ci il y a quand même une sorte de musique qui est absente dans l'autre...?
Ouip voila c'est ça en fait, dans ce texte y'a une musique tout du long, alors que dans l'autre ça m'a pas laissé cette impression
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #7 le: 01 Février 2009 à 18:52:10 »

du coup j'ai un peu peur de la perdre si j'en fais un texte plus long... bah, à voir.
merci !
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Hors ligne Nienna

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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #8 le: 03 Février 2009 à 21:50:40 »
D'abord petites questions de vocabulaire (avec tes textes j'apprends toujours au moins un mot c'est cool  :D) : "varech" --> ?
Et quand tu dis chercher un titre : noroit --> what's that ?

Bon passons.

La répétition du passage "l'hymne vagabond (...)" mais un peu changé (normal) selon les circonstances de l'histoire --> whâââ !!! :coeur: C'est les passages que je préfère je pense, vraiment très beau !

Ces yeux, ces yeux gris sombre qui tombèrent un jour sur le fil rompu et l’amas de chair morte au bas du ravin, ces yeux hantés par Wenn incandescente sur le bûcher funèbre – ils s’étaient obscurcis un peu plus.

Bon alors, contrairement à Kailiana la répétition de "ces yeux" c'est super je trouve (d'ailleurs j'aime beaucoup la phrase surtout le passage avec le fil...). Par contre le tiret me gêne. Je trouve qu'il casse le rythme, il crée une sorte de rupture qui convient pas trop à cet endroit. Enfin c'est très subjectif aussi. Mais j'te le dis quand même sauf que j'ai rien d'autre à te proposer...  :huhu:

Rebrousser chemin, et dans l’œil l’éclat soudain de l’anthracite lorsque vint Sud, lorsque vint la gitane. Entre mer et rochers, étouffé de varech et de sable, rongé par l’écume et les vers, là où les vents d’ouest, à bout de souffle, se cognant aux rivages, dispersaient quelques cendres d’une rose, Noé s’ancrait enfin.

Je sais pas si j'ai pas bien compris la fin  :-[ :
" Noé rebrousse chemin avec l'autre gitane (ça je suis pas du tout sûre ?) mais il est comme  mort "symboliquement" et chaque fois qu'il retourne vers le Sud (encore plus), il n'est plus que le "souvenir de lui" et souvenir des moments passés avec Wenn ? ou ça n'a rien avoir avec tout ça ? "

Ce qui m'a le plus laissée perplexe par rapport au sens c'est surtout (hormis la fin dont je suis pas sûre) le passage avec le comptoir et l'autre gitane. Là j'avoue même en relisant j'ai eu du mal à comprendre et visualiser le truc dans l'espace. 

Sinon plus globalement :
J'aime vraiment beaucoup beaucoup !! L'écriture très très belle  [ je suis fan Xd ]. Bon je répète les images, descriptions, idées toujours belles et toujours avec un petit qqchose original qui fait que ça peut être personne d'autre qui l'a écrit à part toi ( longue phrase = on reconnaît bien ton style quoi :mrgreen:). Et dans ce texte y a vraiment une musique et des odeurs (pour moi) qui se dégagent.

Après, comme les autres, un peu plus diluée ça serait parfait. Pas beaucoup plus je pense mais juste, éparpiller qques indices par-ci, par-là pour réussir à mieux saisir tout le sens de l'histoire et donc par la même occasion les facettes des persos, ce qui les rendra encore plus attachants.
Par contre en faire une nouvelle je suis sceptique, ça risque d'enlever un peu du charme et la musique qui règne fougueusement dans ce texte...enfin c'est toujours à voir  :noange:

Voili. Texte qui me plaît beaucoup.
"Ce fut d'abord une étude. J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges."

Rimbaud - Alchimie du verbe

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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #9 le: 03 Février 2009 à 23:22:40 »

Bon, on va dire que c'est la minute guimauve :


mârchi Nienna :coeur: :coeur:


varech > les algues brunes et laides qui s'échouent sur les plages
noroit > [je connaissais pas avant de faire la recherche parce que je voulais qu'il y ait le nom d'un vent dans le titre] on appelle comme ça le vent qui souffle du nord-ouest...

'oilà.


Alors pour la fin, j'ai pas vraiment bien compris ce que tu as dit mais il est tard. La fin, c'est que, donc, Wenn est morte, quand ils étaient dans la lande, à l'ouest. Son fil s'est rompu et elle a chuté. Alors Noé fait brûler le cadavre de Wenn sur un bûcher et rebrousse chemin, revient vers le sud. C'est là qu'il rencontre la gitane, dont il tombe plus ou moins amoureux. Et puis y a un accident, peu ou prou, et il meurt plus ou moins noyé, plus ou moins fracassé sur les rochers. Le vent lui apporte les cendres de Wenn, qui sait ? c'était pour le côté "conte", genre "et l'on raconte que..."

Et pour l'épisode du comptoir, tout au long du poème il y a une seule gitane ; c'est juste que ses souvenirs ne sont pas toujours chronologiques, c'est souvent 1 paragraphe pour Wenn/1 paragraphe pour la gitane.


Pour le tiret, d'accord je modifierai un peu la structure de la fin quand je relirai tout ça. Pour le reste, merci ^^ ça me fait toujours plaisir quand t'aimes.
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Verasoie

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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #10 le: 06 Février 2009 à 23:02:38 »
Mon texte préféré de la dernière déferlante Loredanesque (néologismes powa XD)

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C’est la marche face au vent, main dans la main, tête nue, les poches vides de dollars, la solitude nous guette et jamais ne nous cueille, la mer file vers ses abysses.
Au niveau du rythme j'aurais eu plus facile à lire "la solitude qui nous guette", en fait... mais il faudrait répéter "qui" pour la mer, donc bof. Je sais pas, c'est le changement de sujet (de "c'est" à "la solitude") qui paraît pas équilibré avec le début de la phrase... oh zut j'arrive pas à m'exprimer =(. Enfin j'espère que tu vois ce que je veux dire. Je suggèrerais soit laisser toute la suite de la phrase dépendant du "c'est" (donc "c'est [...] la solitude qui nous guette") ou changer de phrase... en essayant de pas casser le rythme (mdr la prochaine fois je dis "j'ai buté" sans expliquer pourquoi. XD non je plaisante)

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pris dans l’acharnement des crachats de l’océan et des rochers salivants et noirs, il y avait un homme entre l’amour et la mort, avec emprisonné dans la paume un petit crucifix de nacre ; vers le sud l’horreur est si loin je ne te savais pas si difficile, l’almée, c’est que j’ai l’esprit brouillé.
L'image que m'a évoqué cette phrase était vachement plaisante >_o

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Ta peau m’était satinée, j’avais sorti les aiguilles et mon nécessaire de tatoueur, tu riais aux picotements colorés, je me perdais dans les gouttelettes rouges et j’y voyais cent constellations, je te voyais toi, ton cœur, ton sein, dans la lèvre et dans l’œil, le ventre rond près du franc sourire, et il y avait la rondeur de ton bras, tes petits doigts si doux, le long épi de ton corps, et tes hanches sensibles ; la vulve cachée qui comptait pour deux. Nous étions les douze signes, elle était le ciel et la nuit, je me contentais du jour et du ciel, et cela suffisait, car j’étais les vents sans qu’elle cessât d’être la rose. C’était notre témoin, ce dos constellé de lilas, de marées, les étoiles de la lande, ce dos qui se souvenait du nord et l’ouest qui s’annonçait.
C'est long comme citation xD mais coup de coeur sur ce passage.

Voilà sinon pour le reste j'avais plus l'impression de lire des courtes scènes sans trop de fil rouge (si ce n'est le personnage), mais j'ai lu en plusieurs fois, ça vient peut être de là. J'aime beaucoup l'ambiance et le sujet, en tout cas. Je relirai plus attentivement ^^

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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #11 le: 07 Février 2009 à 15:14:00 »
Mdr tu peux proposer "loredanesque" dans le dico du MDE (enfin il faudrait l'exhumer...)


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C’est la marche face au vent, main dans la main, tête nue, les poches vides de dollars, la solitude nous guette et jamais ne nous cueille, la mer file vers ses abysses.
Au niveau du rythme j'aurais eu plus facile à lire "la solitude qui nous guette", en fait... mais il faudrait répéter "qui" pour la mer, donc bof. Je sais pas, c'est le changement de sujet (de "c'est" à "la solitude") qui paraît pas équilibré avec le début de la phrase... oh zut j'arrive pas à m'exprimer =(. Enfin j'espère que tu vois ce que je veux dire. Je suggèrerais soit laisser toute la suite de la phrase dépendant du "c'est" (donc "c'est [...] la solitude qui nous guette") ou changer de phrase... en essayant de pas casser le rythme (mdr la prochaine fois je dis "j'ai buté" sans expliquer pourquoi. XD non je plaisante)
lol, et la prochaine fois tu citeras tout le texte, tu diras "j'ai buté. Salut.", ça m'aidera vachement :mrgreen: enfin j'ai pas mis de "qui" parce qu'en élidant solitude" ça fait un alexandrin donc ça donne un peu de rythme, si on lit en scandant : "la/so/li tud'/nous/guette - et/ja/mais ne/nous/cueille". Si je remplace la virgule qui précède "la solitude" par un point-virgule, ça irait mieux ?



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pris dans l’acharnement des crachats de l’océan et des rochers salivants et noirs, il y avait un homme entre l’amour et la mort, avec emprisonné dans la paume un petit crucifix de nacre ; vers le sud l’horreur est si loin je ne te savais pas si difficile, l’almée, c’est que j’ai l’esprit brouillé.
L'image que m'a évoqué cette phrase était vachement plaisante >_o
heum, "plaisante" ? :mrgreen: j'aime bien ce smiley, il veut dire quoi ? pour moi ça fait un peu "soldat à l'agonie qui a reçu une flèche dans l'oeil", mais... (merci au passage ^^ enfin c'est bizarre : "je dis merci parce que quelqu'un a éprouvé quelque chose" xD "est-ce QUELQU'UN que vous ne CONNAISSEZ PAS vous a donné QUELQUE CHOSE ?" xD heum pardon, résurgences Gad'esques)



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Ta peau m’était satinée, j’avais sorti les aiguilles et mon nécessaire de tatoueur, tu riais aux picotements colorés, je me perdais dans les gouttelettes rouges et j’y voyais cent constellations, je te voyais toi, ton cœur, ton sein, dans la lèvre et dans l’œil, le ventre rond près du franc sourire, et il y avait la rondeur de ton bras, tes petits doigts si doux, le long épi de ton corps, et tes hanches sensibles ; la vulve cachée qui comptait pour deux. Nous étions les douze signes, elle était le ciel et la nuit, je me contentais du jour et du ciel, et cela suffisait, car j’étais les vents sans qu’elle cessât d’être la rose. C’était notre témoin, ce dos constellé de lilas, de marées, les étoiles de la lande, ce dos qui se souvenait du nord et l’ouest qui s’annonçait.
C'est long comme citation xD mais coup de coeur sur ce passage.
c'est marrant que tu cites ce passage-là, enfin que ce soit celui-là qui t'ait plu. En me relisant la première fois, avant de poster le texte, je m'étais dit : "Tiens, on dirait du Verasoie"... je m'étais dit que c'était le côté : narration d'une scène de bonheur simple au passé, "j'avais sorti / tu riais", je trouvais que c'était le genre de narration qui te ressemblait beaucoup. Et puis les aiguilles de tatoueur ne doivent pas y être étrangères non plus, c'est une activité qui ressemble aux piercings...
« Modifié: 07 Février 2009 à 15:35:16 par Loredan »
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Verasoie

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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #12 le: 07 Février 2009 à 15:48:56 »
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lol, et la prochaine fois tu citeras tout le texte, tu diras "j'ai buté. Salut.", ça m'aidera vachement :mrgreen: enfin j'ai pas mis de "qui" parce qu'en élidant solitude" ça fait un alexandrin donc ça donne un peu de rythme, si on lit en scandant : "la/so/li tud'/nous/guette - et/ja/mais ne/nous/cueille". Si je remplace la virgule qui précède "la solitude" par un point-virgule, ça irait mieux ?
Désolée j'étais très fatiguée ^^ J'aimais beaucoup le rythme de la phrase aussi c'est pour ça que le "qui" me paraissait pas une bonne solution à moi non plus... Le point virgule, oui, pourquoi pas :) enfin si personne d'autre n'a relevé peut être que ça vaut pas le coup non plus d'y toucher XD je chipotais, j'essayais juste d'expliquer pourquoi ça m'avait fait bizarre ^^

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heum, "plaisante" ? :mrgreen: j'aime bien ce smiley, il veut dire quoi ? pour moi ça fait un peu "soldat à l'agonie qui a reçu une flèche dans l'oeil", mais... (merci au passage ^^ enfin c'est bizarre : "je dis merci parce que quelqu'un a éprouvé quelque chose" xD "est-ce QUELQU'UN que vous ne CONNAISSEZ PAS vous a donné QUELQUE CHOSE ?" xD heum pardon, résurgences Gad'esques)
mdr *parce qu'elle connaît la référence XD*
Sinon le smiley je sais pas trop, j'ai tendance à l'utiliser quand je doute que ce que j'ai dit soit intelligible ou soit pris dans le bon sens >_o

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c'est marrant que tu cites ce passage-là, enfin que ce soit celui-là qui t'ait plu. En me relisant la première fois, avant de poster le texte, je m'étais dit : "Tiens, on dirait du Verasoie"... je m'étais dit que c'était le côté : narration d'une scène de bonheur simple au passé, "j'avais sorti / tu riais", je trouvais que c'était le genre de narration qui te ressemblait beaucoup. Et puis les aiguilles de tatoueur ne doivent pas y être étrangères non plus, c'est une activité qui ressemble aux piercings...
Arf que répondre ^^'. J'avais surtout aimé la description (attention, je cite un passage de passage là : "je te voyais toi, ton cœur, ton sein, dans la lèvre et dans l’œil, le ventre rond près du franc sourire, et il y avait la rondeur de ton bras, tes petits doigts si doux, le long épi de ton corps, et tes hanches sensibles ; la vulve cachée qui comptait pour deux."). "Le ventre rond près du franc sourire", c'est beau comme écriture. Enfin je sais pas, la description m'a touchée (est-ce que QUELQU'UN vous a dit avoir EPROUVÉ quelque chose? XD pardon je sors aussi)

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Re : Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #13 le: 07 Février 2009 à 16:34:48 »
Citation de: Verasoie
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c'est marrant que tu cites ce passage-là, enfin que ce soit celui-là qui t'ait plu. En me relisant la première fois, avant de poster le texte, je m'étais dit : "Tiens, on dirait du Verasoie"... je m'étais dit que c'était le côté : narration d'une scène de bonheur simple au passé, "j'avais sorti / tu riais", je trouvais que c'était le genre de narration qui te ressemblait beaucoup. Et puis les aiguilles de tatoueur ne doivent pas y être étrangères non plus, c'est une activité qui ressemble aux piercings...
Arf que répondre ^^'. J'avais surtout aimé la description (attention, je cite un passage de passage là : "je te voyais toi, ton cœur, ton sein, dans la lèvre et dans l’œil, le ventre rond près du franc sourire, et il y avait la rondeur de ton bras, tes petits doigts si doux, le long épi de ton corps, et tes hanches sensibles ; la vulve cachée qui comptait pour deux."). "Le ventre rond près du franc sourire", c'est beau comme écriture. Enfin je sais pas, la description m'a touchée (est-ce que QUELQU'UN vous a dit avoir EPROUVÉ quelque chose? XD pardon je sors aussi)

(c'est vraiment idiot que j'vienne de te défier, ça me fait trouver un sujet trop bien pour toi quand t'en auras fini avec ton texte de fantasy - hahaha dépêche parce qu'il est vraiment trop bien et que ce serait dommage de défier quelqu'un d'autre à ce sujet xD)

J'ai bien fait de le rajouter alors ! tout ce passage, je l'ai mis après relecture (parce que j'ai décidé de ne pas poster les textes dans la minute où je pose le point final [qui n'est pas forcément un point d'ailleurs :mrgreen:], mais d'attendre un ou deux jours, de laisser décanter et de reprendre... et de poster aussi sec :-¬? - c'est une partie de mes bonnes résolutions MDEsques), ça m'est venu de l'image des gouttelettes qui ressemblent à des étoiles, du coup je me suis dit que ce serait bien de faire genre y avait un zodiaque... enfin 12 c'est beaucoup, ça m'a bien arrangé que la vulve compte pour deux xD bref pourquoi je paragraphe tout seul...

merci alors ! j'l'aime bien aussi pour l'instant, mais je pense préférer l'autre ambiance de course, celui avec le temps qui passe. 'oilà. Mârchi !
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Re : Roses de sable et de vent
« Réponse #14 le: 07 Février 2009 à 16:35:03 »
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C’est l’hymne vagabond qui roule et s’écoule en remous de sable et de gravillons, le fil des routes qui se tend qui s’étend, l’horizon brouillé qu’on rattrape sans fin, pendant que les percussions éclatent et se dissolvent en vœux insouciants – et nous leur emboîtons le pas. Cheminant à travers les marais de poussière et sur les lignes goudronnées, c’est la vie qui me happe et qui sera nôtre, puisque l’on s’aime.

Un très beau début, de même pour l'ensemble du texte.

Citer
avec emprisonné dans la paume un petit crucifix de nacre ;

Le "avec" est peut-être inutile ici.

Citer
C’est dans la brise la marche des exilés du bonheur simple,

Un petit problème de ponctuation je pense.

Citer
c’était simple comme l’eau, comme l’ivresse des vents.

 :)

 
Citer
Ta peau m’était satinée, j’avais sorti les aiguilles et mon nécessaire de tatoueur

La fin peut je pense être dite autrement. Elle ne me convient pas du tout.  "mon nécessaire de tatoeur" (c'est bizarre...)

Citer
car j’étais les vents sans qu’elle cessât d’être la rose.

C'est peut-être moi, mais je ne comprends pas du tout le sens de cette phrase.

----------------------

Bien, bien, très bien ! c'est mélodieux, très poétique... et je dois dire que je trouve ce texte beaucoup mieux que celui que j'ai lu avant venant de toi.
Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique.

Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles.

Rainer Maria Rilke

 


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