On dit que l’endroit où quelqu’un pense à vous, est votre foyer. Mais si personne ne pense à vous, si toute votre famille est morte et que vous n’avez pas d’amis, où se trouve donc votre foyer? C’est la question que je me pose chaque jour. Je suis seul, à la recherche d’un foyer. C’est devenu ma seul raison de vivre. Cela peut paraître contradictoire, je l’avoue, mais je sais, que chaque personne dans ce monde, en a un, et je suis sûr que je trouverai le mien. Je marche alors, chaque jour, dans l’espoir de retrouver quelque chose.
Le temps est incroyablement triste aujourd’hui. C’est le temps parfait pour sortir. Je sors alors, habillé contre le froid, et m’apprête à commencer une longue promenade, vers l’inconnu. Je me sens subitement en symbiose avec la pluie qui tombe, et le vent qui souffle, comme si j’en faisais parti. Peut-être, que le temps, n’est que le reflet de nous les hommes, peut-être. Soudainement, j’aperçois une maison assez intriguante, abondonnée. Je pris du temps pour me rappeller que c’était celle où vivait mon ami d’enfance. Elle semble m’appeler, comme si elle veux que je rentre dedans. Je ne peux m’empêcher de retenir ma curiosité. Je la laisse donc me faire entrer par la fenêtre. Je me dirige automatiquement vers la chambre de mon ancien ami, ignorant toutes choses. Un sentiment de nostalgie m’envahit dès que j’ouvris la porte. D’innombrables souvenirs me reviennent soudainement, accompagnés de forts moments de bohneur. Je souris. Enfin. Cela faisait longtemps. Sentir mes lèvres s’étirer était presque devenu un inconnu pour moi. Je m’avance d’avantage. Je retrouve Doudou le nounours, Jean-michel le cheval, Eclair le guépard. Leurs yeux me fixent, sans broncher. Je les prends dans mes mains et les serre fortement. Ils m’ont tellement manqué. Ils inspirent la sécurité, avec leur sourire béhat sur le visage. Ils te disent clairement, sourit, quoi qu’il arrive. Ils ont raison. La chambre où je me trouve a été le meilleur endroit que j’ai connu de ma vie. J’y ai passé tellement de bons moments avec lui. Je retrouve aussi une vieille armoire, où j’avais tendance à me cacher lors de nos parties de cache-cache. J’y rentre dedans. C’est tout noir. Je revois une autre fois tout ces bons moments passés. Cela m’attriste. Je viens de me rendre compte, que mon enfance me manque énormement, que je n’ai jamais pu grandir, que je n’ai jamais pu franchir le bord qui divise le monde des grands et le monde des petits par moi-même. Mon enfance me manque subitement. Je sors soudainement, avec une force que je n’ai jamais ressenti. Je me sens soulagé, vidé de tout mes problèmes. Je ne sais pas comment cela est arrivé, mais je sens que j’ai grandi, comme ça. Ressentir tout cela, m’a permis de dire au revoir à mon enfance. J’ai aussi retrouvé mon foyer. C’est dans mon cœur. C’est là-bas où se trouvent l’âme de mes amis, et des ma famille. C’est là bas qu’ils penseront à moi. Je contemples une dernière fois la chambre. Elle semble si lointaine maintenant. Je ne pensais pas que j’allais changé en si peu de temps. Je quitte la maison, sourire collé sur le visage. . Je remarque soudainement que le temps est devenu plus beau :le soleil s’est montré, les nuages se sont dissipés, et surtout, un grand arc-en-ciel s’était formé. C’est tellement beau. J’appelle un taxi. Une nouvelle vie commence pour moi.