J'ai écris ça ce matin sûr un coup de tête (et de nostalgie
)Qu'est-ce que je le détestais, ce coiffeur !
Je me souviens de cette petite boutique, encastrée entre deux immmeubles, dans l'immense rue de Fougères. Descendez jusqu'à la poste, continuez un peu... Voilà vous y êtes ! Ce salon de coiffure était sobre, la devanture classique. Seule une discrète enseigne "à la boutique du coiffeur" permettait de la repérer.
Je me souviens de cette petite salle, des tableaux quelconques accrochés aux murs, des trois sièges devant la glace
Je me souviens des magazines que je lisait avant que ne commence le supplice. Je me souviens des petits marins lestés qui bloquaient le costume qu'on me faisait enfiler contre mon gré. Mais plus que tout, je me souviens des cheveux qui tombaient, tombaient. Je détestais ça. J'observais ma tête defigurée dans le mirroir. À côté de moi ma mère était assise et me regardait faire la grimace tout en discutant avec le bourreau qui ne semblait pas porter la moindre attention à son office. Mais il y n'y avait qu'une seule raison pour laquelle je revenais, encore et encore : le bonbon que ce bourreau devenu bienfaiteur me tendait et qui me faisait tout oublier...
Qu'est-ce que je l'aime, ce coiffeur !