Voici ma réponse au défi que m'a proposé Abbigails. C'est assez court, mais bon, c'est une première pour moi !
Vous pouvez lire le spoiler suivant, mais je vous le conseil après lecture du texte

Désolé, vous n'êtes pas autorisé à afficher le contenu du spoiler.
Etant vraiment novice, j'ai hâte d'avoir vos avis et critiques sur le sujet.
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De l’autre côté
— Messieurs, je crois que nous accueillons un nouveau résident aujourd’hui. N’est-ce pas une bonne nouvelle ?
Charles était toujours enjoué lorsqu’il s’agissait d’intégrer un membre à sa bande de copains. Il ne souriait pas pour autant, mais on pouvait sentir poindre dans sa voix une joie qu’il peinait à cacher à chaque fois qu’on leur amenait quelqu’un. Il faut dire que la résidence dans laquelle ils vivaient était austère et froide, mais Charles semblait être l’un des seuls de sa bande à ne pas s’en soucier. Il attachait trop d’importance à la beauté de leurs jardins, juste devant chez eux.
— Bon sang Charles ! Ce n’est pas une chance de vivre ici ! s’indigna Giselle.
— Oh allez, faites pas cette tronche ! Regardez-vous là, tous froids et stoïques. On est là pour un bon moment alors si on pouvait au moins se marrer, le temps passerait plus vite !
— Moi je suis d’accord avec Charles. Si vous avez été accueillis de cette façon, je comprends pourquoi vous êtes si ennuyeux ! Le petit nouveau à de la chance, Nantes est une belle ville, et je suis certain qu’il n’y a pas meilleur endroit que le parc pour être tranquille. Regardez tous ces gens qui doivent encore porter leur mallette et leur costume cintré pour aller bosser.
Voilà un discours qui allait sûrement remotiver les troupes. De sa petite cabane en bois, Fred était sans aucun doute le meilleur ami de Charles. Ils se charriaient souvent et aimaient se moquer de ceux qu’ils appelaient « les Autres », et qui leur rendaient visite régulièrement. Tous semblaient avoir pitié d’eux, mais n’avaient aucune conscience qu’en fait, c’était eux qui étaient à plaindre. Notre bande de « joyeux » lurons était constamment à l’abri, ne souffrait pas autant du froid que les Autres et n’avait aucun problème d'ordre financier.
— Pour couronner le tout Giselle, tu as le droit à de beaux bouquets de fleurs à chaque fois que ta famille te rend visite, ajouta Fred.
— Il n’a pas tort, Gigi. Franchement, regarde-nous, nous ne connaissons ni la faim ni la fatigue et nous voyons souvent notre famille. N’est-ce pas le plus important ?
— Charles sérieusement, tu ne crois pas à ce que tu dis ? Avant, j’aimais bien aller au cinéma par exemple, mais maintenant ce n’est plus possible !
— Ne sois pas si négative, ta fille te raconte la fin de tous les blockbusters qu’elle a vu à chaque fois qu’elle vient dans le jardin. Bon, je dois avouer que c’est parfois un peu énervant quand elle raconte un film qu’elle n’a même pas compris…
— Charles !
— Pardon Gigi, dit-il en riant. Accueillons donc le nouveau, au lieu de se chamailler.
Tous se turent en attendant que celui qui était un Autre et devenu l’un des leurs prenne ses quartiers, juste à côté de chez Fred. C’est d’ailleurs ce dernier qui s’enquit en premier du moral du petit nouveau.
— Salut toi, bienvenue parmi nous ! C’est quoi ton nom ?
Ce dernier sembla un peu étonné, mais plutôt content d’avoir de la compagnie pour son dernier déménagement.
— Moi c’est Édouard.
— Enchanté Éd. Je peux t’appeler Éd ? Ici c’est Gigi, et là c’est Charles. Moi c’est Fred. Mais dis-moi, t’as l’air jeune ! Qu’est-ce que tu fous ici ?
— Ben j’ai un peu merdé avec une ligne à haute tension, mais bon, c’est du passé, je vais de l’avant maintenant !
— Heureux de te l’entendre dire ! Tu verras, on est bien ici. On ne manque de rien et on rigole tout le temps.
— On lève nos vers ? proposa Charles.