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Auteur Sujet: Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?  (Lu 4508 fois)

Hors ligne Déborah

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Oui, je sais, une dissert de philo, on a vu mieux pour commencer !
Restez!!
L'écriture, ce n'est pas que des textes marrants ou des nouvelles policières palpitantes, c'est aussi là pour nous faire réfléchir! Et agir, accessoirement.
Alors tentez le coup ;)


LES ECHANGES FAVORISENT-ILS LA PAIX ENTRE LES HOMMES ?


 « La petite bouteille  [de vin] peut contenir tout juste un verre, ce contenu sera versé non dans le verre du détenteur, mais dans celui du voisin, et celui-ci accomplira aussitôt un geste correspondant de réciprocité. Que s’est-il passé ? Les deux bouteilles sont identiques en volume, leur contenu semblable en qualité. Chacun des participants à cette scène révélatrice n’a, en fin de compte, rien reçu de plus que s’il avait consommé sa part personnelle. D’un point de vue économique, personne n’a gagné et personne n’a perdu. Mais c’est qu’il y a bien plus dans l’échange que les choses échangées. » Claude Lévi-Strauss, dans ses Structures élémentaires de la parenté, semble accorder une importance majeure à l’échange à travers  l'anecdote des restaurants bon marché du Midi où les clients s'échangent leur ballon de piquette. Le mot « échange » désigne le fait de procurer ou de recevoir un objet – matériel ou non – contre un autre objet dont la valeur est jugée semblable. Plus largement, un échange est une relation réciproque dans laquelle chaque participant apporte à l’autre autant qu’il se voit offrir.  C'est donc une notion originellement économique, mais dont l'application peut être étendue à de nombreux autres domaines. La notion d'échange semble ainsi renfermer une idée d'égalité et de justice, promesse de paix et d’harmonie pour toute société. Cependant le concept ne correspond peut-être pas à la pratique effective de l'échange, qui s’avère ne pas être à l’abri de l'inégalité et peut alors présenter une menace pour la paix. De plus, en confrontant nécessairement différentes parties, l'échange apporte un risque d'opposition entre ces parties, au cas où l'accord ne se ferait pas. Dès lors, les conditions de possibilité de l'échange, de la paix et de la guerre se ressemblent, et c’est pourquoi la question se pose : les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes ?
Nous étudierons dans une première partie le rôle moteur de l’échange dans la pacification des relations humaines, puis nous aborderons dans une 2nde partie l’ambivalence de cette notion, souvent source de tensions et injustices.



Platon affirmait : « l’échange est la base du lien social ».  A l’inverse, le vol s’avère destructeur pour les relations humaines, source de conflit permanent, de rancune et de revanche, et c’est pourquoi, il est sévèrement condamné dans toutes les cultures à travers le monde, allant parfois jusqu’à l’extrême ; ainsi, la charia ordonne de couper la main au voleur, pour l’empêcher de récidiver, peine encore appliquée aujourd’hui en Arabie Saoudite notamment. L’absence d’échange, soit prendre sans donner en retour, se traduit souvent par des situations de guerre ou tensions sociales : ainsi, l’invasion d’un pays par un autre ou encore l’annexion d’un territoire par la force sont universellement considérées comme une évidente déclaration de guerre, comme l’a été l’invasion de la Pologne par l’armée allemande au 1er septembre 1939 lors de la Campagne de Pologne, évènement déclencheur de la Seconde Guerre Mondiale. Un sujet toujours d’actualité avec la Crise de Crimée débutée en mars 2014, crise diplomatique internationale consécutive à l'occupation de la péninsule de Crimée par des troupes russes qui a fait à ce jour plus de 5000 victimes. A une échelle plus réduite, les trop lourdes impositions suscitent des mouvements de protestation, comme l’explique Calvin Coolidge : « Le prélèvement d’impôts au-delà du strict nécessaire constitue un vol légalisé. ». A titre d’exemple, le cas de la France qui, avec une pression fiscale considérée comme la plus élevée au monde, fait l’objet des critiques des grandes fortunes, qui estiment excessive cette taxation par rapport aux avantages reçus en retour. L’échange permet donc une véritable pacification des relations, support de tous les traités de paix et base de la diplomatie internationale.
Par ailleurs, l’échange de biens et services, correspondant à la définition du commerce, permet une harmonisation des relations internationales comme l’explique Adam Smith dans sa théorie des avantages absolus : en créant des intérêts communs à la poursuite du  dialogue du fait de la dépendance de production de chaque pays vis-à-vis des autres, l’échange favorise ainsi la paix. Il est d’ailleurs à noter que le système économique de l’Allemagne nazie reposait sur une autosuffisance nationale, ou autarcie. A un niveau plus psychologique, l’échange peut s’avérer être plus profitable que le don pour une harmonisation des relations humaines, en clarifiant la situation du don. En effet, si la notion de don fait appel  à une cession gratuite et spontanée de ce qui nous appartient, il apparaît qu’un retour est le plus souvent attendu, même de façon inconsciente pour le donneur. Ainsi, la reconnaissance est une valeur propre à la plupart des cultures, induisant presque un obligatoire retour du receveur, tandis que l’ ‘irreconnaissance’  se fait synonyme d’ingratitude. A l’extrême, le vol serait même autorisé : « Le vol qui consiste à se dérober est permis quand il n’y a plus de merci à attendre. »  (Shakespeare, Macbeth) Aussi, l’échange permet-il d’aplanir toute forme de tensions qui pourrait en découler, en rendant le retour du don inhérent à celui-ci. L’échange confère donc une certaine sérénité intérieure, autant pour l’émetteur que pour le receveur, favorable à la pacification des relations humaines.


Cependant, l’échange apparait paradoxalement comme source de conflits. En effet, si la société est le lieu de l’échange par excellence, qu’il soit relationnel, économique ou autres, elle est aussi la confrontation permanente d’êtres aux intérêts divergents, selon Hobbes : "Aussi longtemps que les hommes vivent sans un pouvoir commun qui les tient en respect, ils sont dans cette condition qui se nomme guerre, la guerre de chacun contre chacun ».  L’existence même de l’Etat prouve ainsi la justesse de cette affirmation, ou du moins la nature conflictuelle de l’échange, de telle sorte qu’une haute autorité soit nécessaire pour le réguler et en assurer l’équité. Ainsi, même l’échange verbal peut vite dégénérer en rixe et violences, comme c’est fréquemment le cas dans les quartiers les plus pauvres. Pour prendre un autre exemple, le débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle, événement politique et médiatique des élections présidentielles françaises sous la Cinquième République, se voit toujours orchestré par les présentateurs afin d’assurer l’équité du temps de prise de parole des deux candidats et le respect des normes de politesse. Un cadre légal est donc nécessaire pour un échange pacifique. Toutefois, si les citoyens d’un même pays partagent les normes fixées par la Constitution ou les normes sociales en vigueur, leur individualité induit des normes morales différentes, qui de ce fait empêche la réelle conciliation des intérêts à travers l’échange. Comme l’affirme  l’écrivain Multatuli : « deux demi-vérités ne font pas une vérité » ; l’échange cause donc toujours des déceptions dans les deux parties aux attentes divergentes, qui de ce fait conçoivent rancœur et amertume, nuisibles à des relations paisibles. En outre, il peut être inégal, et en ce cas l’avantage de l’un devient la perte de l’autre, obligeant même parfois à se déposséder de ce que l’on ne veut pas toujours et donc de nouveau source de tensions et conflits.
Sur le plan moral, le don s’avère donc primer sur l’échange, comme un acte ultime de volonté de paix : quand l’échange implique une négociation parfois rude et agressive (on peut donner l’exemple des rounds, cycles de négociations commerciales multilatérales de l’Organisation Mondiale du Commerce réputés pour leurs confrontations tendues), le don résolut d’office le conflit gagnant-perdant. En outre, la religion, que l’on peut traduire comme l’échange de l’Homme avec Dieu, semble représenter à travers l’histoire une source de conflit évidente : quand ce n’est pas la loi religieuse elle-même qui enjoint à la guerre, la religion sert de prétexte à toutes sortes de violences allant jusqu’au génocide : c’est le cas aussi aujourd’hui, quand l’Etat Islamique, au nom de la Charia, se livre à des actes de barbarie et de massacre à l’encontre de la population kurde chrétienne en Syrie notamment. Par ailleurs, l’échange peut amener à une estimation de valeur faussée : si l’on prend l’exemple d’une prise d’otage par des groupes terroristes, que l’Etat souhaite libérer en négociant de manière pacifiste : est-il possible de donner un prix à la vie humaine ? Combien peut-on accepter de payer pour un homme ? Et est-ce que le montant finalement fixé représente véritablement la valeur d’une vie ? Telles sont les questions qui découlent d’un échange de cette importance, souvent porteuses à confusion, synonyme souvent de déconsidération de la nature profonde des choses. De plus, comme nous l’avons vu précédemment,  chaque individu possède ses propres normes intérieures, et donc sa perception originale des évènements. En ce cas, le petit-fils d’une victime des camps de concentration qui s’est vu spolié de tous ses biens de l’Allemagne nazie et dont la fille rescapée a accepté les dédommagements de l’Etat Allemand après la guerre, est-il en droit de réclamer une compensation supplémentaire car estimant la première insuffisante ? Et l’Etat Allemand est-il en droit de la refuser ? L’échange s’avère donc ici complexe et très probablement injuste et inéquitable. En outre, selon Montesquieu : « rien ne fait ni ne se donne que pour l’argent ». L’échange perd donc sa valeur sociale et humaine, en faisant appel à la simple notion de profit, « basse expression de l’homme ». Et de ce fait, il exclut les plus pauvres et suscite donc un sentiment de révolte et d’injustice, à l’origine notamment du mouvement altermondialiste, regroupement de pays du Tiers-Monde notamment contre une mondialisation qui ne profite qu’aux riches.



L’échange s’avère donc être un enjeu humain complexe, qui n’est pas toujours synonyme de pacification comme on pourrait le penser à première vue. Finalement, peut-être est-il impossible d’établir un rapport véritablement équitable : c’est l’idée de Pablo Néruda « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité ». Pas de vérité, et donc de véritable égalité, de véritable échange ?




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Hors ligne ernya

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Re : Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?
« Réponse #1 le: 04 mars 2015 à 21:35:50 »
Du coup tu veux qu'on commente littérairement ton texte ? qu'on te dise ce que ça "vaut" comme dissert ? qu'on débate ensemble sur le sujet ?
En fonction de ra réponse, je déplace le texte dans la section adéquate  ;)
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Hors ligne Déborah

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Re : Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?
« Réponse #2 le: 04 mars 2015 à 22:21:20 »
Mmmm un peu des 3 ?!
Mais à choisir, je préfère le débat ;)
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Hors ligne Kerena

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Re : Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?
« Réponse #3 le: 04 mars 2015 à 23:28:21 »
Je suis désolée, mon message est juste un coup de gueule : y'avait longtemps qu'on nous avait pas posté un devoir pour les cours, et ça m'avait pas manqué  |-|

On est pas là pour corriger vos cours, quoi... (encore, les écrits d'invention, je dis pas, mais de la philo, merde, y'a pas des camarades de classe qui peuvent t'aider/te corriger ?)

Désolée, message qui sert à rien, mais j'aime pas quand les gens me demandent de faire leurs devoirs à leur place >< A la rigueur, j'aurai préféré une introduction plus honnête, style : "ohlàlà, je suis perdue en philo, vous pouvez m'aider ?"
Je crois qu'il y a dans le coeur des hommes une place créée pour l'émerveillement, une place endormie qui attend de s'épanouir ~ Les Aventuriers de la mer


Hors ligne Déborah

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Re : Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?
« Réponse #4 le: 05 mars 2015 à 13:47:47 »
Salut Kerena!
Désolée si mon texte t'a déplu  :/
C'est une dissert que j'ai bien eue à faire comme devoir, mais que je ne cherche absolument pas à faire corriger : elle est déjà rendue depuis longtemps, et je ne l'aurais pas postée ici dans ce cas...
Pour explication, c'est un sujet qui m'a plu, et où  je me suis vraiment librement exprimée. C'est pourquoi, j'ai voulu partager ce texte  ;)
« Modifié: 06 mars 2015 à 00:40:49 par Déborah »
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Hors ligne Baptiste

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Re : Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?
« Réponse #5 le: 05 mars 2015 à 14:33:16 »
Salut Déborah

Vu que tu avais l'air plutôt qu'on débatte sur tes arguments, je me suis permis de le déplacer comme le suggérait ernya  ;).

Je lis et reviens réagir.
« Modifié: 05 mars 2015 à 16:14:31 par Baptiste »

Hors ligne Meilhac

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Re : Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?
« Réponse #6 le: 05 mars 2015 à 18:02:37 »
salut
et mille merci Deborah
je trouve ça super qu'on discute ensemble de ce genre de sujets - pas pour faire de l'aide aux devoirs, mais plutôt, comme tu l'as bien précisé, pour qu'on discute et débatte entre nous.
le sujet me fait kiffer, comme baptiste je reviens très bientôt.
vive la philo, vivent les dissert', vivent les débats !  :)

Hors ligne Déborah

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Re : Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?
« Réponse #7 le: 06 mars 2015 à 00:45:12 »
Ok, merci Baptiste ;)

Merci pour tes encouragements Meilhac!
 Je dois dire que je me demandais si je devais supprimer ce post, après le 'coup de gueule' de Kerena. Mais final, je le laisse  :)

vive la philo, vivent les dissert', vivent les débats !  :)
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(Anatole France)

Hors ligne Meilhac

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Re : Les échanges favorisent-ils la paix entre les hommes?
« Réponse #8 le: 06 mars 2015 à 08:12:52 »
Donc je propose qu'on fasse en gros du crowddisserting : un peu en se basant sur ce qu'a écrit Deborah, un peu en se basant sur ce qu'on sait/qu'on a envie de dire, on traite le sujet à plusieurs, en bande  :). Tous ceux qui veulent donner des idées, discuter, etc., viennent.

La phrase de platon elle est vraie de vraie ? elle sonne plutôt "cliché/lieu commun du vingtième siècle" que vraie phrase qu'a vraiment écrite platon. s'il l'a vraiment écrite, faudrait savoir dans quoi et le dire peut-être (la république? ou autre?)

et sinon dans l'intro y a une phrase qui va pas, c'est celle qui dit "une relation où chaque participant apporte autant qu'il se voit offrir", ça va pas je pense, le "autant" ne va pas. au contraire, parfois on échange un carambar contre dix mille euros, on accepte l'échange, mais on ne prétend pas que l'un vaut "autant" qu el'autre, enfin, ou alors il faut le montrer dans la dissert", mais en intro c'est trop audacieux comme phrase.

bon comme auteurs, il faudra j'imagine citer des auteurs qui parlent du fait que les relations sont souvent des relations d'exploitation (marx), de domination (bourdieu), bref des auteurs qui disent que quand on échange (du travail contre du salaire, ou des propos contre des propos (quand on parle)) c'est très rarement (jamais?) des échanges symétriques.

comme économistes, on sera amené à évoquer je pense ricardo (théorie de l'avantage comparatif).

si on se consacre à l'échange d'idées, l'échange de paroles (et je pense qu'il faut le faire, ou alors il faut justifier qu'on ne traite que l'échange d'objets), on sera peut-être amenés à utiliser habermas (sur les conditions dans lesquelles l'échange d'idées, la prise de décision collective, se passe de manière satisfaisante). (d'ailleurs la phrase où il y a le mot "objets", dans l'intro, sera sans doute à changer).

et puis il faudra donner des exemples historiques : la traite des Noirs, par exemple, c'était typiquement un échange (esclaves contre argent, par exemple) ; est-ce que ça a favorisé la paix ?

on pourra évoquer ce que disent certains économistes sur le fait que le libre-échange actuel, dans la zone euro par exemple, va dans le sens du renforcement du nationalisme (c'est ce que dit un gars comme lordon par exemple)



et puis il faudra définir un peu ce qu'on entend par paix ; par exemple des fois y a des trucs ultra violents ou ultra injustes qui, d'un certain point de vue, vont dans le sens de la paix entre les pays ; mais d'ailleurs est-ce que la paix entre les pays c'est la même chose que la paix entre les hommes ? ben non

et puis on peut même se demander: est-ce que la paix c'est bien ? je veux dire : en mai 40, la France a "fait la paix" en quelque sorte avec l'Allemagne, par exemple ; les résistants, eux, ont refusé la paix; ils ont continué la guerre; est-ce que c'est les pétainistse qui avaient raison parce qu'ils ont "fait la paix"? euh bof...

chouettes sujet

j'imagine qu'à la fin on pourra adopter un plan un peu dans le genre de celui proposé par deborah, avec une partie qui dit "a priori, ouais", et puis ne autre qui dit "euh en fait pas forcément" ? ou alors autre chose (il paraît que y a des gens qui disent qu'il faut surtout pas faire des plans oui/non ; moi j'ai pas de religion, et là ça me paraît pouvoir être approprié, enfin on verra bien)

on continue ce petit brainstorming ? on se dit qu'on s'amuse avec ce sujet pendant quelques jours et qu'on rend notre crowddissertation disons dans six ou huit ou dix jours ?  :)

 


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