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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Jour de pluie dans une cuisine

Auteur Sujet: Jour de pluie dans une cuisine  (Lu 16467 fois)

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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  • Championne de fautes de frappe
Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #15 le: 02 Mars 2015 à 11:04:48 »
:aah: :aah: :aah: Des lecteeeeurs, des super-commentaiiiires ! :aah: :aah: :aah:

Merci les filles ! :)

@ Miro -->
Citation de: Miro
Oui moi aussi j'aime bien cette mention! Juste, je pense qu'il faudrait peut être dire que 1. Ils sont dans leur quotidien et 2. ils regardent vers le ciel, et cela les extirpe de ce quotidien. Enfin tu fais comme tu veux :p
Ah oui, peut-être ! Je réfléchis sur ce point :)

@ Ninève -->
Citation de: Ninève
Alors : "contenir" c'est pour un contenant, Pierre-Auguste n'est pas un contenant, il serait alors le contenu dans ce cas. Donc soit "tenir tout entier" soit "être contenu tout entier" :)
Non mais oui, carrément. J'étais à l'ouest.
J'ai changé !

Citation de: Ninève
Et disons que j'ai la sensation qu'on peut y lire un suicide métaphorique, et sans avoir tes commentaires, je crois que oui, c'est l'impression que j'en aurai.
Bigre ; ou comment écrire un truc sans s'en apercevoir soi-même  :o

@ Tomoyette et Milla -->

Citation de: Milla
pas convaincue. il était figé, je trouve ça étrange qu'en fait il ait eu une "vie" faite de besoins fondamentaux, ça impliquerait que le tableau s'animait dans le dos d'Elodie à d'autres moment pour qu'il aille manger, pisser, etc. je prefère l'idée qu'il découvre le mouvement au début comme tu le dit à ce moment là d'ailleurs. à la limite, tu nous dirait ici qu'il ressent la faim pour la première fois de sa vie et que ça s'explique par sa mise en mouvement qui a défigé ses besoins naturels ça passerait mieux, mais l'habitude antérieure non...

Citation de: Toto
Sauf que plus loin on apprend qu’il a une vie, qu’il rentre manger tous les soirs à 19 h etc. Donc soit il a une vie à lui depuis 30ans et la peinture fige un instant, soit il reste planté dans sa peinture à observer l’hôtel depuis des semaines (admettons que ce soit il y a quelques semaines que le tableau est commencé).
Je préfère qu’il ait une vie, du coup je préfère qui n’observe pas l’hôtel depuis des semaines mais qu’il passe devant tous les jours… ou pas, tu fais bien comme tu veux  :-¬?

Ça vous perturbe, cette affaire :mrgreen:

Alors, non, c'est pas illogique, à mon sens - mal expliqué, je vous l'accorde volontiers. Mais quand on invente un personnage, mettons, là, j'invente Ratifmol. Je décide que Ratifmol a 75 ans, est un vétéran de la guerre du Golfe, qu'il aime les sandwiches aux crevettes et qu'il a l'habitude de prendre le thé à 16h tous les jours. C'est possible : le personnage est comme ça. Donc il a 75 ans et tous ces traits distinctifs. Mais techniquement, il n'existe que depuis environ 30 secondes...
C'était ça, que je voulais exprimer avec Pierre-Auguste. Ça n'implique absolument pas que le tableau s'anime pendant qu'Elodie a le dos tourné...
Je vais chercher un moyen de l'expliquer de façon moins équivoque, plus tôt dans le texte.
 :\?

@ Milla -->
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À savoir l’intérieur d’une cuisine démesurée, un tabouret branlant en formica assez large pour supporter toute la rue, un meuble de rangement accroché au mur et approchant des dimensions d’un hangar à bateau, où se tassaient des pots de verre estampillés « Riz » et « Gros sel » dans lesquels Pierre-Auguste aurait pu contenir tout entier.
bizarre, ça se dit ça ? c un effet spécial ? pourquoi pas "tenir" ?
Oui, c'est un effet spécial "Milora est à l'ouest". C'est corrigé :-[

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J’avais lu des comm avant de me décider à lire le texte (faut dire que ton annonce de départ était aps franchement vendeuse)
Je... je plaide coupable  :-[ :-[

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Elodie en perdit le souffle.
vu que tu mets le saccent sur les A, il faudrait en mettre sur les é de élodie ;)
Alors en fait, j'ai relu sous LibreOffice et le raccourcis pour mettre les accents aigus sur les majuscules n'y fonctionne pas :mrgreen: Mais je suis sur Word, sur cet ordi, alors j'ai corrigé ^^

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Une larme oubliée finit son trajet à la pointe de son menton et vint s’écraser au bord du cadre, diluant l’aquarelle au niveau du passage piéton moche avec lequel elle avait défiguré la scène.
je comprends qu'elle a peint le passage piéton en dernier. mais s'il est bien fait de grands rectangles blancs comme c'est le cas communément, ça pose question car je crois qu'il n'y a pas trop de blanc en aquarelle, c'est pas couvrant et on utilise plutôt celui de la feuille. à confirmer par des peintre qui s'y connaissent mieux que moi hein, ou apr toi c'est c'est ton dada, mais ça m'a titillé à la lecture...
Ah bigre. C'est pas faux, ça, j'y avais absolument pas pensé...
Je pense que je vais laisser et tant pis pour les puristes de la peinture, sauf si je trouve autre chose... :/

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En vrai, c’était juste une cuisine, petite, miteuse, dont la peinture s’écaillait par endroits derrière les meubles, même si ça, il ne pouvait pas le voir. Qu’est-ce qu’on pouvait voir, avec des yeux d’un millimètre ? Juste que c’était moche, sans doute, que ça manquait de couleurs et que si Elodie posait là ses peintures, c’était parce qu’il n’y avait pas assez de lumière dans le reste du deux-pièces. Elle avait essayé de dessiner l’endroit, une fois. De le rendre plus beau, de lui ajouter des courbes élégantes, une ambiance surannée, un lierre dissident qui traçait ses arabesques entre la cafetière et le haut du frigo. Mais ça n’avait servi qu’à faire ressortir la laideur du vrai appartement. C’est là qu’elle avait commencé à craquer.
      À l’origine, elle peignait pour réinventer le monde, parce que le vrai ne lui plaisait plus.
peut-être un vrai de trop à mon goût
J'ai réglé son compte au premier :mafio:

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Absurde. Cela ne se faisait pas.
      Elle se dirigea d’un pas décidé vers sa chambre pour allez chercher un jeu de dominos.
:viviane: ben oui, zut ! les dominos c'est la moindre des choses !
Ben oui, quoi  :huhu:

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bah c'est pas niais enfin !!! par contre je crois avoir vu parler de suicide dans certains comm et je l'interprète pas forcément comme ça. je comprend qu'on puisse le faire, elle s'isole, est en pleine dépression, "sort du monde" littéralement en intégrant le tableau. mais chai pas ça me fait pas cet effet. déjà, elle ne le fait pas par desespoir. l'idée ne vient pas d'elle si on part du principe que Pierre Auguste sortant du tableau est un fait réel (ben quoi, on a plus le droit de rêver ?  :D) Donc pour moi elle part juste dans un monde qui lui est plus adapté...
sinon, je l'ai déjà un peu dit mais c'est super bien écrit, très beau et très poétique.
j'ai beaucoup beaucoup aimé  :coeur: :coeur:

Merci beaucoup  :-[

J'ai corrigé les coquilles et répétitions que tu avais signalées, aussi ! :)



@ Lady Tomette -->

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    Je remercie aussi Tomoyo qui a lu sans commenter

ça fait "merci pour son sacrifice, nous ne l'oublierons pas"  |-|
C't'ait un peu l'idée :huhu:

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    Pierre-Auguste observait

Je trouve ça fort que le personnage d’une peinture s’appelle comme Renoir  ::)
Alors ça, ça m'embête :D J'avais pas la moindre idée du prénom de Renoir, mais du coup ça colle pas super bien (Elodie, elle, doit le connaître). Mais ça m'embête tellement de changer le nom d'un perso une fois qu'il est fixé !
Pour l'instant, j'hésite avec Pierre-Octave ou Pierre-Henri (mais je me suis habituée à Pierre-Auguste du coup c't'agaçant... :'( )

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    Une autre goutte ruissela, dévia sur la courbe d’un nuage et atterrit sur le pavé, noyant ses bords nets

Là j’ai eu un problème de perspective à la première lecture : j’étais à la place du bonhomme, en ayant compris que j’étais dans un tableau, du coup que la goutte longe un nuage, j’arrivais pas à me le représenter depuis le point de vue Pierre Auguste. C’est pas une goutte pour lui, c’est un château d’eau qui explose quoi. Si c’était une goutte, il la verrait pas sur le nuage… du coup après je me suis dit que je devais être en point de vue Elodie, mais ça me semble peu logique… bref ça m’a perturbée  :-\.
Nan, c'est bien une goutte. Une très grosse goutte. Il dit qu'il "pleut", mais en fait il lui tombe des gouttes géantes dessus, c'est pas de la vraie pluie à son échelle. C'est pas non plus un château d'eau qui explose, c'est comme si des gouttes de la taille de ta tête tombaient en effaçant ce qu'elles croisent sur leur trajet... Donc si, il la voit sur le nuage... :/

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    Au rez-de-chaussée de l’édifice, la vitrine de la boulangerie

Question qui doit pas être très pertinente mais c’est pour mon instruction propre : il peut y avoir une boulangerie au rez-de-chaussée d’un hôtel ?
Pourquoi y en aurait pas...? (j'ai l'impression qu'un des chaînons logiques de ton raisonnement m'échappe...  :-X )

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    Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse à laquelle on l’aurait englué

Là encore, c’est surement mon instruction qui est à peaufiner, mais j’ai du mal avec « engluer à une masse »… on englue à la colle, à la chaux (truc qui enduit quoi), etc. mais à une masse… je comprends pas. C’est pas plutôt englué dans une masse ? ou alors c’est pas engluer… je sais pas… :\?
Non mais là c'est parce que tu me parles du premier sens de engluer : une substance qui englue (genre, typiquement, de la colle). Mais on peut aussi être englué (être pris dans un truc gluant). L'emploi B.
En revanche, effectivement, ça va avec la préposition "dans" et pas avec "à", il semblerait. J'ai changé ça ! :)

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    une joue marquée de grains de beauté

belle asymétrie  :mrgreen:
Je me suis dit ça aussi à la relecture. Corrigé, elle en a plus qu'un :huhu:

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Ce premier paragraphe est celui que j’aime le moins (tout est relatif, il est bien écrit, mais je ne le trouve pas aussi clair et précis que le reste du texte).
J’imagine qu’il faut que j’explique mieux ? je pense que c’était l’effet que tu cherchais, mais j’ai des juxtapositions d’images qui m’ont fait changé de point de vue sans arrêt pour comprendre où j’étais, même si le champ lexical de la peinture est clair, il y a beaucoup d’informations sur ce tableau, l’hôtel, immeuble, boulangerie, ruelle, vélo, passant, mouette, nuage. Certes à présent j’ai une image plutôt nette de à quoi ressemble le tableau mais d’entrée de jeu j’ai été emmêlée et pas stable dans ma lecture.
Mais bon, si c’est ce que tu souhaites, mon intervention est à oublier  :huhu:
Ben, j'avoue que c'était un peu ça que je voulais  :-[ Un début qui donne des images morcelées, avant qu'on comprenne, par une sorte de zoom arrière mental, qu'en fait il est dans un tableau et qu'il en sort...
Je verrai si ça gêne d'autres lecteurs, mais si c'est pas le cas, je compte le laisser, j'avoue... :-[

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Ah oui, détail, mais je me dis que quand même, elle pleure de grosses larmes et beaucoup, pour avoir gâcher un si grand tableau sur autant de surface  :-\. En plus elle bouge au-dessus du tableau pour bien en mettre dans tous les coins, autant sur les nuages que sur le passage piéton, qui sont à deux endroits opposés du cadre.
Ah oui parce que pour moi le tableau fait bien 80x100, vu que PA fait 8cm  :huhu:
C'est vrai qu'elle doit pleurer beaucoup, pour faire autant de dégât, et que j'ai jamais mesuré la quantité de larmes versées dans une crise de pleurs...  :\?
Ceci dit, je me représente pas ce que fait 80x100 cm, mais je vois pas le tableau immense-immense, non plus...

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    blanche et vide d’un homme de dos observant la scène

si c’est blanc et vide, on ne peut pas savoir que c’est de dos. On comprend juste que c’est la silhouette d’un homme
Ben, c'est pris dans un contexte : on sait qu'il était de dos, donc même une fois découpé, on se doute bien que. Je veux dire qu'ici, c'est plus une information livrée par le texte qu'une déduction associée à la forme de la silhouette, quoi... :/

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    Trente-deux ans, boulot ordinaire, vie ordinaire, ville ennuyeuse, le petit hobby du dimanche.

Cette phrase, elle est mais terrible, c’est très simple mais c’est d’un dramatique à me faire attraper une plaquette de chocolat  :s
Je comprends pas pourquoi elle te chamboule tellement :s

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    mais embellies, emballées dans de jolis arrêts sur image

embellies, emballées c’est marrant  ^^
Ah, j'attendais que quelqu'un le relève, en bien ou en mal, pour voir si ça passait ou si ça faisait trop, niveau allitérations ^^

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    Il faisait un tour de France pour goûter tous les croissants de toutes les étapes du trajet

Ah mais j’avais zappé cette phrase à la 1ere lecture ! c’est pour ça qu’elle lui refile des croissants après !
Voui !

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    et de revenir prudemment au centre de la paume en tapotant d’un petit doigt sur son encore plus petit attaché-case.

Du petit doigt ?
Comment l’attaché-case peut être encore plus petit que son petit doigt…. Il y a clairement une scène qui se joue là et que je visualise pas correctement  :\?
:mrgreen:
Je subodore que j'avais changé l'ordre des éléments de la phrase, en oubliant le "encore plus" au milieu  :-¬?
Corrigé, merci ! :)

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    Le problème suivant surgit néanmoins à dix-neuf heures tapantes.

Owi je suis pénible, mais 2 phrases au-dessus tu dis « six heures » et pas dix-huit. Du coup il faudrait, en suivant la belle logique, que tu mettes sept heures là  :mrgreen:
Corrigé !

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    Bien qu’ayant passé toute sa vie réelle planté devant l’Hôtel de la Gare, cette scène avait lieu à 15h03 précises.

Cette phrase me dérange dans sa formulation, j’ai dû la lire trois fois avant de saisir le sens, j’avais l’impression qu’il manquait un bout.
Je la lisais « bien qu’ayant passé sa vie devant l’hôtel (cette scène avait lieu à 15h03), il….. » donc il me manquait la partie avec le « il… », et ça n’avait pas vraiment de sens… mais j’attendais que la phrase qui suit le « bien que » concerne le bonhomme puisque tu dis « bien qu’ayant passé sa vie »
Je chipote pas tant que ça, j’ai vraiment eu du mal avec cette phrase, par contre c’est bien possible que je sois la seule concernée par le souci de lecture  :huhu:
Non, tu as raison : pour la simple raison que cette phrase est incorrecte. J'avais pas remarqué jusqu'à ce que tu la relèves (merci !), mais dans une construction comme ça, il faut que la subordonnée du début (Ayant...) ait le même sujet que la principale. Or c'est pas le cas ici : ayant ça porte sur Pierre-Auguste, alors que la principale a "la scène" comme sujet.
Je vais corriger ! :)

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    Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée

C’est accepté ça ? ça fait oral je trouve.. m’enfin je me trompe surement, j’aurais mis « et la dame »  :???:
Ah ? Je sais pas, pour le coup ! Moi ça me semblait correct (bien que pas spécialement recherché, comme niveau de langue), mais je suis peut être errante dans l'erreur !  :/ Des avis ?

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    attirer le chat avec lui,

c’est pas attirer à ?
ou alors prendre avec lui ? je sais pas c’est bizarre
Effectivement, tu as raison, ça se dit pas, ça !  :-X

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    Vaguement dégoûtée, Elodie mit le faux chat à la poubelle.

Je vois tellement un chat empaillé raté…. C’est horrible  ><
C'est pas flasque, quand c'est empaillé :mrgreen:

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    Le facteur sonna à la porte, ce jour-là.

Je sais pas quel jour, elle racontait des évènements passé. Ou alors il faut aller à la ligne ?
Oui, c'est fait exprès, pour le cours du temps (le temps a passé, et on sait pas exactement combien)
Par contre, je fais effectivement mettre un retour à la ligne, ce sera plus clair à la lecture, ça isolera mieux l'épisode du facteur ! :)

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    Le recommandé venait de son bureau. Elle avait oublié d’y aller, la veille. Tout simplement oublié.

Le « elle avait oublié d’y aller, la veille » induit en erreur, on a l’impression qu’elle a loupé que la veille. Or non c’est des dizaines de jours…..
Euh, non, elle a juste oublié la veille. Avant, il lui est arrivé de sécher plusieurs fois, mais ça fait pas des dizaines de jours qu'elle n'y va pas, non...

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    Il n’avait plus jamais revu cet air de tristesse profonde sur le grand visage solaire

donc il qualifie de visage solaire un visage qu’il trouve par ailleurs fort triste….  :\?
Ah, pour moi, solaire c'était au niveau de la taille, donc ça n'était pas contradictoire avec le fait qu'elle soit triste...

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    Et par-dessus, on avait peint. Avec un souci de précision comme seules peuvent en avoir des mains minuscules.

Comment il a fait avec un pinceau deux fois grand comme lui  :???:

[...]

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    À gauche de la fenêtre, côté intérieur, il y avait une bibliothèque, et de l’autre côté, dépassait un bout d’établi de peintre. Au loin, si on forçait le regard, on distinguait un petit nuage blanc avec une mouette, et encore plus loin, la forme fine, irréelle, d’un dragon.

C’est un A4, c’est difficile de mettre tout ça sur un A4 ou du moins de le distinguer   :-\
Je pense pas que la taille du pinceau soit un problème ; déjà ils doivent faire sa taille, pas le double, ensuite tu peux arracher des poils du pinceau et peindre avec, ou avec les mains directement, ou autres...
Et un A4, ça contient quand même pas mal de choses ! Surtout si tu peux peindre tout petit, comme Pierre-Auguste.

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Mais non ! l’encadrer et mettre sous verre, sinon il va gondoler et moisir   :aah:(quoique, il doit déjà être tout gondolé vu que c’était pas du papier pour peindre, et en plus il y a une lettre ultimatum écrite derrière  :\?…) mais il faut le protéger et pas ranger ça à la cave dans la moisissure !
Ouais, je l'imagine tout gondolé, aussi ^^
Mais après, ça dépend de l'état de ta cave, la mienne est toute propre et bien rangée :huhu:

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Bon ben ayé !
Déjà dit mais je répète, c’est pas un revers de plume, c’est pas un conte niais, je ressens une immense tristesse (même si cette deuxième lecture était plus douce pour le coup) et je suis triste qu’Elodie n’ait pas trouvé comment être heureuse dans la vraie vie  #:s.
Sinon, c’est un peu fou et tellement crédible à la fois. Elle est peut-être vraiment folle et s’est laissée mourir sur cette table basse, ou alors elle vit vraiment dans un dessin sur une lettre recommandée de son bureau  :\?… C’est bien écrit et c’est un texte qui fait ressentir des choses (même si ce ne sont pas les choses que je préfère ressentir  :relou:).
Beau récit  :)

Merci pour ce texte ! :D

Merci à toi pour cette lecture !  :calin:
Je croyais pas qu'on puisse penser qu'elle a inventé Pierre-Auguste et qu'elle est morte sur sa table  :o Parce que oui, elle elle doute, mais le lecteur, il a accès au point de vue de Pierre-Auguste, donc ça ne peut - théoriquement pas - être une invention de la part d'Elodie...   :-\

Et sinon, moi ça me perturbe que vous trouviez ça triste qu'elle parte vivre dans le tableau  :D Vu qu'elle a pas d'attaches dans le monde réel, moi je trouve ça cool d'aller dans le monde du tableau, qui colle parfaitement avec ce qu'elle recherche dans sa vie et n'arrive pas à avoir !

Citation de: Milla
déjà, elle ne le fait pas par desespoir. l'idée ne vient pas d'elle si on part du principe que Pierre Auguste sortant du tableau est un fait réel (ben quoi, on a plus le droit de rêver ?  :D) Donc pour moi elle part juste dans un monde qui lui est plus adapté...
Oui, voilà, c'était comme ça que je le voyais, personnellement :-[


Merci pour vos lectures ! :)

J'ai corrigé les coquilles et répétitions dans le message initial.
Je ferai un deuxième tour de correction pour les trucs qui posent des problèmes plus délicats ! (le fait que Pierre-Auguste ait des souvenirs indépendants du tableau, la phrase incorrecte sur 15h03 relevée par Tomtom, etc.)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

maanilee

  • Invité
Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #16 le: 02 Mars 2015 à 11:11:49 »
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    Citer

        Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée

    C’est accepté ça ? ça fait oral je trouve.. m’enfin je me trompe surement, j’aurais mis « et la dame »  :???:

Ah ? Je sais pas, pour le coup ! Moi ça me semblait correct (bien que pas spécialement recherché, comme niveau de langue), mais je suis peut être errante dans l'erreur !  :/ Des avis ?


Moi cela ne m'a pas dérangé!

Hors ligne Ninève

  • Aède
  • Messages: 150
Re : Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #17 le: 02 Mars 2015 à 12:25:10 »
[quote ]
Ça vous perturbe, cette affaire :mrgreen:

Alors, non, c'est pas illogique, à mon sens - mal expliqué, je vous l'accorde volontiers. Mais quand on invente un personnage, mettons, là, j'invente Ratifmol. Je décide que Ratifmol a 75 ans, est un vétéran de la guerre du Golfe, qu'il aime les sandwiches aux crevettes et qu'il a l'habitude de prendre le thé à 16h tous les jours. C'est possible : le personnage est comme ça. Donc il a 75 ans et tous ces traits distinctifs. Mais techniquement, il n'existe que depuis environ 30 secondes...
C'était ça, que je voulais exprimer avec Pierre-Auguste. Ça n'implique absolument pas que le tableau s'anime pendant qu'Elodie a le dos tourné...
Je vais chercher un moyen de l'expliquer de façon moins équivoque, plus tôt dans le texte.
 :\?
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Et bien pour le coup, moi je te suis Milora. Je comprends ton point de vue et ce que tu veux dire. Je crois juste que ton explication dans le texte intervient trop tard. Ce n'est pas un rebondissement, juste une explication, donc ça pourrait tout aussi bien être dit dès le début. Ce serait plus clair.
Mais sinon, l'idée que la peinture fige un instant précis de la vie d'un personnage inventé, ça se tient. Ca se tient tout autant que le personnage, s'il prend vie, aura une mémoire de ce qu'est habituellement sa vie, avec un caractère, des horaires etc... Ca me parait cohérent. Il faut juste l'expliquer de telle sorte que ça n'empiète pas sur l'effet figé de la peinture. Eviter toute temporalité sur cet aspect figé (éviter par exemple les "cela faisait des semaines qu'il observait la façade" etc...) puisque cela contredit la distinction entre instant figé / vie "réelle" du personnage.
Euh... je sais pas si j'ai été très claire...  :P



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Alors ça, ça m'embête :D J'avais pas la moindre idée du prénom de Renoir, mais du coup ça colle pas super bien (Elodie, elle, doit le connaître). Mais ça m'embête tellement de changer le nom d'un perso une fois qu'il est fixé !
Pour l'instant, j'hésite avec Pierre-Octave ou Pierre-Henri (mais je me suis habituée à Pierre-Auguste du coup c't'agaçant... :'( )

Pierre-Henri ça fait trop chic je pense. Pierre-Octave convient mieux à la personnalité du petit bonhomme.

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    Au rez-de-chaussée de l’édifice, la vitrine de la boulangerie

Question qui doit pas être très pertinente mais c’est pour mon instruction propre : il peut y avoir une boulangerie au rez-de-chaussée d’un hôtel ?
Pourquoi y en aurait pas...? (j'ai l'impression qu'un des chaînons logiques de ton raisonnement m'échappe...  :-X )


Et bien en fait, une boulangerie au rez-de-chaussée d'un bâtiment oui. mais un hôtel, habituellement, utilise son propre rez-de-chaussée pour son accueil, sa réception, son restaurant, etc... Surtout comme tu nous décris ça, on dirait pas un hôtel immense, plutôt un petit hôtel sur une largeur de bâtiment pas gigantesque. Donc je vois mal aussi comment il pourrait y avoir à al fois la réception de l'hôtel et une boulangerie en vitrine...


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C'est vrai qu'elle doit pleurer beaucoup, pour faire autant de dégât, et que j'ai jamais mesuré la quantité de larmes versées dans une crise de pleurs...  :\?
Pour ma part, plus que la quantité de larmes, ce qui m'ennuie c'est qu'elles tombent sur le tableau.
Déjà, quand on pleure, les larmes coulent sur les joues, puis dans le cou. A la limite, elles tombent du menton. Ou du bout du nez  ;D Mais pas nombreuses. Et puis bon, c'est pas très glamour mais tu pleure rarement sans que ton nez coule aussi. Du coup, il y a fort à parier qu'elle a des mouchoirs avec elle et que donc, seules quelques larmes parviennent tout de même à tomber.
Et puis, il faut donc que le tableau soit pile sous son nez et son menton. Donc qu'elle l'ait par exemple posé sur ses genoux, et qu'elle soit penchée dessus et pas qu'elle se tienne assise de manière naturelle.
Fais le test, assied-toi avec un papier sur tes genoux et observe-le. Imagine le chemin de larmes qui coulent. Arriveraient-elles vraiment sur le papier ?

Et enfin, la taille du tableau. Si PA fait 8cm, c'est déjà bien grand ! Pour que tout ce que tu as décrit rentre sur un tableau, il sera d'une taille respectable, et suffisamment grand pour ne pas facilement tenir sur les genoux d'Elodie.

 :-¬?

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    Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée

C’est accepté ça ? ça fait oral je trouve.. m’enfin je me trompe surement, j’aurais mis « et la dame »  :???:
Ah ? Je sais pas, pour le coup ! Moi ça me semblait correct (bien que pas spécialement recherché, comme niveau de langue), mais je suis peut être errante dans l'erreur !  :/ Des avis ? [/quote]

Pour moi ça passe sans problème :)

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    Il n’avait plus jamais revu cet air de tristesse profonde sur le grand visage solaire

donc il qualifie de visage solaire un visage qu’il trouve par ailleurs fort triste….  :\?
Ah, pour moi, solaire c'était au niveau de la taille, donc ça n'était pas contradictoire avec le fait qu'elle soit triste... [/quote]
Et bien soui, solaire a une connotation positive. L'adjectif solaire permet de désigner, quand c'est par analogie, un élément qui a soit la forme, soit la luminosité ou la couleur d'un soleil. Quand l'adjectif se rapport à une personne, c'est synonyme de "rayonnant de bonheur, de joie de vivre". Visage solaire = visage radieux. (cf CNRTL section C- 2) a )

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Je croyais pas qu'on puisse penser qu'elle a inventé Pierre-Auguste et qu'elle est morte sur sa table  :o Parce que oui, elle elle doute, mais le lecteur, il a accès au point de vue de Pierre-Auguste, donc ça ne peut - théoriquement pas - être une invention de la part d'Elodie...   :-\
Oui, mais en fait on pourrait tout à fait interpréter le point de vue de PA comme nous provenant par l'intermédiaire d'Elodie. Dans le sens où elle reste le personnage principal, et qu'ainsi le narrateur peut tout à fait s'immerger dans sa "folie", en voyant ce qu'elle voit et croit être réel...

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Et sinon, moi ça me perturbe que vous trouviez ça triste qu'elle parte vivre dans le tableau  :D Vu qu'elle a pas d'attaches dans le monde réel, moi je trouve ça cool d'aller dans le monde du tableau, qui colle parfaitement avec ce qu'elle recherche dans sa vie et n'arrive pas à avoir !
Cela reste une fuite. Un abandon. Et elle a forcément quelques attaches, au moins sa soeur, son amie dont tu parles aussi. C'est juste elle qui ne les vois plus, ne veut plus les voir.

Et puis, point important, à aucun moment tu ne nous décris sa "nouvelle vie" dans le tableau, même brièvement. Tu nous montre qu'elle y est, mais nous restons extérieurs, avec la vue d'Elodie dans le tableau avec PA, sa main sui se pose sur son épaule. Et point.
Et tu insiste sur le côté "figé" de la peinture en nous expliquant que ce qui est peitn fige un instant précis. Mais tu ne nous parle pas de ce que sera sa vie "autour" du tableau, sa vie en mémoire, sa vie virtuelle qui existera pour elle quelque part dans son esprit.
Tout ça augmente la métaphore de sa fin de vie.  :-¬?
Ninève

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #18 le: 02 Mars 2015 à 12:42:46 »
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Eviter toute temporalité sur cet aspect figé (éviter par exemple les "cela faisait des semaines qu'il observait la façade" etc...) puisque cela contredit la distinction entre instant figé / vie "réelle" du personnage.
Euh... je sais pas si j'ai été très claire...  :P
En fait, non, parce qu'il a été peint il y a quelques semaines, donc du coup même s'il est figé avec sa mémoire, il est aussi là depuis quelques semaines, devant l'Hôtel.
Non mais j'entends bien le souci de clarté, et je pense que le plus simple est en effet de supprimer ce type de mentions, et tu as raison sur le fait de faire intervenir l'explication plus tôt :)
Mais je voulais juste signaler que même si ça n'en a pas l'air, c'était très cohérent dans ma tête  :mrgreen: (et pour une fois que quelque chose est cohérent dans ma tête, je tenais à le signaler :huhu: )

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Pierre-Henri ça fait trop chic je pense. Pierre-Octave convient mieux à la personnalité du petit bonhomme.
Oui, c'est vrai... Mais j'hésite encore à changer, dans "auguste" y a le sens qui me plait, aussi... *affres de l'hésitation et trituration de méninges*

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Et bien en fait, une boulangerie au rez-de-chaussée d'un bâtiment oui. mais un hôtel, habituellement, utilise son propre rez-de-chaussée pour son accueil, sa réception, son restaurant, etc... Surtout comme tu nous décris ça, on dirait pas un hôtel immense, plutôt un petit hôtel sur une largeur de bâtiment pas gigantesque. Donc je vois mal aussi comment il pourrait y avoir à al fois la réception de l'hôtel et une boulangerie en vitrine...
C'est-à-dire qu'il me semble avoir croisé des tonnes de bâtiments avec un hôtel "en haut", relié à une porte d'entrée et donc une réception, mais dont le rez-de-chaussée est occupé par un autre commerce (techniquement, les hôtels qui occupent tout le rez-de-chaussée avec un restau et une salle de réception, c'est quand même ceux qui sont un peu classes), non ?  :\?

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Pour ma part, plus que la quantité de larmes, ce qui m'ennuie c'est qu'elles tombent sur le tableau.
Déjà, quand on pleure, les larmes coulent sur les joues, puis dans le cou. A la limite, elles tombent du menton. Ou du bout du nez  ;D Mais pas nombreuses. Et puis bon, c'est pas très glamour mais tu pleure rarement sans que ton nez coule aussi. Du coup, il y a fort à parier qu'elle a des mouchoirs avec elle et que donc, seules quelques larmes parviennent tout de même à tomber.
Et puis, il faut donc que le tableau soit pile sous son nez et son menton. Donc qu'elle l'ait par exemple posé sur ses genoux, et qu'elle soit penchée dessus et pas qu'elle se tienne assise de manière naturelle.
Fais le test, assied-toi avec un papier sur tes genoux et observe-le. Imagine le chemin de larmes qui coulent. Arriveraient-elles vraiment sur le papier ?
Oui, en fait c'est dit dans le texte : elle se met au-dessus de ses tableaux pour aspirer un peu de leur ambiance, donc elle est en effet penchée au-dessus, et donc les larmes coulent dessus (j'ai fait le test avant d'écrire :mrgreen: Enfin, sans pleurer, mais en subodorant la trajectoire lacrymale moyenne). D'une manière générale, quand on pleure beaucoup et qu'on s'en fiche d'être vu, si on n'utilise pas de mouchoirs, ça mouille quand même pas mal, il me semble...
En revanche, je n'ai rien à opposer à l'argument de Tomoyo sur la répartition des larmes sur le tableau. Je conclurai donc par TGCM.  :-¬?

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Et enfin, la taille du tableau. Si PA fait 8cm, c'est déjà bien grand ! Pour que tout ce que tu as décrit rentre sur un tableau, il sera d'une taille respectable, et suffisamment grand pour ne pas facilement tenir sur les genoux d'Elodie.
En fait je crois que j'ai pas du tout les tailles dans la tête. 8cm, c'est la taille d'un stylo-bille, non ? J'avoue que j'imagine le tableau de la taille d'un tableau moyen qu'on accroche au mur... :/

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Et bien soui, solaire a une connotation positive. L'adjectif solaire permet de désigner, quand c'est par analogie, un élément qui a soit la forme, soit la luminosité ou la couleur d'un soleil. Quand l'adjectif se rapport à une personne, c'est synonyme de "rayonnant de bonheur, de joie de vivre". Visage solaire = visage radieux. (cf CNRTL section C- 2) a )
Ah, oui, d'accord, je comprends le problème !
En fait c'est parce que quand j'ai mis "visage solaire", c'était en référence à la première apparition d'Elodie pour PA, qui lui apparaît avec un visage "de taille quasi-solaire". Mais je conçois que le lecteur va pas mémoriser chaque phrase du texte pour voir à quoi les autres font référence  :-¬? Du coup je changerai en effet l'adjectif :)

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Oui, mais en fait on pourrait tout à fait interpréter le point de vue de PA comme nous provenant par l'intermédiaire d'Elodie. Dans le sens où elle reste le personnage principal, et qu'ainsi le narrateur peut tout à fait s'immerger dans sa "folie", en voyant ce qu'elle voit et croit être réel...
Je suis pas trop trop d'accord, mais sur ce point y a pas vraiment à avoir raison ou pas, chacun perçoit le fantastique à sa façon, je pense. Mais j'avoue que quand je lis du fantastique, si le texte me dit quelque chose (avec un narrateur omniscient, tout ça), je le tiens pour vrai. Si le personnage me dit quelque chose ou que j'ai une information uniquement par le point de vue d'un personnage, alors là j'accepte le doute, si le scénario l'appelle.
En fait je pensais que tout le monde marchait pareil, j'avais pas pensé qu'on puisse le prendre autrement ; c'est intéressant ! :)


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Cela reste une fuite. Un abandon. Et elle a forcément quelques attaches, au moins sa soeur, son amie dont tu parles aussi. C'est juste elle qui ne les vois plus, ne veut plus les voir.

Et puis, point important, à aucun moment tu ne nous décris sa "nouvelle vie" dans le tableau, même brièvement. Tu nous montre qu'elle y est, mais nous restons extérieurs, avec la vue d'Elodie dans le tableau avec PA, sa main sui se pose sur son épaule. Et point.
Et tu insiste sur le côté "figé" de la peinture en nous expliquant que ce qui est peitn fige un instant précis. Mais tu ne nous parle pas de ce que sera sa vie "autour" du tableau, sa vie en mémoire, sa vie virtuelle qui existera pour elle quelque part dans son esprit.
Tout ça augmente la métaphore de sa fin de vie.  :-¬?
Ouais... Non mais je comprends bien ce que vous me dites et votre perception de la situation ! :) Seulement ça me perturbe quand même. Moi, à la place d'Elodie, j'aurais choisi le tableau, je pense ^^

Merci pour ces intéressantes précisions, et merci à toi et à maanilee pour le doute sur la formulation ! :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Ninève

  • Aède
  • Messages: 150
Re : Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #19 le: 02 Mars 2015 à 13:35:51 »
C'est-à-dire qu'il me semble avoir croisé des tonnes de bâtiments avec un hôtel "en haut", relié à une porte d'entrée et donc une réception, mais dont le rez-de-chaussée est occupé par un autre commerce (techniquement, les hôtels qui occupent tout le rez-de-chaussée avec un restau et une salle de réception, c'est quand même ceux qui sont un peu classes), non ?  :\?


En fait je crois que j'ai pas du tout les tailles dans la tête. 8cm, c'est la taille d'un stylo-bille, non ? J'avoue que j'imagine le tableau de la taille d'un tableau moyen qu'on accroche au mur... :/


Je suis pas trop trop d'accord, mais sur ce point y a pas vraiment à avoir raison ou pas, chacun perçoit le fantastique à sa façon, je pense. Mais j'avoue que quand je lis du fantastique, si le texte me dit quelque chose (avec un narrateur omniscient, tout ça), je le tiens pour vrai. Si le personnage me dit quelque chose ou que j'ai une information uniquement par le point de vue d'un personnage, alors là j'accepte le doute, si le scénario l'appelle.
En fait je pensais que tout le monde marchait pareil, j'avais pas pensé qu'on puisse le prendre autrement ; c'est intéressant ! :)


1/ En effet, maintenant que tu dis ça, il est possible que j'ai déjà vu ça aussi, les hôtels avec juste une porte d'accès.
Enfin après tout, oui, comme c'est tout à fait possible, tu peux le laisser.

2/ Un stylo bille c'est plutôt 15cm. Et le problème, c'est à la fois la taille du tableau en lui-même puisqu'elle est censée le poser sur ses genoux (et un tableau de taille classique qu'on accroche au mur, ça tient pas super facilement sur les genoux), et à la fois la taille de PA que tu annonce être de 8cm qui n'est pas cohérente avec la taille d'un tableau suffisament petit pour tenir sur les genoux...

3/ Moi aussi quand je lis un livre avec du fantastique, je le prend pour argent comptant. Mais là, dans ton histoire, j'avoue que l'aspect poétique/conte/presque fable pourrait donner une impression de métaphore.
Un exemple : le film Fight Club. tout du long on voit Brad Pitt, on le voit agir et tout, vivre normalement, tout ça. Mais en fait, ben il existe pas. Pourtant dans le roman initial de Chuck Palahniuk (que je n'ai pas lu), Tyler (joué par Brad Pitt) est une personnage secondaire, dont on parle comme d'un personnage réel.
Tout ça est un procédé narratif, et dans ton texte, ça pourrait complètement être le même procédé.
tu comprends mieux ce que je veux dire ?  :)
Ninève

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
  • Messages: 578
Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #20 le: 02 Mars 2015 à 23:55:22 »
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Citation de: Toto
Non mais dis  |-|

Citation de: Milora
Alors, non, c'est pas illogique, à mon sens - mal expliqué, je vous l'accorde volontiers. Mais quand on invente un personnage, mettons, là, j'invente Ratifmol. Je décide que Ratifmol a 75 ans, est un vétéran de la guerre du Golfe, qu'il aime les sandwiches aux crevettes et qu'il a l'habitude de prendre le thé à 16h tous les jours. C'est possible : le personnage est comme ça. Donc il a 75 ans et tous ces traits distinctifs. Mais techniquement, il n'existe que depuis environ 30 secondes...
C'était ça, que je voulais exprimer avec Pierre-Auguste. Ça n'implique absolument pas que le tableau s'anime pendant qu'Elodie a le dos tourné...
Je vais chercher un moyen de l'expliquer de façon moins équivoque, plus tôt dans le texte.
Non mais j’avais bien compris ça  |-|… c’est juste que Pierre Auguste dit qu’il reste devant cet hôtel depuis des semaines, alors que non, il rentre tous les soirs manger à 19h chez lui, et j’imagine qu’il va bosser en journée. Il ne peut pas dire qu’il reste devant l’hôtel à le regarder depuis tout ce temps s’il a une vie par ailleurs. Ou alors il n’a pas de vie par ailleurs et oui, il passe son temps à regarder l’hôtel (mais j’aime pas cette éventualité) donc je suggérais juste de changer le passage où il dit qu’il prend racine devant l’hôtel…. (est-ce qu’on a bien compris que je parle du passage où il dit qu’il reste à regarder l’hôtel depuis des semaines ? je suis pas sure d’avoir été explicite. En tout cas je parle du moment où il dit qu’il regarde l’hôtel depuis  des semaines).

Citation de: Milora
En fait, non, parce qu'il a été peint il y a quelques semaines, donc du coup même s'il est figé avec sa mémoire, il est aussi là depuis quelques semaines, devant l'Hôtel.
Ah mais non, pour moi , même s’il est peint, il continue de vivre ses journées ! (sinon à quoi bon rentrer dans un tableau à la fin si c’est pas pour vivre…)

Citation de:  Milla
je comprends qu'elle a peint le passage piéton en dernier. mais s'il est bien fait de grands rectangles blancs comme c'est le cas communément, ça pose question car je crois qu'il n'y a pas trop de blanc en aquarelle, c'est pas couvrant et on utilise plutôt celui de la feuille. à confirmer par des peintre qui s'y connaissent mieux que moi hein, ou par toi c'est c'est ton dada, mais ça m'a titillé à la lecture...
Mon dieu Milla mais c’est énooooorme  :o ! sherlock de la cohérence du texte. J’adore ! :D

Citation de: Milora
Je pense que je vais laisser et tant pis pour les puristes de la peinture, sauf si je trouve autre chose... 
Comment je ne vais penser qu’à ça maintenant en lisant ce texte  :kei:

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Alors ça, ça m'embête  J'avais pas la moindre idée du prénom de Renoir, mais du coup ça colle pas super bien (Elodie, elle, doit le connaître). Mais ça m'embête tellement de changer le nom d'un perso une fois qu'il est fixé !
Pour l'instant, j'hésite avec Pierre-Octave ou Pierre-Henri (mais je me suis habituée à Pierre-Auguste du coup c't'agaçant...  )
Mais enfin Elodie a bien le droit d’appeler son bonhomme anglais fan de croissants du nom d’un artiste qu’elle aime bien  :\?. Ça me dérange pas que ça reste en Pierre-Auguste. Et puis il a pas le monopole pour ce prénom composé (même si je ne suis pas sure de son succès passé et futur, au prénom)

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Nan, c'est bien une goutte. Une très grosse goutte. Il dit qu'il "pleut", mais en fait il lui tombe des gouttes géantes dessus, c'est pas de la vraie pluie à son échelle. C'est pas non plus un château d'eau qui explose, c'est comme si des gouttes de la taille de ta tête tombaient en effaçant ce qu'elles croisent sur leur trajet... Donc si, il la voit sur le nuage... 
Mais… quand je suis dans Pierre-Auguste (sans commentaire) et que je lève la tête, les nuages sont loin… même une goutte de la taille de ma tête, je la vois pas à cette distance…. Sauf si quand t’es dans Pierre-Auguste, tu ne vois pas un monde à la même échelle que le monde normal  :\?.


Citation de: Nineve
Citation de: Mil
Pourquoi y en aurait pas...? (j'ai l'impression qu'un des chaînons logiques de ton raisonnement m'échappe...   )

Et bien en fait, une boulangerie au rez-de-chaussée d'un bâtiment oui. mais un hôtel, habituellement, utilise son propre rez-de-chaussée pour son accueil, sa réception, son restaurant, etc... Surtout comme tu nous décris ça, on dirait pas un hôtel immense, plutôt un petit hôtel sur une largeur de bâtiment pas gigantesque. Donc je vois mal aussi comment il pourrait y avoir à la fois la réception de l'hôtel et une boulangerie en vitrine...
Nineve lit en moi comme dans un livre ouvert, sauf qu’elle l’exprime vachement bien  :mrgreen:

Citation de:  Mil
C'est-à-dire qu'il me semble avoir croisé des tonnes de bâtiments avec un hôtel "en haut", relié à une porte d'entrée et donc une réception, mais dont le rez-de-chaussée est occupé par un autre commerce (techniquement, les hôtels qui occupent tout le rez-de-chaussée avec un restau et une salle de réception, c'est quand même ceux qui sont un peu classes), non ?   
C’est que tu vas dans trop d’hôtels, faut te poser  :huhu:. Non mais je sais pas mais j’aurais dit comme Ninève, spontanément  :-\

Citation de: Nineve version2
1/ En effet, maintenant que tu dis ça, il est possible que j'ai déjà vu ça aussi, les hôtels avec juste une porte d'accès.
Enfin après tout, oui, comme c'est tout à fait possible, tu peux le laisser.
… bon j’aurais dit spontanément comme la 1ere intervention de ninève  |-|

Citation de:  Ninève
Pour ma part, plus que la quantité de larmes, ce qui m'ennuie c'est qu'elles tombent sur le tableau.
Déjà, quand on pleure, les larmes coulent sur les joues, puis dans le cou. A la limite, elles tombent du menton. Ou du bout du nez   Mais pas nombreuses. Et puis bon, c'est pas très glamour mais tu pleure rarement sans que ton nez coule aussi. Du coup, il y a fort à parier qu'elle a des mouchoirs avec elle et que donc, seules quelques larmes parviennent tout de même à tomber.
Et puis, il faut donc que le tableau soit pile sous son nez et son menton. Donc qu'elle l'ait par exemple posé sur ses genoux, et qu'elle soit penchée dessus et pas qu'elle se tienne assise de manière naturelle.
Fais le test, assied-toi avec un papier sur tes genoux et observe-le. Imagine le chemin de larmes qui coulent. Arriveraient-elles vraiment sur le papier ?

Et enfin, la taille du tableau. Si PA fait 8cm, c'est déjà bien grand ! Pour que tout ce que tu as décrit rentre sur un tableau, il sera d'une taille respectable, et suffisamment grand pour ne pas facilement tenir sur les genoux d'Elodie.
Vas y Ninève, c’est l’osmose entre nous \o/
Je suis tout pareil que Ninève pour la quantité de larmes et la taille du tableau.
Pour la position d’élodie (qui expliquerait qu’elle pleure sur le tableau), perso j’ai imaginé que le tableau était au sol et qu’elle était en train de mourir de chagrin à 4 pattes au-dessus…. Oui bon je me rends bien compte de l’incongruité de la chose, mais en même temps, dans un gros chagrin, les gens font n’importe quoi  :huhu:. Après j’ai imaginé que le tableau était sur la table, à plat et qu’elle pleurait les bras croisés dessus, la tête entre les bras…
Non mais plus simple, elle devrait mouiller son pinceau et de rage balancer les gouttes sur le tableau qui serait sur un chevalet par exemple… tout en pleurant….

Citation de: Mil
En revanche, je n'ai rien à opposer à l'argument de Tomoyo sur la répartition des larmes sur le tableau. Je conclurai donc par TGCM. 

Je vais dormir paisiblement sur le « je n’ai rien à opposer à l’argument de Tomoyo »  :lecon: :lecon: :lecon:
Ça n’empêche que. |-|


Citation de: Ninève
Et bien soui, solaire a une connotation positive. L'adjectif solaire permet de désigner, quand c'est par analogie, un élément qui a soit la forme, soit la luminosité ou la couleur d'un soleil. Quand l'adjectif se rapport à une personne, c'est synonyme de "rayonnant de bonheur, de joie de vivre". Visage solaire = visage radieux. (cf CNRTL section C- 2) a )
tout pareil +1 comme vous dites

Citation de: Mil
Ah, oui, d'accord, je comprends le problème !
Je suis triste que tu ne comprennes que quand c’est Ninève qui te parle *part pleurer, cheveux au vent

Citer
Oui, mais en fait on pourrait tout à fait interpréter le point de vue de PA comme nous provenant par l'intermédiaire d'Elodie. Dans le sens où elle reste le personnage principal, et qu'ainsi le narrateur peut tout à fait s'immerger dans sa "folie", en voyant ce qu'elle voit et croit être réel...
Mais tellement d’accord encore une fois… ça en devient inquiétant… :\?
Mil, faut que tu saches de Ninève est la voix que je n’ai jamais eue, cette aptitude à exprimer clairement des ressentis ou pensées floues.  :huhu:


Je reviens à toi Mil (oui c’est décousu)
Citer
Ben, j'avoue que c'était un peu ça que je voulais   Un début qui donne des images morcelées, avant qu'on comprenne, par une sorte de zoom arrière mental, qu'en fait il est dans un tableau et qu'il en sort...
Je verrai si ça gêne d'autres lecteurs, mais si c'est pas le cas, je compte le laisser, j'avoue... 
Non mais si c’est voulu, oublie. Tu sais bien que j’aime ce qui est clair, explicité, qu’on me tienne par la main et qu’on me lache pas avant la fin du trajet. ::)

Citation de: Mil
Ceci dit, je me représente pas ce que fait 80x100 cm, mais je vois pas le tableau immense-immense, non plus...
Cf ce que dit Ninève. Il fait 8Cm et il est face à un hôtel, même s’il est au 1er plan, il faut au moins un tableau de 80cm pour y caler le ciel, la rue etc…

Citation de: Mil
Ben, c'est pris dans un contexte : on sait qu'il était de dos, donc même une fois découpé, on se doute bien que. Je veux dire qu'ici, c'est plus une information livrée par le texte qu'une déduction associée à la forme de la silhouette, quoi... 
Ben peut-être que ça ne turlupine que moi à la lecture :-\

Citation de:  Mil
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    Trente-deux ans, boulot ordinaire, vie ordinaire, ville ennuyeuse, le petit hobby du dimanche.

Cette phrase, elle est mais terrible, c’est très simple mais c’est d’un dramatique à me faire attraper une plaquette de chocolat   
Je comprends pas pourquoi elle te chamboule tellement 
Parce que… elle résume sa vie à l’ennui, l’ordinaire et la non spécificité. Sa vie est décrite comme quelque chose qui ne vaut pas le détour. Elle passe à coté de la magie de sa vie en pensant ça, c’est petit et noir, c’est étouffant et douloureux. C’est une phrase qui me fait de la peine :s

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Ah, j'attendais que quelqu'un le relève, en bien ou en mal, pour voir si ça passait ou si ça faisait trop, niveau allitérations 
J’aime bien  ^^

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C'est pas flasque, quand c'est empaillé 
Empaillage raté ! tu sais, comme le renard là, sur internet, mais en mou
 
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Euh, non, elle a juste oublié la veille. Avant, il lui est arrivé de sécher plusieurs fois, mais ça fait pas des dizaines de jours qu'elle n'y va pas, non...
Ah… c’est pas évident non ? Je suis peut etre lente aussi :\?

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Mais après, ça dépend de l'état de ta cave, la mienne est toute propre et bien rangée 
C’est pas une vraie cave, c’est un local en rez de chaussée ça  :huhu:… les caves, c’est souterrains avec des murs humides… c’est ….*visions de la cave chez grand-mère… :s

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Et sinon, moi ça me perturbe que vous trouviez ça triste qu'elle parte vivre dans le tableau   Vu qu'elle a pas d'attaches dans le monde réel, moi je trouve ça cool d'aller dans le monde du tableau, qui colle parfaitement avec ce qu'elle recherche dans sa vie et n'arrive pas à avoir !
Ça te perturbe, mais tu le comprends et le conçois, non ?

Citer
Moi, à la place d'Elodie, j'aurais choisi le tableau, je pense 
ben je vais me réjouir que tu ne sois pas elle alors :relou:

Au plaisir  :)
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Ninève

  • Aède
  • Messages: 150
Re : Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #21 le: 03 Mars 2015 à 10:43:08 »

Nineve lit en moi comme dans un livre ouvert, sauf qu’elle l’exprime vachement bien  :mrgreen:

Vas y Ninève, c’est l’osmose entre nous \o/

Mais tellement d’accord encore une fois… ça en devient inquiétant… :\?
Mil, faut que tu saches de Ninève est la voix que je n’ai jamais eue, cette aptitude à exprimer clairement des ressentis ou pensées floues.  :huhu:

 :-[  ;D  :coeur:

Rho ben dis donc, je suis flattée  :)
Ninève

MillaNox

  • Invité
Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #22 le: 05 Avril 2015 à 00:32:21 »
un ptit mot pour dire que j'ai enregistré ce texte pour l'audiothèque :
Jour de pluie dans une cuisine, de Milora, lu par MillaNox, lecture
Milora j'espère que tu me pardonneras, y a deux fois un mot qui a sauté, ma langue a été plus rapide que mes yeux  ><
Je sais pas si je me suis pas un peu embrouillée dans le ton à un moment... enfin j'espère que ça te plaira.  :-[

Pour ma part, je ne me lasse pas de ce texte, ni de son magnifique titre  :coeur: :coeur: :coeur:

Merci, et encore plein de revers de la plume de ce genre hein  ^^

Hors ligne Baptiste

  • Palimpseste Astral
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  • Pingouin de Patagonie
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Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #23 le: 06 Avril 2015 à 18:26:31 »
Salutations

Je viens donc jeter un oeil à celui ci. J'ai survolé les commentaire des autres pardon pour la redites
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l pleuvait au-dessus de l’Hôtel de la Gare et le ciel dégoulinait sur le monde.
J'aime bien cette intro
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Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse dans laquelle on l’aurait englué, du moins le supposa-t-il – car il n’avait, à sa connaissance, jamais été englué dans une masse volumineuse d’aucune sorte.
Je suposse que c'est pour chapeaux melon, mais je trouve ça un peu bizarre. Mais c'est peut être voulu.
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Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse dans laquelle on l’aurait englué, du moins le supposa-t-il – car il n’avait, à sa connaissance, jamais été englué dans une masse volumineuse d’aucune sorte.
:D
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, qui faisait les cent pas sur la table de la cuisine (moche)
C''est vraiment un minuscule détails, mais j'aime pas la parenthèse à ce moment là. j'assumerai plus en gradant le moche et en virant les parenthèses.
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Prenant son chapeau melon sur son giron
Repetit détails minuscule et pas important, mais pour moi "giron" s'emploie surtout pour une femme (et le tlf me le confirme). Du coup, c'est pas une erreur mais ça me fais bizarre.
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le mets
sans s
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Le recommandé venait de son travail. Elle avait oublié d’y aller, la veille. Tout simplement oublié. Elle abandonna la lettre sur la table pour aller s’occuper des finitions du bureau. Pierre-Auguste se hissa sur le pli du papier et lut le contenu. Une ombre passa sur son visage. Il apprit le nom de son hôtesse, qu’il trouva joli, et découvrit qu’elle n’était pas peintre à temps plein, loin de là. Apparemment, elle n’était pas grand-chose à temps plein, puisque ses absences au travail ne la plaçaient même pas dans la catégorie d’assistante de direction plénière et, disait la lettre en des termes pompeux, ne la placeraient plus du tout dans la catégorie d’assistante de direction quoi que ce soit, si elle manquait un seul autre jour.
Bon je sais bien, que le réalismen'est pas de rigueurs, mais je suis pas sur que tu recoivent un recommandé le lendemain d'un jour d'absence. faudrait le grossir un peu. Genre "elle avait oublier d'y aller comme de nombreuse fois ce mois ci" mais en mieux dit. et en même temps on s'en fiche surement un peu.
Citer
Un petit trou blanc au niveau de l’épaule, juste la place pour que Pierre-Auguste y passe son bras.
:coeur: caybô

Bon tu l'aura remarqué, j'ai pas grand chose à en dire en fait, tout ce qu'il y a aussi c'est du pinaillage et finalement, c'est pas bien important.
J'ai beaucoup aimé. Vraiment beaucoup. Et comme mes prédécésseurs, oui j'ai trouvé ça triste, parce que le personnage à l'air vraiment seul, j'ai pas forcement pensé au suicide, mais ça commence quand même par quelqu'un qui pleure sur un tableau et qui se finit par une espece de fuite dans l'imaginaire. Donc, je sais pas. Quelque chose dansle ton aussi peut être.
Et non je n'ai pas trouvé ça niais du tout. Naif à la rigueur, mais la naiveté a ces lettres de noblesse aussi, comme dans le roi et l'oiseau auquel pour une raison obscur ton texte m'a fait penser (enfin surtout à paul Grimault en fait). Y a cette espèce de mélancolie, de poésie qui est très touchante.
personnellement, j'ai beaucoup aimé ce début qui m'a bien intrigué. Je trouvais que c’était une façon de décrire un lieu de maniere original, jusqu'a ce que je comprenne que c'était en fait un tableau; Mais du coup ça m'a bien happé, si je puis dire.
Le style est vraiment chouette avec quelque belle tournure de phrase, pas mal d'humour qui fait que je n'ai pas décroché jusqu’à la fin.


Bref, pas grand chose à redire, merci beaucoup pour ce texte.

Hors ligne algache

  • Aède
  • Messages: 154
  • La dose fait le poison
Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #24 le: 06 Avril 2015 à 20:59:25 »
J'arrive un peu après la guerre, mais du coup je profite des corrections que tu as déjà faites après la première vague de comm  ;)

Je commence avec quelques chipotages au fil du texte (en essayant de tenir compte de ce qui a déjà été relevé par mes estimé-e-s co-lecteurs/trices):

le blanc crépit de la façade.
J'ai un doute: on n'écrit pas "crépi" sans "t"?

Une autre goutte ruissela
Si j'en crois mon amie la rousse, ruisseler signifie "couler en abondance et de façon continue", ou "se répandre à profusion", ou "être inondé". Bref, des significations qu'il me semble difficile d'attribuer à une seule goutte.

Le personnage hocha la tête avec reconnaissance, ajusta son couvre chef
J'image que les deux versions sont admises, mais perso je préfère mettre un trait d'union à "couvre-chef".

Juste que c’était moche,
La discussion sur le thème des répétitions étant bientôt un classique entre toi, MillaNox et moi, je relève que tu utilises huit fois l'adjectif "moche" dans ton texte, souvent d'une manière qui attire l'attention du lecteur (entre parenthèses, doublés,...) Du coup, je trouve que cela alourdit un peu le récit. On comprend bien qu'Elodie ne voit pas le monde au travers de lunettes roses...

Ce petit bonhomme, là, qu’on voyait de dos face à « l’Hôtel de la gare » d’un village anonyme,
Tu écris parfois "Hôtel de la Gare" et parfois "Hôtel de la gare"... (je chipote, je chipote...)

Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée à arrêter la partie de dominos pour procéder à l’élaboration de cette excellente chose qu’on appelle repas.
Phrase que je trouve d'une lourdeur inhabituelle dans ta prose raffinée...

L’aquarelle avait été si détrempée que plusieurs pans du tableau étaient à présent méconnaissables.
D'autres l'ont relevé avant moi, aussi ne m'attarderai-je pas inutilement sur le fait que cela fait beaucoup de larmes, pour détremper une aquarelle au point de la rendre méconnaissable.  :'( :'( :'(

Elle avait laissé la télé au cas où
Plus tard, tu utilises le mot complet "télévision", que je préfère.

Élodie, dans une sorte d’état de transe,
Formulation qui me semble un peu lourde.

Elle avait essayé de toucher ses créations, d’un doigt timide. Ils étaient d’une substance aussi friable que de la peinture qui s’écaille.
Comme il s'agit de ses créations (féminin), c'est probablement "Elles étaient d'une substance"?

Aline, une collègue qui se piquait d’être son amie, l’invita à dîner avec son mari et ses enfants, parce que « tu as l’air bizarre, cette semaine ».
Encore un gros chipotage de ma part, mais en lisant cette phrase, je me suis demandé "pourquoi elle insiste sur le fait qu'elle l'invite à diner avec son mari et ses enfants"? Aline, une collègue qui se piquait d’être son amie, l’invita à dîner parce que « tu as l’air bizarre, cette semaine ». me semble plus léger et éviter d'introduire des figurants inutiles, non?

Il aurait été un peu moins à elle, il aurait attiré la curiosité d’un autre, l’ébahissement de quelqu’un qui ne l’avait pas créé et qui n’avait pas le droit de ressentir ça.
Ou, peut-être, en vrai, plutôt par peur que le facteur ne le voie pas. Si elle avait perdu l’esprit, elle ne voulait pas qu’on le lui dise, elle ne voulait pas que cette sale vie lui rappelle que toute échappatoire était une maladie. Parce qu’elle se sentait mieux, quand même, maintenant qu’elle était folle.
J'ai vraiment beaucoup aimé ces deux phrases. Autant la jalousie exprimée dans la première que la peur d'être folle dans la seconde sont décrits avec beaucoup de justesse.  :coeur:

Il sembla lutter pour y enfoncer son pied, comme quand on essaie d’avancer dans de la neige tassée.
Je pense que tu auras envie de me donner des baffes pour être si terre-à-terre  :putainlafaute:, mais je crois que l'image ne fonctionne pas ici, ou alors à l'envers... Marcher dans de la neige tassée, c'est justement pas bien difficile, puisque c'est tassé... C'est de marcher dans de la neige poudreuse qui est pénible. J'ai bien compris que pour Pierre-Auguste, rentrer dans son tableau, c'est comme essayer d'enfoncer les pieds dans de la neige tassée, mais on ne peut pas dire que c'est comme quand on essaie d'avancer dans de la neige tassée, puisque c'est facile... Putain, je raconte vraiment n'importe quoi, moi, là, non?  :facepalm: Faut que j'aille me coucher...


Trève de bavardages. Comme d'autres avant moi, j'ai beaucoup aimé ton texte et je pense qu'avec quelques adaptations relativement mineures, tu peux le rendre encore meilleur. J'ai trouvé quelques longueurs dans la première moitié du récit. On sent que tu veux bien poser le décor, mais je pense qu'on peut le faire avec un poil plus de concision. Le lecteur accroche vraiment dès qu'Elodie se rend compte que Pierre-Auguste peut faire apparaitre ce qu'elle dessine; cette idée-là est vraiment bien exploitée. J'ai trouvé magnifique la dernière partie, où ils rentrent ensemble dans le tableau. C'est touchant et poétique, et la chute finale avec le bras sur l'épaule est comme une cerise sur le gateau.

Merci pour ce texte qui, loin d'être un revers de plume, est abouti et bien maîtrisé!

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Re : Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #25 le: 08 Avril 2015 à 16:26:35 »
un ptit mot pour dire que j'ai enregistré ce texte pour l'audiothèque :
Jour de pluie dans une cuisine, de Milora, lu par MillaNox, lecture
Milora j'espère que tu me pardonneras, y a deux fois un mot qui a sauté, ma langue a été plus rapide que mes yeux  ><
Je sais pas si je me suis pas un peu embrouillée dans le ton à un moment... enfin j'espère que ça te plaira.  :-[

Pour ma part, je ne me lasse pas de ce texte, ni de son magnifique titre  :coeur: :coeur: :coeur:

Merci, et encore plein de revers de la plume de ce genre hein  ^^
Oh, Milla !  :coeur: :coeur: :coeur: Je suis trop touchée !! ça fait tout drôle d'entendre ses mots avec la voix d'un autre ! J'aime beaucoup comment tu lis les passages d'Elodie, en particulier. Et tu as une super jolie voix, dis donc !
 :calin:

@ Baptiste

Merci beaucoup pour ta lecture et ton appréciation qui me touche beaucoup aussi !  :-[

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    Ce fut comme s’extirper d’une masse volumineuse dans laquelle on l’aurait englué, du moins le supposa-t-il – car il n’avait, à sa connaissance, jamais été englué dans une masse volumineuse d’aucune sorte.

Je suposse que c'est pour chapeaux melon, mais je trouve ça un peu bizarre. Mais c'est peut être voulu.
Je crois que c'est pas la bonne citation, du coup j'ai pas saisi la remarque  :-[

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    , qui faisait les cent pas sur la table de la cuisine (moche)

C''est vraiment un minuscule détails, mais j'aime pas la parenthèse à ce moment là. j'assumerai plus en gradant le moche et en virant les parenthèses.
Ah ? Je vais y réfléchir (je crois que j'aimais bien, mais entre ta remarque et celle d'Algache, ça me fait hésiter ^^)

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    Prenant son chapeau melon sur son giron

Repetit détails minuscule et pas important, mais pour moi "giron" s'emploie surtout pour une femme (et le tlf me le confirme). Du coup, c'est pas une erreur mais ça me fais bizarre.
Sérieux ? Je savais pas du tout !  :o

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Bon je sais bien, que le réalismen'est pas de rigueurs, mais je suis pas sur que tu recoivent un recommandé le lendemain d'un jour d'absence. faudrait le grossir un peu. Genre "elle avait oublier d'y aller comme de nombreuse fois ce mois ci" mais en mieux dit. et en même temps on s'en fiche surement un peu.
Ah ? Oui, possible... En fait ça fait quand même plusieurs fois qu'elle fait le coup ; dans ma tête, le patron est en mode "la prochaine, c'est le recommandé et la suivante, elle est virée, la p'tite secrétaire, là".

Merci beaucoup pour ta lecture, Baptiste ! :)


@Algache

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J'arrive un peu après la guerre, mais du coup je profite des corrections que tu as déjà faites après la première vague de comm  ;)
Oh, non, ça tombe à pic : je venais justement pour relire les commentaires afin de voir comment le retoucher (j'aime bien laisser reposer les textes avant d'y retoucher), et c'est là que j'ai vu vos trois messages :)

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    le blanc crépit de la façade.

J'ai un doute: on n'écrit pas "crépi" sans "t"?
Ah, possible  :-[ :-[

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Une autre goutte ruissela

Si j'en crois mon amie la rousse, ruisseler signifie "couler en abondance et de façon continue", ou "se répandre à profusion", ou "être inondé". Bref, des significations qu'il me semble difficile d'attribuer à une seule goutte.
Ah bon ?  :o Je pensais que c'était plutôt pour couler... Je vais réfléchir, du coup !

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Le personnage hocha la tête avec reconnaissance, ajusta son couvre chef

J'image que les deux versions sont admises, mais perso je préfère mettre un trait d'union à "couvre-chef".
Tu dois avoir raison, ça doit être soit couvre-chef soit couvrechef (?), et comme j'aime bien les tirets, j'vais en rajouter un !

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Juste que c’était moche,

La discussion sur le thème des répétitions étant bientôt un classique entre toi, MillaNox et moi, je relève que tu utilises huit fois l'adjectif "moche" dans ton texte, souvent d'une manière qui attire l'attention du lecteur (entre parenthèses, doublés,...) Du coup, je trouve que cela alourdit un peu le récit. On comprend bien qu'Elodie ne voit pas le monde au travers de lunettes roses...
Ah, bien vu, dis donc ! Je vais tenter d'en retirer quelques uns (ou de mettre des variantes, au moins, bigre)
Un jour, nous écrirons un traité commun sur la répétition, algache  :huhu:

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Ce petit bonhomme, là, qu’on voyait de dos face à « l’Hôtel de la gare » d’un village anonyme,

Tu écris parfois "Hôtel de la Gare" et parfois "Hôtel de la gare"... (je chipote, je chipote...)
Il faut, il faut ! et merci pour ça !

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Or, 19 heures étaient passées depuis quarante bonnes minutes que la dame ne semblait pas décidée à arrêter la partie de dominos pour procéder à l’élaboration de cette excellente chose qu’on appelle repas.

Phrase que je trouve d'une lourdeur inhabituelle dans ta prose raffinée...
C'est parce qu'on est dans la tête de Pierre-Auguste, dans cette phrase-là, et il pense un peu comme ça, avec une lourdeur surannée ; mais je conçois que ça ne se sente pas et que ça semble juste lourd. Je le note pour l'alléger :) !

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    L’aquarelle avait été si détrempée que plusieurs pans du tableau étaient à présent méconnaissables.

D'autres l'ont relevé avant moi, aussi ne m'attarderai-je pas inutilement sur le fait que cela fait beaucoup de larmes, pour détremper une aquarelle au point de la rendre méconnaissable.  :'( :'( :'(
*retrousse ses manches*
BON. Il faut que je lui fasse un sort, à cette phrase. En fait je pense que c'est parce que je donnais à "méconnaissable" un sens beaucoup plus léger que vous (et je dois être en tort). C'était plus au sens de "tout abîmé". Je mettrai une expression moins forte ; ça irait mieux ?

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Elle avait essayé de toucher ses créations, d’un doigt timide. Ils étaient d’une substance aussi friable que de la peinture qui s’écaille.

Comme il s'agit de ses créations (féminin), c'est probablement "Elles étaient d'une substance"?
Ah oui !

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Aline, une collègue qui se piquait d’être son amie, l’invita à dîner avec son mari et ses enfants, parce que « tu as l’air bizarre, cette semaine ».

Encore un gros chipotage de ma part, mais en lisant cette phrase, je me suis demandé "pourquoi elle insiste sur le fait qu'elle l'invite à diner avec son mari et ses enfants"? Aline, une collègue qui se piquait d’être son amie, l’invita à dîner parce que « tu as l’air bizarre, cette semaine ». me semble plus léger et éviter d'introduire des figurants inutiles, non?
Ah bon ? En fait c'était pour donner un petit détail qui fasse réel. D'une manière générale, je trouve que ce sont les petits détails quotidiens qui font qu'un texte a moins l'air transparent et un peu plus présent. Je sais pas, mais je crois que je vais laisser le détail en question, là...

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Il aurait été un peu moins à elle, il aurait attiré la curiosité d’un autre, l’ébahissement de quelqu’un qui ne l’avait pas créé et qui n’avait pas le droit de ressentir ça.
    Ou, peut-être, en vrai, plutôt par peur que le facteur ne le voie pas. Si elle avait perdu l’esprit, elle ne voulait pas qu’on le lui dise, elle ne voulait pas que cette sale vie lui rappelle que toute échappatoire était une maladie. Parce qu’elle se sentait mieux, quand même, maintenant qu’elle était folle.

J'ai vraiment beaucoup aimé ces deux phrases. Autant la jalousie exprimée dans la première que la peur d'être folle dans la seconde sont décrits avec beaucoup de justesse.  :coeur:
C'est jontil !  :coeur:

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Citation de: Milora le 26 février 2015 à 11:50:11

    Il sembla lutter pour y enfoncer son pied, comme quand on essaie d’avancer dans de la neige tassée.

Je pense que tu auras envie de me donner des baffes pour être si terre-à-terre  :putainlafaute:, mais je crois que l'image ne fonctionne pas ici, ou alors à l'envers... Marcher dans de la neige tassée, c'est justement pas bien difficile, puisque c'est tassé... C'est de marcher dans de la neige poudreuse qui est pénible. J'ai bien compris que pour Pierre-Auguste, rentrer dans son tableau, c'est comme essayer d'enfoncer les pieds dans de la neige tassée, mais on ne peut pas dire que c'est comme quand on essaie d'avancer dans de la neige tassée, puisque c'est facile... Putain, je raconte vraiment n'importe quoi, moi, là, non?  :facepalm: Faut que j'aille me coucher...
C'est vrai ! En fait je forçais un peu l'image (genre : se déplacer au milieu d'une congère...), mais avec "poudreuse" ça fait plus cohérent, tu as raison :)

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Trève de bavardages. Comme d'autres avant moi, j'ai beaucoup aimé ton texte et je pense qu'avec quelques adaptations relativement mineures, tu peux le rendre encore meilleur. J'ai trouvé quelques longueurs dans la première moitié du récit. On sent que tu veux bien poser le décor, mais je pense qu'on peut le faire avec un poil plus de concision. Le lecteur accroche vraiment dès qu'Elodie se rend compte que Pierre-Auguste peut faire apparaitre ce qu'elle dessine; cette idée-là est vraiment bien exploitée. J'ai trouvé magnifique la dernière partie, où ils rentrent ensemble dans le tableau. C'est touchant et poétique, et la chute finale avec le bras sur l'épaule est comme une cerise sur le gateau.

Merci pour ce texte qui, loin d'être un revers de plume, est abouti et bien maîtrisé!
Merci beaucoup, Algache !
Je pense que je ne vais pas élaguer le début, parce que c'est vraiment la structure que je voulais donner au texte (un début en lenteur avec l'étrange qui arrive et s'installe peu à peu, et qui prend de plus en plus de place dans les aspirations du personnage). Je comptais sur l'étrangeté de la scène initiale pour piquer l'attention (un peu comme le décrit Baptiste), mais je veux bien croire que ça marche pas trop... Cela dit, je crois qu'il faudrait que je repense tout le texte pour corriger ça, alors je vais le laisser tel quel, pour cet aspect-là (je parle juste du fait de couper des morceaux du début).
Par contre, j'ai noté précieusement toutes vos remarques et vais tenter une version corrigée d'ici (plus ou moins) peu !


Merciiiii encore à vous tous !
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

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Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #26 le: 22 Mai 2015 à 15:16:27 »
Yo !

C'est meugnon  :mrgreen:

J'ai trouvé le texte fluide, peut-être un poil longuet au début avec la description du paysage sous la pluie. Je n'ai pas vu la fin comme un suicide même si je comprends bien les raisons pour lesquelles on peut voir le texte ainsi, moi j'ai juste vu une expérience, un nouveau départ, pas forcément vers quelque chose de mieux mais au moins vers quelque chose d'un peu différent.
Le texte en lui-même est assez attendu (la sortie comme la rentrée dans le tableau) mais ce n'est pas très grave parce que le texte m'a fait penser à un dessin animé et du coup le côté sans surprise ne m'a pas gênée.
Voilà, c'est pas un coup de coeur mais je trouve que ça se lit bien et j'ai pas l'impression d'avoir lu un revers, plus un petit conte mignon (si on prend le mot "conte" comme synonyme d'histoire courte)  ;)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #27 le: 23 Mai 2015 à 11:44:31 »
Merci pour ton commentaire, Ernya !  :)

J'avoue que je redoutais un peu ta lecture  :mrgreen: Pour le "petit conte mignon", je crois que c'était l'idée de base, en tout cas.
Contente que ça t'ait pas trop déplu, du coup !  :)
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

cessdu

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Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #28 le: 25 Mai 2015 à 19:40:31 »
petites remarques pour commencer :

Citer
couvre chef
couvre-chef
Citer
Alors elle attrapa un bout de papier coincé sous un magnet, un crayon qui gisait au-dessus du réfrigérateur, et ébaucha en quelques traits un croissant. Elle posa le tout sur la table à côté de la coupelle de cassoulet récalcitrant. Plongeant ses mains dans le dessin, Pierre-Auguste avala le mets précieux avec une délectation quelque peu entachée par la fadeur du goût. Pour la deuxième ration, la jeune femme se permit d’ajouter au feutre quelques couleurs. Ça avait déjà meilleure consistance.
:coeur:

Citer
Le soir arriva et une idée avec lui. Et si l’essence du petit bonhomme, sa capacité à faire exister ce qu’elle dessinait, était en fait le point de départ d’un pouvoir merveilleux ? Celui de faire apparaître dans la réalité absolument tout ce qui lui passait par la tête ?
:coeur:

Citer
Lui, profita
Lui, il profita ou Lui profita

Citer
dont elle n’était même pas sûre qu’elle existe hors de son imagination
parfois le subjonctif présent passe dans un texte au passé, mais là je ne trouve pas : existât ou existait (l'indicatif est correct ici)

Citer
C’est cette fois-là qu’elle avait peint
C'était

alors l'écriture est fluide, poétique : elle m'a permis de continuer à lire quand je n'étais pas vraiment intéressée par le début. je pense que c'est une question de goût, car je n'ai rien à lui reprocher de particulier à ce début. si ce n'est peut-être qu'il n'a rien d'original ?

j'ai commencé à m'intéresser plus à l'histoire quand pierre-auguste sort du tableau : alors là c'est original ! j'ai aimé toutes les scènes avec lui, et j'ai commencé aussi à m'intéresser ausi un peu plus à la protagoniste. mais sans plus

par contre j'ai beaucoup aimé la fin : j'ai trouvé ça très poétique !
c'est à la fois léger et profond, ça c'est un tour de force. mais ça m'aurait plus percuté si ça avait été un texte beaucoup beaucoup plus court

voilà !

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Re : Jour de pluie dans une cuisine
« Réponse #29 le: 14 Juin 2015 à 18:16:01 »
Salut Mil'!

Je vois que t'étais pas satisfaite de ce texte, donc je vais essayer d'étayer un peu mon commentaire.

Déjà je pense que tu peux en être satisfaite. Parce qu'il est quand même réussit dans son écriture, je n'ai rien trouvé à redire sur quoique ce soit niveau rythme ou synthaxe, j'ai été totalement porté par l'univers. Ensuite parce que, même si l'histoire te parait niaise, et je l'admets ne m'a pas transporté totalement non plus, elle m'a touché et ca c'est indéniable, les thématiques sont touchantes.
Pour ce qui est du niai, c'est vrai que par moment ca semble un peu, en fait au début pas du tout, et lentement un peu plus. Pourquoi au début non, parce que Elodie reste très consciente en fait, sa remarque sur les evenements surnaturels et le fait que là, elle réagisse d'une facon 'presque' normale par exemple, et ca c'est cool, c'est anti niai, et ce coté plus 'réaliste' est poussé vers la sortie au fur et à mesure qu'elle s'enferme dans son truc, ce qui est logique puisque c'est la dynamique du récit, mais je suis sur qu'il y a moyen de le renforcer un peu. Peut etre plus de remarques sur son état, certes elle est souriante, mais n'est-elle pas fatiguée, elle se pense folle tout de même (peut etre il y a quelqe chose à faire au niveau du facteur, peut etre que pierre augustin pourrait s'inquieter plus et plus tot, par rapport à la premiere lettre du travail par exemple, on pourrait aussi voir la réaction d'Elodie en la lisant, avant de retourner à ses dessins avec un sourire presque crispé qui s'éffacerait peu à peu. On ne sent peut etre pas assez sa folie du dessins totalement acharné dans le geste) (ouaip une longue parenthèse pour dire une seule chose, c'est chiante de parler avec des exemples, mais tu saisi ce que je veux dire)
Bref ca tient à pas grand chose à mon avis de gommer ce que tu n'aimes pas, mais c'est vrai que c'est compliqué parce que c'est justement des nuances très ténues, et tout ca pourrait renforcer encore plus le contraste encore imaginaire et réel.

Le petit passage sur Pierre augustin qui a son idée pourrait être plus détaillé selon son point de vue aussi, au tout début c'est centré sur lui quand même, et on perds cette narattion là après, même dans ce passage, et ca serait cool de retrouver plus la même,  notemment sur ce passage.

Le retrécicement d'Elodie me parait vite expédié aussi...


Voilà je trouve que je pinaille un peu, parce que je l'ai bien aimé moi ce texte, j'essaye de me mettre à ta place sur ce qui peut déranger/etre à améliorer. (et j'ai à peine parlé des passages que j'aimais bien du coup  :s )

En esperant que ca puisse t'aider!

A plus!  :)
Le style c'est comme le dribble. Quand je regarde Léo Messi, j'apprends à écrire.
- Alain Damasio

 


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