Histoire sans titre
Avec grâce, les deux moineaux se posèrent au près du nid qu’ils venaient d’achever la veille. Ils n’eurent pas le temps de se reposer que des enfants les chassèrent à jets de pierres. Apeuré le couple abandonna ses biens. Furieux et abattus Vulna et son compagnon Elplor décidèrent de faire appel à la Déesse de la compréhension Isildis. Mais celle-ci ne répondit pas.
Tenace à vouloir des explications sur le comportement des humains ils renouvelèrent sans cesse les tentatives d’appels. En échec ils repartirent à la recherche d’un arbre acceptant leur compagnie, malheureusement tous étaient fort occupés en cette saison ou préféraient la solitude ou bien demandaient en échange des services irréalisables par des oiseaux. Le couple fut contraint à trouver des refuges temporaires pour passer ses nuits.
Un jour dans une clairière, après s’être endormi dans un buisson bercé par la musique d’une rivière, ils se réveillèrent face à un être immatériel. Effrayés, les deux oiseaux prirent leurs ailes pour fuir cette hideuse apparition mais un terrible malaise les déstabilisa. L’horreur répugnante s’avança et se présenta d’une voie grave en tant que Mirios, assistant de la Déesse Falina. C’est à son approche que Vulna et Elplor ressentirent une aura si réconfortante que leurs craintes et leurs méfiances furent immédiatement chassées. Mirios prit la parole :
« C’est d’une rare volonté dont vous avez fait preuve dans votre envie de communiquer avec une Déesse. »
Le couple restait interdit devant cet être à aspect si repoussant et pourtant si apaisant, comment pouvait-il être assistant d’une Déesse ?
« Comprenez que nous ne pouvons pas être à disposition quand bon vous semble », continua Mirios, d’une voie offensée comme s’il avait capté leurs pensées. « Nous sommes perpétuellement occupés et ne pouvons pas nous permettre d’apparaître dans votre monde quand vous le souhaitez. Vous avez fait appel à Isildis, ne pouvant pas vous répondre, elle a confié cette tâche à Falina, seul ceux exprimant une forte volonté peuvent nous invoquer en ces lieux. Tout comme vous, beaucoup sont à la recherche de réponses, Falina propose donc une épreuve à tous ceux qui souhaitent la relever. Mais sachez que beaucoup s’y perdent et errent indéfiniment sans retrouver ce qu’ils cherchent. Par raison d’organisation, je ne la permettrais qu’à un seul d’entre vous. »
Les deux oiseaux échangèrent un regard. Elplor fit quelques pas en retraite. Mirios rassura Vulna :
« Pendant ce voyage votre compagnon sera plongé dans un profond sommeil, seul votre retour le réveillera. Ne craignez pas le temps, celui-ci ne vous affectera pas. Vous reprendrez le cours de votre vie après avoir obtenu réponse à la question que vous vous posez, Il ne s’agit pas d’une épreuve individuelle, restez uni. »
Sur ce l’assistant de la Déesse Falina prononça d’étranges paroles. Les deux oiseaux s’écroulèrent, leurs corps inertes pénétrèrent la terre.
Confuse Vulna se réveilla en un lieu inconnu. Sa vision encore flou lui permit quelques pas à l’aveuglette, un agréable courant d’air chaud soulageait son corps. Recouvrant ses sens elle put admirer l’unique paysage qui l’entoure : d’étroites fissures laissaient échapper des vapeurs si denses que le meilleur des rapaces resterait incapable de percevoir sa proie à travers, et une splendide végétation d’une diversité surprenante qui embellit la terre paraît être la plus heureuse sur cette terre séchée par la sècheresse.
Vulna s’empressa de sautiller jusqu’à l’arbre le plus proche afin de remédier à son incompréhension. Celui-ci portait à merveille des feuilles bleues aux reflets dorés répondit à ses attentes d’une voie joyeuse :
« Chère dam’oiselle ! Ne vous laissez pas berner par ces terres, sachez que beaucoup sont bannis de ce paradis pour la remise en cause de ce monde. Voyez-vous moi je puise dans mes racines ici et ne bouge pas de ce lieu, sans me poser de questions.
Comprenez-vous ? Il ne faut pas offenser les lois de ce monde, nous veillons à arrêter cette manière dangereuse qui est de poser des questions et de rechercher des réponses. »
Il est vrai que depuis son arrivé Vulna sens cette allégresse qui veux que l’on reste ici. Mais pour elle il n’y a pas de lieu véritable sans Elplor.
Vulna salua le grand arbre et se posa sur une pierre afin de soulager son incompréhension.