Chalut les gens, je fais que passer, j'suis toujours vivante. En ce moment j'ai pas mal de peine à écrire, les mots mettent des plombes à sortir de ma pauvre tête. Mais je me suis amusée à gribouiller quelque chose.
J'habiterai une énorme tour
Que j'aurai construite de mes mains
Et chaque brique sera un jour
Où j'aurai été déçue par quelqu'un
Aux murs de mon salon
J'aurai pris soin d'accrocher
Une extraordinaire décoration
Au goût parfois discuté
Il s'agira d'une formidable farandole
D'étonnantes têtes empaillées
Il y aura quelques unes de mes idoles
Et mes ennemis les plus détestés
On y trouvera pêle-mêle
Et dans le désordre le plus grand
La tête d'une rivale trop belle
Et les restes d 'un ancien amant
Le standardiste moqueur
D'une hotline informatique
Mon dernier employer
un salaud méphistophélique
Un percepteur trop intègre
Qui devenait fort gourmand
Un membre de la pègre
Se croyant très influent
Et l'amour de ma vie
Qui m'aimait tendrement
Mais craignait mon génie
Esthétiquement parlant
[/i]
Bon alors là c'était la première version franchement pas terrible... voilà la deuxième version (qui est pas vraiment meilleure en fait).
Aujourd'hui j'habite une tour
Que j'ai construite de mes mains
Et chaque brique représente un jour
Où j'ai été déçue par quelqu'un
Aux murs de mon salon
J'ai pris soin d'accrocher
Une singulière décoration
Au goût parfois discuté
Une formidable farandole
D'étonnantes têtes empaillées
Qui sont le funèbre symbole
De ma colère ô combien méritée
On y trouve pêle-mêle
Dans le désordre le plus grand
Quelques affreux caractériels
Et pas mal de vils manants
Parmis ces oeuvres il y en a deux
Vers qui se tend ma préférence
Personnifiant le sentiment délicieux
D'avoir pu exécuter une juste vengeance
Il y a cette rivale bien trop belle
Pour pouvoir le rester plus longtemps
Sa tête gisant aujourd'hui à côté de celle
Traîtresse, d'un ancien amant
Dans ma chambre plus haut dans les étages
Pour le regard c'est un autre registre
Rien d'autre que le blanc virginal des nuages
Pour oublier le monstrueux et le sinistre
Là dans ces hauteurs immaculées
Où tout est douceur et blanche apothéose
On en viendrait presque à oublier
Que c'est un monstre qui ici se repose
[/i]
Nan mais quand je disais que c'est un revers de la plume hein...
par contre j'ai parfois des phrases qui viennent toutes seules, genre :
blablabla Un ami à qui l'on reprochait ses infidélités nous répondit ceci :
- Mais enfin, je ne vois pas où est le problème ! Je ne fais que délocaliser ma sexualité. les prestations sont meilleures et moins chères à l'extérieur. Mais le siège social n'a pas bougé.
suite du blabla.
à suivre d'ailleurs, si j'arrive à brancher mes deux neurones de façon à alimenter "l'expression littéraire" en plus de "respirer" et "autres fonctions vitales".
A bientôt les gens !