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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Le Lac

Auteur Sujet: Le Lac  (Lu 4275 fois)

Hors ligne Zehirna

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    • Zehirna
Le Lac
« le: 07 Octobre 2008 à 22:21:35 »
Bon, je me lance. Pas physiquement par la fenêtre, hein.

Au passage, rien à voir avec Lamartine, malgré le titre.

Le lac était à l'origine une réponse courte et joyeuse à un défi de fanfiction sur le Seigneur des Anneaux. J'en ai posté une version pour ledit défi et j'ai repris les personnages par la suite.

Voici donc la version 2 du lac, qui est un peu retravaillée, mais qui je le pense, a besoin encore d'amélioration.



Le Lac

Cela faisait plusieurs heures déjà que les claquements de sabots de nos chevaux nous martelaient la tête. Leur battement régulier devenait assourdissant. Nous allions aussi vite que nos montures épuisées pouvaient nous le permettre. Les animaux transpiraient et commençaient à avoir du mal à nous supporter. Ma jument trébuchait souvent, mais je la forçais à continuer sa route, à ne pas s’arrêter. A ne pas ralentir. Le sang battait fort sur nos tempes et la sueur avait cessé de ruisseler sur nos visages ensanglantés. Nous manquions d’eau et l’effort tant physique que psychologique que nous devions fournir asséchait nos forces. Il faisait chaud et l'atmosphère renfermée des sous-bois alourdissait encore davantage l'air. Un lac s'étendait au bout de cette forêt, je le savais, et son eau claire et limpide serait la bienvenue pour nous rafraîchir. Les orcs ne nous suivraient pas jusque là, nous en étions certains.

Nous étions quatre. Quatre enfants. Je guidais mes compagnons dans ce bois que je connaissais bien. Que je connaissais trop bien, même. Mon père m'y emmenait souvent quand j'étais plus jeune, pour chercher de la nourriture et m'apprendre à survivre. Car dans ce monde, il faut l’apprendre très tôt si on ne veut pas mourir. C’était aussi ici que mon grand frère avait vécu ses dernières heures. Alors que je traversais le bois avec lui, des brigands nous avaient attaqués. Mon frère n’avait dit de courir jusqu’au village, et j’avais obéi, sans vraiment comprendre l’importance et la gravité de la situation. Il avait protégé ma fuite, et lorsque je l’avais revu, une poignée de minutes plus tard, avec les autres villageois, l’étincelle de la vie avait déjà quitté son corps. Ces souvenirs ne me quittaient pas et agitaient encore mes nuits. Je pense qu’il devait en être de même pour mes parents, bien qu’ils ne me l’auraient jamais dit. Ma sœur, elle, n’était pas encore née, lorsque la tragédie s’était produite, il y avait de cela quatre ans.

Je refaisais ce chemin que j’avais si souvent emprunté avec mon frère ou mon père, talonnant ma monture, l’encourageant de quelques mots que je savais inutiles. Ils étaient sans doute surtout adressés à moi-même, pour me rassurer. Ma sœur, que je tenais fermement contre moi, s'était endormie d'épuisement. Quant à moi, je résistais à la fatigue. Je n’avais pas le choix. Les deux autres qui nous accompagnaient n'étaient pas du même village que moi. Je ne les connaissais pas, mais nous étions à présent liés par la même peur et le même danger qui nous faisaient dépasser nos propres limites. Je les avais rencontrés à peine quelques heures plus tôt, au village. Il s’agissait de deux frères. L'aîné, Ceoran, avait un an de moins que moi et le plus jeune avait l'âge de Calya, ma petite sœur. Leurs parents avaient probablement été tués par les orcs après avoir envoyé leurs fils chercher du secours, en leur laissant leur seul cheval. Nous n’avions pas pris le temps d’en parler ou de nous interroger sur ce point. Lorsqu’ils étaient arrivés au village, leur monture était déjà fatiguée, mais pas autant qu’eux. Ceoran était épuisé, autant physiquement que psychologiquement, mais il se devait de tenir bon. Si ce n’était pas pour lui, c’était pour son frère, blotti contre lui, tremblant de peur. Mon père m'avait demandé de les guider jusqu'à un endroit sûr. Je savais que ça voulait dire galoper droit devant nous, sans nous retourner. Plus aucun village n'était en sécurité à présent. J’avais aussitôt enfourché la jument de ma famille et ma mère avait aidé ma sœur à monter devant moi, afin que je la tienne bien. Calya avait pleuré. Elle ne comprenait pas pourquoi elle devrait se séparer des parents, pourquoi Maman ne pouvait pas venir. Elle ne comprenait pas bien la gravité du danger, elle ne comprenait pas que nos parents nous assuraient ainsi l’espoir de jours heureux à venir. Je l'avoue, je voulais pleurer, moi aussi. Mais je devais la rassurer. J'étais le seul homme à veiller sur ma sœur à présent. Et les ennemis approchaient. Déjà le feu de leurs torches pouvait être aperçu, en contrebas de la colline. J'avais saisi les rênes avec détermination, et sans me retourner j’avais lancé ma jument au galop, entrainant Ceoran et son frère dans mon sillage.

Alors que nous avions fait une halte, au bord des bois, pour laisser nos chevaux souffler, nous avons été attaqués. Un orc fondait sur ma sœur. Me plaçant devant elle, le cœur battant à tout rompre, je ne pus que ramasser une branche, arme insignifiante, et la tendre en protection devant mon visage crispé de terreur. Puis du sang noir avait jailli. Et le corps de l'orc s'était écroulé lourdement devant moi. Un homme à genoux, l'épée pointée dans la direction de l'ennemi, nous regardait. Il nous avait sauvé la vie. Au péril de la sienne. Du sang coulait de ses nombreuses blessures. Je m'approchais de lui. Il me sourit, mais je sentais que son sourire était un sourire forcé. D’un simple regard, il m’empêcha de prendre la parole. Il savait que son heure était venu et que je n’aurais rien pu faire pour l’aider. Je le savais aussi. Malheureusement. Me tendant son épée, ajouta simplement "sois fort, ne les laisse pas prendre ceux qui te sont chers". Puis il s'écroula. Corps gisant parmi de trop nombreux autres.

Nous avancions toujours, le plus vite que nous le pouvions. Il était difficile de galoper dans les bois, et le sol irrégulier faisait davantage trébucher nos chevaux. Ceoran s’arrêta. Son cheval n'en pouvait plus, je le savais bien. Ma jument non plus. Mais il ne fallait pas s'arrêter. Nous ne pouvions nous le permettre. Les cris et les pas lourds de nos ennemis se faisaient entendre dans les bois. Nous avions des chevaux, mais nous devions faire sans cesse des détours entre les branches. Les orcs, eux, détruisaient tout sur leur passage, préférant écraser les obstacles plutôt que de les contourner. Ils gagnaient du terrain.

- Non, nous serons à l'abri plus loin !

Je cherchais à le rassurer pour qu'il reprenne la route. Je savais bien, à présent, que nulle part nous ne serions à l'abri, mais il fallait continuer. Continuer pour que le sacrifice de nos parents n’ait pas été vain. Continuer pour espérer.

- Continue sans moi. Je te rejoindrai.

J'étais hors de moi. Comment pouvait-il abandonner son frère à ce triste sort, alors que le lac était tout près ! Le lac qui aurait du nous sauver. Nous n’aurions eu qu’à le traverser, et nous aurions été en sécurité.

- Et ton frère ? Qu'est-ce que...

Je m'arrêtais, voyant l'expression de Ceoran. Une tristesse profonde se lisait dans ses yeux. Son frère, qu'il serrait dans ses bras, n'était pas endormi comme je le pensais. Il avait les yeux ouverts, sans expression. Du sang séché sur la tempe. Il avait succombé à ses blessures et au déplacement. Cela ne faisait pas longtemps. Ceoran descendit de cheval, et, donnant une claque sur la croupe de sa monture pour qu'elle s’enfuie, se tourna vers moi. Le cheval fit quelques foulées de trot, puis, trop épuisé pour continuer, s’arrêta.

- Pars. Sauve-toi, tant que tu le peux.

Je le regardais. C’était la dernière fois que je le voyais. Puis je talonnais ma monture. Ma sœur dormait encore. Comment pouvait-elle dormir si profondément alors que... Un cri d'agonie me tira de mes réflexions. Calya ouvrit les yeux, se réveillant en sursaut, et me regarda, inquiète. Les orcs avaient attrapé Ceoran. Je baissais la tête en dernier hommage à cet ami. Car même si nous ne nous connaissions que depuis peu, nous étions très liés par cette aventure que nous avions partagée. Mais je n'avais pas de temps à perdre. Les orcs se rapprochaient. La lueur de leurs torches faisait rougeoyer la forêt. Je continuais d'avancer, galopant dès qu'un sentier s'ouvrait. Les arbres étaient plus épars, ce qui facilitait mon avancée, mais également celle de mes ennemis. Ma monture était à bout de force. Je la talonnais. Nous ne devions pas nous faire tuer par ces créatures. Je voulais vivre. Que ma sœur vive. Je ne voulais pas d'une fin si cruelle.

Soudain, ma jument s'écroula, à bout de force. Ses membres tremblants ne pouvaient plus supporter notre poids. Je mis pied à terre, aidais ma sœur à descendre, et courus jusqu'au lac qui s'étendait devant nous, tirant Calya par le poignet. Nous l'avions enfin atteint, ce lac qui devait nous sauver. Mais lorsque je me retournais, je les vis. Ils étaient tous là, ils nous avaient rattrapés. Instinctivement, j'attirais ma sœur derrière moi pour la protéger, sans quitter des yeux les ennemis qui avançaient à pas lents vers nous.

Non ! Ce destin ne serait pas celui de ma sœur. Je repensais à cet homme qui m'avait sauvé la vie et donné son épée. "Sois fort, ne les laisse pas prendre ceux qui te sont chers". C’était ce qu’il m’avait dit. C’était ce que je ferais. Je saisis la garde de l'épée. C'était la première fois que j'en tenais vraiment une. Je ne savais pas me battre.

- Calya » fis-je en me retournant vers ma sœur. Elle me regarda de ses yeux humides. Tremblante, elle s'accrochait au pan de ma tunique. « Ferme les yeux, c'est fini. »

Elle obéit. Un faible sourire naquit sur ses lèvres, alors que je transperçais son cœur de mon arme. Ses doigts toujours crispés sur ma tunique, elle s'écroula à terre. Elle n'avait pas souffert. Le lac n'avait pu nous sauver, mais près de ce lieu paisible l'âme de Calya serait en paix.

Je me retournais vers les orcs, et, brandissant mon épée, je criais de toutes mes forces en fonçant sur eux. Ma vie ne m'importait plus. Et si je pouvais tuer l'une de ses bêtes, peut-être sauverais-je une vie. Je portais des coups sans regarder, le plus souvent dans le vide.

Puis une forte douleur dans le dos.

Puis plus rien.

Plus rien que le noir.


Voilà.
Il s'agit de mon premier "vrai" texte hors fanfiction (et devoirs pour l'école). Il marque un peu la transition entre ma période fanfiction et ma période actuelle. Mais trêve de bavardages.

Qu'en pensez-vous ?
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Hors ligne camdailclot

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Re : Le Lac
« Réponse #1 le: 08 Octobre 2008 à 08:15:13 »
salut

Il y a de très bonnes idées mais quelques ruptures de rythme récurrentes.
Dans un texte aussi court et aventureux certaines réflexions sont trop pénalisantes pour la dynamique du récit
Je ne sais pas quel est ton âge mains en tout cas chapeau bas pour cette essai plein de maîtrise
Camdailclot
amoureux de littérature et de musique
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théâtreux par moments
aime la vie
timide et imaginatif
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Hors ligne Zehirna

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Re : Le Lac
« Réponse #2 le: 08 Octobre 2008 à 17:29:12 »
Merci pour cette réponse.
Je vais essayer d'améliorer ce texte ^^

Je ne sais pas quel est ton âge
J'ai 19 ans.

en tout cas chapeau bas pour cette essai plein de maîtrise
Merci beaucoup !!
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Hors ligne Kailiana

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Re : Le Lac
« Réponse #3 le: 08 Octobre 2008 à 18:19:02 »
Citer
Mon frère n’avait dit de courir jusqu’au village,
m'avait

Citer
Ces souvenirs ne me quittaient pas et agitaient encore mes nuits. Je pense qu’il devait en être de même pour mes parents,
J'ai mis un moment pour comprendre ce qui devait être de même ...

Citer
J'étais le seul homme à veiller sur ma sœur à présent.
Jusque là, j'étais persuadé que le narrateur était une narratrice  :-[

Citer
Un homme à genoux, l'épée pointée dans la direction de l'ennemi, nous regardait. Il nous avait sauvé la vie.
Euuh il est apparut comme ça, comme par magie ? Ca fait bizarre qu'il ne l'ai pas remarqué avant  ???

Citer
Je m'approchais de lui.
passé simple : m'approchai

Citer
Il savait que son heure était venu et que je n’aurais rien pu faire pour l’aider.
J'avais pas compris qu'il s'était passé ça. A décrire plus durant l'action, je pense.

Citer
Je le savais aussi. Malheureusement. Me tendant son épée, ajouta simplement "sois fort, ne les laisse pas prendre ceux qui te sont chers".
Ca fait un peu ... caricatural  :-¬?

Citer
le plus vite que nous le pouvions.
aussi vite que nous le pouvions

Citer
Puis je talonnais ma monture.
talonnai (idem à d'autres endroits)

Que dire ...
C'est écrit convenablement. Malheureusement, le scenario est je trouve loin d 'être original et le tout est surtout assez ... terne, sans impact. Disons que je n'ai à aucun moment ressenti de la peur, de la souffrance : il pouvait arriver n'importe quoi aux personnages, je dois t'avouer que je m'en fichais un peu. Si le texte avait amené plus de sentiments, la fin aurait pu laisser ... je sais pas, hagard, sous le choc de la mort (pas forcément à ce point, mais pas indifférent, quoi)
Parce que dans un texte où le scénario n'est pas vraiment original, et où la fin est assez attendue, il vaut mieux mettre l'accent sur l'écriture. (pour moi, du moins ; après, je suis peut-être exigeante ...).
Ici ... tu n'écris pas mal : tes phrases sont correctes, bien tournées dans l'ensemble. Mais le tout me laisse indifférente.

Si je devais te donner un conseil, je te dirais : lâche tes tripes. Défoule-toi dans ton texte.Joue avec les mots. Si ça donne un truc raté, c'est pas très grave. Mais pour l'instant, j'ai l'impression de phrases "classiques", "scolaires", et j'accroche pas  :-[

Ceci dit, t'écris bien, hein. Mais ça reste du "juste bien", "scolaire", bref, pour moi le tout est terne et sans relief. Du coup, j'accroche pas.

Pis ça reste MON avis, faut  voir ceux des autres ^^
Si la réalité dépasse la fiction, c'est parce que la réalité n'est en rien tenue à la vraisemblance.
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Re : Le Lac
« Réponse #4 le: 08 Octobre 2008 à 22:47:04 »
Je plussoie Kail'


En fait ce qui m'a principalement gêné, c'est que quatre personnages et un homme qui les sauve, bim dans ma tête, surgissent Aragorn et les Hobbits ><
donc disons que ça partait mal :mrgreen:
(mais ce n'est pas ta faute, tu n'es pas responsable des folies de mon cerveau)

les reproches que je vais te faire ensuite, je tiens à te le dire, je peux aussi me les faire, bref.
Le début est un peu trop explicatif et pourtant j'ai même pas tout compris ><
enseuite la bataille avec l'orc est un petit peu trop "expédiée" et la réplique de l'homme est à revoir parce que c'est vrai que c'est un peu cliché  :-[

ensuite... il la tue quand même drôlement vite, c'est sa soeur, non ? tu tuerais ta soeur comme ça? aussi rapidement? et elle, elle se résignerait aussi facilement ?    :o


voilà pour les reproches, je veux pas être dure, hein :-[

comment améliorer ? joue sur les sentiments... c'est dur, mais si tu le fais bien, ça marche, si le lecteur est pris dedans et fait en gros un avec le personnage, c'est gagné
ou alors joue sur le rythme
fais du dicours indirect libre
peut-être que tu pourrais alléger de façon à te concenter sur... comment dire? ... comment faire ressentir au lecteur cette atmosphère lourde de poursuite

voilà, d'un autre côté, c'est pas évident ce thème ^^
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

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Re : Le Lac
« Réponse #5 le: 13 Octobre 2008 à 19:19:39 »


Je vais plussoyer les avis précédents :P

Y a plein de petits détails qui, sans être complètement inutiles, nuisent beaucoup au rythme et à la tension de l'intrigue. C'est dommage ; les phrases, comme dit Lial', sont correctes, bien formées, mais ça manque un peu de... punch, de vie, non ? ça ne se démarque pas trop des corrigés de rédac', tu vois.

Les conseils d'ernya sont bien. Retravaille en n'hésitant surtout pas à couper, mieux vaut que ça aille un peu vite, qui à freiner avec un ou deux adjectifs de bon ton, plutôt que ça traîne en détails de rpg.

Pas mal de clichés, donc, le "correct" de Lial' est à appliquer autant sur le fond que la forme ; essaie de bouleverser un peu tout ça, évite de t'aider des ficelles archi-usées du guerrier-qui-passait-par-là-et-qui-sauve-des-inconnus-dans-un-ultime-moment-de-bravoure-avant-de-lancer-une-ultime-réplique-bouleversante.
Parce que plein de gens sont déjà passés par là, et parce que le type à la base s'appelait bien souvent Tolkien et, quand il fait de l'épique, ça avait d'la gueule ; les "protège ceux qui te sont chers", c'est quand même moins classe que "My brother. My captain. My king." non ? (aaaaaaaargh Boromir je veux revoir cette scène... c'était "brother" ?)
Tout ça, c'est parce que c'est prévisible : si tu nous dis que le héros est à bout de forces, on va renchérir "mais il parvint tout de même dans un ultime effort à". C'est du préécrit, en fait.

Donc évite ça, bouleverse un peu les codes, et ce sera un bon texte ^^

=)
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

 


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