Farenheit 451 est un récit de science-fiction dystopique qui s'inscrit dans la lignée de Le meilleur des mondes et 1984. Ray Bradbury y dépeint une société dans laquelle la lecture est interdite. Guy Montag, le protagoniste du roman, exerce la fonction de "pompier" ; autrement dit, il a pour métier de brûler les bibliothèques des lecteurs dénoncés.
Ray Bradbury est également connu pour ses Chroniques Martiennes, que je n'ai pas lues. J'ai été très surprise par la poésie de son écriture : certaines scènes, certains objets du quotidien sont entièrement décrits par métaphores. On est loin du style plus sec d'Orwell dans 1984. Cette profusion d'images m'a semblé parfois un peu lourde, mais il est tout à fait possible qu'il s'agisse d'un défaut de la traduction française. Je serais curieuse de lire une de ses histoires en anglais.
L'intrigue est palpitante, et je trouve particulièrement brillant le fait que le monde décrit par Bradbury ne diffère qu'assez peu du nôtre (contrairement à Le meilleur des mondes, par exemple, qui semble nous projeter plus loin dans le futur) ; selon moi, cela rend cette dystopie d'autant plus terrifiante.
La conclusion de l'histoire est peut-être un peu déroutante, mais intéressante lorsque l'on garde à l'esprit le contexte historique de l'écriture du roman (rédigé entre 1947 et 1951)...