Ses froides larmes en moi s'écoulent
Comme de ces blizzards d'hiver
Qui frappent un être de leurs troubles
Et gèlent en lui un dur calvaire.
niveau syntaxe, plusieurs trucs me gênent :
- pourquoi " comme DE ces blizzards d'hiver"?
- geler + cod me semble bizarre (geler des salaires, ok, mais geler un calvaire

)
Après, en une strophe, il est quand même question de larmes, de blizzards, de troubles et de calvaire, bref, de grands mots qui demandent à être justifiés...
Décochant de son arc vengeur
Une flèche de blanc nacrée
Elle émeut un bien frêle cœur
Depuis longtemps abandonné.
pas fan de ces adjectifs tellement attendus...
J'ai tant espéré cette dame
Du seigneur Ull la digne fille
certes en poésie, on peut maltraiter un peu la syntaxe habituelle mais quand même on dirait du latin quoi... y a moyen de faire plus français de 2014, pense

Si fort je l'ai désirée femme
Qu'en mon sein les étoiles brillent.
rien pigé au dernier vers, que veux-tu dire ?
Désolée, mais j'ai pas du tout accroché. Je ne suis pas du tout convaincue par tes choix, pour moi, ça fait vraiment poème d'un autre siècle et encore

Tu maltraites un peu trop la syntaxe pour moi alors que ça détruit toute fluidité et donc toute poésie. Je suis aussi perplexe devant pas mal de tes images que je ne comprends tout simplement pas (cf l'histoire des seins qui brillent).
Je pense que tu es un peu trop dans l'abstrait et que tu gagnerais à faire quelque chose de moins torturé niveau syntaxe et de plus concret, de plus sensuel/vivant. De dire plus concrètement ce qui se passe, d'aller plus profondément dans cette histoire ("calvaire" c'est qu'un mot, en soit, ça ne veut pas dire grand chose, en quoi c'est un calvaire ?). Là j'ai un peu l'impression que tu alignes des mots mais que l'ensemble ne fait pas tellement sens et du coup, perso, j'accroche pas du tout.
Ca sera pour une autre fois
