Un petit conte de fée pour le début des vacances d'été (désolée à tous ceux qui n'ont pas la chance d'être en seconde

). A lire avant de fermer les paupières pour faire de beaux rêves bien niais.
Il était une fois, une très belle jeune fille qui vivait dans un lointain royaume. Son père en était le roi, et le dirigeait avec justice et bonté. Quand la princesse atteignit sa majorité, il se décida à la marier. Elle ne voulait pas d’un époux intéressé par la richesse et le pouvoir, mais uniquement quelqu’un qui l’aimerait réellement.
Une myriade de prétendants se mit en route en direction du palais royal. La jeune fille, pour connaître leur véritable personnalité sans qu’ils ne jouent la comédie devant elle pour la séduire, se vêtit de guenilles et partit à leur rencontre.
A chacun d’entre eux, elle posa la même question, se faisant passer pour une mendiante :
« Noble prétendant, qui es-tu et quelle est selon toi la chose la plus belle en ce monde ? »
Le premier lui dit fièrement :
« Je suis un savant, et la chose la plus belle qui soit est le savoir, car il ouvre l’esprit à toutes les libertés. »
Le suivant répondit :
« Je suis un poète, et la chose la plus belle qui m’ait été donnée de voir est la rose, car c’est la plus belle des fleurs et les fleurs sont ce qu’il y a de plus beau. »
Puis un autre :
« Je suis philosophe, et la plus belle chose au monde est l’esprit, car c’est ce qui permet à l’Homme de se distinguer. »
Et encore :
« Je suis le prince d’une contrée voisine, et la plus belle des choses est le pouvoir, car c’est lui qui empêche le peuple de sombrer dans l’anarchie. »
« Je suis chevalier, et ce qu’il y a de plus beau est la femme que je m’en vais conquérir. »
« Je suis écrivain, et la plus belle chose qui existe est sans conteste la paix, car la guerre est la plus horrible des choses. »
A chacun, la princesse déguisée dit gentiment :
« Merci, tu peux passer ton chemin. »
Cependant, ayant repris son apparence de princesse, elle n’accepta d’en épouser aucun. Les prétendants ne comprenaient pas pourquoi, jusqu’à ce qu’un nouveau se présente. Comme à son habitude, la princesse lui posa sa question, vêtue de haillons.
C’était un homme pauvre, qui venait pieds nus et portait des vêtements usés. Il n’avait que vaguement entendu parler du mariage de la fille du roi et ne venait pas pour y prétendre, car il savait qu’il n’avait aucune chance face aux prétendants nobles et riches. Il lui répondit en toute sincérité :
« La plus belle chose au monde est l’amour, car c’est lui qui apporte le bonheur. »
La princesse retira alors son capuchon et dévoila son beau visage. Elle l’invita à se rendre au château. Tombé amoureux, il y demanda sa main et elle accepta.
Ils vécurent heureux et la princesse devenue reine raconta souvent à leurs nombreux enfants que l’amour est le plus beau des sentiments et la modestie la plus belle des vertus.