Le Monde de L'Écriture – Forum d'entraide littéraire

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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Azul sidéral

Auteur Sujet: Azul sidéral  (Lu 4228 fois)

Hors ligne Zacharielle

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Azul sidéral
« le: 24 Juillet 2008 à 23:33:19 »
Bonsoir à tous,

j'ai un très gros problème : je plagie maladroitement les lectures que je fais en les rapprochant d'autres lectures et de ma vie. J'ai essayé de répondre à l'AT sur la nuit, mais rendons à César ce qui est à César, c'est-à-dire que j'ai puisé à la fois dans la troisième partie du
Lotissement du ciel (la Tour Eiffel sidérale) de Blaise Cendrars, ainsi que, mais pas tant que ça en fin de compte, dans Le Petit Prince (ça peut y faire penser), à Alice au Pays des Merveilles (pour les parenthèses) et à notre voyage en Mongolie, mais c'est surtout un prétexte pour parler de la nuit, puisque c'était le sujet.

Voilà donc, en espérant que ce ne soit pas un mélange trop indigeste, Azul sidéral ou Vers Azul, comme vous préférez (azul ça veut dire bleu en espagnol)

 
La route était infernale, trous, nid-de-poule, cailloux, broussailles de toutes sortes, cahots, dérapages, heurts : impossible de prendre de la vitesse ; le moteur chauffait dangereusement et je n’avais presque plus d’essence. Je voulais pourtant atteindre la vallée Azul avant le lendemain matin, mais il semblait que la nuit ne partageait pas mon avis. Les montagnes m’entouraient, imposant à l’horizon une ceinture d’une noirceur plus épaisse encore que celle du ciel. Lui, courbé et couronné, laissait voir en souriant la carte routière la plus ancienne que je connaisse. J’arrêtai l’auto dans un passage à gué, afin que la machine profite de la fraîcheur relative du mince cours d’eau.  J’ouvris la portière et restai assis pendant un bon moment, les yeux fermés, le front sur le volant, écoutant le discret écoulement sous mes roues. La chaleur m’assommait.


Lorsque j’ouvris de nouveau les paupières, il faisait toujours nuit mais je me rendis compte que j’avais laissé les phares allumés et qu’une foule de papillons de nuit en profitait bien en voletant partout et n’importe comment. Je dus marmonner une expression de lassitude en même temps que je farfouillai sur le siège passager pour trouver de quoi boire. Sans grand espoir, j’enclenchai le contact plusieurs fois de suite mais le moteur refusa de démarrer. Azul attendra. Je sortis du véhicule.


Ah, les étoiles. Les constellations, les roches brûlant dans l’atmosphère, la lune –absente ou géante, blanche, rouge ; ces mille scintillements comme des pierres précieuses, vraies, multicolores, simples, belles, flottantes, des îles de lumières, de gaz, de science, de poésie, de littérature, vertes, rouges, jaunes ou bleues, transparentes et opaques, à portée humaine, inaccessibles. Et le chant de la nuit, celui des bombes et de la terre qui jaillit en geyser, celui des grillons et des loups paresseux, celui de la fête au loin, des lumières artificielles ; mais quand tout s’éteint, petit à petit, insensiblement, si bien qu’on ne réalise que trop tard, il ne reste plus que la nuit oppressante, grouillante, floue, voûte sans arceaux ni piliers ; et de très loin revient un écrasement du cœur, du ventre, une crainte incontrôlable, la peur ancestrale que le soleil ne se lève plus.


Le cola que j’avais bu perdait progressivement de son effet : le sommeil me gagnait de nouveau bien que je me débattis pour le contrer. J’étais parti marcher un peu (les paupières fermées, parfois) avec la lampe de poche et quand je revins à la voiture… tout était comme avant, la portière avant ouverte sur le noir tout autour. La poussière retombait (une odeur âcre, persistante), d’ailleurs, la carrosserie en était entièrement recouverte (autant que mes cheveux). Je n’avais rien d’autre à faire, je me mis donc à laver le pare prise avec l’eau du courant avant de m’installer de nouveau au volant. J’avais largement passé la moitié de la nuit, il devait rester quelques heures avant le lever du jour. Il était temps de faire une nouvelle tentative, d’avaler quelques kilomètres avant d’être ébloui au matin  car je roulai vers l’est. Le capricieux moteur accepta miraculeusement de se mettre à crachoter après quelques essais. Je rallumai les phares et enclenchai tant bien que mal la première vitesse.


Quelques kilomètres. Des gerboises passaient devant mes phares, affolées, j’essayai de les éviter , rarement je les percutai, j’avais soif et j’aurais bien voulu demander confirmation de mon chemin à quelqu’un parce que j’avais le sentiment d’avoir perdu la route. Je ralentis pour dessiner un cercle dans la plaine, cependant, où que je porte mon regard, je ne trouvai pas la piste. Un voyant s’alluma sur mon tableau de bord, l’essence. J’avais encore un jerricane mais je doutais qu’il puisse me permette d’atteindre Azul en une seule fois. Je m’arrêtai de nouveau, abattu, il devait être aux alentours de quatre heures et demie, j’étais toujours dans le cirage, à moitié endormi, à moitié songeur, je pensai à ce que j’avais quitté et pourquoi je l’avais fait, et je ne m’en voulais pas (il était trop tard pour reculer) mais j’étais quand même pressé de rentrer parce que j’avais beaucoup d’affaires en cours à l’autre bout du monde.


L’absence de la lune ce soir-là fit dériver mes pensées sur la conquête spatiale, sur cet énorme terrain de jeu hostile et si peu connu, sans limites (enfin, pour les hommes, il reste quand même la limite technique…). De loin, c’est un joli ballet au-dessus de nos têtes, mais une fois dans l’océan vide, c’est l’ennui qui vous tue, ou alors ce sont les rayons du soleil ou d’autres choses invisibles qui vous transpercent sans s’en rendre compte. J’aurais bien aimé avoir mon chat près de moi car j’avais besoin de compagnie, mais je pense qu’il aurait préféré aller se dégourdir les pattes sur cette effroyable étendue, des déserts qu’on envie ou qu’on exècre, ça dépend si on est dedans, mal en point ou à la lisière à prendre des photos. J’ouvris mon carnet et inscrivis certaines de mes impressions, l’heure de la panne également, j’avais peur que, le lendemain, tous mes souvenirs se mélangent et s’enfuient sans rien laisser qu’une trace vite effacée, ce sentiment troublant de n'être plus sûr d'avoir vécu tel ou tel évènement. Voilà où j’en suis, à seulement soixante kilomètres d’Azul, mais c’est trop loin pour cette nuit, je vais rester ici à barboter avec des mots qui sont jolis ou ne le sont pas, avec ma bouteille de cola et mon cahier de notes.


Déjà (enfin… !) je peux voir à ma droite la nuit se dissiper, comme si de rien n’était, en passant d’un bleu opaque, noir, à une éclaircie très légère, le bleu marine des uniformes du 14 juillet. Est-ce vraiment le jour qui se lève ou la fatigue me fait cligner trop souvent des yeux ? J’allais donc vers le nord, j’avais bien fait de m’arrêter, mais j’aurais dû en profiter pour me reposer davantage. A l’ouest la nuit s’obstine à résister (elle va perdre…), lâchant peu à peu, à contrecœur, avec un gémissement étouffé, ses étoiles les moins brillantes. Je grignote un bout de fromage que j’avais acheté avant de partir, remplis le réservoir de ce qui me restait d’essence et redémarre en mettant l’autoradio en marche. C’est toujours plus entraînant avec un peu de musique. Et puis je peux chanter.
« Modifié: 01 Octobre 2011 à 22:05:39 par Zacharielle »

Hors ligne Leia Tortoise

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Re : Azul sidéral
« Réponse #1 le: 25 Juillet 2008 à 20:07:38 »
J'aime beaucoup!!  :)

Je connais pas du tout du lotissement du ciel, et le lien avec Alice est vraiment très anecdotique, mais j'ai bien senti un peu de Saint Ex avec le côté bourlingueur rêveur et les étoiles...
J'ai particulièrement aimé le 3° paragraphe, d'ailleurs, cette contradiction entre la science et le poétique, symbolique, toutes les dimensions et les sens qu'offrent la lune et les étoiles...

Et malgré l'errance du narrateur, on ne s'ennuie pas une seconde, ce que je trouve plutôt fortiche!
Of course it is happening inside your head, but why on earth should that mean that it is not real ?
- Dumbledore -
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Hors ligne Zacharielle

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Re : Azul sidéral
« Réponse #2 le: 26 Juillet 2008 à 12:14:15 »
Merci beaucoup  :D

Hors ligne Plume d'argent

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Re : Azul sidéral
« Réponse #3 le: 26 Juillet 2008 à 13:06:46 »
J'ai aimé aussi!

Les sons, les images sont si bien retranscrits qu'on se sent vivre nous -mêmes l'expérience du narrateur. C'est vivant et d'une sublime fraîcheur, très proche de notre perception et c'est ce qui fait toute sa beauté!

Citer
j'ai un très gros problème : je plagie maladroitement les lectures que je fais en les rapprochant d'autres lectures et de ma vie.

A moins que de la maladresse ne résulte une grande adresse, je mettrai volontiers un gros trait sur cette phrase  :D

J'aime beaucoup le titre!

Hors ligne Zenaïs

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Re : Azul sidéral
« Réponse #4 le: 29 Juillet 2008 à 03:39:53 »
Ce texte me crie MONGOLIE !

La j'ai rien de plus constructif a dire... j'ai vraiment aime  :coeur:

Hors ligne Zacharielle

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Re : Azul sidéral
« Réponse #5 le: 29 Juillet 2008 à 09:31:12 »
Vous êtes trop gentilles  :-[  ;D

bon d'accord c'est pas "maladroit" mais c'est quand même un peu du plagiat d'idées...

Hors ligne Milora

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Re : Azul sidéral
« Réponse #6 le: 21 Août 2008 à 18:08:35 »
C'est du Zach, donc, forcément, c'est bien écrit et joli. ! Mais j'avoue que j'ai eu un peu de mal à entrer dedans, j'ai trouvé un peu long. Pourtant, le ciel m'a toujours fascinée. Mais c'est peut-être parce que des gens étaient en train de parler derrière moi et que j'avais du mal à entrer dans ma lecture.
En somme : j'aime bien, mais sans plus !

Du détail :

Citer
La chaleur m’assommai.
--> assommait

Citer
car je roulai vers l’est
--> roulais

Citer
je pensai à ce que j’avais quitté et pourquoi je l’avais fait
--> bien que plus lourd, "à pourquoi je l'avais fait" me semble grammaticalement plus correct...

Citer
(enfin, pour les hommes, il reste quand même la limite technique…)
--> J'ai trouvé la parenthèse un peu lourde...

Citer
j’aurais du en profiter

--> dû

Citer
inscrivai

--> inscrivis

Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne Kathya

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Re : Azul sidéral
« Réponse #7 le: 11 Septembre 2010 à 19:17:19 »
*passe en sifflotant avec sa pelle*

Citer
avant demain matin
Euh "avant le lendemain matin" plutôt ? Car là on a l'impression qu'il parle de demain pas du lendemain... ::)

Citer
ces milles scintillements
mille

Citer
rarement je les percutai
Vu la taille ça doit passer en dessous du pare-choc, il les écrase plutôt non ? x'D

Citer
inscrivai
inscrivais/inscrivis

D'habitude je n'aime pas les textes où il ne se passe pas grand-chose de concret, mais là je dois dire que tu t'en étais bien tirée. On suit le narrateur dans ses rêvasseries et dans ses aléas. Peut-être manque-t-il un peu de relief par moment, j'ai eu l'impression qu'il s'en fichait d'être tombé en panne. (bon après ça retombe en marche, il a peut-être l'habitude...) :D
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

Hors ligne Plume d'argent

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Re : Azul sidéral
« Réponse #8 le: 11 Septembre 2010 à 19:24:13 »
J'ai relu.

Ca me fait toujours la même impression. A part que la fin est franchement moins bien que le reste, tombant presque à plat et ça laisse comme entrevoir une suite inexistante. Je veux dire par là qu'il n'y a pas de réelle fin, ça me gêne un peu, j'aurais bien aimé une clôture. Après ce n'est qu'un ressenti propre.

Hors ligne Zacharielle

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Re : Re : Azul sidéral
« Réponse #9 le: 15 Septembre 2010 à 08:18:59 »
J'ai eu un bug. J'ai vu 11 septembre et je me suis dit que c'était déjà un vieux déterrage et que je vous avais pas répondu. MAis en fait c'était y'a quelques jours xD

@Kathya
*passe en sifflotant avec sa pelle*
fu fu fu fu fu fu (c un nain qui sifflote)

merci pour les fautes repérées !

Citer
Citer
rarement je les percutai
Vu la taille ça doit passer en dessous du pare-choc, il les écrase plutôt non ? x'D
LOL j'y avais pas pensé. Mais il me semble qu'on entendait des petits chocs, assez rarement, comme si on percutait un animal. Mais pas quelque chose de gros c certain. Comme j'y connais rien en faune qui vit dans un désert de cailloux mm... faut que je trouve une autre bestiole lol (nan j'veux pas changer le verbe)

Citer
D'habitude je n'aime pas les textes où il ne se passe pas grand-chose de concret, mais là je dois dire que tu t'en étais bien tirée. On suit le narrateur dans ses rêvasseries et dans ses aléas. Peut-être manque-t-il un peu de relief par moment, j'ai eu l'impression qu'il s'en fichait d'être tombé en panne. (bon après ça retombe en marche, il a peut-être l'habitude...) :D
c'est pas qu'il s'en fout, c'est qu'il a l'habitude oui, un peu blasé des pannes :] merciiiii !


@Plume
J'ai relu.
KWA MAIS QUELLE IDEE ! Dis moi qui t'as obligé à le faire.

Citer
Je veux dire par là qu'il n'y a pas de réelle fin, ça me gêne un peu, j'aurais bien aimé une clôture.
j'avoue que je me souviens plus bien
*va voir*
ah oui, effectivement, il n'y a pas de fin, c'est parce que le voyage continue et que si tu veux, le narrateur était là du point A au point B et après basta, je lui ai pas dit d'aller plus loin. De toutes façons tu as bien compris que c'est pas une nouvelle à chute (d'ailleurs c pas une nouvelle xD ce sont des impressions tout juste articulées). Merci d'avoir relu et recommenté lol

Hors ligne Gros Lo

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Re : Azul sidéral
« Réponse #10 le: 14 Mai 2011 à 17:45:50 »
Citer
Les montagnes m’entouraient, imposant à l’horizon une ceinture d’une noirceur plus épaisse encore que celle du ciel, qui, impassible et brillant, courbé et couronné, laissait voir en souriant la carte routière la plus ancienne que je connaisse.
rien que ça ! je trouve que c’est un peu lourd sur la fin. Peut-être couper à “ciel“ et nouvelle phrase au sujet de la carte stelloroutière ? les 4 adjectifs donnent un sérieux coup de frein et je ne les trouve pas si indispensables. Couronné est sympa, les autres pas si originaux.

Citer
mais il semblait que la nuit en voulût autrement. Les montagnes m’entouraient, imposant […] que je connaisse. J’arrêtai l’auto dans un passage à gué, afin que la machine profite de la fraîcheur
la logique voudrait que tu fasses le choix une fois pour toutes (soit les deux au présent du subjonctif, soit voulût et profitât)

Citer
La chaleur m’assommai.
-ait !

Citer
ces mille scintillements comme des pierres précieuses, vraies, multicolores, simples, belles, flottantes, des îles de lumières, de gaz, de science, de poésie, de littérature, vertes, rouges, jaunes ou bleues, transparentes et opaques, à portée humaine, inaccessibles. Et le chant de la nuit, celui des bombes et de la terre qui jaillit en geyser
je trouve que tu forces un peu sur les adjectifs fourre-tout. Et terre+geyser je trouve que ça fait un peu mauvais rap

Citer
Le cola que j’avais bu perdait progressivement de son effet : le sommeil me gagnait de nouveau bien que je me débattis pour le contrer.
vite une pizza au four du café et une session commune, hop ! hop ! et débattisse (ou débatte, suivant ton choix plus haut)

Citer
L’absence de la lune ce soir là fit dériver mes pensées sur la conquête spatiale
ce soir-là

Citer
De loin, c’est un joli ballet au dessus de nos têtes
au-dessus

J’aime bien la fin, l’atmosphère de fin de nuit et le regain d’espoir qui n’est pas très loin d’une résignation, tout ça dilué dans la fatigue, est très bien rendue.
Ce que j’ai aimé plus que d’habitude : y a un peu de tout ce qui te définit dans ce texte, je trouve, de l’allusion au chat aux plaines désertées et à la conquête spatiale, et tout. C’est pour ça que j’aimerais le relire, parce que je trouve ça assez riche.
Ce que j’ai trouvé moins bien d’habitude : le style un peu moins travaillé. D’habitude, il est clair, simple, mais travaillé dans le sens où (pas dans le sens de précieux bien sûr) y a des trouvailles dans les formulations, etc. Là, je trouve ça un peu plus premier jet, hop les adjectifs qui viennent, un peu d’inconstance dans le ton aussi (c’est assez soutenu et d’un coup il y a une phrase qui pourrait presque être une réplique de Manny Nyama).
Voilà ! j’ai bien aimé mais tu pourrais le retravailler et ça donnerait un super texte.

Ah mais ouah j’avais pas vu que c’était de 2008. Bon. On voit que depuis la qualité de ton style a vachement gagné en régularité. Mais j’aime bien la sincérité de ce texte, enfin on a souvent l’impression que c’est les pensées du narrateur sont les tiennes.
dont be fooled by the gros that I got ~ Im still Im still lolo from the block (j Lo)

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Re : Azul sidéral
« Réponse #11 le: 01 Octobre 2011 à 21:46:21 »
Citer
Je voulais pourtant atteindre la vallée Azul avant le lendemain matin, mais il semblait que la nuit en voulût autrement.
je bloque un peu sur le "voulût", enfin le temps me paraît suspect

Citer
Je dus marmonner une expression de lassitude envers moi-même

un peu space comme formulation, non ?

Citer
mais j’aurais du en profiter pour me reposer davantage
dû 

En fait Lo' a tout dit. :mrgreen:
Je suis d'acc sur le fait qu'on retrouve beaucoup d'éléments qui te sont propre et qu'ici le style est moins abouti que dans tes textes récents (normal). Et c'est vrai que ça fait vachement penser à St-Ex :P
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
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Re : Azul sidéral
« Réponse #12 le: 01 Octobre 2011 à 22:01:03 »
Oulala, faudrait que je corrige et retravaille ce texte tombé en désuétude, que me faites-vous faire ?


@lo
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Les montagnes m’entouraient, imposant à l’horizon une ceinture d’une noirceur plus épaisse encore que celle du ciel, qui, impassible et brillant, courbé et couronné, laissait voir en souriant la carte routière la plus ancienne que je connaisse.
rien que ça ! je trouve que c’est un peu lourd sur la fin. Peut-être couper à “ciel“ et nouvelle phrase au sujet de la carte stelloroutière ? les 4 adjectifs donnent un sérieux coup de frein et je ne les trouve pas si indispensables. Couronné est sympa, les autres pas si originaux.
oui, c'est lourd :o

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mais il semblait que la nuit en voulût autrement. Les montagnes m’entouraient, imposant […] que je connaisse. J’arrêtai l’auto dans un passage à gué, afin que la machine profite de la fraîcheur
la logique voudrait que tu fasses le choix une fois pour toutes (soit les deux au présent du subjonctif, soit voulût et profitât)
les temps et moi, une grande histoire de divorce  :coeur:

Citer
Citer
ces mille scintillements comme des pierres précieuses, vraies, multicolores, simples, belles, flottantes, des îles de lumières, de gaz, de science, de poésie, de littérature, vertes, rouges, jaunes ou bleues, transparentes et opaques, à portée humaine, inaccessibles. Et le chant de la nuit, celui des bombes et de la terre qui jaillit en geyser
je trouve que tu forces un peu sur les adjectifs fourre-tout. Et terre+geyser je trouve que ça fait un peu mauvais rap
certes y'a beaucoup d'adjectifs. J'aimais bien la terre en geyser mais la rime n'est pas heureuse.


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J’aime bien la fin, l’atmosphère de fin de nuit et le regain d’espoir qui n’est pas très loin d’une résignation, tout ça dilué dans la fatigue, est très bien rendue.
cool !

Citer
le style un peu moins travaillé.
oui, comme tu l'as souligné, c'est un texte qui date un petit peu :)

Citer
Ah mais ouah j’avais pas vu que c’était de 2008. Bon. On voit que depuis la qualité de ton style a vachement gagné en régularité. Mais j’aime bien la sincérité de ce texte, enfin on a souvent l’impression que c’est les pensées du narrateur sont les tiennes.
bon, ça donne quand même envie de lui redonner un coup de neuf à ce texte. Oui il y a un peu de moi dedans le texte lol c'est pas très discret x)

Merci pour ton passage, ton commentaire détaillé et ton appréciation !


@ernya
Citer
Citer
Je voulais pourtant atteindre la vallée Azul avant le lendemain matin, mais il semblait que la nuit en voulût autrement.
je bloque un peu sur le "voulût", enfin le temps me paraît suspect
OK faut que je trouve un autre temps qui fasse innocent

Citer
Citer
Je dus marmonner une expression de lassitude envers moi-même

un peu space comme formulation, non ?
ouais


Citer
Je suis d'acc sur le fait qu'on retrouve beaucoup d'éléments qui te sont propre et qu'ici le style est moins abouti que dans tes textes récents (normal). Et c'est vrai que ça fait vachement penser à St-Ex :P
je puise toujours à la même source lol

Merci pour ton commentaire et tes corrections !


Hors ligne Menthe

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Re : Azul sidéral
« Réponse #13 le: 02 Octobre 2011 à 15:36:02 »
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Les montagnes m’entouraient, imposant à l’horizon une ceinture d’une noirceur plus épaisse encore que celle du ciel.
J'ai trouvé ça trop joli !
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Ah, les étoiles. Les constellations, les roches brûlant dans l’atmosphère, la lune –absente ou géante, blanche, rouge
ça aussi  :coeur: (en fait, tout le paragraphe lol)

En somme, moi j'ai vécu ce texte un peu comme une balade, il y avait vraiment de très jolies images, c'est plein de poésie, c'est serein. J'aime bien le mélange des images que tu fais parfois, il y en a qui percutent fort visuellement. La longueur est très bien comme ça, ni trop long ni trop court, c'est plus une méditation, une scène; ça pourrait coller dans un ensemble plus vaste mais ça se suffit à soi-même aussi.
 :mrgreen: Oh, moi je suis pas très critique, quand j'aime bien, j'aime bien lol
C'est pas que je suis loin du but, c'est que je suis à côté de la plaque !

 


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