L'écriture comme dérivatif à un encombrement cérébral, exutoire métaphorisé par un mouvement de portes qui s'ouvrent sur de nouvelles dimensions. L'encre dégoulinante de tes mots acides baignent dans un jus de soleil et annihile pour un temps les zones d'ombre de ton cerveau. Eclairé de longues traînées de néons, le chemin a suivre n'est plus qu'une évidence. Tu poses la machette dans ta jungle passée et tu marches au jour le jour sur ta route faite d'axiomes. Les prises de tête de sont plus que de vilains souvenirs charognards gobeurs de neurones. Ton ciel se dégage des encumulonimbus pour un bleu permanent entre Klein et les eaux tièdes des Maldives.
Tu pourrais passer tes journées à te purger le crâne. L'AZERTY donne un sens à ta vie dans cette solitude du clavier. Les yeux gonflés par la luminosité de l'écran, cernés jusqu'à la commissure de tes lèvres relisent à l'infini ces tournures de phrases que tu aimes tant traficoter, asticoter, démembrer. Ton univers artistique est sombre et plein d'aspérités dans lesquelles se logent tes démons. Tu les chasses à grands coups de syllabes mais ils reviennent comme des corbeaux sur un champs de maïs. Tu te mets à pisser des rimes et à chier des alexandrins. En remuant avec suffisamment d’énergie les cellules nerveuses et siphonnées de ta caboche, elles explosent en un geyser de pop corn. Les corbeaux terrifiés par le bruit ne reviendront plus. Les démons se tapissent à jamais dans un noir absolu.
Tu es libre.