Introduction à venir
Les Rielles
Oeuvre : Entre chats et rats de Rain
Description :Les rielles sont... Des trucs. Inventées par le terrible Savant Fou du royaume des chats, qui ne sait pas spécialement à quoi elles peuvent bien servir. Tout ce qu'il sait, c'est qu'on peut les mettre dans un sac (à rielles, bien sûr) pour les transporter. Elles peuvent très bien être l'Arme Ultime du royaume chat... Ou bien ne servir à rien du tout. Mais c'est pour ça qu'on les aime.
Extrait :
SF – Arrh ! Pas zi fite ! Che n’ai pas dit que che n’ai rrien pour fous. Che conzens à fous prrêter l’une de mes derrnières rrecherrches en matièrre d’arrme de guerrre. Che ne l’ai pas encorre teztée, à frrai dire, et fous ferriez de parrfaits cobayes.
DAN – Sans moi. La dernière fois que j’ai servi de cobaye, j’ai failli y laisser mes griffes et mon pelage.
SF – Encorre de la rrancune aprrès tout ze temps ? Ze n’était qu’une petite bague lanze-flammes de rrien du tout, pourrtant. Auchourrd’hui, ze n’est rrien de pluz… qu’un zac.
AMIE – Un sac ? Et que voulez-vous qu’on en fasse ?
SF – Mais ze n’est pas n’imporrte quel zac. Z’est un zac à rrielles. Un conzept rrévoluzionnairre que ch’ai mis au point il y a quelques chours.
DAN – Et qu’est-ce que c’est censé faire ? Exploser quand on dit le mot « coucou » ?
SF – Chut ! Ne dites pas de telles chozes imprrudemment ! Zerrtains objets izi pourrraient effectivement provoquer un désaztre avec de tels mots-clés ! Non, le prrinzipe du zac est infiniment plus zubtil. A frrai dire, il l’est tellement que che ne le comprrends pas moi-même.
AMIE – Vous voulez dire que… vous ne savez pas à quoi il sert ?
SF – Miou, z’est zela.
DAN – Mais, heu… C’est quoi une rielle ?
SF – Z’est bien le prroblème. Che ne zais pas encorre. Z’est pour za que che compte zur vous pour le découfrrir.
DAN – En gros, si c’est un truc dangereux, vaut mieux que ce soit pour notre pomme, quoi.
SF – Miou, en effet.
(fiche de Kerena)
La Guiness Texte : Poor man's Velvet de vinskdarko
Description :Brune, un peu amère, particulièrement goutue, sa fréquentation régulière appuie un peu sur la tête et pousse au vice, mais brille dans les cocktails pas trop mondain.
Extrait :Poor man’s velvet, traduisez « Du velours pour un pauvre homme ». Il s’agit là d’un cocktail Irlandais, savant mélange de Guinness brune à base de malt torréfié à maturité et de cidre brut. Dès les premières gouttes versées, un épais chapeau de mousse fait son apparition, et vient embrasser le verre translucide comme l’écume des vagues se brisant sur les falaises de Moher, dans le grand ouest irlandais. Cela s’explique par le fait que les bulles ne sont pas uniquement produites par la réaction du dioxyde de carbone, comme dans la plupart des bières, mais par de l’azote. C’est là où réside le secret de cette crème onctueusement ferme, qui donne ces lettres de noblesse à la légendaire bière Irlandaise.
(fiche de Baptiste)
Bunny Les Sirènes, Alexis17
Description : Bunny et Starlet sont deux adolescentes bafouées /insultées / mises en danger ( ?) par un sombre individu roi du quartier, père au foyer.
Un après-midi, les deux jeunes filles décident de mettre un terme à tout ça, vengeance !
Starlet exprime clairement son désir à coups de phrases hachées au couteau à cran, tandis que Bunny dévoile ses craintes dans des élans brûlant de poésie.
Cruelle destinée que la vengeance, cruelle fatalité que devoir s’en prendre de front à un homme apprécié de la communauté. Tant pis pour les conséquences, ce qui doit être fait sera fait, car les deux filles tiennent l’une à l’autre. Et qui sait, même si Bunny semble plus fragile, peut-être sera-t-elle la plus forte. Ou la plus folle.
Extrait :
Bunny s’assit sur un transat en plastique et prit un air profondément pensant, presque idiot, se tressant les cheveux, s’arrachant quasiment les mèches par paquets noirâtres. Elle prit une grande gorgée de café brûlant et s’échauffa l’œsophage. Elle toussota et un nuage d’haleine s’envola vers les cieux et l’ouate nuageuse déchirée.
« Le courant fougueux nous emportera, charriera nos vêtements mouillés dans les rapides, nous noiera alors que, quelques lunes plus tôt, le ruisseau caressait nos tendres joues. J’ai peur Starlet, j’ai peur. Tu n’as pas peur toi ? Tu n’as pas peur de moi, pas peur de toi ? Qu’adviendra-t-il si je… Tomberais-je dans l’océan, me noyant lentement dans une amère folie, perdant un à un mes esprits avisés, les gâchant par kilos dans des fossés mortuaires ? Je ne veux pas finir comme tous ces corps prodigués dont la chaire pourrie n’est plus qu’un flacon de parfum haineux. Je ne veux pas mourir. ».
(fiche de Tomoyo)
Raphaelle
Texte : Vivre, survivre et tuer, Alex
Description :Raphaëlle métisse, amérindienne et européenne, aux cheveux noirs a commencé sa vie dans la délinquance. Alors qu’elle l’était aussi, elle dirigeait un gang de mineurs d’âge pour cambrioler des maisons en province.
Après son arrestation, les services secrets, nommés secteur 12, l’enrôleront à son service.
Elle réalisa pour eux quelques missions, où elle prenait son plaisir à tuer. Il est difficile de savoir si elle apprécie son boulot, comme un travail, un plaisir ou une peine.
Son compagnon d’armes, Étienne, dont elle est assez proche, l’accompagne et la protège dès qu’il le peut durant ses missions.
Extrait :Mais c’était ce que la jeune femme cherchait, le risque. C’était sa drogue, son moyen de tenir le coup. Certains aimaient les femmes aux courbes généreuses, d’autres une injection dans le creux du bras. Raphaëlle marchait à l’adrénaline. C’était la seule chose qui lui donnait l’illusion d’être en vie. Et puis tout était soigneusement minuté, comme à son habitude : à cause de l'obscurité, l'homme mettrait du temps à la distinguer parfaitement tandis qu'elle connaissait sa position exacte grâce à la signature thermique qu'Étienne avait repérée.
(fiche par Kanimp)
Hippolyte dite « Hip » Texte : Noble mystère de Sixte
Description :Hip est une petite fille (grecque?) courageuse et prête à tout pour attraper et apprivoiser un pégase. Amie avec Pen et Anti, Hip est un peu la cheffe de cette petite bande qui ne recule devant rien pour atteindre leur objectif. Grande stratège (enfin grande... une petite grande stratège quoi), précautionneuse, et capable d'une discrétion à toute épreuve, elle est aussi -et surtout- porteuse d'espoir et d'optimisme. Et c'est bien...
Extrait :Hip se cacha derrière l’arche et déboucha l’hydromel. Entre les feuilles, elle aperçut le poulain qui se redressait et humait l’air. Son cœur se mit à battre plus vite. De sa besace, elle sortit un morceau de chiffon qu’elle plongea dans la jarre pour l’imbiber. Elle le secoua au-dessus de sa tête, libérant une odeur musquée. Doucement, tout doucement, elle écarta les tiges qui coulaient du haut de l’arche. Le pégase la regardait de ses grands yeux ourlés de noir.
Ses ailes bruissèrent, il fit quelques pas en arrière, donnant des coups de naseaux dans les airs. Hip agita le linge. L’animal recula encore de quelques pas, hésita, puis tendit le nez, curieux. Hip ne bougea pas du tout, elle lui tendit seulement la main pour l’inviter à approcher. Le pégase hésita encore, et fit un pas en avant.
Hip s’arrêta de respirer. Il fallait qu’il approche, juste qu’il s’approche un peu, qu’elle puisse le toucher, un tout petit peu. Elle tendit ses doigts à l’extrême pour lui présenter le linge. Le pégase fit un bond en avant, s’arrêta juste quelques centimètres avant sa main. Cachées derrière l’arche, Pen et Anti regardaient la scène, fascinées par la grâce de l’animal, si près d’elles. Hip pouvait presque l’attraper.
Le poulain toucha timidement le chiffon du bout des naseaux, sursauta, recula d’un pas.
(fiche de Baptiste)
Colo Texte : Colo ou la science diffuse de Ben.g
[im]http://www.spectacles-credo-music.com/files/image/VIGNETTEnoir%20et%20blanc%20portrait%20%20rafistol%20clown.jpg[/img]
Description :Dans un monde régi par l'inculture, l'indifférence, et où les artistes servent le nobleartdelapub, Colo est, comme il se décrit lui même, un précurseur. Un libre penseur qui essaye de passer son permis de libre-penser, shooté à l’existentialisme, avec du Sartre en intraveineuse, Colo essaie de vivre son rêve, malgré l'acharnement de l'état, l'indifférence de ses médecins ou le regard désapprobateur de ses potes.
Extrait :Une businesswoman – T’as même pas de carte d’autorisation, et pas de talent ! J’espère que les contrôleurs vont bientôt te tomber dessus, salaud !
Colo – Pas de talent ! Vous voulez que je crache du feu ? Passez-moi un briquet, allez ! Non ? Je peux jongler alors, tenez je vais jongler avec quelques idées ! C’est sûr ce n’est pas du grand spectacle, vous n’êtes pas habitués à ça, il faut que ça pète avec vous ! Faut que les loisirs soient époustouflants, faut que vous en ayez votre dose pour pallier avec le reste! Moi je suis pas un drogué, comme les autres, et puis même comme vous, et toc ! Vous vous croyez libres, des images pleins les yeux, avec quelques heures de loisirs ! Alors qu’en fait ils ne sont qu’autorisés, contrôlés et orientés, préparez par des gens tout aussi ennuyés. Au nom du confortionisme et de la marche du progrès, on rafistole notre monde à coup de promesses et d’amusements, parce que c’est l’évolution et qu’on n’arrête pas l’évolution ! Et puis on travaille. Des petits robots ! On sait même plus pourquoi on travaille. Et puis entre le moment où on travaille, sur des écrans, et le moment où on se détend, en regardant des écrans, on est surveillés, par des écrans ! Moi je vous le dis, on a qu’à tous devenir des robots, ça évitera tout ce rafistolage qui nous oblige à faire la gueule ici même. On se posera moins de questions. Et puis on fera l’amour connecté ! Ça sera chouette ça, on se marrera ! « Bonjour madame, si vous êtes pas prise on peut se brancher ? » Et puis plein d’autres dans le genre ! Je sens que ça vous plait ça ! Bah oui vu que plus personne sait où on va, même les hauts fonctionnaires comprenne plus rien à comment toute notre sophistication fonctionne, alors autant tout recommencer depuis le début ! Hop, exit l’humanité ! Qui peut vraiment faire ça? Le système ? Non même pas, c’est nous qui décidons. Que doit-on jeter en premier ? Le système sans pilote qui nous en veut sans même le voir? Ou ce qui fait que je peux encore vous parlez librement ?
Vous comprenez un peu mon rêve ? Mon but ? On mérite mieux. On mérite au moins un sens. Que quelqu'un sache pourquoi on va de telle station à telle autre. On mérite qu’il y ait quelque chose au-delà des vitres sales de cette rame. Je ne suis pas comme un de ces drogués perdus, je ne serai pas un de plus parmi tant d’autres, je cherche un sens et je travaille pour le donner au monde !
(fiche de Baptiste)
Le FouŒuvres : Une aile, Je suis le Fou...!, Feuilles mortes, La montre et Monsieur temps, Kailiana.
Description :Créature étrange, guilleret, plein d'exaltation et de candeur mais aussi farceur et malicieux, le Fou traverse plusieurs histoires avec sa tendresse, son chapeau à clochettes et ses pirouettes. Quelquefois il réconforte un arbre, souffle l'inspiration, parfois il pleure sur le sort du monde perché depuis la Lune, recueille le Temps, ou encore il bondit sur les toits en croisant le collectionnisateur, l'autre créature imaginaire avec qui il fait parfois un bout de chemin...
Extrait :"Sur son croissant de lune, le Fou observe. Ses cheveux roux se fondent au ciel, sa livrée ocre est couleur de la terre rougie par le sang. Des larmes noires roulent le long de ses joues. Elles forment en tombant de grands arcs éphémères, brisés à la moindre secousse.
Le Fou se lève. Dressé sur sa lune, il paraît en colère. Ses yeux sont sombres. Il regarde un instant le firmament ; va-t-il en appeler à la foudre ? Au vent impétueux, peut-être ? Mais non. Immobile, il attend. Les combats peuvent encore se calmer, la tension retomber, les rancunes s’effacer.
[...]
Le Fou en a assez. Ce spectacle est si peu réjouissant ! Il ne voit pas pourquoi il devrait endurer pareille stupidité. Il utilise ses larmes pour descendre de sa lune, se retrouve au sol, les pieds dans la souillure de tous les combattants. Il tire la langue à une petite créature qui voulait l’attaquer, et qui s’enfuit en piaillant. Depuis le ciel, il parvenait encore à se dire que son imagination lui jouait des tours, qu’il ne s’agissait que d’un jeu où s’affrontaient des marionnettes désincarnées. Il doit maintenant admettre que ce n’est pas le cas, que la folie a bel et bien envahi l’esprit de ces êtres.
Pourquoi ? Pourquoi quoi ? Pourquoi … tout ça.
Mais c’est pas comme si les idiots qui l’entouraient étaient capable de répondre…
(fiche de Milora)
Ming Yue
Texte : Métamorphoses, Kerena
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