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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » [AT 3 | T#05] Cendres

Auteur Sujet: [AT 3 | T#05] Cendres  (Lu 6943 fois)

Hors ligne Kanimp

  • Calame Supersonique
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Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #15 le: 09 Février 2014 à 11:56:52 »
Je n'ai pas accroché.
Je ne connais pas trop la mythologie grecques.  :-[

Merci pour ce texte.

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Anlor

  • Invité
Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #16 le: 15 Février 2014 à 21:55:57 »
Bon, version 2, j'ai tenté d'élaguer, ça va mieux ?



Je suis celle qu’on enferme.

Mon grand corps porté au vent, les pieds dans le vide, les vagues au loin. Je vous regarde de haut. J’ai grandi tout en os et en peau sans déborder de la place que vous m’aviez creusée. Vous ne m’aviez presque pas remarquée. Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles, insignifiante, cherchant le soleil. Le soleil qui brûle ma peau est rouge à en laisser de grandes traces sur le sable. Ça suinte de partout dans le ciel, la mort, ça pue la mort, les chairs qui brûlent sur les grands buchers. 

J'entends les voix des hommes dans la ville qui me cherchent. Envie de vomir. J’ai le cœur au bord des lèvres et je ne sais pas bien quoi en faire. Déglutir et le remettre en place, se dire ça va aller, ça va aller, passer sa main sur son sternum et sentir les os pointer sous la peau. Un jour ils sortiront. Ce sont des armes. Un jour j’exploserai et me répandrai en mille morceaux de moi sur vos yeux qui ne veulent pas voir. Ce jour vous tenterez à violentes pelletées de tasser dans un coin mes copeaux de corps mais je parsèmerai le sable et vous n’y arriverez plus, je serai allée trop loin. Mes miettes portées par l’air s’infiltreront dans vos oreilles et vous m’entendrez enfin. Je vous chanterai les chairs déchirées comme on endort un enfant, je vous susurrerai le sang poisseux qui coulera de vos plaies mal soignées, vos bouches tordues et vos reniflements pathétiques. Vous ne voudrez pas m’entendre. Vous hurlerez pour ne pas m’entendre. Ça vous fera mal et vous ravalerez vos valeurs, votre violence et votre haine. Vous vous recroquevillerez sur vous-mêmes et vous vous mettrez à pleurer comme des gosses. Pardon. Pardon.

Je suis folle.

Pas autant que vous. Vous voulez me voir mariée, que je me calme, que je me taise, mais les hommes meurent autour de moi et j’en crève de peur. Vous voulez me faire du mal. Je me fais plus de mal que vous tous réunis. Je griffe la peau trop fine sur mes os trop saillants et je me répète il faut se taire, ils comprendront, il n’y aura plus jamais de mort. J’ai regardé en bas et j’ai vu le sol m’accueillir comme dans un rêve. J’ai rêvé de ma mort. J’ai rêvé de ne plus voir. Ça paraissait si simple. Mais la voix, celle qui me fait voir, la voix a dit il faut rester, il faut qu’ils sachent que le meilleur des mondes est dans leurs mains. Qu’ils ne font que le détruire à serrer les poings pour frapper. Frapper. Frapper encore. J’essaie de me persuader que je saurai vous changer. Debout sur ma tour, l’air de la Méditerranée court sur mon corps et c’est si bon de danser si haut. Parfois mes pas dérapent et je sens le vide. Je ris. C’est doux de marcher sur du rien du bout des pieds. Vous marchez sur des morts. Écrasés, les cranes et les fémurs sous vos pas guerriers, brisés par vos lances et vos épées. Vous baignez dans le sang et vous ne voyez pas que ça vous colore les bras jusqu’aux coudes.

Je me suis rassise les pieds dans le vide sur le rebord de ma tour et les larmes glissent dans le creux de mes joues. Les bateaux au loin, un Grec va mourir. On monte à l’escalier, je sais qu’on monte pour m’emmener. Je vous ai tout dit et ça vous a fait peur. Je suis celle qu’on enferme parce qu’on ne veut plus l’entendre. La porte s’ouvre et on crie, Cassandre.



1er paragraphe avant modif

Mon grand corps porté au vent, les pieds dans le vide, les vagues au loin. Je vous regarde de haut. Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles. J’ai grandi tout en os et en peau sans déborder de la place que vous m’aviez creusée, en cherchant le soleil. Le soleil qui brûle ma peau est rouge, rouge à en dégouliner de sang frais et laisser de grandes traces sur le sable. Ça suinte de partout dans le ciel, la mort, ça pue la mort, les chairs qui brûlent sur les grands buchers.
« Modifié: 22 Février 2014 à 23:49:49 par Mout »

Ceiht-El

  • Invité
Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #17 le: 16 Février 2014 à 15:01:37 »
Bonjour, j'arrive pour cette deuxième version, sans avoir lu la première.

Je n'ai pas accroché, je trouve le texte très répétitif, avec de jolie passage.
Citer
il faut qu’ils sachent que le meilleur des mondes est dans leurs mains. Qu’ils ne font que le détruire à serrer les poings pour frapper.
celui-ci par exemple me parle.
Je n'avais pas non plus vu la référence, ma culture grec étant très faiblarde.

merci pour ce texte.


Anlor

  • Invité
Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #18 le: 16 Février 2014 à 15:20:09 »
Mais, mais, je vous jure que je dis pas la même chose dans tous mes paragraphes, et qu'on n'a pas besoin d'avoir de culture grecque pour comprendre le texte  :s
(suffit de connaitre l'expression "jouer les Cassandre" et puis voilà, c'est la meuf qui voit les malheurs à venir et que personne ne croit depuis qu'elle a mis un stop à Apollon, y a pas besoin de plus la situer que ça (et encore))

Non mais bref, je sais pas trop quoi faire, je suis un peu frustré pour tout dire parce que j'ai le sentiment de ne pas du tout réussir à faire passer ce que je voulais et ça m'embête.
Mais merci pour vos lectures !

Ceiht-El

  • Invité
Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #19 le: 16 Février 2014 à 15:26:28 »
Citer
suffit de connaitre l'expression "jouer les Cassandre"
Je ne connaissais pas, j'ai été voir google après ma lecture. Ca ne m'a gêné  que pour la chute, pas pour le reste.

Citer
je vous jure que je dis pas la même chose dans tous mes paragraphes
Je confirme,  tu ne dis pas la même chose tout le temps mais pourtant c'est le sentiment que j'ai eu en fin de lecture.
Probablement à cause des bouts de phrases et des idées que tu réutilises.

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
  • Messages: 10 986
  • Championne de fautes de frappe
Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #20 le: 16 Février 2014 à 16:01:06 »
Oups, excuse-moi, Mout, je ne t'avais pas répondu !

Citer
Oui, je crois que je vois ce que tu veux dire. Tu penses que ça passerait si j'insistais sur le fait qu'on la cherche pour l'enfermer ? Je ne sais pas trop comment écrire ça encore, mais je me dis que, comme elle est sur une tour, il y a moyen qu'elle entende les bruits des gens qui la cherchent. Enfin, bon, je vais travailler ça, merci pour tes conseils.
Ouip, en effet, ça pourrait rendre bien ! :)

Citer
oui et non, pour moi le thème de base c'est plus l'impuissance de Cassandre fasse à une, euh, fatalité (?) qu'une "déchéance".
Oui oui, c'est vrai, y avait les deux thèmes, mais disons qu'il n'y avait pas de "mouvement", d'évolution perceptibles, à l'intérieur de ces thèmes, dans la V1 - à mon sens.

Je lis ta V2 :)

Citer
Je suis celle qu’on enferme.
Je sais plus si je l'avais relevé pour la v1, mais je trouve que cette première phrase est bien, elle entraîne dans le ton et dans la spirale du texte.

Je trouve que cette V2 est plus claire et plus "nette" que la V1 :) Mais je vais avoir du mal à commenter puisque, ce coup-ci, j'ai lu en sachant qui était la narratrice, donc ça fausse un peu la donne...
Par rapport à ce qu'on disait de la progression, je trouve la deuxième moitié (après le "je suis folle" mieux ficelée : on a un cadre, un enjeu, une chute.
Par contre, j'ai encore un peu de mal sur la première moitié. Elle est toujours bien écrite, mais tu commences en fait par deux paragraphes de métaphores et d'hyperboles, du coup, au début on pourrait croire que la narratrice est une sorte de force immatérielle (cf. je suis l'herbe, etc.) qui se lamente sur le monde...
Enfin bon, je crois que mon commentaire est vraiment pas très utile parce que, connaissant la chute et connaissant la V1, j'ai l'impression de ne pas avoir d'yeux neufs. Mais je la trouve mieux que la première mouture, en tout cas.
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Anlor

  • Invité
Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #21 le: 16 Février 2014 à 16:17:13 »
Au contraire, très utile Mil, ça fait plaisir d'avoir un retour un peu construit et pouvoir se faire une idée sur la direction qu'on prend. J'ai rajouté une phrasounette à propos des hommes qui la cherchent au début du deuxième paragraphe. Je ne savais pas trop où là caser, mais elle me semble pas trop mal à cet endroit.

Merci beaucoup pour ton aide !

PS : je suis toujours à la recherche d'un titre  ><

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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  • Championne de fautes de frappe
Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #22 le: 16 Février 2014 à 16:57:19 »
Cette phrase-là ?
Citer
J'entends les voix des hommes dans la ville qui me cherchent
Oui, elle est pas mal, là ! :)
J'aime pas trop suggérer parce que c'est toujours se réapproprier le texte, donc te sens pas du tout lié par ce que je vais dire ; mais peut-être pourrais-tu rajouter un élément de localisation de la ville par rapport à la narratrice ? (genre elle est à ses pieds, ou alors elle l'entend dans la distance par ses visions) Pour qu'on ait vraiment un cadre d'énonciation ?
Mais c'est très subjectif comme remarque, hein, peut-être qu'un autre lecteur ne le verrait pas pareil...

Edit : Pour le titre, euh... Je suis nulle aussi pour en trouver. Peut-être une des formules-choc qu'il y a dans le texte ? (voire recycler une de celles de ta V1 que tu as supprimées) Une sur le thème de base du texte (que tu as appelé la fatalité ressentie par Cassandre dans un de tes posts antérieurs) ?
Ou alors, une expression (imagée ?) indiquant qu'il s'agit d'un présage, d'une vision, d'une mise en garde ?
« Modifié: 16 Février 2014 à 16:59:53 par Milora »
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Anlor

  • Invité
Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #23 le: 16 Février 2014 à 17:19:24 »
Je l'appelerais donc.... FATUM, hahaha ! c'est so latino-intello. Bref, je cherche.
Et pour ce qui est de l'élément de localisation, je viens de me rendre compte qu'il y avait une mention de la tour sur laquelle elle se trouve qui est passée à la trappe quand j'ai donné de grands coups ciseaux dans le texte, je la remets.

Merci encore !

Hors ligne Milora

  • Trou Noir d'Encre
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  • Championne de fautes de frappe
Re : Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #24 le: 16 Février 2014 à 17:22:37 »
Je l'appelerais donc.... FATUM, hahaha ! c'est so latino-intello.
LOL ben écoute, c'est mieux que "Sans titre" :mrgreen:
Il ne faut jamais remettre à demain ce que tu peux faire après-demain.

Hors ligne ernya

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Re : Re : [AT 3 | T#05] Sans titre
« Réponse #25 le: 16 Février 2014 à 17:40:38 »
(Je lis que la V2 !)

Citer
Je suis celle qu’on enferme.
j'aime cette première phrase


Citer
Mon grand corps porté au vent, les pieds dans le vide, les vagues au loin
ça j'aime déjà moins, c'est le problème de la P1, je trouve que ça fait toujours bizarre de se décrire soi-même. Encore plus quand on ne parle pas à quelqu'un.

Citer
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles.
j'aime bien l'idée, moins le côté "je me la pète" du Je

Citer
rouge à en dégouliner de sang frais et laisser de grandes traces sur le sable.
bof ? enfin, je pense qu'il y a moyen de dire ça plus élégamment, de manière moins pseudo-provocatrice (je ne suis pas sûre de bien m'exprimer..), d'être plus dans la description objective que dans la description qui se voit et se dit description/ description qui s'écouter parler ( ?)

Citer
Ça suinte de partout dans le ciel, la mort, ça pue la mort, les chairs qui brûlent sur les grands buchers.

je ne suis pas du tout convaincue par le changement de registre, il me manque une transition

 (je suis pas fan du fait de citer le sujet dans le texte, jtrouve que ça fait scolaire  :-X)

Citer
Écrasés, les cranes et les fémurs sous vos pas guerriers, brisés par vos lances et vos épées.

bof, la rime interne ?

Je trouve que la première partie est un peu maladroite au niveau des formulations, peut-être parce que la voix de Cassandre n'est pas encore bien posée ou peut-être parce que ça part un peu trop en live. La deuxième partie m'a semblé plus maîtrisée, plus affirmée.
Dans l'ensemble, je trouve que le texte pourrait être sympa mais qu'il se cherche encore un peu. Ca m'a rappelé des bouts de la Nécro de Lo aussi, ça m'ennuie un peu parce que du coup je ne peux pas m'empêcher de faire la comparaison... Enfin tout ça pour dire qu'il y a de la matière mais que tu pourrais peut-être être plus précis/nuancé sur la première partie de manière à rendre l'aspect illuminé de la première partie plus crédible ou plus en accord avec une énonciation à la première personne  ;)
"Je crois qu'il est de mon devoir de laisser les gens en meilleur état que je ne les ai trouvés"
Kennit, Les Aventuriers de la Mer, Robin Hobb.

Hors ligne Tomoyo

  • Calliopéen
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Re : [AT 3 | T#05] Oiseau de malheur
« Réponse #26 le: 16 Février 2014 à 18:17:43 »
reeee,

V2 on

Citer
Mon grand corps porté au vent, les pieds dans le vide, les vagues au loin.
On sait toujours pas que c’est une fille en haut d’une tour  |-|… C’est difficile puisque je n’ai plus l’œil neuf, mais je sais que sur le début ça m’avait perdu de pas savoir qui où quoi. Ça peut être un cerf-volant…

Citer
Je vous regarde de haut
Genre là, on peut le lire dans le sens « dédaigneux » et du coup paf, a priori négatif sur la narratrice…alors que si on savait qu’elle était sur une tour (ou comment insister subtilement  :-¬?)

Citer
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles
Et là je pense que le perso est une entité, genre la nature, l’esprit, la liberté… et pas une femme

Citer
J’ai grandi tout en os et en peau sans déborder de la place que vous m’aviez creusée, en cherchant le soleil
Et là je me dis « c’est vivant et surement mammifère » …  :huhu:

Citer
vous vous mettrez à pleurer comme des gosses
toujours même impression sur le « gosses »

Tout pareil que pour la V1, je trouve ça très bien écrit, mais perso j’ai besoin de savoir que c’est une femme sur une tour dès le début (3eme itération). Sans forcément dire que c’est Cassandre mais bon…. Après j’ai besoin d’être vraiment guidée dans un texte ça vient peut être de là.
Sinon, peu fan des 3 premières lignes, ensuite j’aime beaucoup de 2nd paragraphe,  le paragraphe d’après c’est marrant de passer au « vous » alors qu’avant c’était « les hommes », ça le rend plus direct sans doute. Je l’aime bien aussi.

Réponses un peu tardives…..

Citer
du coup, je te repose la même question qu'à milora, est-ce qu'il faut que je mette cassandre directement dans le titre, que je coupe mon texte (mais ça m'embête de couper mon texte, je sais pas trop quel morceau enlever) ou que je fasse un peu des deux ?
cf. ci-dessus, j’ai besoin de savoir que c'est une femme et le lieu dès le début (4eme itération), où du moins dans le premier paragraphe :-\. A part ça, Cassandre peut rester à la toute fin. Pour le titre je propose : « du haut de ma tour » comme ça je suis comblée  :lecon:, ou un rapport avec le 3eme œil, la double vue, boule de cristal….

Citer
Citer
Violentes pelletées c’est bizarre
vous l'aimez pas celui-là décidément...
pas vraiment, mais c’est peut-être dû au fait que « pelletées » fait plus léger et plus anodin que « coups de pelle » et que de ce fait, c'est bizarre avec "violentes"  :\?

Citer
oui, je me suis posé la question. Mais en même temps, j'avais peur que mon texte fasse trop, euh, intello (?) si je ne mettais pas de passages plus courants comme celui-là. Je sais pas... ça passe vraiment pas bien ?
je préfère que tu restes dans le même registre vu la longueur  ^^

Citer
C'est les premières phrases qui sont en trop, c'est ça ?
Pour le coup dans la V2 c’est passé tout seul donc je n’ai plus rien à dire sur ce paragraphe  ::)

Citer
oui j'avoue que ce n'est pas trop mon délire non plus d'habitude (oula, je donne des indices et tout)
même si c’est pas ton délire, on doit y reconnaître une belle aisance (du moins en apparence, c’est peut-être des heures de travail derrière xD).

Ah, j’ai pas eu l’impression que tu te répétais dans ce texte.
Voilà, je pense pas être bien utile mais bon

Merci  ::)

edit : j'avais pas vu que t'avais changé le titre. Je sais pas si c'est en accord point de vue registre avec ton texte... ça fait un peu "bachibouzouk",  mais c'est sans doute du fait d'avoir entendu cette expression souvent dans un contexte populaire :-\
« Modifié: 16 Février 2014 à 18:20:52 par Tomoyo »
Mes goûts sont simples : je me contente de ce qu'il y a de meilleur [Oscar Wilde]

Hors ligne Mogdhorel

  • Aède
  • Messages: 198
  • Merci de ne pas lire cette phrase
Re : [AT 3 | T#05] Oiseau de malheur
« Réponse #27 le: 16 Février 2014 à 18:50:07 »
[ Je n'ai lu que la V2 ]


Salut,

J'ai bien aimé ton texte, vraiment. Je trouve qu'il s'en dégage une certaine force. Après, beaucoup de passages en sont restés au stade de la symbolique pour moi et j'ai rien compris à la chute parce-que je ne connais pas grand-chose à la mythologie grecque, c'est un peu dommage.

Mais sinon c'est bien écrit, fluide, le ton juste comme il faut. Et j'ai pas trouvé que tu te répétais.  ;)

Merci pour ce texte !  :)


EDIT : Par contre, j'aime pas le nouveau titre, trop décalé par rapport au ton du récit  :/
« Modifié: 16 Février 2014 à 18:53:14 par Mogdhorel »
Vous commencez par un mot, puis un autre, puis vous écrivez une phrase et vous vous rendez compte qu'il n'y a aucune limite, que tout est possible.

Hors ligne Aquarelle

  • Aède
  • Messages: 233
Re : [AT 3 | T#05] Oiseau de malheur
« Réponse #28 le: 16 Février 2014 à 22:16:17 »
Salut !

(J'ai lu a V2... puis par curiosité j'ai jeté un oeil rapide à la V1)

Citer
Vous vous recroquevillerez sur vous-mêmes et vous vous mettrez à pleurer comme des gosses.

Le commentaire a déjà été fait, mais moi aussi je ne suis pas fan de ce "gosses". Pas vraiment pour le changement de registre, mais plus pour le côté vaguement affectueux que le mot peut avoir. C'est vrai qu'on dit "sale gosse", mais je trouve que ça suggère une sorte d'intimité... Enfin je ne sais pas.

Citer
C’est doux de marcher sur du rien du bout des pieds. Vous marchez sur des morts.
J'aime bien ce passage :)

Bon, alors j'ai été un peu spoilée parce que je n'ai pas lu les commentaires ni la fin du texte avant de me mettre à la lecture, mais en passant à la V2 j'ai chopé au passage et par inadvertance "mythologie grecque" et du coup le personnage de Cassandre m'est très vite venu. La chute a donc été plutôt une confirmation qu'une révélation.
J'ai bien aimé le texte et le désespoir qui émane de cette Cassandre. J'ai trouvé qu'il y avait peut-être quelques longueurs dans le début. Je ne suis pas très très convaincue par le premier paragraphe qui, pour moi, fait un peu un mélange de plusieurs éléments : j'aime bien les images véhiculées, mais j'ai
parfois un peu de mal avec leur enchaînement. Par exemple :
Citer
Je vous regarde de haut. Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles.
Ce passage m'a un peu déconcertée.
"Je vous regarde de haut" : pour moi ça renvoie à une sorte de supériorité, ou du moins à une supériorité revendiquée.
"Je suis l'herbe..." : Là c'est une image beaucoup plus terre-à-terre en quelque sorte. Je l'aime bien, au passage. Mais du coup par rapport au regard "de haut" l'herbe qui pousse par le bas... Oui, je sais, il ne faut pas prendre les choses au pied de la lettre.  :-[
Mais voilà, la succession des deux m'a fait drôle. Après je suppose que c'est juste moi.

Hors ligne LeBossu

  • Grand Encrier Cosmique
  • Messages: 1 311
Re : [AT 3 | T#05] La femme présage
« Réponse #29 le: 17 Février 2014 à 12:26:12 »
Hello !
Je m'arrête, parce qu'à force de survoler les AT, je me suis quand même particulièrement arrêté sur celui-ci qui est mon petit préféré.
J'ai d'abord découvert la première version avec attention, et j'y trouve encore quelques formules qui me plaisent mais qui sont absentes de la seconde, par exemple ici :
Citer
Je suis l’herbe folle qui vous crache votre vérité en pleine face. Vous n’aimez pas ça. Vous ne comprenez pas. Vous dites que je ne suis pas à ma place et que je devrais me taire. Vous voulez me voir mariée
et ici :
Citer
Et vous hurlez aussi, à l’aube, sur la plage sentant le fer de vos lames et de votre sang.

Ceci dit, je trouve que tu as élagué sagement en te séparant de parties qui ne manquent pas, en effet.
Un petit com' ligne à ligne de la V2 :

Citer
Mon grand corps porté au vent
j'aime bien, parce qu'on voit tout à fait cette silhouette flotter sur le texte tout au long de la lecture, ça résume parfaitement la chose.
Citer
Je suis l’herbe qui pousse sèche et farouche entre vos dalles.
en aparté, ça me rappelle Antigone, et plus j'y pense, plus un certain côté « sauvage » les mettent un peu dans la même famille. Sauf que celle-ci est nettement plus hardos ; fin de la parenthèse.
Citer
passer sa main sur son sternum et sentir les os pointer sous la peau. Un jour ils sortiront. Ce sont des armes.
je ne sais pas si j'aime trop « Ce sont des armes », en tout cas, l'image générale de l'anorexique me plaît
Citer
et j’en crève de peur
bien, cette touche de fragilité dans l'agressivité du ton
Citer
J’ai regardé en bas et j’ai vu le sol m’accueillir comme dans un rêve. J’ai rêvé de ma mort.
bien, pile en accord avec le personnage
Citer
Parfois mes pas dérapent et je sens le vide.
bien
Citer
Les bateaux au loin, un Grec va mourir. On monte à l’escalier, je sais qu’on monte pour m’emmener. Je vous ai tout dit et ça vous a fait peur. Je suis celle qu’on enferme parce qu’on ne veut plus l’entendre. La porte s’ouvre et on crie, Cassandre.
j'aime bien cette fin.

Voilà, comme je disais, mon petit favori ; j'ai beaucoup aimé cette voix, j'ai beaucoup aimé la subtilité avec laquelle sont intégrés des « indices » qui n'ont sont presque plus de par leur naturel dans la bouche de ce personnage en particulier (je pense par exemple à la manière de filer sur l'image de la parole, de l'écoute, etc. au 2ème paragraphe, ou de l'intégration du rêve que j'ai relevé dans le ligne par ligne).
Joli texte, j'aime beaucoup ;)

PS : en titre - Cendres ?
« Modifié: 17 Février 2014 à 16:14:19 par LeBossu »
Et alors ?

 


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