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Le Monde de L'Écriture » Coin écriture » Textes courts (Modérateur: Claudius) » Apocalypse éternelle (explicite)

Auteur Sujet: Apocalypse éternelle (explicite)  (Lu 1595 fois)

Hors ligne Humoramor

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Apocalypse éternelle (explicite)
« le: 08 Janvier 2014 à 17:27:50 »
Il était 20h30, et dans la rue, plus un bruit. Les derniers survivants du froid s’étaient vite rangés dans leur cocon de briques et de charpente, et je ne voyais plus que l’ombre des flocons contre ma fenêtre. Sur les routes, les traces de pneus étaient gelées et sur les trottoirs, les piétons ne semblaient jamais avoir existé. Prise d’un frisson, je détournai le regard et me blottis plus profondément dans les bras d'Alexandre, déjà endormi. Nous avions eu une longue nuit et une longue journée. Et puis il y avait ce froid, qui ne semblait jamais vouloir nous quitter, si ce n’est dans le sommeil. Une petite boule habitait mon ventre ; c’était la peur. Comment Alexandre pouvait-il dormir dans ces conditions ? Il devait être très fatigué, las peut-être. J’observai son visage rendu sérieux par ses rêves. Mais de quoi rêvait-il au juste ? Quelles étaient ces histoires qui se cachaient mystérieusement derrière ses paupières, et que lui-même n’arrivait pas à définir, une fois tiré de son royal repos ? Voilà quelque chose que j’aurais voulu savoir avant de mourir.

C’est étrange ces pensées qui te viennent, la nuit tombée, quand rien n’est plus sûr, sauf ta respiration régulière dans le silence infini. Parfois tu te vois enfant, lorsque ta vie était longue devant-toi et les jeux amusants. Parfois tu te vois te mariant, ou divorçant. Moi, cette nuit-là, je me suis vue amoureuse, encore et encore, dans les yeux fermés d'Alexandre.

Il était 22h30 quand je me décidai à le réveiller. « Alexandre… Alexandre ! » Il ne bougeait pas. Je fus soudain prise par cette peur insensée d’une mort silencieuse. « Réveille-toi mon amour, réveille-toi ! ». Alors enfin, comme revenant de l’autre bout du monde, il ouvrit les yeux. Immédiatement, il me sourit. « Tu ne t’es pas endormie ? » me demanda-t-il, en frottant son visage, pour en effacer la fatigue. « Comment pourrais-je ? » « Pourtant, ça fait presque quarante-huit heures que tu ne dors pas ». « Notre vie s’arrête peut-être ici… je préfère la vivre jusqu'au dernier instant, tu le sais bien ». Alexandre se redressa et me serra contre lui, en laissant échapper un petit rire. « Au fond, c’est ton esprit poétique qui te pousse à y voir une possibilité de vérité » dit-il « pas vrai ? ». « Tu te moqueras de moi demain d’accord ? ».

C’est étrange quand quelque chose d’inimaginable se dessine à peine à l’horizon, quand rien n’est moins sûr que son existence. Et pourtant, cette nuit-là, telle la plus superstitieuse des femmes, j’ai eu le cœur qui s'est mis à trembler plus fort.

« Tu m’as promis de me faire l’amour jusqu'au dernier instant » dis-je en fourrant mon visage dans le cou d'Alexandre, « il faut donc que tu le fasses, juste au cas-où ». « Alors laisse-moi t’aimer jusqu'à l’aube ! » dit-il en m’écartant de son cou pour m’embrasser. Dans son baiser, je sentis tout l’amour qu’il me portait, toute la compréhension qu’il éprouvait pour mes peurs maladives, et surtout, oh, surtout ! Le besoin qu’il avait de me faire entrer dans son cœur. Lentement, il laissa descendre ses deux mains au niveau de ma taille, pour enlever ma ceinture et pour faire glisser ma jupe le long de mes jambes. Cette fois, je ne pouvais pas protester, il fallait qu’il me déshabille, il fallait qu’il me pénètre, il fallait que de tout son corps il m’aime, encore, toujours, à jamais ! « Tu sais » soufflai-je dans son oreille « si on meurt vraiment demain, il faut que ça arrive pendant qu’on fait l’amour… Alors, ce sera comme si on le faisait pour l’éternité… » « Je sais, ma chérie, je sais bien ». Lorsqu'Alexandre m’eut libérée de tous mes vêtements, je sentis mon corps devenir chaud comme le sable à midi. Je respirais le désir, je n’avais d’atomes que pour lui. « Prends-moi fort mon amour ! »

Et elle commence cette étreinte de feu, comme un adieu infini au milieu des larmes, comme un baiser passionné, revenant d’entre les morts. Mes mains se serrent sur ses épaules, mes ongles s’enfoncent dans sa peau. Et ma bouche s’ouvre, d’abord timidement, puis complètement, pour le crier, encore, toujours, à jamais ! cet amour immense que retiennent mes entrailles. Et un nom pour le dire « Alexandre ! ». Je t’aime, enfant de vent et de soleil, je t’aime toi qui as ouvert une brèche dans mon cœur, toi qui a réparé mon esprit figé. Mais sais-tu au moins à quel point je t’aime ? Entends-tu le cri dans mes yeux ? Ce cri qui dure en silence…

Alexandre me pénétrait. Inlassablement, il se glissait entre mes jambes pour pousser plus loin mon plaisir, pour contracter le sien. Et quand il ne tenait plus, il se retirait, m’embrassait, me serrait. Et de son regard il caressait l’ensemble de mon corps, et de ses mains il tenait mon cœur. Je t’aime encore, toujours, à jamais ! Et baise-moi franchement, tu sais que c’est bon quand ça devient extrême ! Alors, il me retournait, m’attrapait par les cheveux, et s’engouffrait dans mon émoi avec de plus en plus d’ardeur. « Je t’aime ma belle, je t’aime ! » Dans mes oreilles se mélangeaient mes cris à ses murmurent, dans mon cœur, son corps au miens. Je sentais son instrument d’amour se glisser toujours plus loin dans mon intimité, il était là, comme s’il l’avait toujours été. « Oh, non ! Je l’aime trop ! ». Je me retirais, je l’attrapais, je l’embrassais, indéfiniment. Ou pour la dernière fois? Son corps me disait vas-y ! prends-moi tout entier, nourris-toi de moi comme tu aimes tant le faire ! J’en ai à revendre de l’amour pour toi ! Je t’aime, il t’aime, tu l’aimes, tu m’aimes. Jusqu'à ce qu'on tombe de fatigue...

Fait-il jour ? Fait-il nuit ? Est-ce la vie, est-ce la mort ?

Avec les dernières forces qui habitaient mon corps, je me redressai et vis devant-moi la fenêtre. Contre elle, se reflétait encore l’ombre des flocons et au loin, la rue était vide.  Douze heure avait sonné depuis longtemps et Alexandre dormait toujours, nu contre moi.  Un soupir, un baiser, un rire... et qu’on les attrape enfin, ses rêves !
« Modifié: 08 Janvier 2014 à 17:52:23 par Humoramor »
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Re : Apocalypse éternelle (un brin osé)
« Réponse #1 le: 08 Janvier 2014 à 17:50:49 »
Salut,

désolée j'ai pas le temps de commenter mais peux-tu mettre la mention "explicite" plutôt que "un brin osé" stp ? Merci.  ^^
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Re : Apocalypse éternelle (explicite)
« Réponse #2 le: 08 Janvier 2014 à 17:52:51 »
Fait!  ;) (J'étais pas sûre ^^ )
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Re : Apocalypse éternelle (explicite)
« Réponse #3 le: 08 Janvier 2014 à 18:28:46 »
Un délice pour les yeux et un plaisir à la lecture. La lecture est très fluide. Les mots sont agencés d'une telle manière que ça rend la lecture très agréable. J'ai beaucoup apprécié et j'admire cette aisance que je n'arrive pas à trouver lorsque moi j'écris.

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Re : Apocalypse éternelle (explicite)
« Réponse #4 le: 08 Janvier 2014 à 21:08:29 »
Je prends une petite pause pour te laisser un commentaire.

Citer
Il était 20h30, et dans la rue, plus un bruit. Les derniers survivants du froid s’étaient vite rangés dans leur cocon de briques et de charpente, et je ne voyais plus que l’ombre des flocons contre ma fenêtre. Sur les routes, les traces de pneus étaient gelées et sur les trottoirs, les piétons ne semblaient jamais avoir existé. Prise d’un frisson, je détournai le regard et me blottis plus profondément dans les bras d'Alexandre, déjà endormi.
je vais partir du fait qu'ils sont ensemble soit dans un canap soit dans un lit, dans les deux cas, je ne vois pas comment elle peut voir tout ça même avec une fenêtre.
Autre chose : est-ce que c'est vraiment utile toute cette description ? est-ce que ça apporte quelque chose à leur relation ?

Citer
Nous avions eu une longue nuit et une longue journée. Et puis il y avait ce froid, qui ne semblait jamais vouloir nous quitter, si ce n’est dans le sommeil.
je ne vois pas le rapport entre tes deux phrases (rapport que suggère pourtant le "et"). Pense toujours à la cohérence syntaxique et sémantique de ton texte. Chaque phrase en appelle une autre.  ^^

Citer
Il devait être très fatigué, las peut-être.
c'est quoi la nuance  ? ("las" pour moi ça pourrait vouloir dire qu'en plus d'être fatigué, leur relation le saoule mais ça n'a pas l'air d'être le cas donc pourquoi t'as rajouté "las" ?)

Citer
Quelles étaient ces histoires qui se cachaient mystérieusement derrière ses paupières, et que lui-même n’arrivait pas à définir, une fois tiré de son royal repos ?
pourquoi être aussi grandiloquent ?
Parce que de nos jours, le grandiloquent, on ne le prend plus au sérieux, du coup, là j'ai l'impression qu'elle se fout de sa gueule à son mec

Citer
Je fus soudain prise par cette peur insensée d’une mort silencieuse.
ouh, c'est lourd. Pourquoi "cette" ?

[
Citer
i]C’est étrange quand quelque chose d’inimaginable se dessine à peine à l’horizon, quand rien n’est moins sûr que son existence.
je pige pas ce que tu veux dire

Citer
« Tu m’as promis de me faire l’amour jusqu'au dernier instant » dis-je en fourrant mon visage dans le cou d'Alexandre, « il faut donc que tu le fasses, juste au cas-où ».
ça donne pas trop envie... mais chacun son fantasme  ^^

Citer
« Alors laisse-moi t’aimer jusqu'à l’aube ! » dit-il en m’écartant de son cou pour m’embrasser. Dans son baiser, je sentis tout l’amour qu’il me portait, toute la compréhension qu’il éprouvait pour mes peurs maladives, et surtout, oh, surtout ! Le besoin qu’il avait de me faire entrer dans son cœur.

ah bon ? je veux dire, il accepte de coucher avec elle... j'y vois pas un "grand amour", un désir physique, oui, et ça n'a rien de répréhensible mais là je suis pas du tout convaincue de ce grand amour soudain

Citer
Cette fois, je ne pouvais pas protester, il fallait qu’il me déshabille, il fallait qu’il me pénètre, il fallait que de tout son corps il m’aime, encore, toujours, à jamais !
euh je la pige pas ta bonne femme, c'est ELLE qui lui a demandé de coucher... alors oui, forcément, elle ne va protester, elle peut protester pour la rapidité du mec et encore...

Citer
cet amour immense que retiennent mes entrailles.
hm, on parle bien de plaisir, hein ? jpige pas trop son délire avec l'amour

(Sade est moins glauque que ce texte :o)

Citer
Dans mes oreilles se mélangeaient mes cris à ses murmurent,

murmures

Citer
Je sentais son instrument d’amour se glisser toujours plus loin dans mon intimité,
perso, je trouve ça à la fois grotesque et hyper glauque de désigner un pénis sous ces termes-là...
(disons que je me figure qu'on pourrait aisément transposer la scène en un malade qui violerait une personne en prétendant lui apporter de l'amour quoi...)

Tu as dû le sentir, je n'ai pas du tout accroché à ce texte. Je ne sais pas ce que tu écris d'habitude alors je suis bien en peine pour déterminer à moi seule si ce texte est une grosse parodie ou un texte très sérieux. Si c'est une parodie, pourquoi pas, pas mon délire, mais pourquoi pas. Si c'est sérieux... ben je pense que tu devrais revoir la cohérence de l'ensemble parce que le mélange de grandiloquent et de "enfonce-la-moi profond", ça passe pas, mais alors pas du tout à mes yeux. Ca va pas ensemble si tu veux, t'es toujours dans l'extrême mais tu passes d'un extrême à l'autre sans vraiment de transition. Et puis surtout je trouve ça méga glauque de confondre amour et jouissance sexuelle. Enfin je sais pas, j'ai l'impression que ton texte avance deux visions de l'amour contradictoires (l'une très romantique et l'autre où amour = grosse scène de baise). Je ne suis fan d'aucune de ces deux positions du coup j'ai pas du tout accroché. Et je pige pas trop le délire, si c'est une parodie. :-\
Bref, voilà, j'ai pas du tout aimé.  :-[
Ceci dit, j'aimerais bien que tu m'expliques ce que tu voulais faire, enfin que tu m'expliques la logique de ton texte parce que là, je ne te suis vraiment pas.
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Re : Apocalypse éternelle (explicite)
« Réponse #5 le: 08 Janvier 2014 à 22:18:15 »
Bien... Je l'avoues, j'ai lu ce texte par curiosité, voulant savoir comment allais-tu traiter ce thème délicat qu'est le sexe...
Et je trouve que cette scène est assez bien présentée et, c'est le plus important, pas vulgaire. Effectivement, tu mêle l'amour au sexe, rendant les choses moins crues. Néanmoins, il y a quelques petites choses qu'y m'ont gênés...
Si je n'ai pas été gêné par la plupart des erreurs remarquées par Ernya, je trouve que parfois, le temps d'une phrase, d'un mot, tu passe à quelque chose de doux à quelque chose de brutal...

Et de son regard il caressait l’ensemble de mon corps, et de ses mains il tenait mon cœur. Je t’aime encore, toujours, à jamais ! Et baise-moi franchement, tu sais que c’est bon quand ça devient extrême ! Alors, il me retournait, m’attrapait par les cheveux, et s’engouffrait dans mon émoi avec de plus en plus d’ardeur.

Voila un exemple... Nous passons d'un moment "de poésie" avec le cœur qu'il tient dans ses mains à "baise-moi franchement"... C'est donc assez déstabilisant pour le lecteur... Mais il se peut que ça soit l'effet voulu !

Bref, un bon petit texte à lire, avec un effet étrange mais intéressant... :)
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Re : Apocalypse éternelle (explicite)
« Réponse #6 le: 08 Janvier 2014 à 22:49:59 »
J'ai déjà répondu à Ernya par mp :) Pour le reste, oui pour moi c'est un effet voulu. En fait je suis étonnée que ça vous choque tant le mélange "baise-moi franchement" comme vous dites et le romantique. Ne peut on pas être les deux dans un couple? N'est-ce pas justement parce qu'on estime que non, que les personnes finissent par se tromper "pour une bonne baise"? Personnellement, je trouve que dans un couple qui s'aime, c'est important de pouvoir être tout à la fois. L'amour est une chose immense, qu'il faut pouvoir nourrir de toutes les façons.

Je sais que mon avis n'est pas forcément celui de tout le monde ^^

En tout cas merci beaucoup de m'avoir lue et pour vos réponses. Je suis contente de pouvoir avoir des avis externes et sincères! :)
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Re : Apocalypse éternelle (explicite)
« Réponse #7 le: 08 Janvier 2014 à 23:15:28 »
Ben oui tu peux aimer une personne et apprécier de coucher avec ou de baiser. Et y a plusieurs façons d'aimer, on est d'accord. Sous "amour", on peut en mettre beaucoup des choses !
Et puis aussi, pour qu'on soit bien d'accord, là, je parle du texte et pas de la vraie vie. Les gens font ce qu'ils veulent chez eux, vivent comme ils l'entendent.  ;)

Sauf que là, au niveau du texte, je trouve pas ça très cohérent. Même au sein de la vie, y a des passages de transition, on ne passe pas de la cruche aux yeux débordants d'amour à la chatte sauvage qui veut grimper au rideau en deux secondes top chrono. Il se passe forcément quelque chose dans la pièce, entre les deux personnes du couple, pour que l'émotion 1 passe à l'émotion 2. Et je trouve, personnellement, que c'est ce qui manque dans ton texte: ce ménagement d'une transition, d'un changement de perspective. Peut-être que tu pourrais amener un petit élément qui éveillerait le désir, au moins chez le mec qui vient juste de se réveiller, le pauvre.  De laisser un peu plus de temps au moment en suspens qu'est la scène de déshabillage ?
Ménager une petite transition, un truc qui faciliterait ton passage de "je t'aime" à "JE T'AIME".

Après, c'est du goût personnel, cette scène ne me parle pas vraiment parce que je trouve qu'il y a trop d'hyperboles (et je ne parle pas du contenu en disant ça mais bien des formulations, des multiples exclamatives^^) et aussi parce qu'il me manque des éléments pour accrocher aux personnages, je pense, un contexte peut-être.  Et puis je crois que c'est surtout parce que comme je te l'ai expliqué,  y a des délires (ça n'a rien de péjoratif, hein, il faut bien du délire dans la vie) qui passent très bien dans un couple en vie privée, ces moments de délires intimes transposés dans un texte, j'en vois bof bof l'intérêt. Mais c'est perso, je suis une sale élitiste qui pense que tout n'est pas forcément bon/ intéressant à mettre en texte, tant pis pour moi.   |-|

edit à la suite du commentaire de Loupiotte : moi aussi je pensais au début qu'ils étaient en danger de mort, peut-être pourrais-tu plus jouer là-dessus ? Je ne sais pas.
« Modifié: 09 Janvier 2014 à 01:27:31 par ernya »
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Hors ligne Loupiotte

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Re : Apocalypse éternelle (explicite)
« Réponse #8 le: 09 Janvier 2014 à 01:09:16 »
Coucou! Moi j ai trouvé le texte bien écrit dans son ensemble... Il se lit facilement et on va au bout sans difficulté.
Pour ce qui est de ta vision de l amour, qui mêle tendresse, romantisme et sexe, je suis on ne peut plus d accord avec toi.
Après, peut être qu il y avait un dosage a trouver dans le texte, peut être une façon d enchaîner douceur et 'brutalité' de façon plus subtile.
Tu y vas un peu fort parfois mais bon, c'est aussi ce qui m'a intrigué et m a poussé à aller au bout.
Polnareff a bien montré ses fesses alors que c était tout à fait contraire aux mores de l epoque. Ça a fait jaser, mais ça a marché.

Par contre, en lisant ton texte, j avais l impression depuis le départ qu ils étaient en situation de danger extrême. Je les imaginais proches de la fin du monde, ou rescapés d un accident seuls dans les bois. Et finalement j ai été déçue qu ils ne soient que dans un lit, et que ça crainte de mourir ne soit que virtuelle.
Je trouve que cette scène d amour passionnelle prendrait de l empleur si elle se produisait dans des circonstances extrêmes. Ce n est que mon avis.

Mais dans l ensemble moi j ai trouvé que c était bien écrit et fluide. Au plaisir de te lire.

Hors ligne Kathya

  • Grand Encrier Cosmique
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Re : Apocalypse éternelle (explicite)
« Réponse #9 le: 01 Février 2014 à 21:11:19 »
Je trouve aussi que le "je détournai le regard" fait bizarre, elle était pas vraiment placée pour regarder dehors.

Citer
Cette fois, je ne pouvais pas protester, il fallait qu’il me déshabille, il fallait qu’il me pénètre, il fallait que de tout son corps il m’aime, encore, toujours, à jamais !
Je suis pas fan des "!" mais là j'ai l'impression que tu te moques de ton texte.

Citer
Je t’aime encore, toujours, à jamais ! Et baise-moi franchement, tu sais que c’est bon quand ça devient extrême !
Idem.

Ton texte se lit facilement mais je n'ai pas trop accroché. Tu nous martèles l'amour des deux personnages mais on sait quasiment rien d'eux, en tout cas pas assez pour les rendre attachant. Ce genre de scène n'est pas facile à écrire, et si la distance évite à ton texte de sombrer dans la pornographie crue, le fait de remplacer toute chose par "amour" donne une dimension enfantine, qui, associée aux exclamations à outrance font que ça sonne faux ou parodique.

En fait ce qui me dérange c'est qu'on a paradoxalement peu de ressenti dans ce texte. Par exemple, la narratrice s'attend à ce qu'il la tienne en haleine jusqu'à l'aube, on sait même pas si c'est un jeu entre eux et qu'elle lui fait le coup tous les soirs, ou si cette fois a vraiment quelque chose de particulier.  Tu parles de passer du romantique au langage cru, en soit ça ne me choque pas, mais l'effet n'est pas toujours bien rendu.
"Je suis la serveuse du bar Chez Régis ! Ou un leprechaun maléfique barrant l'entrée d'un escalier imaginaire..."

Et puis la Nuit seule.
Et rien d'autre, et plus rien de plus.

Avant l'hiver, Léa Silhol

 


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