Salut Erwan et bienvenue sur le forum !
Je vois que tu n'as pas encore eu de commentaire, je me lance donc

En cette journée nuageuse, en plein cœur de l'été
j'aurais peut-être dit "au plein cœur de l'été", ça éviterait la répétition de "en" et la virgule qui faussent un peu le rythme je trouve
vaquaient à leurs vies matinales
c'est étrange "vies matinales", comme si on avait une vie différente au matin, à midi ou au soir. Mais ça marche quand même plutôt bien
malgré le crachin opiniâtre qui ne les quittaient pas depuis l'aube.
je trouve cette partie de trop, tu as déjà parlé de la météo et cette précision n'apporte rien de plus. En plus enlever ce bout allégerait la phrase d'accroche, ce qui est plutôt conseillé. Certes tu perds crachin mais tu peux le replacer au début, à la place de nuageuse.
Niché contre une colline
"contre" ne me parait pas approprié, on est plutôt niché "entre" ou alors "sur"
'était un village aux ruelles étroites et escarpées, aux maisons de pierres blanches et aux toits d'ardoises noires ou de tuiles vermillons
attention à la multiplication des adjectifs, surtout d'un même type (couleur).
À l'angle d'une ruelle pavée, à mi hauteur de la colline
mi-hauteur je crois
Le village s'étend sur toute la colline ?! Je pense que ce n'est pas utile de préciser l'altitude^^
C'était une grande pièce rectangulaire, munie d'une grande porte en bois coulissante qui prenait toute la largeur de la salle.
la largeur du mur ?
En fait si tu dis "de la salle" on se place du point de vue intérieur alors que pour l'instant j'ai l'impression qu'on y est pas encore entrés, dans l'atelier
Des coups de marteaux résonnaient dans le fond de l'atelier, où Serge, l'apprenti de Norbert, s'employait à fixer une fine planche de bois à l'arrière d'une armoire en construction.
attention à l'utilisation de l'imparfait, qui est un temps de l'habitude. Serge ne fait pas QUE fixer des planches de bois j'imagine. Pour marquer une différenciation tu pourrais dire "s'employait aujourd'hui". Tu vois ce que je veux dire ?
Le fond de la salle était sombre, car le soleil ne perçait pas aujourd'hui.
tu peux supprimer la virgule
Ah, voilà "aujourd'hui'. Eh bien tu peux juste déplacer le mot dans ce cas !
L'ampoule centrale était éclairée
une ampoule est allumée, une salle éclairée
Pour sa part
je ne comprends pas s'il s'agit de Norbert ou Serge
Penché depuis trop longtemps sur son ouvrage, son dos commençait à protester, aussi il se redressa avec lenteur. Il cambra le dos
deux fois dos
_ Je sors faire un tour, finis le meuble et rentre manger. Ce sera assez pour ce matin, lui dit-il.
A défaut de tiret cadratin (—), utilise plutôt les tirets du 6 (-) que les tirets du 8 (_) pour les dialogues.
{je trouve le temps long}
c'est une pensée ? Dans ce cas il vaudrait mieux utiliser des italiques. Sinon je trouve cette pensée fort peu en accord avec la phrase précédente, qui parlait plutôt d'un regain de vigueur.
Un léger vent froid pénétra sous ses vêtements et rabattit la bruine dans ses yeux.
choisis froid ou léger mais pas les deux, ça me semble trop lourd. Et "rabattit" excessif pour de la simple bruine. "lui colla la bruine au visage" ?
Au centre de la place, un majestueux platane dont la ramure s'agitait sous le vent surplombait une fontaine couverte de mousse noirâtre.
tu peux te passer de majestueux je pense. L'idée passe assez bien avec "surplombait"
La patronne, Hélène, s'extirpa du rideau de l'arrière salle.
s'extirpa c'est un peu exagéré, tu imagines la scène ? On dirait qu'elle se débat avec le rideau lol. Plutôt "apparut de derrière le rideau" ? Même si ça ne me semble pas beaucoup mieux.
Un temps pour les escargots, hein ? L'interpella t-elle en souriant.
pas de majuscule à "l'interpella", pareil pour d'autres occurrences. Sinon en fait je trouve pas le verbe de parole utile, on sait que c'est elle qui lui parle vu que tu viens de dire qu'elle arrivait. Tu peux dire qu'elle arrive en souriant d'ailleurs ou en s'apprêtant à parler.
Sers moi un café
il pourrait dire "je prendrais bien un café" non ? Cet impératif me parait un peu grossier mais je ne connais pas encore bien le personnage.
_ Ce temps gris me mine le moral ! Sans parler des horreurs qu'on lit dans le journal. Tu l'as lu ?
lit et lu, même à l'oral c'est un peu trop. "qu'on voit dans le journal" ça me parait être bien
_ Non, pas eu le temps. Que c'est-il passé ? Encore les Allemands ? L'interrogea t-il, inquiet.
on voit bien qu'il l'interroge, pas la peine de le redire

Pour faire passer l'idée de l'inquiétude tu peux mettre une phrase entre deux répliques du genre "Comme chaque fois qu'il évoquait le sujet, il y avait de l'inquiétude dans sa voix."
C'est deux gosses qui ont disparus.
u
Certains parlent d'enlèvement criminel, d'autres de règlement de compte.
ça fait plus expression d'aujourd'hui que de l'époque (1e guerre mondiale ?)
Six et sept ans
les parents ont pas chômé haha
C'est la vie ! Soupira t-il en secouant la tête.
lol la réaction
Je ne trouve pas ça crédible. Il est inquiet pour la guerre mais deux gosses qui ont disparu, il trouve que "c'est la vie". Il pourrait dire "J'espère qu'on va vite les retrouver" ou "Tu me tiendras au courant de cette affaire". Parce que c'est pas genre ils sont morts et l'histoire est finie, on sait pas encore ce qui leur est arrivé.
Tu n'as pas encore mangé, j'espère, reprit-elle. Elle se rapprocha, et lui parla à l'oreille, baissant le ton.
elle est pas censée être en train de lui préparer un café ? Peut-être en le servant elle peut lui glisser son secret à l'oreille ?
on n'en oublierait presque les bonnes choses
au contraire je trouve, on n'oublie pas du tout et on est en manque x)
_ Je vais en cuisine t'en préparer un morceau avec des patates, lança t-elle à Norbert, dans son dos.
1) c'est pas très discret (alors qu'elle lui a dit sous forme de confidence)
2) en entrant dans le bistro il voulait un café parce qu'il avait encore beaucoup de taf xD
Hélène revint portant une assiette
avec plutôt que portant
qui le firent presque gémir de plaisir
euh restons mesurés, non ?
Il finit son plat aussi lentement que possible sans toutefois que cela n'ai le temps de refroidir
n'ait
Il dégusta comme s'il découvrait les plaisirs de la table pour la première fois.
bizarre de mettre ça maintenant alors qu'il a fini le plat. Ou alors "il dégusta les derniers morceaux comme s'il..." ?
mais la boutique ne tourne pas toute seul
seule
Il ne compte pas payer son plat ?! xD
suivit par les autres clients
suivi
_ Messieurs dames, nous sommes à la recherche du garçon de boucher se faisant appeler Jérôme, qui est suspecté du meurtre de deux enfants.
j'ai une idée sur l'origine de la viande tout juste ingurgitée par ton personnage...
Norbert se rappelait de Jérôme, un grand gars efflanqué
grand et efflanqué c'est quand même proche, fais un choix !
Marius, le patron de la boucherie déboucha à son tour à l'extérieur.
boucherie, déboucha... c'est un peu lourd. "sorti à son tour de la boutique" ?
Il était blême, on aurait pu croire qu'il avait vu la mort.
moui... "comme s'il avait vu la mort", même si c'est du déjà lu je pense que ça passe mieux.
Il s'approcha, silencieux, et salua Norbert d'un signe de tête.
je croyais qu'il y avait foule, mais là on dirait qu'ils ne sont plus que tous les trois. Est-ce qu'il n'y pas un brouhaha ? Où sont les policiers ?
_ Qu'est ce qu'il s'est passé ? Ça n'a pas l'air d'aller, mon pauvre vieux ! Dit-elle avec compassion.
euh là elle remue quand même le couteau dans la plaie. Elle a entendu de quoi était suspecté le fils du type quand même, je trouve qu'elle a une façon pas crédible d'entamer la conversation.
_ C'est effroyable, chevrota t-il. Je ne peux pas vous dire... Venez voir !
Il les emmena dans la petite échoppe, le policier s'écarta pour les laisser passer.
le boucher aurait plutôt fait un signe de tête pour qu'Hélène et Norbert viennent à lui, plutôt que de faire l'aller retour sous le regard des badauds et tout ça pour leur dire de venir dans sa boutique.
_ Ne touchez à rien sur la scène du crime ! Lâcha t-il à leur passage.
non pas "lâcha", on dirait qu'il le fait à contre cœur. Plutôt quelque chose comme "précisa-t-il" ? Je trouve ça très étrange que le boucher puisse comme ça faire entrer n'importe qui avec la bénédiction des policiers. Je m'étonne encore plus qu'il ait le courage de réentrer dans la pièce. Il pourrait indiquer à Hélène et Norbert le chemin, échanger un peu avec le policier pour lui expliquer qu'il avait besoin de montrer à ses amis, je ne sais pas. Sinon ce n'est vraiment pas crédible.
_ La scène du crime ? De quoi parle t-il ? S'étonna t-il.
il y a des points d'interrogation, ça suffit pour marquer l'étonnement

Il s'écarta pour les laisser passer.
tu dis la même chose du policier plus haut, ça fait redondant
Il pourrait les prévenir quand même que ça risque de les retourner ce qu'ils vont voir
Beurk le contenu de la bassine
Ne pouvant détacher son regard de cette scène irréelle, ayant l'impression de vivre un rêve, ou plutôt un cauchemar, Norbert ne bougeait pas.
"ne bougeait pas" je trouve ça bizarre, c'est comme si ça ne l'émouvait pas alors que si. Plutôt te contenter de "Norbert ne pouvait détacher... cauchemar."
Ce fut elle qui le sortit de sa torpeur en poussant un cri strident.
hm ok pour le cri à retardement mais strident je sais pas. Peut-être étranglé.
Norbert sursauta et détourna enfin le regard du charnier, hébété.
Plutôt : Norbert détourna enfin le regard du charnier. Hélène le regardait, les yeux fous.
Comme ça ça fait la transition avec la suite. A mon avis faudrait qu'Hélène soit un peu moins hystérique, ça fait trop cliché sinon.
_ Eh bien quoi la viande ? Demanda t-il, interdit.
il n'a pas l'air plus affolé que ça, pourtant Hélène est assez énervée. Du coup en fait si tu supprimes "demanda-t-il, interdit" ça aura déjà plus d'impact. Et la phrase suivante : "C'est comme si son esprit était embrumé." tu pourrais la supprimer aussi. Comme ça, la chute tombera bien je pense.
Voilà voilà... Désolée j'ai un peu repéré la chute avant la fin mais ce n'est pas trop grave. Comme tu le remarques, j'ai une aversion pour les adjectifs quand ils sont plus de deux et pour les verbes de dialogues pas nécessairement utiles

Bon sinon je trouve que tu t'en sors pas mal, au niveau du rythme, de l'alternance description - dialogues, de l'histoire aussi. Par contre je pense que tu pourrais travailler sur la crédibilité (du contexte, des personnages, de leur dialogue) et aussi rendre le texte plus léger, en étant sans pitié et en supprimant tout ce qui n'est pas essentiel. Ça permettrait d'insuffler un peu plus de dynamique je pense. N'hésite pas non plus à mettre un peu de vie avec des sons et des odeurs, ça aide à crédibiliser un texte. Essaye de te projeter un maximum, de vivre la scène. Pas dans l'idée de la retranscrire avec le plus de détails possible mais dans l'idée de comprendre quelle atmosphère tu veux faire passer, quelle ambiance tu veux créer.
N'hésite pas à me demander des précisions si quelque chose n'est pas clair.
A bientôt,
Z